Dans le quotidien Corriere del Ticino, Alessandro Leto met en garde contre l'indulgence de l'Occident à l'égard des gouvernements répressifs. "Les conditions essentielles de la vie libre et civile ne sont pas seulement niées là où la population est sous le joug totalitaire de dictatures explicites, comme c'est le cas en Corée du Nord ou au Myanmar, mais dans tous les pays, où suite à certains facteurs, des groupes d'origine souvent militaire ont pris le pouvoir et ont imposé des modifications essentielles, y compris de nature constitutionnelle, pour assurer leur maintien au pouvoir. … Il me semble que le moment est venu de considérer certaines distinctions politiques fondamentales et de comprendre qu'elles ne peuvent plus être reportées. Pas seulement parce qu'il est dangereux de faire une différence entre les mauvaises dictatures et celles qui sont tolérables, mais aussi parce que notre sécurité économique et militaire sera à l'avenir remise en question par ceux qui défendent une vision politique totalitaire et despotique. … Il est fâcheux qu'à l'occasion des festivités qui ont accompagné l'anniversaire de la déclaration des droits de l'homme, ni les Etats-Unis, ni l'Europe n'aient saisi l'occasion pour rappeler que les droits de l'homme devront dorénavant jouer un rôle toujours plus discriminant sur le plan des relations internationales. Plus nous nous montrerons indulgents à l'égard des dictateurs, plus nous leur donneront l'opportunité de croître à nos dépens." (15.01.2009)
» article intégral (lien externe, italien)
Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Relations Internationales, » Défense / Crises / Guerres, » Mondial
Tous les textes disponibles de » Alessandro Leto