Les idéologies réapparaissent toujours avec force en temps de crise, indique Julian Popov dans le quotidien Dnevnik. "Dans les rues de Sofia, la rumeur circule d'un spectre européen, le spectre du socialisme. … Selon celle-ci, le capitalisme ne serait pas à même de ramener le bien-être social que les individus attendaient déjà au 19ème siècle. On sait désormais clairement d'où viennent les problèmes. On aurait emprunté le mauvais chemin, on aurait bifurqué à droite vers les abîmes au lieu d'aller vers la gauche et ses champs en culture. … Le grand danger économique, qui n'est malheureusement pas un spectre, enflamme de nouveau l'imagination de la société pour la gauche et la droite. … Le discours sur la renaissance de l'idée socialiste est tout aussi néfaste que le serment de fidélité à l'idéologie de droite. La Bulgarie ne se trouve pas face à une crise qui nécessite une solution de droite ou de gauche. Le pays est aux prises avec deux crises, celle de la catastrophe de sa réputation qui nécessite détermination, ouverture et transparence, et une crise économique devant laquelle la Bulgarie pratique la politique de l'autruche et qui ne tolère aucun gaspillage. Si quelqu'un veut remporter des élections grâce à une idéologie de droite ou de gauche, il rassemblera assurément autour de lui des somnambules de droite et de gauche. Si l'on essaye de sortir de cette crise avec une phraséologie de droite ou de gauche, on fera très vraisemblablement échouer aussi bien l'économie que l'image de la Bulgarie." (08.12.2008)
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