Dans l'hebdomadaire Die Zeit, Gero von Randow réfléchit à la fin de la présidence française de l'UE et au début de la présidence tchèque. Il remercie tout particulièrement le président français, Nicolas Sarkozy : "Le vif activisme de Sarkozy convient certes peu à l'UE des groupes de travail, des classeurs et des gros dossiers, et plus au monde du 21ème siècle. Celui-ci est multipolaire comme celui du 19ème siècle, mais plus chaotique. … A la place du 'cauchemar des coalitions' (Bismarck), un véritable thriller s'est mis en place : les coups de théâtre de la mondialisation nécessitent de bons réflexes. Des réflexes dont dispose Sarkozy. De même que de la conscience de sa propre valeur, de l'intuition pour les signes publics et de la capacité à enfreindre les règles de conduite pour aller plus vite. C'est désormais au tour des Tchèques, et ce pour la première fois. Le président Václav Klaus ne rate jamais une occasion de faire passer l'UE pour un monstre de la régulation. Le parti conservateur, ODS, du Premier ministre, Mirek Topolánek, a pour sa part essuyé deux revers électoraux, et sa coalition avec les chrétiens-démocrates et les verts vacille depuis des mois. Il est tout à fait concevable que le gouvernement de Prague s'effondre au printemps prochain, au moment précis où il devrait diriger toute l'Europe. Suivront les élections européennes, lors desquelles les courants anti-européens devraient se faire remarquer dans l'UE. Et à l'automne, le gouvernement irlandais devrait probablement soumettre de nouveau ses citoyens à un référendum sur le traité de Lisbonne. Risqué ! … L'Europe pourrait rapidement être nostalgique de l'homme d'action héroïque de l'Elysée. Et lui nostalgique de sa présidence." (04.12.2008)
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