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Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 11.12.2008

 

À LA UNE

Crise politique en Grèce

Crise politique en Grèce

 

Après les affrontements de ces derniers jours, la Grèce se trouve dans une crise grave. La presse européenne commente la situation et en attribue surtout la responsabilité à la direction politique du pays. » suite

Extraits des publications suivantes:
The Daily Telegraph - Royaume-Uni, Népszabadság - Hongrie, De Volkskrant - Pays-Bas, Kathimerini - Grèce

The Daily Telegraph - Royaume-Uni

Le quotidien The Daily Telegraph constate un échec de la politique grecque : "Aucune des formations politiques majeures n'a pu ressortir grandie de cette crise. La Nouvelle Démocratie [Nea Dimocratia] de Costas Caramanlis n'est pas parvenue à contrôler les émeutes. Et les socialistes de George Papandreou se sont servis de la violence avec cynisme pour exiger la démission du gouvernement et de nouvelles élections. Cela ne risque pas d'arriver dans un futur proche. La Grèce s'entredéchire à un moment où elle aurait désespérément besoin de lutter contre une importante accumulation de dettes et une perte drastique de compétitivité. Les faiblesses du gouvernement Caramanlis, devenues évidentes au cours des cinq derniers jours, montrent que celui-ci n'est pas en mesure d'imposer une discipline budgétaire, de déréguler le marché du travail et de réformer le système des retraites. Et cela vaut également pour le [parti socialiste] Pasok. Voir un pays membre de l'UE et de l'OTAN partir désespérément à la dérive, est effectivement préoccupant." (11.12.2008)

Népszabadság - Hongrie

Sous le titre "Combien de temps tiendra la démocratie?", le journal progressiste Népszabadság se penche sur la situation politique en Grèce. "Une crise politique règne en Grèce. Et le gouvernement de centre-droit du Premier ministre Costas Caramanlis n'est pas le seul à avoir perdu la confiance de la rue. L'ensemble du système politique grec se trouve dans une situation désastreuse. Tout cela intervient dans un important pays membre de l'OTAN et de l'UE, dans un pays qui est l'un des plus gros bénéficiaires des subventions européennes. ... La politique grecque est basée sur la famille. Depuis des décennies, les dynasties politiques se transmettent le pouvoir. Ce système de clans semble avoir fait son temps." (11.12.2008)

De Volkskrant - Pays-Bas

Le quotidien De Volkskrant critique les structures rouillées de la politique, de l'économie et de l'administration : "La Grèce est un pays mal géré. ... Le clientélisme règne partout. Lorsque le pays a été touché par de graves incendies à l'été 2007, les autorités ont fait preuve d'une incompétence épouvantable. La même maladresse caractérise également les interventions de l'Etat face à la violence de ces derniers jours. ... Il serait toutefois erroné de présenter la Grèce comme un cas désespéré. Le pays s'est finalement élevé avec succès au rang de membre à part entière de la famille européenne. Il a réalisé les réformes nécessaires afin d'intégrer la zone euro. Cette volonté de réforme est grandement nécessaire pour moderniser l'administration et amener une bouffée d'air frais à un système politique engourdi, dominé à droite comme à gauche par de vieilles dynasties. A la question de savoir qui est le chef du gouvernement grec, il faut faire en sorte que l'on ne puisse désormais plus répondre : ce doit bien être un Caramanlis ou un Papandreou." (11.12.2008)

Kathimerini - Grèce

Le quotidien I Kathimerini, proche du gouvernement, analyse les erreurs du Premier ministre Costas Caramanlis et cherche un nouveau leader. "Le Premier ministre essaye en vain de suivre les événements. Avec des ministres incompétents dans de telles circonstances, il a perdu le contrôle sur une situation dangereuse - avec des conséquences catastrophiques sur le pays. ... On a laissé improviser une police privée d'ordres et de plans. ... Les images de policiers laissant venir à eux, de manière pathétique, pierres et cocktails Molotov, étaient incroyables. ... Le peuple cherche un nouveau leader qui puisse rétablir la confiance dans les institutions, qui puisse mettre fin à l'immunité des politiques, journalistes et autres notables, ... et qui ose lutter contre la corruption. ... Une telle personne n'est malheureusement pas en vue." (11.12.2008)

POLITIQUE

Cotidianul - Roumanie

Une grande coalition en Roumanie

Pour la première fois depuis la transition en Roumanie, il y aura une grande coalition entre le parti national-libéral (PDL) et les sociaux-démocrates (PSD). Les deux partis avaient obtenu la majorité des voix lors des élections législatives fin novembre. Le journal Cotidianul s'inquiète des conséquences de cette alliance : "Comment continuer à croire un parti qui déclare vouloir lutter contre la gauche et qui lui tend la main une fois les élections terminées ? ... Ils [les partis] détruisent ainsi tout repère moral. On explique au peuple que cela n'a lieu qu'à cause de la crise. ... Les électeurs de gauche et de droite semblaient être clairement distincts idéologiquement avant les élections. En tout bonne conscience et surtout avides de pouvoir, les politiciens de gauche et de droite sont parvenus à se réunir, c'est la crise qui l'exigeait. Mais la crise économique sera terminée dans un an. Et que restera-t-il ? Un électorat qui ne comprend pas pourquoi il devrait encore aller voter si le résultat final est si imprévisible." (11.12.2008)

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Financial Times Deutschland - Allemagne

Erosion du traité de Lisbonne?

Les chefs d'Etat et de gouvernement des pays de l'UE discutent aussi ce jeudi à Bruxelles de l'avenir d'un traité de Lisbonne qui se trouve au point mort. Le journal économique Financial Times Deutschland redoute une érosion du traité. "Lors du sommet qui se tient aujourd'hui à Bruxelles, le Premier ministre irlandais Brian Cowen va en effet expliquer aux autres chefs d'Etat et de gouvernement comment il a l'intention de procéder après le non de ses compatriotes au traité de Lisbonne. Pour cela, l'Irlandais devrait prévoir un deuxième référendum à l'automne 2009 - si les Etats partenaires remplissent certaines conditions. Dans le cahier de doléances de Cowen, la demande de l'Irlande d'être à l'avenir représentée au collège de Bruxelles par son propre commissaire n'est pas négociable. Comme il n'y a pas de règles d'exception pour un pays, les assemblées devraient se mettre d'accord sur un principe dans l'institution : un Etat, un commissaire. ... Mais la mise en place d'une commission en croissance constante, sans limites et sans hiérarchie, qui se soustrait au contrôle et tend à étendre ses compétences, serait une erreur." (11.12.2008)

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De Telegraaf - Pays-Bas

La lutte contre le réchauffement climatique divise l'Europe

Les chefs de gouvernement veulent trouver un accord à Bruxelles sur les mesures à apporter dans la lutte contre le réchauffement climatique. Le grand tabloïd De Telegraaf estime cependant que les récents plans ambitieux ne donneront aucun résultat au vu de la crise du crédit et du contexte de récession. "Le débat relatif au climat est devenu ce que l'on craignait : une bataille pour l'argent et les emplois qui divise très profondément l'Europe. L'Allemagne est vivement critiquée par les Français et les Britanniques qui doivent eux-mêmes encaisser des coups durs et apparaissent soudain visiblement unis dans le malheur qu'ils partagent. ... Cela confirme une nouvelle fois que les Etats membres ces derniers temps ont affiché bien plus d'individualisme que d'unité. C'est la raison pour laquelle aujourd'hui et demain on peut s'attendre à une vive querelle à Bruxelles. Faudra-t-il privilégier le climat d'investissement ou investir dans le climat ? Un parlement régional polonais devra trancher cette question." (11.12.2008)

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L'Express - France

Le Groenland bientôt indépendant?

L'essayiste et auteur Jacques Attali, analyse dans l'hebdomadaire L'Express l'évolution politique du Groenland. Ses habitants se sont récemment exprimés pour une plus grande indépendance vis-à-vis du Danemark à l'occasion d'un référendum. "Cette immense masse de glace, ..., la plus grande île de la planète, grande comme quatre fois la France, curieusement nommée le Groenland (pays vert), est en train de devenir l'un des plus grands enjeux géopolitiques. A priori, ce n'est pas une terre riante : une température toujours inférieure à zéro..., habitée par 57 000 habitants qui battent tous les records d'alcoolisme et de suicide. Et pourtant, les habitants de cette terre inhospitalière ont fait un pas de plus vers leur indépendance. ... S'ils ont agi ainsi, c'est parce que le réchauffement climatique pourrait rendre ce pays plus habitable. ... [Et] le Groenland pourrait en effet posséder de 30 à 90 milliards de barils de pétrole et 47 milliards de mètres cubes de gaz naturel et de gaz liquéfié, soit près du quart des réserves d'hydrocarbures du monde." (10.12.2008)

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RÉFLEXIONS

El País - Espagne

Lluís Bassets sur la peau de chagrin européenne

Alors que la présidence française de l'Union touche à sa fin, Lluís Bassets observe dans le quotidien El País les dissensions entre la France et l'Allemagne. Il craint que l'Europe soit condamnée à un rétrécissement si les grands de l'UE n'arrivent pas à s'entendre : "L'idée d'unité européenne est comme la peau de chagrin décrite par Honoré de Balzac dans ses romans. Celui qui la possède peut voir tous ses vœux exaucés mais en contrepartie cette peau se rétrécit jusqu'à ce ... qu'elle finisse par disparaître avec son maître. Les Etats-Unis ont connu un tel sort : chaque fois qu'ils ont fait un pas pour imposer leur hégémonie, ils n'ont obtenu que le résultat contraire. Ils ont finalement trouvé la sortie du labyrinthe. En Europe, par contre, les anciens mirages et les peurs des clans des vieilles nations nous emprisonnent. L'Europe rétrécit et fait rétrécir chacune des nations qui la composent. ... Angela Merkel, chancelière sans en avoir l'air, [est] paralysée par les divisions au sein de sa coalition et des différents partis qui la forment - sociaux-démocrates et chrétiens-démocrates ... . Sans Allemagne, il n'existe pas d'Europe, dit-elle doucement, alors qu'elle demande du temps en vu du calendrier électoral. Ce à quoi Sarkozy répond d'un ton moqueur : 'La France travaille à une solution, l'Allemagne y réfléchit.' Mais aujourd'hui, comme il y a 50 ans, la peau de chagrin rétrécit encore, quand la France et l'Allemagne se tournent le dos." (11.12.2008)

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Právo - République tchèque

Jiří Pehe sur le scepticisme à l'égard de la présidence tchèque de l'UE

Les craintes concernant la capacité de la République tchèque à assumer la présidence du Conseil de l'UE à partir du premier janvier 2009 sont justifiées, estime le politologue et essayiste de renom Jiří Pehe dans le quotidien de gauche Právo. "Le président Václav Klaus prétend certes que la charge de la présidence de l'UE est insignifiante car ce sont les gros pays qui dirigeraient l'Union sur le plan politique. Mais on attend en réalité un leadership fort de la part de la présidence. La taille d'un pays ne doit pas être déterminante pour cela. ... La République tchèque ne peut malheureusement pas diriger l'Union car elle n'est même pas capable de se diriger elle-même. La coalition gouvernementale instable et l'opposition ne sont pas en mesure de définir, dans un dialogue commun, une position nationale à l'égard de l'UE. Le parti au gouvernement le plus important (ODS) est divisé et le président fait la guerre au Premier ministre. La trajectoire en zigzag de l'ODS avec le traité de Lisbonne est laborieuse. Ce parti ne parle que des 'intérêts tchèques' ; la vision européenne fait complètement défaut. Les Tchèques font bien partie de l'UE mais ils ne se comportent pas comme des Européens. ... On peut par ailleurs se demander comment un pays, dont le président a déclaré vouloir mener un combat à mort contre l'UE, peut-il diriger efficacement cette entité ? Différents politiques européens cherchent même déjà une possibilité d'éviter le chef de l'Etat car ils ne veulent ni se faire raisonner, ni se faire ridiculiser par Klaus." (11.12.2008)

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ÉCONOMIE

Expressen - Suède

La Suède a besoin d'une assurance chômage obligatoire

Le gouvernement suédois a augmenté les cotisations de l'assurance chômage facultative, ce qui a conduit nombre de chômeurs à y renoncer. Au vu de la récession imminente et dans la perspective de licenciements, cette mesure semble fatale. Le journal du soir de Stockholm Expressen demande au gouvernement d'agir rapidement sur le marché du travail : "Le gouvernement doit réduire le risque que comportent les nouvelles embauches. A moyen terme, il est important d'adoucir les règles d'embauche rigides qui, selon le rapport de l'OCDE sur la Suède, se traduisent par un taux de chômage très élevé chez les jeunes. A court terme, il serait souhaitable que le gouvernement subventionne la création d'emploi. Cela existe déjà à petite échelle. ... Mais l'Etat a naturellement aussi une responsabilité transversale qui consiste à rassurer les citoyens s'ils perdent leur emploi. Nous sommes face à un problème sérieux si, à la veille de périodes difficiles, autant de personnes ne bénéficient d'aucune assurance chômage. Il est grand temps de mettre en place un régime d'assurance chômage général obligatoire, ce que le gouvernement n'a jusque-là pas osé faire." (11.12.2008)

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Heti Világgazdaság - Hongrie

Double crise en Hongrie

La crise économique et financière va mettre impitoyablement à jour les manquements politiques en Hongrie, redoute l'hebdomadaire progressiste de gauche Heti Világgazdaság. "Nous pouvons observer deux crises en Hongrie aujourd'hui : d'une part la crise économique, d'autre part une seconde crise de transition. Cette dernière s'explique par le fait qu'il n'y a eu aucun changement dans la sphère non-économique depuis la transition politique de 1989/90. La raison à cela, c'est que les bénéficiaires du système se sont accrochés becs et ongles à leurs privilèges. Les systèmes de redistribution comme la santé, les retraites, l'éducation, et la politique sociale et régionale, ont été artificiellement préservés. En outre, suite aux changements économiques imposés par le marché, s'est formée une structure économique et sociale qui sape les fondements d'une croissance économique rapide et durable. ... Il faut s'attendre à ce que les deux crises actuelles en Hongrie ébranlent autant le pays que la crise de transition du début des années 1990." (11.12.2008)

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CULTURE

Süddeutsche Zeitung - Allemagne

La religion comme matière obligatoire ?

A Berlin, on débat actuellement de la possibilité de faire de la religion une matière obligatoire dans les écoles publiques. Le quotidien Süddeutsche Zeitung estime qu'un cours de religion bien fait vaut mieux qu'un pseudo-sécularisme. "Les Eglises chrétiennes réagissent à de telles réflexions en se prononçant très favorablement pour un cours public de religion sur l'islam. La liberté de religion devrait être quelque chose de positif. Elle ne se réalise pas dans l'absence d'obstacles mais nécessite plutôt de réelles possibilités, notamment dans l'éducation. En outre, une éthique purement profane est moins neutre qu'il n'y paraît au premier abord. Tant que la composante musulmane de la société est globalement plus pieuse que les chrétiens, qui n'ont de religieux que leur nom, aucun sécularisme d'Etat ne peut avoir l'effet d'une reconnaissance. C'est ce que nous connaissons, en gros, avec les querelles relatives aux caricatures ou aux lectures de Rushdie dans les mosquées. Des individus postchrétiens et athées y testent la liberté d'expression de façon provocatrice en lisant Voltaire en terrain étranger. Ces personnes ont un sens précis de ce genre d'asymétries. Elles manient notamment le double standard dans l'évaluation de la croix et du foulard." (11.12.2008)

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The Daily Telegraph - Royaume-Uni

Le théâtre survivra à la récession

La crise financière secoue peut-être Broadway à New York, mais de son côté, le West End de Londres demeure stable, écrit le quotidien The Daily Telegraph : "Bien que Broadway ait souvent une réputation plus glamour, le théâtre britannique offre plus de diversité et de profondeur et profite d'ailleurs de ce que s'apportent mutuellement le secteur subventionné et le secteur commercial. ... Le divertissement prospère dans les périodes difficiles, comme le montrent les grandes comédies musicales hollywoodiennes des années 1930. Nous n'avons actuellement pas les moyens de nous offrir une nouvelle cuisine ou un voyage onéreux, mais la plupart d'entre nous peuvent encore se permettre une soirée de spectacle et même peut-être terminer par un petit restaurant. Je pense que non seulement le théâtre survivra à la récession mais qu'il nous aidera aussi à la surmonter du fait qu'il nous donne ce sentiment d'appartenance particulier au public de théâtre et nous transporte l'espace d'un instant dans d'autres mondes et dans d'autres vies." (11.12.2008)

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MÉDIAS

La Repubblica - Italie

L'euthanasie à la télévision

La chaîne de télévision anglaise Sky Real Lives a diffusé un documentaire relatant le suicide assisté de Craig Ewert dans la clinique suisse Dignitas, qui permet ce type de pratiques. Cet homme de 59 ans souffrait d'une maladie neurologique et musculaire incurable. Le quotidien progressiste La Repubblica revient sur ce reportage : "Il y a des moments dans la vie où l'on souhaite être seul. Même nos ancêtres ont voulu fuir le regard de dieu quand ils se sont rendu compte de leur nudité. ... Aujourd'hui, le besoin d'isolement et d'intimité est rudement mis à l'épreuve. … La première réaction face à une mort assistée à la télévision est le dégoût. ... Mais la retransmission revêt un deuxième aspect. Elle concordait avec l'annulation du procès des parents d'un rugbyman de 23 ans, Daniel James, qui a mis fin à ses jours avec l'aide de ces derniers dans la clinique suisse Dignitas. Le scandale du reportage sur la maladie et la mort de Craig Ewert concerne ceux qui regardent et ne veulent pas que d'autres regardent." (11.12.2008)

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Jyllands-Posten - Danemark

Défendre la liberté d'expression

En marge des 60 ans de la charte des droits de l'homme des Nations unies, le quotidien Jyllands-Posten, qui avait fait la une des journaux après la publication des caricatures de Mahomet, met en garde contre l'érosion des droits de l'homme : "Il s'agit de ... l'autocensure qui était au cœur du débat au moment des caricatures, lorsque la publication de certains dessins dans un journal peu connu a déclenché des protestations en masse. Le grand mantra consistait alors à dire que nous possédons la liberté d'expression mais que nous devons faire attention à ne blesser personne et surtout pas ceux qui incendient les ambassades danoises et brûlent nos drapeaux. Nous souhaitons rappeler que la liberté d'expression est l'un des droits fondamentaux de l'homme et que la tâche la plus noble consiste à la protéger contre les attaques des forces fascistes." (11.12.2008)

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