Dans le quotidien progressiste suisse Corriere del Ticino, Renato Martinoni analyse les répercussions sociales du traité de libre circulation des personnes entre l'UE et la Suisse, dont l'avenir sera décidé par un référendum en février 2009. "Il est juste de rappeler à ceux qui ont la mémoire courte que nous, les Suisses, avons été un peuple d'émigrés (essentiellement au 19ème siècle, vers la Californie) avant de devenir un peuple confronté à l'immigration. … La société du 19ème siècle n'est toutefois pas comparable à celle d'aujourd'hui. L'éducation, déterminée avec rigueur par la religion, les valeurs de la famille et l'obligation, que les émigrés emportaient autrefois dans leurs bagages, ne peut pas être comparée à celle de la société actuelle. Celle-ci repose dans une large mesure sur les valeurs de la consommation, du 'tout et tout de suite' et encore du 'cela nous appartient'. Une discussion sérieuse sur l'immigration ne peut pas écarter les principes humanitaires, mais ne doit pas non plus oublier les exigences de responsabilité et de participation : les réalités et les problèmes d'un pays doivent être partagés par tous. … C'est la leçon que nous devons accepter de ceux qui ont fait l'expérience des peines et des souffrances de l'immigration. Notre tâche ne s'arrête pas là. Nous devons retransmettre cette leçon à ceux qui arrivent aujourd'hui et … cherchent souvent un refuge et donc une patrie. Une patrie dont les fondements doivent être l'engagement, l'effort, le respect et la responsabilité." (13.01.2009)
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