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Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 05.12.2008

 

À LA UNE

Baisse inédite du taux directeur de la BCE

Baisse inédite du taux directeur de la BCE

 

En raison de la récession, la Banque centrale européenne (BCE) a baissé son taux directeur de 75 points de base pour le ramener à 2,5 pour cent. Même les différents Etats en Europe se voient contraints de baisser leurs taux d'intérêt. La presse européenne débat de la plus forte baisse des taux d'intérêt de l'histoire de la BCE et des mesures nationales. » suite

Extraits des publications suivantes:
Les Echos - France, Cinco Días - Espagne, Süddeutsche Zeitung - Allemagne, Dagens Nyheter - Suède, The Guardian - Royaume-Uni, Rzeczpospolita - Pologne, Politiken - Danemark

Les Echos - France

Le quotidien Les Echos salue les mesures du président français et de la BCE : "Deux bonnes nouvelles sont arrivées hier ... : la baisse des taux annoncée par Jean-Claude Trichet et le plan dévoilé par Nicolas Sarkozy. Deux hommes dont peu de monde aurait parié, il y a peu encore, qu'ils agiraient dans le même sens ! La décision prise par la BCE, plus forte qu'anticipé, a été rendue possible par le repli de l'inflation. Mais elle témoigne surtout de la prise de conscience de la dégradation de la situation économique. Suffira-t-elle à la faire repartir ? Hélas non, car le fonctionnement actuel du crédit illustre le phénomène de trappe à liquidités : aucun acteur économique ne bouge, en attendant ce qui va se passer. C'est pour cette raison que l'outil budgétaire redevient utile. C'est le levier actionné, après la protection des banques, par Nicolas Sarkozy sous le vocable de 'plan de relance'. Le choix de l'investissement plutôt que de la consommation est un pari intelligent." (05.12.2008)

Cinco Días - Espagne

Le quotidien économique espagnol Cinco Días commente l'abaissement des taux d'intérêt de la BCE et la demande exprimée par son directeur, Jean-Claude Trichet, pour la mise en place de programmes conjoncturels nationaux : "Le plus important contrôleur des dépenses publiques depuis l'introduction de l'euro … s'est plié devant la réalité et demande désormais aux politiques d'augmenter rapidement les dépenses étatiques. … Il va falloir des mois à l'économie européenne avant que les taux d'intérêts inhabituellement bas et les programmes conjoncturels dangereusement étendus ne fassent effet. Les familles et les entreprises qui ont contracté des crédits dont les taux variables sont indexés sur le taux directeur vont être immédiatement soulagés." (05.12.2008)

Süddeutsche Zeitung - Allemagne

Le quotidien Süddeutsche Zeitung doute de l'effet de la baisse des taux d'intérêt. "Même si c'est une mesure courageuse, celle-ci parviendra difficilement à convaincre les banques européennes de répercuter ces faibles taux d'intérêts. Pour le moment, les banques ont elles-mêmes besoin d'argent. Elles ne se prêtent plus d'argent entre elles. Elles proposent encore aux investisseurs des taux élevés. Elles devraient toutefois se préparer à offrir à ces investisseurs des taux nettement plus bas. Car les banques ne peuvent poursuivre plus longtemps leur politique commerciale." (05.12.2008)

Dagens Nyheter - Suède

La Banque centrale suédoise a baissé ses taux d'intérêt à un niveau encore plus bas que celui de la BCE, en passant de 3,75 pour cent à 2,0 pour cent. Cette fois la Banque centrale suédoise a pris la bonne décision alors qu'il y a encore quelques mois elle avait augmenté ses taux, écrit le quotidien de Stockholm Dagens Nyheter : "La Banque centrale suédoise agit avec force. Son directeur, Stefan Ingves, fait remarquer que l'attentisme fait courir un plus grand risque qu'une réaction trop forte. Dans la situation actuelle, cela est tout à fait justifié. Il est maintenant nécessaire de prendre des mesures extraordinaires. … La crise financière a entraîné l'affaiblissement de la politique des marchés monétaires. Les abaissements des taux d'intérêt n'ont eu que de faibles effets, voire pas d'effets du tout et il est encore plus difficile d'obtenir des crédits. Le marché du crédit ne fonctionne pas encore normalement. Mais la phase aigüe est passée et un tournant a été atteint." (05.12.2008)

The Guardian - Royaume-Uni

La Banque d'Angleterre a abaissé son taux directeur pour la Grande-Bretagne à deux pour cent. Le quotidien progressiste de gauche The Guardian est sceptique : "L'abaissement des taux d'intérêts d'hier va-t-il porter ses fruits ? Seulement en partie, car les banques ne vont probablement pas continuer à tout répercuter sur les taux de crédit. Le gouvernement a exercé une forte pression sur les banques pour qu'elles répercutent la forte baisse du mois dernier entièrement sur les consommateurs – mais seul un quart des financiers hypothécaires l'a également fait, même si la majorité des financiers de l'épargne de leur côté l'ont fait. Dans cette situation incertaine, les banques ont une très bonne raison de ne prêter qu'à des taux exorbitants. Aujourd'hui, le gouvernement fait face à la tâche presque impossible de garantir le flux du crédit en pleine période d'assèchement des crédits. Les politiques doivent prendre des mesures directes, soit en faisant plier les banques, soit en prêtant plus d'argent public directement aux entreprises, soit en intervenant sur les marchés financiers et en maintenant les taux d'intérêt commerciaux au niveau le plus bas possible." (05.12.2008)

Rzeczpospolita - Pologne

Le quotidien conservateur Rzeczpospolita demande à la Banque nationale polonaise de poursuivre une politique offensive en matière de taux d'intérêt : "Les taux d'intérêt ne font que diminuer dans les autres pays européens. Selon les déclarations d'économistes aux Etats-Unis, ils devraient s'approcher de zéro d'ici un certain temps. Et tout cela afin que l'argent bon marché permette de relancer l'économie mondiale en crise. Et que fait le Conseil pour la politique monétaire [la Banque nationale polonaise, responsable des décisions concernant les taux d'intérêt] dans une telle situation ? Va-t-il faire un cadeau à tout le monde avant Noël et réduire les coûts des crédits pour la deuxième fois de l'année ? Le président de la banque d'émission, Slawomir Skrypek, a évoqué une telle possibilité hier [jeudi]. Il est connu pour son aversion envers une politique financière stricte. Nous sommes le bastion de la politique financière conservatrice dans le monde (à l'exception peut-être de la Russie, de l'Islande et de la Hongrie, où les taux ont récemment été augmentés). Comparée à celle entreprise dans d'autres pays, la baisse inattendue de 0,25 pour cent annoncée en novembre n'était qu'une mesure de façade." (05.12.2008)

Politiken - Danemark

Le quotidien de Copenhague Politiken se montre peu impressionné par la baisse des taux d'intérêts des banques centrales : "La baisse spectaculaire des taux d'intérêt reflète la profonde préoccupation des banques centrales. Les responsables des banques d'émission savent bien que leurs décisions n'arrêteront pas la récession imminente. Mais en cas de hausse du chômage et de baisse de la croissance, ils aimeraient ne pas être désignés comme coupables. Les directeurs des banques d'émission savent aussi qu'ils n'auront bientôt plus de munitions en réserve. Aux Etats-Unis, les taux d'intérêt se situent déjà autour de un pour cent. En Europe, il y a encore de la marge avant que les taux ne se rapprochent de zéro. La panique des banques centrales confirme qu'il existe désormais un risque clair de déflation aux Etats-Unis comme en Europe." (04.12.2008)

POLITIQUE

Diário de Notícias - Portugal

Nouvel attentat de l'ETA

L'organisation clandestine basque ETA a abattu l'homme d'affaires basque Ignacio Uría mercredi dernier. Selon le quotidien Diário de Notícias, l'Espagne devrait condamner fermement les attentats de l'ETA. "Ce n'est pas seulement l'ensemble de la société espagnole, mais ce sont aussi et surtout les citoyens du pays basque qui doivent abjurer l'ETA, même si une partie des basques sont nationalistes et en faveur de l'indépendance. … Il est choquant qu'il y ait toujours des politiques basques, comme le maire d'Azpeitia, où Uría a été abattu, qui ne critiquent pas de tels crimes. Un homme a été assassiné, pour la simple raison que son entreprise était engagée dans la construction du projet ferroviaire du train à grande vitesse. Un projet que l'ETA n'accepte pas uniquement parce qu'il vient de Madrid. Zapatero a déjà promis que cette construction sera menée à bien, ce qui est une bonne décision." (05.12.2008)

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Phileleftheros - Chypre

Les Turcs agissent comme des pirates

La recherche de pétrole dans les fonds marins de Chypre a provoqué des tensions avec la Turquie la semaine dernière, car Ankara revendique le droit exclusif de prospection. Une frégate turque a demandé à un navire scientifique norvégien à la recherche de pétrole pour le compte du gouvernement chypriote, d'interrompre sa mission. Cela frise la piraterie, estime le quotidien Phileleftheros : "La Turquie pose des exigences comme un pirate international et revendique des droits dans les limites du territoire national de la République de Chypre … en Méditerranée orientale. Elle viole ainsi les règles du droit international et les accords de droit maritime. … Avec l'ensemble de sa politique, elle a même tenté de dissuader les entreprises internationales de montrer leur intérêt pour la recherche de pétrole. … Les provocations renouvelées de la part de la Turquie … montrent qu'Ankara poursuivra sa politique agressive. … C'est notre devoir de dénoncer au niveau international un comportement turc qui relève de la provocation et de la piraterie." (04.12.2008)

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Dnevnik - Slovénie

Intolérance cachée à Ljubljana

Les opposants à la construction d'une mosquée à Ljubljana avancent des raisons esthétiques pour motiver leur rejet de cet édifice religieux. Mais leur véritable mobile est l'intolérance, estime le quotidien Dnevnik. "Le débat relatif à la valeur esthétique du minaret à Ljubljana n'est autre que de l'intolérance facile dans un emballage cellophane politiquement correct. … La correction politique n'est dans ce cas que de la poudre aux yeux pour tous les individus tolérants et cultivés qui abordent ces questions de façon civilisée, et qui voudraient établir un dialogue interculturel et respectueux avec les représentants de la foi islamique. … Nous devons progressivement prendre conscience du fait que l'intolérance ne s'exerce en général plus aujourd'hui par la violence physique. La communication de l'intolérance dans l'espace public s'est adaptée aux exigences de la société moderne; une société qui loue les mérites du dialogue interculturel et de l'esprit démocratique." (05.12.2008)

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Neue Zürcher Zeitung - Suisse

L'Europe doit être plus unie

Le quotidien Neue Zürcher Zeitung réfléchit à la dimension de l'entente au sein de l'UE en matière de politique étrangère. "L'Union européenne aura une tâche difficile à réaliser si elle veut vraiment devenir une entité de poids, capable d'agir en termes de politique extérieure. En premier lieu, il existe ici une union interne qui implique le respect mutuel des grands face aux petits, des anciens européens face aux nouveaux, des supposés forts face aux supposés faibles. Il résulterait presque automatiquement de cette entente une attitude critique à l'égard de Moscou et de Pékin, qui en prendraient également acte. C'est là que se trouvent les véritables intérêts de l'Europe, et non dans un nouveau système de sécurité vacillant ou dans un dialogue fait de formules toutes faites et fallacieuses. Ce serait aussi le moyen de faire une meilleure impression aux Etats-Unis." (04.12.2008)

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RÉFLEXIONS

Die Zeit - Allemagne

Gero von Randow sur la présidence du Conseil de l'UE

Dans l'hebdomadaire Die Zeit, Gero von Randow réfléchit à la fin de la présidence française de l'UE et au début de la présidence tchèque. Il remercie tout particulièrement le président français, Nicolas Sarkozy : "Le vif activisme de Sarkozy convient certes peu à l'UE des groupes de travail, des classeurs et des gros dossiers, et plus au monde du 21ème siècle. Celui-ci est multipolaire comme celui du 19ème siècle, mais plus chaotique. … A la place du 'cauchemar des coalitions' (Bismarck), un véritable thriller s'est mis en place : les coups de théâtre de la mondialisation nécessitent de bons réflexes. Des réflexes dont dispose Sarkozy. De même que de la conscience de sa propre valeur, de l'intuition pour les signes publics et de la capacité à enfreindre les règles de conduite pour aller plus vite. C'est désormais au tour des Tchèques, et ce pour la première fois. Le président Václav Klaus ne rate jamais une occasion de faire passer l'UE pour un monstre de la régulation. Le parti conservateur, ODS, du Premier ministre, Mirek Topolánek, a pour sa part essuyé deux revers électoraux, et sa coalition avec les chrétiens-démocrates et les verts vacille depuis des mois. Il est tout à fait concevable que le gouvernement de Prague s'effondre au printemps prochain, au moment précis où il devrait diriger toute l'Europe. Suivront les élections européennes, lors desquelles les courants anti-européens devraient se faire remarquer dans l'UE. Et à l'automne, le gouvernement irlandais devrait probablement soumettre de nouveau ses citoyens à un référendum sur le traité de Lisbonne. Risqué ! … L'Europe pourrait rapidement être nostalgique de l'homme d'action héroïque de l'Elysée. Et lui nostalgique de sa présidence." (04.12.2008)

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De Volkskrant - Pays-Bas

Pour Arnold Heertje la bureaucratisation est la cause de la crise du crédit

D'après le professeur d'économie Arnold Heertje, la cause principale de la crise du crédit serait la bureaucratisation et la déshumanisation. Dans le quotidien De Volkskrant, il explique en outre que la bureaucratisation est le plus gros problème en matière de politique sociale aux Pays-Bas. "Le cœur de la crise du crédit est la déshumanisation des transactions financières. Celle-ci atteint même le système de santé et l'éducation. Dans les villes, les individus qui sont pourtant au cœur de ces institutions– les patients, les étudiants, les habitants – ne sont plus pris en compte. Lors de l'exécution de leurs tâches, les collaborateurs sont fortement encadrés par des managers qui fondent exclusivement leurs actions sur des critères financiers et qui ne se préoccupent pas de la dimension humaine. … Faire reculer la bureaucratisation aux Pays-Bas ne nécessite pas un investissement financier important. Au contraire, cela ne coûte rien. Il faut juste une base fondamentale différente qui permette de venir à bout de problèmes auxquels tout le pays est confronté. Les procédures administratives, les règles et les charges doivent êtres subordonnées à la qualité des services offerts aux citoyens, en tant que consommateurs sur le marché de l'immobilier, dans les établissements d'enseignements et de soins. Il faut par ailleurs clairement mettre à jour le comportement douteux du personnel d'encadrement." (05.12.2008)

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ÉCONOMIE

Dnevnik - Bulgarie

La Bulgarie doit introduire l'euro

Face à la crise financière, le quotidien Dnevnik demande que l'euro soit rapidement introduit en Bulgarie et compare la situation dans laquelle se trouve le pays à celle de l'Islande et de l'Argentine : "Presque personne ne serait opposé à l'introduction de l'euro comme moyen de paiement alternatif sans obligation d'utilisation. Une grande partie des échanges de marchandises s'effectue déjà en euros, les transactions immobilières sont conclues dans cette monnaie, la part des dépôts et des crédits en euros est supérieure à celle réalisée en Lev bulgare. La suppression des obstacles légaux au paiement en euros permettrait de réglementer une pratique qui existe déjà. … L'Islande est l'exemple le plus actuel d'un pays qui ne parvient pas à surmonter la crise. Si ce pays avait introduit l'euro au début de l'année, il n'aurait pas été secoué par des tremblements de terre financiers. Il est arrivé la même chose à l'Argentine : si le dollar avait été introduit en l'an 2000, il n'aurait probablement pas été rattrapé par les catastrophes qui ont suivi." (05.12.2008)

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CULTURE

Pravda - Slovaquie

La géographie nationale désormais dans une langue minoritaire

Malgré l'opposition du Parti national d'extrême droite (SNS) dans la coalition gouvernementale, le Parlement slovaque a satisfait une demande de la minorité hongroise : dans les livres scolaires de géographie nationale, les noms de localité seront à l'avenir indiqués d'abord en hongrois, puis en slovaque entre parenthèses. Le quotidien de gauche Pravda salue cette décision : "Après les longues disputes hungaro-slovaques attisées par les extrémistes des deux bords, cette mesure du parti au gouvernement le plus important [le Smer du Premier ministre Robert Fico] est une douche froide pour les nationalistes hongrois. On leur a retiré un atout des mains. … D'un autre côté, le Smer risque de déclencher une période difficile au sein de la coalition, surtout avec le SNS. Mais que sont des prises de bec populistes quand il s'agit d'atténuer les tensions entre les deux pays voisins. Comme on peut le voir, le pragmatisme peut avoir du bon." (05.12.2008)

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Postimees - Estonie

La phobie anti-Estonie attisée par la Russie

Le quotidien Postimees critique le fait que la Russie utilise son influence médiatique pour discréditer l'Estonie de façon ciblée auprès de l'Occident et de la Finlande voisine. Il se réjouit toutefois que l'auteur finlandais Jukka Rislakki décrive le camps adverse : "Rislakki déplore le fait que la Russie soit parvenue à acheter les politiques, les journalistes et les metteurs en scène à l'Est et à l'Ouest. Il défend en même temps le point de vue selon lequel les Etats baltes ne sont pas en mesure ou pas prêts à donner leur propre version au monde. … L'Estonie est décrite par Rislakki comme un Etat où règne l'apartheid, un Etat qui discrimine la minorité russe et lui impose sa version enjolivée de l'histoire nazie. L'Estonie ne serait en outre pas capable d'établir des relations économiques avec la Russie, son président reviendrait d'exil et ne serait pas un véritable Estonien etc. Même les politiques et les journalistes considèrent de tels qualificatifs comme de la 'phobie anti-Estonie'." (05.12.2008)

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MÉDIAS

La Repubblica - Italie

La première star de la télévision de l'ère post-berlusconienne

Selon le quotidien progressiste de gauche La Repubblica, Berlusconi craint la concurrence économique de la chaîne de télévision payante Sky. C'est pour cette raison qu'il veut augmenter la TVA pour de tels programmes de 20 pour cent, mais ce n'est pas sa seule crainte. Il redoute également la concurrence professionnelle et particulièrement celle de la journaliste Ilaria D´Amico : "Berlusconi … veut arrêter 'celle-là' et fait réaliser des sondages pour découvrir quel est l'impact de ses émissions. Mais cette 'femme là' fait peur à Berlusconi parce qu'elle semble avoir été imaginée par le meilleur de Berlusconi, le gourou des médias lui-même. A une grande différence près cependant : 'celle-là, la' Ilaria D´Amico … a pour réputation de ne pas être vénale. … Berlusconi envie Sky d'avoir dans ses rangs une telle journaliste, il pressent qu'elle est la première star de la télévision de l'ère post-berlusconienne. Elle plaît également à la gauche car elle est rigoureuse tout en étant également naïve quand elle suggère à la gauche que l'avenir ne se joue pas dans les actions contre Berlusconi mais dans le fait d'agir pour l'après-Berlusconi. Avec charme et professionnalisme." (05.12.2008)

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SPORT

El País - Espagne

Les droits de retransmission des Jeux olympiques reviennent à Murdoch

Le Comité international olympique (CIO) a décidé de vendre les droits de retransmission pour les Jeux olympiques de 2014 et de 2016 au groupe Murdoch. Pour la première fois depuis plus de 50 ans, l'association regroupant des chaînes de télévision majoritairement publiques, l'Union européenne de radio-télévision (UER) [BroadcastinG], est mise à l'écart. Le quotidien espagnol El País commente cette décision : "Ce changement visible dans la couverture des Jeux olympiques dans le paysage audiovisuel européen est la preuve d'une mondialisation du marché de la télévision. … Dans huit ans, l'offre et la façon de consommer dans le domaine de la télévision auront changé et ne seront plus les mêmes qu'aujourd'hui. La télévision sur Internet jouera un rôle un peu moins subalterne et le CIO considère cette évolution comme une source de revenus supplémentaire. L'intérêt des spectateurs est surtout d'avoir accès aux manifestations olympiques dans de bonnes conditions. Et il n'est écrit nulle part que cela ne peut pas être offert par quelqu'un d'autre que l'UER." (05.12.2008)

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