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Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 13.11.2008

 

À LA UNE

Klaus irrite les Irlandais

Klaus irrite les Irlandais

 

Le président tchèque Vacláv Klaus a provoqué la colère des Irlandais. Pendant sa visite d'Etat en Irlande, il a participé en tant qu'invité d'honneur à un dîner organisé par l'eurosceptique Declan Ganley qui a soutenu de façon décisive la campagne du non contre le traité de Lisbonne. La presse européenne s'interroge sur l'attitude d'un homme d'Etat qui devrait prendre la présidence du Conseil de l'UE en janvier. » suite

Extraits des publications suivantes:
The Irish Times - Irlande, Právo - République tchèque, Die Welt - Allemagne

The Irish Times - Irlande

Le quotidien The Irish Times estime que les critiques adressées par Klaus à l'encontre du traité de Lisbonne ne sont pas compatibles avec son rôle : "Le ministre des Affaires étrangères [irlandais] Micheál Martin a fait état hier d'une intervention inappropriée d'un chef d'Etat en visite, le gouvernement étant engagé au nom du peuple irlandais dans des discussions sur le traité de Lisbonne avec d'autres Etats membres. C'est le moins que l'on puisse dire concernant les propos de Klaus. Il peut rencontrer qui il veut pendant la partie privée de sa visite ; mais c'est une toute autre chose – et une rupture définitive du protocole diplomatique – que d'intervenir de la sorte. Il a naturellement le droit d'exprimer son avis sur le rôle de l'Irlande quant à l'avenir du traité de Lisbonne. … Mais cela ne l'autorise pas à parler en tant que président tchèque lors d'une visite officielle en Irlande si ses critiques ne représentent pas le gouvernement tchèque. " (13.11.2008)

Právo - République tchèque

Le quotidien de gauche Pravo écrit : "Il ne faut pas attendre du président [tchèque] qu'il soutienne la politique étrangère (pro-européenne) de son gouvernement. Klaus en revanche, qui se voit comme un 'dissident de l'UE', sabote cette politique de façon ciblée. Lorsqu'il a rencontré Ganley, un opposant à la politique gouvernementale irlandaise, il ne l'a pas fait en tant que professeur de Prague. Il a malheureusement parlé au nom de la République tchèque. … Les paroles prononcées hier par le ministre des Affaires étrangères irlandais [Micheál Martin] évoquant un faux-pas diplomatique ne sont pas seulement honteux pour notre président. Klaus a également déshonoré la politique tchèque. Il a mis des bâtons dans les roues du gouvernement qui se prépare justement à assumerla présidence du Conseil de l'UE. C'est impardonnable." (13.11.2008)

Die Welt - Allemagne

Le quotidien conservateur Die Welt s'étonne de l'initiative individuelle de Klaus : "Les révolutions peuvent prendre des tournures étranges. L'effondrement du socialisme en 1989 a transformé des chauffeurs en ministres des Affaires étrangères, des poètes en présidents, et les tables rondes semblaient être le meuble du futur. Quelqu'un, justement un enfant de la révolution, s'y oppose depuis le début ... [Klaus], qui est devenu un opposant résolu à l'UE, a aujourd'hui profité d'un voyage dans une Irlande dissidente pour ... répéter qu'il considérait l'UE comme une organisation contraignante proche du socialisme. .... La tentative de Václav Klaus visant à empêcher la ratification du Traité de Lisbonne de son propre chef... a quelque chose de monomaniaque. Cela fait pourtant partie des libertés garanties par la démocratie de pouvoir tout remettre en question. La tradition libérale dont est issu Klaus n'est pas la pire. On doit toutefois se demander ce qui pousse ce président isolé jusque dans son propre pays à essayer de mettre en scène la politique mondiale comme un one-man-show radical." (13.11.2008)

POLITIQUE

România Liberă - Roumanie

Attention à la Russie

Avant l'ouverture du sommet UE-Russie qui se tiendra à Nice, le quotidien Romania libera commente les différentes attitudes des pays de l'Europe de l'Ouest et de l'Est en ce qui concerne l'accord de partenariat prévu : "Rien... d'étonnant à ce que l'UE soit plus favorable que Moscou à l'accord de partenariat. L'Europe dépend du gaz russe et certains Etats comme la Slovaquie en sont totalement dépendants. ... La majorité des pays de l'Ouest, membres de l'UE, ont toujours eu une attitude timide face à la Russie. ... Les pays de l'Europe de l'Est anciennement communistes étaient [après l'élargissement de l'UE en 2004] largement plus radicaux que ne l'aurait pensé l'Occident. Les pays comme les Etats baltes et la Pologne ont une meilleure connaissance de la mentalité politique de la Russie. Leur proximité géographique et l'expérience historique permettent aux pays de l'Est de déchiffrer avec plus de clairvoyance les signaux envoyés par Moscou. ... Comparé à leur position, les tristes plaisanteries de Silvio Berlusconi [le Président du conseil italien] qu'il fait systématiquement depuis quelques temps au sujet de l'intégration de la Russie au sein de l'UE, montrent à quel point la position pacifiste de l'Europe est aujourd'hui inappropriée." (13.11.2008)

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Pravda - Slovaquie

Calumet de la paix hungaro-slovaque

Une rencontre entre les chefs de gouvernement hongrois et slovaque devrait contribuer à apaiser des relations bilatérales tendues. "Le Premier ministre hongrois Ferenc Gyurcsány a enfin pris par la main [son homologue slovaque] Robert Fico", constate avec soulagement le quotidien progressiste de gauche Pravda. La médiation du chef du parti de la minorité hongroise, Pál Csáky, pourtant dénué de tact et provocateur jusqu'à présent, y a contribué d'une certaine manière. "C'est lui qui avait justement tout fait avec [le chef du Parti nationaliste d'extrême droite au gouvernement, Ján] Slota pour attiser la dispute. … Non, Csáky ne mérite pas le titre de médiateur. Si quelqu'un le mérite, c'est la minorité hongroise, qui a contraint sa direction à faire volte-face. Elle a ainsi prouvé que le gros de cette minorité n'était ni radicale ni extrémiste, mais plutôt composée de maires pacifiques, d'enseignants ou d'agriculteurs qui préfèrent le calme à la confrontation." (13.11.2008)

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Dagens Nyheter - Suède

Aveu d'échec de l'intégration

Il y a quelques jours, le médiateur suédois chargé de la lutte contre la discrimination a dénoncé le traitement négatif répété que subissent des enfants roms dans les écoles et les structures pour la petite enfance. Le quotidien Dagens Nyheter rappelle que selon une étude réalisée l'automne dernier, plus de la moitié de tous les enfants roms à Malmö fréquentent rarement l'école voire pas du tout. "Jusque dans les années 60, nous avons interdit aux enfants roms d'aller à l'école. Maintenant qu'ils ont la possibilité d'y aller, ils sont victimes de discrimination. Et selon cette étude de Malmö, il semble que les enseignants ne regrettent pas ces enfants lorsqu'ils sont absents. La mise à l'écart de ces enfants est encore accentuée du fait que leurs parents aussi sont en marge de la société : seul un dixième des Roms de Malmö exerce un travail. Les efforts consistant à traiter les Roms comme tous les autres citoyens - et d'avoir les mêmes exigences pour les enfants roms que pour tous les autres enfants - viennent tout juste de commencer. Reconnaître l'ampleur de l'échec de l'intégration est un bon début." (13.11.2008)

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La Stampa - Italie

Continuité avec Obama ?

Selon les prévisions d'Enrico Betizza dans le quotidien La Stampa, le réveil du rêve Obama sera plutôt difficile. "Obama perdra son masque fascinant de rock star et devra faire face aux pièges et aux obstacles que lui a laissé en héritage le précédent gouvernement dans le domaine de la politique étrangère. Réconcilier l'unilatéralisme des Etats-Unis avec la flexibilité des Européens sera l'un des défis les plus difficiles qui l'attendent. En vérité, de nombreuses personnes peu clairvoyantes en Europe ont considéré Barack Hussein Obama comme un sauveur idéalisé qui viendrait plus d'Asie ou d'Afrique que d'Amérique. Mais malgré ses trois noms exotiques, Obama se révèle être un pur Américain, plus que ce que nous nous étions imaginés dans la lumière et les zones d'ombre de son élection. Nous faisons bien de nous rappeler qu'il a triomphé avec un programme qui est tout compte fait moins radical que celui d'Hillary Clinton et que sa politique – du moins sa politique étrangère – n'annonce pas de tournants déterminants. La rupture avec l'administration Bush sera ainsi plus formelle que substantielle." (13.11.2008)

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RÉFLEXIONS

Diário Económico - Portugal

Domingos Amaral sur la nouvelle orientation sociale aux Etats-Unis

Le modèle social européen n'a été possible que parce que les Etats-Unis ont assumé jusqu'ici le rôle d'une police mondiale, a déclaré Domingos Amaral dans le quotidien économique Diário Económico. L'élection de Barack Obama à la présidence des Etats-Unis laisse entrevoir un changement dans ce pays. "La gauche américaine a toujours admiré le 'modèle social' européen et a toujours voulu l'importer. … La droite européenne en revanche a toujours désiré introduire le modèle économique américain. ... Le 'modèle social' européen n'a été possible que parce que l'Europe ne s'est plus occupée de questions militaires après la deuxième Guerre mondiale. … Et cela n'a été possible que parce qu'elle bénéficiait de la protection des Etats-Unis. Les obligations militaires américaines ont en revanche eu comme conséquence qu'il n'est pas resté beaucoup d'argent à l'Etat pour investir dans un modèle social. Il fallait choisir entre les canons ou les hôpitaux. Les Américains ont choisi les canons et ont ainsi permis à l'Europe d'opter pour les hôpitaux. Ce qu'Obama promet à présent, c'est de changer de modèle. L'Amérique veut désormais investir plus dans des écoles, des hôpitaux et les énergies renouvelables. Mais les Etats-Unis sont endettés et ne peuvent pas se permettre d'avoir à la fois un Etat social, comme Obama le souhaite, et continuer à assurer le rôle d'une police mondiale. Ils vont devoir prendre une décision. Dans les prochaines années, les Etats-Unis vont devoir s'occuper en premier lieu d'eux-mêmes, puis seulement ensuite du reste du monde. Ce n'est pas forcément une mauvaise nouvelle, mais cela oblige le monde à revoir ses rapports de force. Moins d'Etats-Unis signifie plus de Chine, plus de Russie, plus d'Iran et aussi un peu plus d'Europe. Un tel système multipolaire fonctionnera-t-il ? Seul l'avenir nous le dira." (12.11.2008)

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Delfi - Lituanie

Azuolas Bagdonas sur la définition de génocide en Lituanie

En Lituanie, la période de l'occupation soviétique est souvent qualifiée de "génocide" par de nombreux citoyens en raison de la déportation et de l'assassinat de nombreux citoyens. Azuolas Bagdonas se demande sur le site d'informations Delfi si cela est justifié ou si cette désignation devrait être réservée à l'holocauste : "Que cela nous plaise ou non, toutes les tentatives d'absolutiser les termes juridiques et de trouver les noms appropriés le cas échéant, sont d'ordre politique même si cela n'est pas toujours intentionnel. Il ne faut donc pas critiquer les lois visant à interdire certaines désignations parce qu'elles soutiennent de façon mystérieuse l'antisémitisme, mais parce qu'elles sont en contradiction avec d'autres valeurs politiques, dont entre autres la liberté d'opinion." (13.11.2008)

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ÉCONOMIE

Expansión - Espagne

Plus de sévérité à l'encontre des cartels européens

Le journal économique espagnol Expansión salue les mesures de la Commission européenne contre les ententes sur les prix et la concurrence faussée par les cartels : "La Commission européenne a prononcé un sérieux avertissement il y a un an pour indiquer sa détermination à s'attaquer avec force aux pratiques qui limitent la concurrence dans l'UE. Et si l'on considère ses actions depuis lors, on peut dire que cette déclaration n'était pas du bluff. La Commission a annoncé hier une amende de 1 384 milliards euros pour les entreprises Asahi, Pilkington, Saint Gobain et Soliver car celles-ci s'étaient entendues grâce à des ententes sur les prix et un partage du marché dans le secteur des vitres de voitures. Il s'agit d'une sanction historique, la plus élevée jamais infligée par Bruxelles, comme l'a fait savoir hier la Commissaire à la Concurrence Neelie Kroes." (13.11.2008)

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Etelä-Suomen-Sanomat - Finlande

Augmentation des droits de douane russes

Le quotidien Etelä-Suomen-Sanomat estime qu'il faut voir les problèmes entre la Finlande et la Russie relatifs à l'exportation de bois dans un contexte international plus large."Longtemps, les autorités finlandaises ont désespérément essayé de faire comprendre à la Russie que la hausse dramatique des droits de douane d'exportation [pour le bois brut de Russie] constitue une menace pour la filière du bois finlandaise. Les arguments n'ont trouvé aucun écho. Et pourquoi auraient-ils dû en trouvé un? Si la Finlande ne reçoit pas de bois, cela ne porte pas préjudice à la Russie. ... Il faut voir cette affaire dans un contexte plus large qui ne se limite pas seulement à la Finlande et la Russie. La Russie augmente ses droits de douane surtout parce que la demande asiatique est en hausse. Et les plaintes de la petite Finlande n'ont aucune importance. ... Les Finlandais ont traditionnellement l'habitude de voir les choses de leur point de vue, comme si le reste du monde n'existait pas. ... Or les superpuissances n'ont pas d'amis. Seuls comptent leurs propres intérêts qui sont en jeu." (13.11.2008)

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Les Echos - France

Un prix du pétrole problématique

Depuis le milieu de l'année, le prix du pétrole brut tend à baisser fortement. On ne devrait toutefois pas se réjouir trop vite d'un pétrole bon marché, met en garde le quotidien Les Echos :"Ce que le monde gagne aujourd'hui avec un pétrole bon marché pourrait bien, à terme, nous coûter collectivement très cher. Thermomètre en temps réel de la vitalité de notre économie, le cours de l'or noir est d'abord, à court terme, le symbole de notre maladie présente. S'enthousiasmer pour la baisse du pétrole revient donc, indirectement, à se réjouir du passage à vide des pays développés comme des pays en voie de développement. Même s'ils ne sont encore guère à plaindre, les grands exportateurs de pétrole ne sont eux aussi plus à la fête. Les pétrodollars qui servaient de carburant à l'économie planétaire se font plus rares. ... A plus long terme, l'accès de faiblesse de l'or noir est tout aussi problématique. ... Les champs actuels vont fatalement se tarir et la persistance d'un baril bon marché finira donc par peser sur la production." (13.11.2008)

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Hospodářské noviny - République tchèque

Vive le concombre courbe

Pour un bon nombre d'Européens, l'angle de courbe autorisé pour les concombres a symbolisé la folie de la règlementation de Bruxelles. Désormais, l'UE va abroger les critères de sélection applicables à plusieurs types de fruits et de légumes. Le journal économique Hospodářské noviny écrit : "La directive européenne la plus ridicule vient de disparaître : à compter du 1er juillet 2009, le concombre peut avoir une courbe supérieure à un centimètre. ... A la vérité, il faut dire que s'il a toujours été assez facile de rire de cette directive, il n'empêche qu'elle offrait certains avantages très pratiques pour le commerce. Il faut reconnaître que les concombres qui poussent droit sont plus faciles à emballer. ... Au regard de l'augmentation mondiale des prix des produits alimentaires il n'est plus rationnel, de trier les fruits et les légumes qui, hormis leur apparence, sont qualitativement corrects. Par ailleurs, l'Europe réglemente encore 75 pour cent de son marché de légumes. ... Mais nous pouvons nous estimer heureux, nous qui avons une faiblesse pour les choses hors normes et pour les personnes hors du commun." (13.11.2008)

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CULTURE

Süddeutsche Zeitung - Allemagne

Révolution de l'esthétique architecturale

En raison de la crise financière, le marché immobilier américain découvre les qualités architecturales de l'Europe, écrit le quotidien Süddeutsche Zeitung. "Rien n'incarne autant l'esprit américain où s'associent l'indépendance, l'individualisme et l'amour de la glèbe que la maison américaine. ... Depuis les années cinquante, aux Etats-Unis, le besoin en logement personnel a quasiment triplé. Cet excès semble désormais révolu, du fait notamment du prix du pétrole. Cela entraîne la stagnation des gigantesques banlieues où habitent les travailleurs faisant la navette. ... A la place de cela, l'Amérique a découvert des dimensions habitables plutôt européennes et l'efficacité énergétique. Cela pourrait être une révolution de l'esthétique urbaine américaine. ... Si les maisons américaines incluent désormais les toits à panneaux solaires, la sobriété scandinave et les épais murs suisses, s'ils renoncent à leurs rajouts romantiques au bénéfice de volumes habitables moins consommateurs d'énergie et donc plus compacts, alors cela mettra fin définitivement au monde des Walton [série télévisée américaine]." (13.11.2008)

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