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Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 18.12.2008

 

À LA UNE

La Fed baisse son taux directeur

La Fed baisse son taux directeur

 

La Réserve fédérale américaine (Fed) a baissé son taux directeur pour le faire passer de 1,0 pour cent à 0 pour cent. La presse européenne commente cette mesure draconienne et ses répercussions sur l'Europe. » suite

Extraits des publications suivantes:
Diário Económico - Portugal, El Mundo - Espagne, Aftonbladet - Suède, taz - Allemagne, Corriere del Ticino - Suisse

Diário Económico - Portugal

Le quotidien Diário Económico considère la baisse radicale du taux directeur de la Fed comme l'une des dernières mesures susceptibles de combattre la crise : "[Le président de la banque d'émission américaine] Ben Bernanke a employé une véritable bombe atomique pour éviter une déflation aux Etats-Unis. ... Le taux directeur américain n'a jamais été aussi bas depuis 1954. ... La Réserve fédérale centrale a épuisé les mesures conventionnelles de lutte contre la crise. ... Si malgré ces mesures extrêmes, les banques continuent à restreindre trop fortement l'attribution de prêts, Ben Bernanke n'aura plus qu'une possibilité : injecter plus d'argent dans le marché et transformer la banque centrale en une banque traditionnelle. De cette façon, les acteurs de l'économie qui ont actuellement des difficultés pour obtenir des prêts auprès des banques privées, pourront bénéficier de cet argent." (17.12.2008)

El Mundo - Espagne

Le quotidien El Mundo estime que "l'impression d'improvisation et d'absence de clairvoyance s'impose, et que les bourses, en réagissant à peine à la dernière cartouche de l'Administration américaine, reflètent bien cette situation. L'argent gratuit permettra à de nombreuses entreprises de masquer pour un temps la valeur réelle de leurs actifs mais ne relancera pas nécessairement l'économie. Il faut se souvenir que les mêmes mesures ont échoué au Japon pendant une décennie. Celles-ci n'ont jamais permis à l'économie nippone de relever la tête." (18.12.2008)

Aftonbladet - Suède

Après la décision de la Fed d'abaisser son taux directeur de façon draconienne, c'est maintenant à la politique d'agir, y compris en Suède, estime le journal du soir de Stockholm Aftonbladet : "Avec la baisse du taux directeur qui approche désormais zéro, le chef de la Réserve fédérale [Ben] Bernanke signale en substance que les banques centrales mondiales ont épuisé toutes leurs possibilités. Affirmer que la déflation doit être combattue par tous les 'moyens imaginables' sonne un peu creux. Le fait que la Réserve fédérale – l'image d'une banque centrale indépendante – ne puisse abaisser davantage ses taux est hautement symbolique. Mais ces derniers mois, la baisse des taux d'intérêt qu'a connu l'Europe a également affaibli sa capacité de régulation [économique]. …Quand les abaissements des taux d'intérêts et les crédits n'aident plus l'économie, il faut recourir à des décisions politiques et à des mesures d'incitation. Ce signal a été entendu à Washington, Bruxelles et Pékin, mais pas au ministère des Finances de Stockholm." (18.12.2008)

taz - Allemagne

Le quotidien allemand die tageszeitung écrit : "En Allemagne, les taux directeurs vont aussi connaître une baisse inédite. La Banque centrale européenne ne va pas pouvoir faire autrement que de suivre la Réserve fédérale américaine, dont les taux atteignent désormais presque zéro pour cent. En effet, même si la Banque centrale de Francfort aime se présenter comme la puissante protectrice de l'euro fort, il n'y a pas d'autonomie en matière de politique monétaire. … Il devient de plus en plus évident que le monde se dirige vers une crise économique d'une gravité exceptionnelle, nécessitant des mesures tout aussi exceptionnelles. C'est la raison pour laquelle la Banque centrale va ouvrir grand ses vannes. Mais cette mesure produira-t-elle les effets escomptés ? Le pessimisme est de mise, car jusqu'à présent, aucune baisse des taux d'intérêt n'a jamais stimulé l'économie. En outre, la limite absolue est en vue : les taux ne peuvent pas descendre en dessous de 0,0 pour cent. Les banques centrales, si puissantes en apparence, sont quasi impuissantes. Ce vide ne peut être comblé que par les gouvernements. Il faut qu'ils soutiennent la demande par des paquets conjoncturels. Mais la chancelière [Angela] Merkel se contente de laisser passer le temps." (18.12.2008)

Corriere del Ticino - Suisse

Le quotidien Corriere del Ticino met en garde contre une spirale déflationniste et invite l'UE à ne pas commettre la même erreur que les Etats-Unis : "La méfiance envers la monnaie [le dollar] contraint la Fed à injecter encore plus de liquidités dans l'économie, avec pour résultat la coexistence d'une hyperinflation et d'une dépression. Bref, les Etats-Unis sont sur le chemin de la République de Weimar [le gouvernement allemand institué après la Première Guerre mondiale]. Grâce au gouvernement allemand et à la BCE [Banque centrale européenne], la zone euro n'a heureusement pas l'intention d'imiter la politique américaine. Reste à espérer que les gouvernements européens ne vont pas se laisser envoûter par les sirènes du monde financier, qui demandent, notamment par l'intermédiaire des organes de presse de la City de Londres, des mesures plus insistantes pour lutter contre la crise. De telles décisions ne feraient que provoquer une crise grave de l'Union monétaire et un véritable chaos politique. Reste donc à espérer que la classe politique européenne ne donne pas suite aux demandes pressantes de ceux qui sont responsables du désastre actuel et qui sont même en train de l'aggraver." (18.12.2008)

POLITIQUE

Gazeta Wyborcza - Pologne

Energie nucléaire en Pologne ?

Le quotidien progressiste Gazeta Wyborcza se prononce pour l'introduction de l'énergie nucléaire en Pologne. Ce pays produit 90 pour cent de son énergie avec des usines à charbon polluantes. Par ailleurs, le scepticisme des Polonais à l'égard de l'énergie nucléaire est grand car leur pays a été gravement touché par la catastrophe de Tchernobyl dans les années 80 : "L'UE nous a accordé peu de temps pour commencer une révolution dans notre économie énergétique. Est-ce que notre gouvernement va mettre ce temps à profit ? Dans un premier temps, il n'y parvient pas. Il y a un an, Gazeta Wyborcza a lancé un débat sur le thème de 'l'énergie nucléaire en Pologne'. Ce débat a rencontré un gigantesque écho. Défenseurs et opposants ont pris la parole. ... Nous devons construire [une centrale nucléaire] parce que nos réserves de charbon touchent à leur fin. Cette année, pour la première fois nous allons importer plus de charbon que nous n'allons en exporter. Nous devons construire une centrale de ce type parce que la politique climatique de l'UE tend à rendre le charbon encore plus cher." (18.12.2008)

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Lietuvos rytas - Lituanie

La Lituanie n'aura bientôt plus de centrale nucléaire

La commission de l'UE a rejeté les efforts de la Lituanie en vue d'obtenir une prolongation de la durée d'exploitation de la centrale nucléaire d'Ignalina au-delà de fin 2009. Le quotidien Lietuvos rytas reproche au gouvernement de ne pas s'être occupé à temps de chercher des alternatives : "Le gouvernement lituanien ne devrait-il pas plutôt expliquer comment les problèmes entraînés par la fermeture de la centrale nucléaire d'Ignalina peuvent être résolus avec les aides de l'UE ? Peut-être bien que nous sommes capables d'effectuer ce tournant dans notre politique énergétique, mais cela signifie aussi que le gouvernement doit enfin commencer à faire ses devoirs. Il faut rappeler en effet que la Lituanie a fait bien peu de choses depuis 2004. Personne ne peut prétendre qu'il ne savait rien de l'obligation de fermer cette centrale. Il semble que les dirigeants n'aient toujours pas confiance dans leurs propres capacités." (18.12.2008)

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Les Echos - France

La crise grecque arrive-t-elle en France ?

Le quotidien économique Les Echos se demande si la crise sociale et politique grecque pourrait toucher la France de façon similaire : "Le mélange qui a nourri l'embrasement [en Grèce] est plus complexe. Il comprend une part de désespérance des jeunes face au chômage, et une part d'exaspération de l'ensemble de la population face à la corruption et l'incompétence d'une large fraction des élites politiques. Le même mélange serait-il en train de menacer la société française ? S'agissant de la dernière composante, la réponse est sans doute négative. En effet, même si nos responsables politiques nationaux n'ont pas tous bonne presse, ils donnent l'impression d'agir, … et de le faire sans détourner l'argent public. Mais … le chômage est en train de revenir à grande vitesse avec la crise et une bavure policière est possible à tout moment, compte tenu de la tension qui existe entre jeunes et forces de l'ordre." (18.12.2008)

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La Repubblica - Italie

Respecter la volonté de mourir

La décision de la Cour de justice de Milan de mettre fin à l'alimentation artificielle d'Eulana Englaro, dans le coma depuis 16 ans, a été infirmée le 16 décembre. Umberto Veronesi écrit dans le quotidien progressiste de gauche La Repubblica : "Le chaos déclenché par l'affaire Englaro transforme le débat en guerre des mots. ... Eulana avait clairement déclaré : 'je ne veux pas vivre ainsi.' ... Il existe le droit de décider de sa propre vie. ... Personne ne peut enfreindre ce droit établi par la Constitution. Depuis des mois, nous sommes confrontés aux images d'une Eulana jeune et gaie à la télévision et dans les journaux. Eulana n'est plus aujourd'hui celle qui figurait sur ces photos. C'est presque une quadragénaire, dénuée de sourire, de joie de vivre, de conscience, de contrôle sur son corps, qui n'est plus que l'enveloppe du déclin. Sa vie merveilleuse a pris fin il y a 16 ans." (18.12.2008)

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RÉFLEXIONS

Diário Económico - Portugal

Domingos Amaral sur la crise actuelle des idéologies

Dans sa tribune publiée dans le quotidien économique Diário Económico, l'auteur Domingos Amaral écrit que la crise économique est également une crise idéologique car "aucune idéologie des cent dernières années n'est en mesure d'apporter une solution à la crise actuelle. Ce n'est le cas ni du marxisme, ni du nationalisme économique ni du libéralisme. … Les théories de Marx n'ont depuis longtemps plus aucune valeur. … Dans un monde mondialisé, les travailleurs n'ont plus aucune chance de parvenir à s'unir, car leurs intérêts sont souvent opposés. … En ce qui concerne le nationalisme économique, aucune personne sensée ne serait aujourd'hui d'avis de bloquer les frontières et de réintroduire les droits de douane élevés qui ont par le passé freiné le commerce. Aujourd'hui personne ne peut ni ne veut mettre fin au libre échange. Il ne reste donc que le libéralisme. … Dans de nombreux cas, moins d'Etat a souvent été synonyme de plus de dysfonctionnements et de problèmes. Le libéralisme de Thatcher et de Reagan sont aujourd'hui discrédités en raison de la conjoncture actuelle et ne peuvent par conséquent pas être une solution valable. Mais quelle alternative nous reste-t-il alors ? Aucune, du moins idéologique. Maintenant, nous pouvons uniquement débattre pour savoir dans quelle mesure l'Etat peut intervenir dans l'économie." (17.12.2008)

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Süddeutsche Zeitung - Allemagne

David Miliband sur leadership de l'Europe dans la protection climatique

Dans le quotidien Süddeutsche Zeitung, le ministre britannique des Affaires étrangères, David Miliband, demande à l'UE de faire la preuve de son leadership dans la résolution du problème climatique. "Il est aisé de parvenir à la conclusion fataliste que les inquiétudes croissantes – aussi bien dans nos conditions de vie naturelles que dans l'économie – sont inévitables. Mais il existe un modèle d'avenir alternatif. Si nous répartissons notre approvisionnement d'énergie sur différentes sources, nous pouvons éviter une course contre la montre pour les ressources, qui nous rendrait toujours plus dépendants des pays producteurs. Si nous aménageons une économie pauvre en dioxyde de carbone, nous pourrons non seulement réduire les émissions et diminuer la pression inflationniste, mais aussi créer des emplois dans les secteurs de l'environnement et parvenir à une croissance durable. … L'UE sera jugée sur sa capacité à respecter les engagements pris pour l'année 2020. Son leadership mondial serait sinon mis à mal. Nous ne pouvons plus nous permettre de dépendre plus longtemps des sources d'énergie carboniques, pour des motifs économiques, écologiques et géopolitiques. La crise financière ne doit pas être un argument pour retarder la transition vers une économie de l'énergie pauvre en dioxyde de carbone, mais une raison supplémentaire pour la faire avancer." (18.12.2008)

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ÉCONOMIE

La Vanguardia - Espagne

Pas de semaine de 65 heures en Europe

Le Parlement européen a rejeté le projet des gouvernements de l'UE de porter jusqu'à 65 heures la durée hebdomadaire du travail sous certaines conditions. La durée maximale du travail dans l'UE reste ainsi limitée à 48 heures. Le quotidien La Vanguardia approuve cette décision : "La réduction progressive de la durée quotidienne du travail, qui dans la pratique est bien inférieure aux 48 heures hebdomadaires autorisées par la législation, était jusqu'à présent non seulement un symbole de progrès social mais aussi de progrès économique, dans la mesure où [ce temps de travail moindre] était la conséquence d'une augmentation de la productivité via les technologies. Le temps libre supplémentaire dont disposent les citoyens a en outre nourri le développement d'activité liées à l'industrie du temps libre et de la culture qui ont à leur tour généré des créations d'emploi et de la prospérité." (18.12.2008)

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Financial Times - Royaume-Uni

L'Ukraine doit résister à la pression russe

Le journal économique Financial Times donne quelques bons conseils à l'Ukraine pour les négociations qu'elle mène actuellement avec le géant russe Gazprom : "Au lieu de se poser constamment en victime du harcèlement moral russe, [l'Ukraine] devrait renforcer sa position dans les négociations. Premièrement, elle devrait payer les factures de gaz dans les temps de sorte que Gazprom ne puisse pas se servir des retards de paiements contre elle. Ensuite, elle doit achever les réformes qu'elle a engagées sur son marché intérieur afin que le gaz circule de façon transparente vers les consommateurs, et que l'argent revienne légalement dans le sens inverse. Et enfin, Kiev doit tenir ses promesses, en collaboration avec Moscou, d'exclure les intermédiaires de ces échanges commerciaux et de conclure des affaires directement avec Gazprom. Rien de tout cela ne sera facile au vu du désordre qui caractérise la politique intérieur ukrainienne, de la corruption effrénée dans le commerce du gaz et de la forte pression que la crise économique mondiale exerce sur Kiev. Mais si l'Ukraine y arrive, elle sera dans une position nettement meilleure pour résister à la pression russe." (18.12.2008)

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Dnevnik - Bulgarie

Le marché du logement se stabilise en Bulgarie

Les logements seraient désormais moins chers en Bulgarie, le marché se normalise, écrit le quotidien Dnevnik : "Après une hausse durable, les prix sont maintenant stables, ou baissent même dans certains cas. ... La bulle immobilière a longtemps menacé d'éclater. La crise n'a fait qu'accélérer le processus et a ainsi protégé les consommateurs d'investissements déraisonnables. Les réalistes avaient en effet mis en garde depuis longtemps sur le fait qu'un logement neuf sans chemin goudronné ne pouvait pas coûter 1000 euros le mètre carré. La crise peut en fait se révéler salvatrice si elle aide à la sélection des bons investisseurs et entrepreneurs en bâtiment, et si les critères qualité jouent de nouveau un rôle important sur le marché." (18.12.2008)

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Revista 22 - Roumanie

La Roumanie, dans le filet des banques étrangères

L'hebdomadaire Revista 22 met en lumière les activités des banques étrangères en Roumanie. "Les profits réalisés par les banques étrangères en Roumanie sont clairs et incontestables. ... [Mais] la Roumanie en profite-t-elle ? Une économie faussée, un fossé entre production et la consommation, des voitures mais pas d'autoroutes. Les banques étrangères ont-elles financé la construction d'hôpitaux, d'écoles ou de salles de théâtre ? Dieu merci, en plus de leurs propres villas et autres immeubles de bureaux, elles ont financé la consommation, la consommation et encore la consommation [à crédit]. Disons les choses clairement, le développement du pays n'est pas ce à quoi aspirent les banques étrangères en Roumanie. Elles sont venues dans notre pays pour faire de l'argent. Il n'y a là rien de condamnable ni de regrettable. Mais il est criminel que les banques étrangères prétendent avoir soutenu le développement du pays. Ce n'est pas vrai." (18.12.2008)

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COULEURS LOCALES

Mladá fronta Dnes - République tchèque

L'Enfant Jésus contre le Père Noël

Des milliers de Tchèques ont signé une pétition demandant la protection de l'Enfant Jésus face au Père Noël Saint Nicolas [Santa Klaus en allemand]. Un sujet qui amuse beaucoup le quotidien progressiste Mladá fronta Dnes : "Seul le diable sait ce qui repousse le plus les protestants - le Saint dénué de tradition dans la République tchèque athée ou le nom Klaus, qui évoque inconsciemment la représentation de l'antéchrist siégeant au Château de Prague [le président Klaus]. Les auteurs de la pétition pestent contre le 'gros père noël américain'. D'une part, ce n'est pas politiquement correct de reprocher son poids à quelqu'un. Et d'autre part, nous ignorons si l'enfant Jésus n'est pas lui aussi un peu grassouillet. Pourquoi l'enfant Jésus serait-il forcément tchèque finalement ? Rien n'est dit à ce sujet dans le registre des naissances de Bethléem. ... Toute cette farce pourrait bien cacher aussi un peu de xénophobie tchèque. De la revendication de 'nous ne voulons pas de Père Noël, nous ne voulons pas d'un étranger', à l'interdiction des 'oiseaux' espagnols [paupiettes de boeuf], du rosbif anglais, des olives grecques ou du riz chinois, il n'y a qu'un pas." (18.12.2008)

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