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Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 13.01.2009

 

À LA UNE

La crise du gaz ravive le débat sur l'énergie

La crise du gaz ravive le débat sur l'énergie

 

La Russie achemine de nouveau du gaz vers l'Ouest via l'Ukraine. Après un arrêt des livraisons de six jours, le conflit gazier semble se détendre. Mais la crise de l'approvisionnement a ravivé le débat européen sur les énergies alternatives et l'énergie nucléaire. » suite

Extraits des publications suivantes:
taz - Allemagne, Népszabadság - Hongrie, Delo - Slovénie, Aftonbladet - Suède, Die Presse - Autriche

taz - Allemagne

Suite à la pénurie d'énergie provoquée par la crise du gaz en Slovaquie, le pays veut remettre en service le réacteur nucléaire de Jaslovské Bohunice. Le quotidien die tageszeitung estime que l'UE est en partie responsable de cette situation : "Avant d'adhérer à l'UE, la population slovaque et le gouvernement de l'époque avaient longtemps refusé d'arrêter le réacteur de Jaslovské Bohunice. Derrière ce refus se dissimulait la crainte d'une dépendance énergétique vis-à-vis de l'ex-puissance russe détestée. Pour leur part, les politiciens occidentaux faisaient de l'arrêt du nucléaire la condition préalable à l'adhésion car ils se méfiaient, en toute légitimité, des normes de sécurité des centrales de l'Est. Mais quand le porte-parole du commissaire à l'énergie [Andris] Piebalgs propose que la Slovaquie réduise sa production industrielle, cela est cynique. La situation économique est déjà suffisamment compliquée sans les problèmes énergétiques. Si Bruxelles ne parvient  pas à acheminer assez de gaz dans les gazoducs slovaques d'ici ce week-end, Bohunice sera remise en route. Et la commission européenne n'osera pas tirer de conséquences juridiques." (13.01.2009)

Népszabadság - Hongrie

Le quotidien progressiste de gauche Népszabadság écrit qu'avec la pénurie de gaz, le lobby du nucléaire espère une remise en activité des centrales nucléaires qui avaient été fermées. "En Slovaquie, la remise en service du bloc quatre de la centrale nucléaire de Jaslovske Bohunice vient juste d'être décidé, en Bulgarie des mesures semblables sont envisagées. ... Pour mémoire, il s'agit là de centrales nucléaires présentant des risques élevés pour la sécurité et dont la fermeture avait constitué la condition préalable à l'adhésion à l'UE. Il suffit donc d'une semaine de pénurie de gaz pour que tous les arguments et toutes les promesses avancés jusque là soient jetés par dessus bord. ... L'énergie nucléaire n'est pas une source d'énergie meilleur marché ou plus fiable que le gaz, le pétrole ou le vent. Il est en outre tout simplement faux de dire qu'elle réduirait la dépendance de l'étranger : la Slovaquie comme la Bulgarie se fournissent en combustible pour leurs centrales nucléaires en Russie et lui renvoient une fois utilisé. Cela signifie que la dépendance sera tout aussi importante qu'avec le gaz." (13.01.2009)

Delo - Slovénie

Suite au conflit gazier, le quotidien Delo demande des efforts renforcés pour développer des sources d'énergie alternatives : "Les reportages des médias sur le conflit gazier russo-ukrainien ont eu le mérite de clarifier la situation. ... La part du gaz naturel dans l'approvisionnement en énergie de la Slovénie est faible comparé à celui d'autres pays. A une époque de crises gazières probablement à répétition, cela est positif. Mais ça l'est moins pour les émissions de gaz à effet de serre. On a immédiatement engagé des discussions sur des livraisons plus sûres, de possibles gazoducs, terminaux et lieux de stockage. Trop vite toutefois. Car les institutions ne travaillent pas au mieux sous la pression. La part de gaz naturel pourrait être augmentée aux dépens du fioul et du charbon, mais il convient de demander avant tout d'augmenter la part de sources d'énergie renouvelables. ... Nos politiques feront probablement au final d'une pierre deux coups : ils utiliseront le gaz comme excuse pour oublier notre bois et l'énergie solaire, et pour construire une deuxième centrale nucléaire." (13.01.2009)

Aftonbladet - Suède

Le conflit gazier actuel entre la Russie et l'Ukraine pourrait également menacer l'Arctique, estime le journal de Stockholm Aftonbladet. Il convient dès lors de trouver de nouvelles sources d'énergie. ”La crise du gaz teste d'une autre façon l'engagement du gouvernement [suédois] envers l'environnement. Selon des géologues, environ 30 pour cent des réserves mondiales de gaz se situent autour du pôle Nord. Si les autres réserves touchent à leur fin, cela augmente la tentation de forer pour chercher du gaz et du pétrole en Arctique, environnement sensible où les dégradations causées par la pollution mettent beaucoup de temps à disparaitre. Il devient plus facile de percer cette glace qui fond en raison du réchauffement de la planète. … Jusque-là le gouvernement était très prudent dans le choix de ses mots quand il s'agissait de la protection de l'Arctique." A ce jour, le gouvernement n'est pas engagé par un traité relatif à la protection de l'Arctique. "La stratégie principale visant à éviter à l'avenir les crises liées au gaz doit consister à économiser l'énergie et à recourir aux sources d'énergie renouvelables. Le renouveau du nucléaire et l'exploitation de l'Arctique ne peuvent pas être la réponse." (13.01.2009)

Die Presse - Autriche

Si l'on ne trouve pas de nouveaux fournisseurs d'énergie, le prochain conflit gazier touchera l'Europe encore plus durement, écrit le quotidien Die Presse, en quête de contre-mesures : "Afin de se débarasser de cette épée de Damoclès que constituent les gazoducs coupés, la première chose à faire est la suivante : prévoir plus de gazoducs. Pour illustration, les deux projets 'North Stream' et 'South Stream' qui doivent relier directement la Russie à l'UE via la Baltique d'un côté et les Balkans de l'autre. Le rôle de négociateurs joués par l'Ukraine et la Biélorussie en tant qu'uniques pays de transit, se trouvera alors affaibli vis-à-vis de Moscou. Les citoyens de l'UE ne pourront ainsi plus être pris si facilement en otages lors d'un conflit. … Il est primordial de trouver une solution efficace avec l'énergie existante pour avoir des effets immédiats. Procéder à une rénovation rapide des bâtiments et prendre des mesures fiscales immédiates pourraient aider . … Devenir complètement indépendant des importations d'énergie n'est pas réaliste pour l'UE, mais mieux digérer des chocs comme la crise du gaz reste cependant possible." (13.01.2009)

POLITIQUE

Lidové noviny - République tchèque

Un nouveau parti anti-européen en République tchèque

Petr Mach, un ami proche du président tchèque Václav Klaus, a créé à Prague le nouveau "Parti des citoyens libres" (SSO). Celui-ci s'engage en première ligne contre le traité de Lisbonne et participera aux élections européennes. Le quotidien conservateur Lidové noviny se montre sceptique quant à la fondation de ce parti : "Il ne faut pas s'attendre à ce que ce parti joue un rôle important sur la scène politique. Mach et ses amis arriveront certainement à attirer certains adversaires notables du traité de réforme de l'UE. Mais ils ne sont pas si nombreux. Le traité de Lisbonne recueille plutôt l'approbation dans le camp de la bourgeoisie. ... Petr Mach ne représente pas un danger sérieux pour l'ODS [le plus grand parti civique au gouvernement] dans la campagne pour gagner les électeurs, il n'est que le nouveau jouet de Václav Klaus." (13.01.2009)

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Kathimerini - Grèce

On inculque l'absence de lois

Le quotidien I Kathimerini, habituellement proche du gouvernement, critique la tactique de la police grecque qui a frappé des manifestants et des journalistes la semaine dernière à Athènes : "Le plus gros problème de ce pays, c'est une absence de lois prédominante et généralisée. Personne ne respecte les lois et le pire, c'est que personne ne se soucie de cela. ... Le problème, ce n'est pas seulement le comportement illégal de ceux qui ont prêté serment en déclarant vouloir respecter les lois, mais plutôt que l'absence de lois soit inculquée de cette façon à la jeune génération. Les jeunes qui ne comprennent pas à quel point l'équilibre politique peut être fragile (le gouvernement a décidé de montrer un visage plus dur après une longue phase de passivité...) s'opposent généralement au régime démocratique et à ses institutions, et commencent à proférer le slogan fasciste 'flics, porcs, assassins'." (13.01.2009)

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Helsingin Sanomat - Finlande

L'UE doit devenir la super-puissance de la paix

Dans une tribune parue dans le quotidien Helsingin Sanomat, le parlementaire européen Pekka Haavisto demande que l'UE joue un rôle plus actif au Proche-Orient. "Plus de 800 morts - dont près de 300 enfants - et plus de 3 500 blessés… La guerre actuelle dans la bande de Gaza est absolument inacceptable. En 2003, l'UE faisait partie du quartette pour le Proche-Orient avec les Nations-Unies, la Russie et les Etats-Unis, qui avait établi une feuille de route pour parvenir à un Etat palestinien. … La collaboration entre Américains et Israéliens est si étroite que l'on peut difficilement s'attendre à des propositions de paix indépendantes. Désormais l'UE a non seulement la possibilité mais surtout le devoir de se placer à la tête de la politique de paix au Proche-Orient. … L'UE devrait encourager le processus politique et faire des propositions concrètes pour un cessez-le-feu stable  et un traité de paix subséquent. L'UE aime se considérer comme la super-puissance de la paix. Le Proche-Orient a désormais besoin de cette grande puissance." (13.01.2009)

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Information - Danemark

La coopération pour le développement, source de démocratie

D'après les rapports des médias en décembre, la majorité des Danois ont des doutes concernant l'utilisation de la coopération au développement. Cette méfiance est infondée, écrit le directeur du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) dans le Nord, Jakob Simonsen, dans le quotidien de Copenhague Information : "Il est évident que les projets financés par les recettes fiscales ne peuvent pas soulager la pauvreté du monde entier. … Nous savons pertinemment que l'entreprise privée joue un rôle primordial aussi bien dans les pays riches que dans les pays pauvres. Il existe suffisamment de projets ayant abouti qui ont été financés par l'aide au développement danoise et justifient les 0,82 pour cent du PNB. … Lundi 29 décembre, 81 millions de personnes [au Bangladesh] ont pu se rendre aux urnes. En collaboration avec le programme d'aide au développement des Nations unies, le Danemark a préparé le terrain pour un développement plus démocratique au Bengladesh. Avant les élections, les électeurs ont été enregistrés avec carte d'identité et photo pour éviter toute fraude. Le Danemark a soutenu ce travail de titan en apportant cinq millions de couronnes. Une couronne par Danois." (13.01.2009)

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RÉFLEXIONS

Dnevnik - Slovénie

Tanja Lesnicar-Pucko sur le côté obscur du capitalisme

Le sort du milliardaire allemand Adolf Merckel, qui s'est donné la mort après l'effondrement de son empire commercial, est une leçon pour le capitalisme actuel, écrit Tanja Lesničar Pučko dans le quotidien Dnevnik: "Il [Merckle] incarnait la discipline allemande. Il n'a rien laissé d'autre derrière lui. Il savait tout et mieux que quiconque. Avec un chiffre d'affaires de 30 milliards d'euros par an, il était l'un des 100 hommes les plus riches de la planète. Qu'est-ce qui l'a détruit? De mauvais calculs et des spéculations en Bourse. A partir de l'économie réelle, qui lui avait rapporté beaucoup d'argent, il est passé dans le monde virtuel des gains sans sécurité. … Il était ivre de son pouvoir. … Il a cru aux contes boursiers pour investisseurs naïfs. … De l'autre côté se trouve le travailleur qui a contribué à bâtir un empire au cours des décennies, qui l'a écouté et a respiré avec lui. … Ce travailleur est désormais là, sans rien. Il a perdu ses moyens de subsistance. … Ces dernières années, de nombreux directeurs ont échangé la logique d'une croissance de la production lente mais durable … contre des gains importants et rapides. L'économie sociale de marché a été remplacée par un capitalisme (néo)libéral. … Les nouvelles règles ne valent donc que pour la base. Elle doit s'adapter aux temps nouveaux, tandis que les cadres parlent de travail flexible, de temps de travail et de réduction des droits etc." (13.01.2009)

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Corriere del Ticino - Suisse

Renato Martinoni sur la responsabilité sociale des immigrés

Dans le quotidien progressiste suisse Corriere del Ticino, Renato Martinoni analyse les répercussions sociales du traité de libre circulation des personnes entre l'UE et la Suisse, dont l'avenir sera décidé par un référendum en février 2009. "Il est juste de rappeler à ceux qui ont la mémoire courte que nous, les Suisses, avons été un peuple d'émigrés (essentiellement au 19ème siècle, vers la Californie) avant de devenir un peuple confronté à l'immigration. … La société du 19ème siècle n'est toutefois pas comparable à celle d'aujourd'hui. L'éducation, déterminée avec rigueur par la religion, les valeurs de la famille et l'obligation, que les émigrés emportaient autrefois dans leurs bagages, ne peut pas être comparée à celle de la société actuelle. Celle-ci repose dans une large mesure sur les valeurs de la consommation, du 'tout et tout de suite' et encore du 'cela nous appartient'. Une discussion sérieuse sur l'immigration ne peut pas écarter les principes humanitaires, mais ne doit pas non plus oublier les exigences de responsabilité et de participation : les réalités et les problèmes d'un pays doivent être partagés par tous. … C'est la leçon que nous devons accepter de ceux qui ont fait l'expérience des peines et des souffrances de l'immigration. Notre tâche ne s'arrête pas là. Nous devons retransmettre cette leçon à ceux qui arrivent aujourd'hui et … cherchent souvent un refuge et donc une patrie. Une patrie dont les fondements doivent être l'engagement, l'effort, le respect et la responsabilité." (13.01.2009)

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ÉCONOMIE

De Telegraaf - Pays-Bas

La société RWE rachète un fournisseur d'énergie néerlandais

Le géant de l'énergie RWE rachète le Hollandais Essent. De Telegraaf met en garde contre certains dangers : "RWE annonce que les conséquences pour Essent, ses effectifs et les clients sont à peine perceptibles. L'histoire montre toutefois qu'un propriétaire porte plus facilement atteinte à une filiale étrangère quand il veut en obtenir un avantage. La question qui se pose est de savoir ce que les Pays-Bas peuvent en retirer. … Les pouvoirs publics continueront à contrôler les tarifs mais le bénéfice obtenu par Essent disparaît en Allemagne. La centrale nucléaire de Borssele va appartenir en partie aux Allemands. Le gouvernement ne veut pas prendre de décision sur le développement de l'énergie nucléaire mais il serait déplacé de se défaire de l'influence des capacités existantes." (13.01.2009)

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Les Echos - France

Air France-KLM entre dans le capital d'Alitalia

Le journal économique Les Echos analyse la prise de participation du groupe franco-néerlandais Air France-KLM dans la compagnie aérienne italienne Alitalia. "Après plus de deux ans d'un feuilleton à rebondissements jalonné d'interventions politiques intempestives et de coups de théâtre de dernière minute, Air France-KLM est enfin parvenu à entrer au capital d'Alitalia. ... Avec cette prise de participation de 25 pour cent, la compagnie franco-néerlandaise sécurise ses positions sur le cinquième marché aérien européen, et l'un des plus rentables. Elle y conforte un accès prioritaire à un vaste réservoir de plus de 24 millions de passagers. ... Et, avec Rome, obtient un nouveau point d'ancrage sur le continent. ... Avec ce deal, Air France-KLM coupe l'herbe sous le pied de [la compagnie allemande] Lufthansa, qui se serait bien vu constituer une dorsale Berlin-Vienne-Milan. Dans la course à la suprématie, le groupe prend aussi de vitesse British Airways, qui peine à conclure son alliance avec l'espagnol Iberia." (13.01.2009)

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CULTURE

Rzeczpospolita - Pologne

Les services secrets communistes et l'Eglise slave orthodoxe

Un représentant de l'Eglise slave orthodoxe polonaise était indicateur des services secrets polonais. C'est ce qui ressort d'un document de l'Institut pour la mémoire nationale (IPN), chargé d'élucider les crimes communistes et national-socialistes. Le quotidien conservateur Rzeczpospolita a publié ce document : "On nous reprochait d'avoir traité les catholiques plus durement que les autres confessions. Ce reproche est infondé. ... [Nous] avons aussi publié des documents qui se rapportent à la collaboration entre la sécurité de l'Etat et des représentants de l'Eglise luthérienne. Aujourd'hui, nous présentons un texte concernant un édifice religieux de l'Eglise slave-orthodoxe. ... Cette dernière [constituait] ... une cible de la sécurité d'Etat bien plus facile que l'Eglise catholique. Deuxièmement, les évêques et les prêtres catholiques avaient, à l'époque communiste, le soutien du Saint Siège. C'était différent pour les slaves-orthodoxes qui ne pouvaient compter que sur eux-mêmes." (13.01.2009)

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MÉDIAS

Expansión - Espagne

La fin du prime time

Le journal économique espagnol Expansión analyse les chiffres américains de l'audimat et prédit que des changements auront aussi lieu à l'avenir sur le marché européen de la publicité à la télévision : "Les directeurs de médias et de certaines agences publicitaires en Espagne observent ce qui se passe sur le marché américain avec les heures classiques de publicité, qui déterminent généralement le prix de la publicité. Il s'avère que les PVR (Personal Video Recorders) sont très répandus, plus d'un tiers des téléspectateurs américains les utilisent, ce qui remet en question la valeur réelle du prime time, le créneau horaire où l'audience est la plus forte. ... Cela signifie que les effets de l'utilisation des PVR et les conséquences d'autres changements dans le comportement pendant les loisirs, comme le téléchargement d'émissions sur Internet, pourraient faire du créneau de fin de soirée le nouveau prime time. Il serait encore plus vraisemblable que ces créneaux horaires tendent à se confondre et à disparaître, et que les annonceurs restent fidèles à certaines émissions et non plus à des moments de la journée." (13.01.2009)

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NRC Handelsblad - Pays-Bas

Privilégier le contenu et non l'audience

L'audiovisuel public néerlandais est souvent critiqué pour ses émissions de divertissement soi-disant "abêtissantes". L'ancien directeur du département de recherche "comportement des téléspectateurs" de l'audiovisuel public plaide dans le quotidien interrégional NRC Handelsblad pour la fin de la chasse à l'audimat : "On est en droit d'attendre de la télévision publique et de ses trois chaînes qu'elle consacre au moins une canal à des sujets réellement pertinents, qu'elle les analyse, prenne de la distance et ne fasse pas prévaloir l'émotion et l'aberration du jour. Une chaîne sur laquelle l'intellect n'est pas condamnable, sur laquelle on mène des débats et des réflexions de fonds. ... La recherche de la part de marché signifie par définition que ce n'est pas la valeur du contenu, mais toucher un certain public qui prime. Les émissions qui ne touchent pas le public visé passent à la trappe, même quand elles offrent des programmes intéressants du point de vue de l'audiovisuel public. La télévision publique devrait soigner son contenu et non ses parts de marché." (13.01.2009)

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