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Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 12.12.2008

 

À LA UNE

Discussions sur le climat

Discussions sur le climat

 

Aujourd'hui vendredi, les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE ont l'intention de définir, lors de leur sommet à Bruxelles, un paquet climat visant à lutter contre le réchauffement climatique et de le présenter en clôture de la conférence sur le climat de l'ONU, à Poznań, en Pologne. La presse européenne commente les résultats provisoires des discussions internationales sur le climat. » suite

Extraits des publications suivantes:
Frankfurter Allgemeine Zeitung - Allemagne, La Repubblica - Italie, El País - Espagne, Delo - Slovénie

Frankfurter Allgemeine Zeitung - Allemagne

Le Frankfurter Allgemeine Zeitung commente la décision de l'UE sur les certificats d'émissions qui doivent réglementer les émissions de gaz à effet de serre : "La politique des certificats est une politique quantitative légitime, pragmatique de l'Etat pour limiter les émissions nocives. Une obligation pécuniaire pour la première délivrance des certificats est cependant une taxe arbitraire au nom de la protection de l'environnement. Ce qui est grave c'est que cela rend les certificats négociables. Des prix sont ainsi fixés pour avoir le droit de polluer. Ceux-ci indiquent à l'appareil de production industriel la qualité politiquement souhaitée. Cela concerne jusqu'aux investissements qui sont respectueux de l'environnement en soi et qui, par conséquent, n'ont pas besoin d'un investissement secondaire sous la forme d'acquisition de certificats de pollution qui deviennent de plus en plus rares et de plus en plus chers dans le contexte de la croissance économique. C'est de la politique environnementale sur la valeur marchande de l'évitement de la pollution." (12.12.2008)

La Repubblica - Italie

Le quotidien progressiste de gauche La Repubblica commente la nouvelle attitude conciliante du président du Conseil italien, Silvio Berlusconi, dont la menace d'utiliser son veto avait compromis les négociations sur le paquet énergie-climat. "Le brusque revirement de Berlusconi s'explique par la peur de faire mauvaise figure et d'être attaqué par la gauche. ... L'Italie est satisfaite, elle demande un assouplissement des mesures pour éviter le risque... de voir une fuite de la production dans des pays ayant peu d'obligation, voire aucune, à respecter par rapport au climat. L'objectif de l'UE est d'établir un paquet climat lui permettant de se présenter en 2009 aux négociations sur la lutte contre le réchauffement climatique, lorsque tous les pays devront se conformer au protocole de Kyoto qui expirera en 2012. L'espoir est que l'UE en collaboration avec les Etats-Unis de [Barack] Obama et de son nouveau plan climat puisse faire bouger le reste du monde pour la lutte contre le réchauffement climatique." (12.12.2008)

El País - Espagne

Le quotidien El País commente le compromis sur la question du climat qui se dessine à la conférence de l'ONU à Poznań : "Le sommet sur le climat … qui se tient à Poznań (Pologne) a pris un tournant inespéré par rapport aux attentes pessimistes qui prédominent. … Ce changement est sûrement dû aux perspectives ouvertes par la prochaine présidence de [Barack] Obama qui a annoncé qu'il souhaitait donner un coup de pouce à l'économie en s'appuyant en partie sur le développement des énergies alternatives. L'étape suivante – ou simultanée – qui sera décidée en grande partie aujourd'hui, consistera à concilier les intérêts divergents des 27 pays membres, en tenant compte de leurs différents niveaux de développement et besoins énergétiques." (12.12.2008)

Delo - Slovénie

Dans ce contexte de crise économique mondiale, de nombreux politiques oublient qu'ils se sont engagés à protéger la planète pour les générations futures, estime le quotidien Delo. Même l'adoption du paquet énergie-climat de l'UE et les négociations à Poznań piétinent à cause de cela : "Certaines nations industrialisées ont commencé à reprendre à leur compte les demandes formulées par les principaux pays en développement. En ces temps de crise économique, ils se sont rappelés qu'il était possible éventuellement d'obtenir un passe-droit. Mais que vont dire les petits Etats insulaires qui vont disparaître sous le niveau de la mer dans les prochaines décennies alors qu'ils n'ont eux-mêmes causé aucun dommage à la planète ? ... En outre, il semble que les pourparlers piétinent aujourd'hui parce que le nouveau gouvernement de Barack Obama n'est pas encore entré en fonction. L'Inde et la Chine attendent la décision des Etats-Unis concernant une collaboration dans la lutte contre le changement climatique avant d'accepter de discuter de la réduction des émissions. Les riches devront fléchir tôt ou tard sinon notre planète risque de faire l'objet d'un nettoyage beaucoup plus profond – la lutte pour la survie. Quoi qu'il en soit, il y a nettement moins de riches que de pauvres désespérés et qui n'ont rien à perdre." (12.12.2008)

POLITIQUE

Berlingske - Danemark

Nouvel essai pour l'Irlande

Le quotidien Berlingske Tidende salue l'information selon laquelle les Irlandais voteront de nouveau sur le traité de Lisbonne: "A beaucoup d'égards, la collaboration de l'UE s'achemine vers une phase décisive. La plus grande priorité est que l'UE soit unie dans un monde qui dépend d'économies stables. Les pays européens partagent nombre de valeurs démocratiques. Or ces valeurs, et en particulier la collaboration avec nos proches alliés, les Etats-Unis, ne valent rien si nous ne nous serrons pas les coudes en période de crise. Il est pour ainsi dire banal de se référer à la crise financière pour montrer que la collaboration peut mal se passer. Il demeure cependant important de souligner que la cohésion constitue un pilier de l'UE." (12.12.2008)

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Le Temps - Suisse

La Suisse intègre Schengen

En ce vendredi, la Suisse fait partie de l'espace Schengen. Le quotidien Le Temps analyse la signification et les répercussions de cette adhésion pour cet état alpin. "Hier impensables, l'unification de la procédure de délivrance des visas et la mise en commun des informations sécuritaires sensibles sur les personnes et les objets recherchés sont devenues des actes de routine. La satisfaction de néophytes des policiers helvétiques, connectés à la base de données Schengen depuis la mi-août, en prouve pourtant toute l'importance. Preuve que la Confédération intègre, au bout de quatre ans de négociations et d'évaluations, un espace couronné de succès et accepté par les peuples. ... Parler de modèle, ou d'un socle sur lequel pourrait se construire un renouveau bilatéral avec l'Union européenne, n'est donc pas irréaliste." (12.12.2008)

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El Mundo - Espagne

Vandalisme solidaire

A Madrid et Barcelone, plusieurs centaines de personnes ont exprimé leur solidarité avec le mouvement de protestation grec. En Espagne, cela a aussi donné lieu à des affrontements entre la police et les autonomes au cours desquels plusieurs personnes ont été blessées. Le quotidien conservateur El Mundo commente : "Il est absurde d'établir un rapport entre les manifestations qui ont lieu en Grèce, où la mort d'un jeune a déclenché une explosion sociale qui plonge ses racines dans le mal être citoyen provoqué par la corruption et la crise et la vague de violence qui s'est étendue au reste de l'Europe. Même si les radicaux brandissaient des pancartes affirmant leur «solidarité » avec la Grèce et leur opposition à la police, il est superflu de dire que le vandalisme a été l'unique motivation d'une révolte préoccupante. " (12.12.2008)

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Trouw - Pays-Bas

Quelles relations entretenir avec le parti populiste de droite?

Le "Parti pour la liberté" (PVV) du populiste de droite Geert Wilders a, pour la première fois, été défini par une étude scientifique comme appartenant à l'extrême droite. Le quotidien Trouw y voit là un danger : "Mise à part cette sémantique, la question demeure de savoir si le PVV peut être qualifié de parti d'extrême droite sur une base scientifique stricte. Nombre de scientifiques pourront contredire cette thèse. Ce qui semblerait d'ailleurs peu judicieux car même sans étiquette, chacun sait pertinemment quelles idées défend Wilders. Lui et son parti suivent certains objectifs insensés et souvent blâmables mais ils le font dans le respect des règles du jeu de notre démocratie parlementaire et ils ne reculent pas devant les débats. Il est par conséquent plus judicieux de débattre avec ce parti de ses points de vue et, si besoin, de les combattre avec détermination. ... Si ces opinions s'avèrent trop malsaines, il revient à un tribunal de les juger. Pour le reste, mieux vaut éviter l'étiquetage dangereux et plutôt encourager le débat." (12.12.2008)

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RÉFLEXIONS

Der Freitag - Allemagne

Hans Thie demande l'émergence d'un Marx écologique

Hans Thie réfléchit dans l'hebdomadaire de gauche freitag à une notion de croissance durable. "Dans le contexte d'une interdépendance inédite de toutes les parties du monde, comment se fait-il que le profiteur individualiste à l'extrême et le marché aveugle continuent d'être présentés comme des idéaux malgré toute la honte qu'ils suscitent ? … Cet embarras doit avoir des raisons profondes. La principale d'entre elles est sans doute le blocage mental des penseurs qui sont incapables d'intégrer ce qui va ensemble. … Ce qu'on trouve déjà chez Marx, mais qui à son époque ne pouvait pas encore être pensé, n'a encore jamais non plus été couché sur le papier au sens d'une vision à la fois écologique et convenable sur le plan politique. Cela vaut particulièrement pour les économistes qui, qu'ils soient de gauche ou de droite, continuent à croire que la croissance ne peut jamais être absurde. Si l'on tire un bilan honnête de toutes les conséquences sociales et écologiques, on constate que les coûts du soi-disant progrès sont souvent plus élevés que son utilité. Herman Daly [économiste américain] appelle cela la croissance anti-économique et demande, à juste titre que le point de départ de tous les modèles économiques repose sur la capacité de la nature à s'autorenouveler. Celui qui adopte ce principe voit alors la question sociale sous un nouveau jour. Il ne s'agit donc pas seulement de l'égalité de la répartition au sens traditionnel mais de la garantie de bénéficier d'opportunités de vie qui, dans la mesure du possible, encourage de nombreuses personnes à donner une nouvelle direction à leur existence." (11.12.2008)

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România Liberă - Roumanie

Tom Gallagher au sujet de la vision qui manque à la jeunesse roumaine

Le politologue britannique Tom Gallagher identifie dans le journal Romania libera la vision qui manque aux jeunes roumains. Il s'appuie pour cela sur les mouvements de protestation de la jeunesse grecque. "Il est particulièrement improbable, dans la Roumanie actuelle, que les étudiants mécontents de leur manque de perspectives, se décident à aller protester sous les fenêtres d'hommes d'affaires bien connus, devenus milliardaires en une nuit grâce à leurs relations. Ils ne se rendront pas non plus devant les villas de quelques politiciens déclarés non-coupables par les juges ou de ceux qui sont protégés par leurs collègues parlementaires malgré les graves accusations qui pèsent sur eux et les nombreuses preuves retenues contre eux. Il manque en effet aux jeunes roumains les perspectives, les rêves que l'on fait typiquement à leur âge, des projets concrets auxquels ils puissent participer. Autrement dit, il leur manque d'un côté, l'impulsion nocive générée par le pouvoir politique et de l'autre, le concept d'ambition commune leur reste étranger. Cette ambition se traduit par des actions contre les dysfonctionnements permanents qui finalement ne détruisent pas seulement leur avenir mais aussi le développement de la société entière. … Il ne reste plus qu'à attendre pour voir, si, à l'avenir la jeunesse entière s'intéressera et participera à la vie publique du pays et à l'amélioration du système politique actuel qui est gravement discrédité. Sans cette ingérence dans la politique, j'ose prétendre que le système ira en se détériorant toujours davantage." (12.12.2008)

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ÉCONOMIE

The Times - Royaume-Uni

Les Allemands n'aiment pas les dettes

Le quotidien britannique The Times commente la critique allemande sur les efforts réalisés en Grande-Bretagne et dans toute l'Union européenne visant à relancer la conjoncture par une politique fiscale : "Les Allemands sont profondément réticents à contracter des dettes, et depuis l'effondrement de la monnaie dans les années 1920 sous la République de Weimar, ils ont une peur bleue de l'inflation. Ils n'ont pas davantage confiance dans la stimulation de la conjoncture ; comme ils le soulignent, ils ont déjà essayé cette méthode après le choc pétrolier de 1973 et le seul résultat qu'ils ont obtenu était une hausse de l'endettement public. En réaction aux programmes de dépenses d'urgence du gouvernement, ils économisent en prévision du jour où il faudra payer la facture. Ils pensent qu'augmenter les dettes aujourd'hui, cela signifie payer plus d'impôts demain. ... La question véritablement intéressante est toutefois de savoir si les Allemands sont les seuls à penser ainsi. [Le Premier ministre Gordon] Brown mise sur le fait que, nous, les Britanniques, nous réjouirons quand il contractera des crédits qui feront doubler les dettes de l'Etat – dont nous savons qu'elles devront être remboursées presque immédiatement, probablement avant que le pays ne soit complètement sorti de la récession." (12.12.2008)

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Lietuvos rytas - Lituanie

La Lituanie et la crise financière

A l'étranger, l'Estonie, la Lettonie et la Lituanie sont souvent perçues comme une unité rencontrant les mêmes problèmes, pourtant le quotidien Lietuvos rytas rappelle que la situation économique des trois pays, même avant le contexte de la crise financière, est bien différente : "En Lettonie – et partiellement aussi en Estonie – le secteur des transports est essentiel car les flux de marchandises proviennent également de Russie, en Lituanie, en revanche, c'est l'industrie qui est le secteur le plus important. Mais le transport est plus sensible aux variations alors que l'industrie est moins fragile à ce niveau, surtout lorsqu'elle est diversifiée. La Lituanie s'est ainsi elle-même assurée une meilleure stabilité dans les périodes plus difficiles, même si aujourd'hui, certaines tendances peuvent être préoccupantes. ... Le point commun des économies de ces trois pays, c'est le fait qu'ils n'ont que de petits marchés. Si nous voulons parvenir à une croissance à long terme, nous sommes donc dépendants de la situation des pays auxquels nous offrons nos marchandises et nos services." (12.12.2008)

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CULTURE

Hospodářské noviny - République tchèque

La bibliothèque nationale de Prague futuriste ne se fera pas

La municipalité de Prague a prononcé hier le rejet définitif du projet futuriste d'une nouvelle bibliothèque nationale tchèque. Tout est parti, explique le journal économique Hospodářské noviny, du 'non' du président Václav Klaus à qui cette bibliothèque, que les Tchèques avaient affectueusement surnommée la 'pieuvre' en raison de son allure, n'a tout simplement pas plu. "Le président est un homme puissant. Il a stoppé une construction qui avait remporté un appel d'offres règlementaire. Ce faisant, il a aussi tendu les relations entre le pays et ses architectes contemporains les plus renommés. ... Ce 'husitte' qui, jadis, ne faisait pas la différence entre l'Eglise catholique et une association de jardins d'ouvrier a réussi à stopper le projet d'une seule phrase : 'la pieuvre lance un regard arrogant sur la cathédrale St Veit'. Inutile de s'étonner que le chef de l'Etat se mêle de tout s'il se trouve toujours assez de monde pour le suivre aveuglément." (12.12.2008)

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MÉDIAS

Politiken - Danemark

Une proposition de loi douteuse

Le quotidien Politiken revient sur deux sujets relatifs à ce que l'on appelle la crise des caricatures : un groupe d'Etats islamiques essaie d'imposer aux Nations unies une interdiction contre la critique de la religion, et au Danemark, la coalition libérale de droite a proposé, à l'instigation du Parti du peuple danois, parti populiste de droite, qu'à l'avenir les personnes soupçonnées de terrorisme puissent être privées de leur liberté même sans qu'il y ait de décision de justice. Politiken estime qu'il s'agit là de "deux propositions exceptionnellement mauvaises. La liberté d'expression ne peut pas être réduite au seul motif qu'elle peut être mal utilisée. ... Pour ce qui est de la proposition de l'ONU, on peut toutefois dire que le point positif, c'est qu'elle ne sera certainement pas acceptée. La situation est bien pire pour la proposition demandée par le Parti du peuple danois. La proposition du gouvernement remonte maintenant à 90 jours et les sociaux-démocrates, en tant que principal parti d'opposition, n'ont toujours pas décidé s'ils veulent sérieusement s'opposer à sa concrétisation." (12.12.2008)

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Kathimerini - Grèce

Des médias irresponsables

Qui veut comprendre pourquoi il n'y a aucun dialogue politique sérieux en Grèce n'a qu'à allumer la télévision, écrit le quotidien I Kathimerini au sujet des actes de violences que connaît actuellement la Grèce. "Les médias électroniques ont de nouveau joué un rôle particulièrement négatif alors qu'une grande crise touche le pays. Il y règne une méconnaissance du sujet, la simplification, … les stéréotypes et les grands clichés. La limite ténue entre journalisme objectif et tribunal télévisuel a été franchie. La qualité des participants aux discussions télévisées se situe entre l'idéal-type et l'indescriptible. Les commentaires de certaines personnalités de la télévision ont poussé la jeunesse à commettre des actes extrêmes. Même des terroristes condamnés ont pris la parole [à la télévision]." (12.12.2008)

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