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Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 11.11.2008

 

À LA UNE

Le conflit hungaro-slovaque s'envenime

Le conflit hungaro-slovaque s'envenime

 

Le conflit hungaro-slovaque s'envenime. Pour la première fois, les extrémistes de droite hongrois ont bloqué lundi cinq postes frontières avec la Slovaquie – en signe de protestation contre l'arrestation de 28 membres de la "garde hongroise" paramilitaire par la police slovaque ce week-end. La presse des deux pays cherche les coupables et se demande quelle va être la suite des évènements. » suite

Extraits des publications suivantes:
Magyar Nemzet - Hongrie, Sme - Slovaquie, Népszabadság - Hongrie

Magyar Nemzet - Hongrie

Le quotidien conservateur critique à l'égard du gouvernement, Magyar Nemzet, recherche les raisons expliquant le conflit hungaro-slovaque dans la faiblesse et l'indécision du gouvernement hongrois. "L'élite politique en Hongrie lutte inlassablement depuis deux décennies contre les extrémistes, les marginaux et les antisémites. Néanmoins, le conflit actuel est considéré en Europe comme une controverse entre nationalistes slovaques et hongrois. Et ce, bien qu'aucun pouvoir politique compétent n'ait approuvé les provocations des extrémistes de droite en Hongrie. Il en va tout autrement en Slovaquie : là-bas, lorsqu'on parle de la Hongrie, on utilise un ton dans les sphères du gouvernement que seules des figures marginales et radicales se permettent dans ce pays. Mais le principal problème, en réalité, se trouve dans la faiblesse et la perte d'autorité de l'Etat hongrois. Toute nation qui n'est pas capable de défendre ses intérêts et manque de confiance en soi, sera méprisée par ses voisins. ... Il serait grand temps de le reconnaître. Réveille-toi, Hongrie!" (11.11.2008)

Sme - Slovaquie

Lors du blocage des frontières, les gardes hongrois ont agité une banderole portant l'inscription "Bienvenue en Slotaquie" en référence au chef du parti national radical slovaque qui participe au gouvernement de Bratislava, Ján Slota. L'UE s'est montrée une nouvelle fois ouvertement préoccupée, des politiques tchèques ont proposé d'envoyer des médiateurs. Le quotidien progressiste Sme commente la situation : "En deux ans et demi, les relations hungaro-slovaques ont connu tant d'évènements qu'il faut que quelque chose se passe enfin. Le fait que les politiques se renvoient mutuellement la responsabilité, ne va pas stopper la spirale. De même qu'on ne peut pas supprimer, depuis la Slovaquie, les gardes hongrois [de droite], il n'est pas possible de faire taire, depuis la Hongrie, les politiques slovaques qui veulent faire revivre le passé. C'est pourquoi, il est important que l'opinion publique se fasse entendre et ramène les politiques responsables à la raison. La Slovaquie n'est en effet pas la Slotaquie. (11.11.2008)

Népszabadság - Hongrie

Le quotidien progressiste de gauche hongrois Népszabadság tente de se mettre à la place de la droite radicale hongroise qui continue à attiser les tensions entre les deux pays voisins avec des provocations. "Elle [l'extrême droite hongroise] est parfaitement consciente que le côté slovaque ressent ses actions comme une provocation. Les extrémistes de droite, qui s'érigent en héros nationaux et en martyrs, ont réussi à obtenir ce qu'ils veulent : quiconque veut aujourd'hui apparaître comme un "bon hongrois" – comme si c'était le plus important – n'ose plus s'opposer à eux [les extrémistes]. … C'est une tragédie. … Les dirigeants politiques slovaques comme le Premier ministre Robert Fico … ont parfaitement conscience que les provocations des extrémistes de droite hongrois vont à l'encontre de la politique gouvernementale de Ferenc Gyurcsány d'un point de vue politique, historique et idéologique. Ils rendent néanmoins l'élite politique hongroise responsable des actions des extrémistes hongrois à des fins d'esbroufe politique. Et cela, c'est aussi une tragédie." (11.11.2008)

POLITIQUE

La Voix du Luxembourg - Luxembourg

Il ne faut pas sacrifier les idéaux européens sur les radiateurs

En raison de la présence des troupes russes en Géorgie, l'UE avait suspendu provisoirement ses pourparlers avec la Russie. Ils doivent reprendre maintenant, notamment pour éviter de compromettre les livraisons énergétiques russes vers l'Europe. Le quotidien La Voix du Luxembourg critique les concessions de l'Europe face à la Russie dans la polémique sur le gaz : "Il n'aura fallu que les premiers frimas de l'hiver pour que les Européens enfoncent leur bonnet sur la tête, protègent leur visage dans leur écharpe ... et cèdent - provisoirement - devant la Russie, préférant ne pas risquer de voir le robinet du gaz se fermer. ... Seulement à sacrifier les idéaux européens sur les radiateurs européens, il deviendra difficile d'intervenir au Congo, ardu de justifier l'arrestation en Allemagne d'une proche du président Kagame... . Voire d'évoquer l'Etat de droit pour justifier de futures interventions." (11.11.2008)

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Süddeutsche Zeitung - Allemagne

La bataille de Gorleben

Un concert de protestations a accompagné l'arrivée du onzième transport de déchets nucléaires, en provenance de l'usine de traitement des déchets radioactifs de La Hague, dans le lieu de stockage provisoire allemand de Gorleben. Le quotidien Süddeutsche Zeitung prédit que l'énergie nucléaire sera l'un des thèmes importants des élections législatives de 2009 : "Cela sied bien à une démocratie de respecter scrupuleusement, [lors des protestations], le droit de manifester et de réagir sereinement aux formes de désobéissance civile. ... Le conflit d'origine est insoluble et le restera. ... Il faut bien admettre que l'énergie nucléaire est une forme d'énergie qui nécessite des systèmes de sécurité complexes et que l'homme peut être dépassé par cette complexité. Il est toutefois rationnel de penser que le seul accident aux lourdes conséquences qui soit arrivé jusqu'à présent a été celui de Tchernobyl. ... Gorleben demeure quoi qu'il en soit le lieu symbolique où la résistance au nucléaire se focalise. ... Ni l'Union ni le SPD ne sont prêts ou ont le courage de rechercher un site pour le stockage définitif." (11.11.2008)

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De Volkskrant - Pays-Bas

Légaliser les drogues

Aux Pays-Bas, une majorité politique se dessine contre la politique de tolérance libérale à l'égard des drogues douces. La vente de haschisch est autorisée, son commerce et sa culture sont néanmoins interdits. Une interdiction de la vente ne serait néanmoins d'aucune aide face à la criminalité, estime le quotidien interrégional De Volkskrant : "Celle-ci semble logique, mais c'est [une politique] à courte vue. Les dealers sont justement les seuls à se prononcer, à juste titre, pour une politique dure contre les drogues douces. C'est bon pour le prix et les jeunes ne savent que trop que l'interdiction stimule la consommation. … La criminalité n'est pas seulement due aux drogues mais aussi à la curieuse politique de tolérance. Celle-ci pousse à la criminalité. Je sais que cela semble presque démodé, mais laissez-nous enfin légaliser tout ça! Maintenant que l'Etat occupe une place centrale, rien ne s'oppose à un monopole du haschisch. … Et si à l'étranger on trouve ça étrange, et bien c'est comme ça." (11.11.2008)

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Le Monde - France

Trop de jours commémoratifs

En France, le 11 novembre est un jour férié commémorant l'armistice de la première guerre mondiale. Le quotidien Le Monde estime qu'il pourrait y avoir trop de journées de commémorations : "En un demi-siècle, le nombre de commémorations en France a doublé. Une commission présidée par l'historien André Kaspi met en garde contre cette inflation mémorielle, alimentée par des demandes "communautaristes", et propose de ne conserver que trois commémorations nationales : les 11-Novembre (armistice de la première guerre mondiale), 8-Mai (victoire sur le nazisme) et 14-Juillet (Révolution française). Protestations immédiates. Il faudrait, au contraire, instituer de nouvelles commémorations pour s'adapter aux évolutions récentes de la société française. C'est exact. Cela nous ferait d'ailleurs un nombre appréciable de jours fériés. ... Mais où trouver toutes ces dates ? 365 jours suffiraient à peine." (11.11.2008)

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RÉFLEXIONS

Sega - Bulgarie

Bojko Lambowski sur la signification du 10 novembre 1989

A l'occasion de l'anniversaire du tournant politique qui avait débuté le 10 novembre 1989, le quotidien Sega se penche sur les résultats de ce changement : "Nous ne savions pas que la démocratie était une construction fastidieuse de règles qui conviennent à la majorité et que respecter celles-ci constituait une contrainte encore plus pénible. Nous ne savions pas que la démocratie offre la possibilité de découvrir autour de soi mais aussi à l'intérieur de soi-même la laideur, la cupidité et l'agressivité. Nous étions le produit d'un autre contrat social, d'une autre culture politique - forgée par Moscou, avec toutes ses imperfections et ses absurdités mais aussi avec son indulgence à l'égard du membre lambda de la société, auquel on garantissait le pain et à qui on interdisait l'immoralité. ... Après le 10 novembre nous n'avons pas beaucoup changé : l'activiste du Komsomol [organisation de la jeunesse du KPdSU] a débuté son activité politique avec une orientation progressiste, le dirigeant entreprenant d'avant, devenu propriétaire privé, continue aujourd'hui de faire confiance aux relations politiques entretenues avec les anciennes autorités, et le salarié timide se plaint aujourd'hui de l'arbitraire de l'Etat et de l'entreprise exactement comme il se plaignait des absurdités de la partocratie [pouvoir des partis] : le 10 novembre a tout simplement été suivi du 11 novembre. Ce qu'il nous apporté, c'est la liberté de circulation et la liberté d'expression même si celle-ci semble parfois toute relative. Je crains seulement que sans un garant extérieur ces acquis ne disparaissent trop facilement sous prétexte de psychologie populaire." (11.11.2008)

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Diário Económico - Portugal

João Marques de Almeida sur les relations transatlantiques

L'élection de Barack Obama offre une opportunité unique … de renforcer les relations transatlantiques, déclare João Marques de Almeida dans le quotidien Diário Económico : "Bien que de nombreuses menaces contre les Etats-Unis et de nombreux intérêts des Etats-Unis se recoupent, ce serait une erreur de dire que l'Amérique d'Obama sera exactement comme celle de (George W.) Bush. L'élection d'Obama exprime également la volonté, … mais aussi le souhait des Etats-Unis de changer le regard que porte le reste du monde sur eux. Avec le résultat du 4 novembre, les Etats-Unis ont franchi le premier pas en direction de leurs alliés. Ces derniers doivent à présent faire un pas en direction des Américains. Dans les prochains mois, de nombreuses provocations vont tester les relations transatlantiques. Les fauteurs de trouble diront que les Etats-Unis continuent d'être les Etats-Unis, même s'ils ont un nouveau président. J'espère que ceux qui disent maintenant que l'Amérique d'Obama est différente de celle de Bush continueront de le penser." (10.11.2008)

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ÉCONOMIE

ABC - Espagne

Zapetero doit briller au G20

Comme la France a cédé l'un de ses deux sièges à l'Espagne, le chef du gouvernement espagnol, José Luis Rodríguez Zapatero, pourra finalement participer au sommet sur la finance mondiale. C'est une grande responsabilité, estime le quotidien ABC : "Les répercussions pour les intérêts de l'Espagne seraient très négatives si, après avoir fait pression sur de nombreux gouvernements pour pouvoir assister à cette rencontre, le chef de l'exécutif n'était pas à la hauteur des circonstances. La ronde des discussions qui a commencé hier avec les banques, les syndicats et les entreprises, et qui se terminera par une rencontre avec [le chef de l'opposition] Mariano Rajoy, devrait être l'occasion pour Rodríguez Zapatero de présenter aux membres du G20 ses propositions convaincantes et adéquates à la crise actuelle." (11.11.2008)

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Gândul - Roumanie

La crise pourrait faire rentrer les Roumains au pays

Les syndicats espagnols et italiens estiment que dans quelques mois, environ 500 000 travailleurs roumains vont rentrer au pays. Cela pourrait être une chance pour les Roumains, estime le quotidien Gandul. "Il n'y a aucune chance de trouver un emploi dans un autre pays : la crise a touché toute l'Europe. ... La seule solution, c'est de rentrer à la maison... Si l'on vit à la campagne, on n'a aucune raison d'avoir peur de souffrir de la faim, peu importe le nombre d'hectares que l'on possède – une poule, une pomme de terre, une tomate, à la campagne on en aura toujours. ... Et peu importe de savoir comment la crise se terminera, il restera toujours quelques emplois. Depuis un an, année pendant laquelle il y avait une pénurie d'emplois, les chefs d'entreprises n'ont pas râlé parce que les salaires augmentaient ou parce que la main-d'oeuvre de qualité quittait la Roumanie, mais plutôt parce qu'ils ne trouvaient pas de spécialistes et de main d'oeuvre qualifiée. La pression des travailleurs retournant au pays pourrait avoir un effet positif : la concurrence sur le marché de l'emploi entraînera plus de productivité." (11.11.2008)

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CULTURE

NRC Handelsblad - Pays-Bas

Le secteur culturel, victime de la crise du crédit

En conséquence de la crise du crédit, la banque néerlandaise VSB va réduire son fonds culturel de 30 millions d'euros. D'autres mécènes ont également annoncé des mesures d'économie. Faut-il que le ministre de la Culture Ronald Plasterk "ouvre maintenant le coffre aux trésors ?", demande le journal interrégional NRC Handelsblad : "Non. Il n'y a aucune raison de nationaliser le secteur de l'art lorsque le secteur privé échoue, de façon inattendue, en raison de la récession économique. Le gouvernement crée les conditions cadres favorables à une vie culturelle florissante sur le long terme. Il utilise pour cela des structures, de l'argent et parfois de belles paroles. Grâce à ces belles paroles, Plasterk peut convaincre les mécènes que le secteur culturel ne doit pas devenir la première victime de la récession. Toutefois, il ne doit pas donner l'impression que l'Etat met la main au porte-monnaie lorsque d'autres parties font faux bond. La crise du crédit touche de nombreux secteurs de la société, la culture n'est malheureusement pas épargnée." (11.11.2008)

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La Repubblica - Italie

Le sauvetage de la culture est le premier devoir citoyen

A la veille du congrès Alerte sur le patrimoine culturel qui se tiendra à Rome, le fondateur du quotidien italien La Repubblica, Eugenio Scalfari, lance un appel pour que le patrimoine culturel reste de la responsabilité de l'Etat. "En cette période de bouleversements que connaît notre société en raison de la crise économique, la culture court le danger de devenir le maillon le plus faible de la chaîne, voire même d'en être la victime. La culture et la recherche sont considérées comme optionnelles, elles ont été les principales concernées par les coupures budgétaires. Ce faisant, on n'a pas reconnu qu'il ne s'agit pas ici de dépenses mais d'investissements. L'ensemble du patrimoine culturel, sa conservation et sa mise en valeur, ont des répercussions directes sur l'économie de notre pays, car elles sont directement liées à l'industrie du tourisme, l'une des principales sources de revenus de notre pays. … Le fédéralisme va accentuer la destruction de notre patrimoine culturel si l'opinion publique ne fait pas du sauvetage de la culture l'un de ses premiers devoirs citoyens." (11.11.2008)

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Respekt - République tchèque

La mémoire défaillante de Kundera

Sur la page Internet du magazine hebdomadaire Respekt, le rédacteur en chef Martin M. Šimečka et Petr Třešňák apportent la preuve de la mémoire défaillante de Milan Kundera soupçonné de trahison. Dans la seule déclaration jusqu'à présent sur le fait qu'on lui reproche d'avoir donné Miroslav Dvořáček, un agent occidental, au régime stalinien de Prague en 1950, Kundera avait affirmé ne pas connaître du tout les principaux acteurs de cette affaire. Et pourtant, en 1953 il aurait offert à deux d'entre eux, Iva Militka et Miroslav Dlask, un livre dédicacé de sa main. "Il est écrit sur la page de garde du livre : En souvenir de Mirek et Iva (ne pas lire), Milan'. Il est peu probable que quelqu'un écrive une dédicace aussi personnelle à une personne qu'il ne connaît pas. Evidemment, il n'est pas exclu que Kundera ne se souvienne pas de ces personnes qu'il connaissait autrefois. Mais il est alors légitime de se demander ce qu'il a encore refoulé de sa mémoire." (11.11.2008)

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