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Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 17.03.2009

 

À LA UNE

Coalition controversée en Israël

Coalition controversée en Israël

 

Le Premier ministre désigné en Israël, Benyamin Nétanyahou, s'est entendu avec le parti ultra-nationaliste Israël Beitenou (Israël notre maison) pour former une coalition. Le chef de ce parti, Avigdor Lieberman, doit devenir ministre des Affaires étrangères. La presse européenne redoute des répercussions négatives sur le processus de paix au Proche-Orient. » suite

Extraits des publications suivantes:
Die Presse - Autriche, Süddeutsche Zeitung - Allemagne, Rzeczpospolita - Pologne

Die Presse - Autriche

Selon le quotidien Die Presse, les Palestiniens n'auraient rien à attendre de la nouvelle coalition israélienne, si ce n'est des contraintes. "On attirera volontiers l'attention sur le fait que dans l'histoire, ce sont souvent les gouvernements de droite qui ont trouvé la force pour parvenir à des résolutions pacifiques. Et même [Benyamin] Nétanyahou était représenté comme plus pacifique lors de son premier mandat de Premier ministre qu'il ne l'est aujourd'hui. C'est lui finalement qui avait approuvé un retrait israélien partiel des territoires occupés avec les accords de Wye-Plantation. … Nétanyahou est un opportuniste, comme devrait également l'être [Avigdor] Lieberman. Mais ce n'est pas un motif d'espoir non plus. Les opportunistes s'adaptent à la situation dans laquelle ils se trouvent. Et pour le moment, la situation du côté israélien comme du côté palestinien s'apparente à un cessez-le-feu radical. Le créneau pour la paix au Proche-Orient n'est pas simplement fermé, il est muré." (17.03.2009)

Süddeutsche Zeitung - Allemagne

Le quotidien Süddeutsche Zeitung craint une radicalisation du conflit au Proche-Orient. "Sous [Benyamin] Nétanyahou et ses vassaux du camp de droite et ultra-orthodoxe, il n'y aura pas de nouvelles avancées politiques mais des régressions et l'apparition de nouvelles animosités. Nétanyahou gèrera le conflit mais ne le résoudra pas. [Avigdor] Lieberman et lui sont les fossoyeurs du processus de paix au Proche-Orient. Ils veulent maintenir l'occupation et étendre les colonies juives. Tout cela tomberait très bien pour le parti islamique radical du Hamas. Celui-ci n'a pas besoin de pacifistes à Jérusalem, mais de quelqu'un comme Nétanyahou, qui veuille mettre fin à sa domination dans la bande de Gaza par la force. Le Hamas a besoin de Nétanyahou car son existence est légitimée par la confrontation avec Israël." (17.03.2009)

Rzeczpospolita - Pologne

Le quotidien conservateur Rzeczpospolita critique l'attribution prévue du poste de ministre israélien des Affaires étrangères à Avigdor Lieberman. "Formulé prudemment, on peut dire que cela met le monde sous un jour défavorable. Exprimé de manière plus sèche en revanche, on peut craindre qu'Israël commette [ici] un suicide diplomatique. Cela intervient par ailleurs au moment où Israël a appelé à boycotter la conférence de l'ONU dite de 'Durban II' au mois d'avril, dont le thème est le racisme et la xénophobie. Israël sait qu'il y sera l'objet principal des critiques. … La nomination d'un tel homme politique au poste de chef de la diplomatie n'aidera certainement pas au boycott de 'Durban II'. Car la nomination aura pour conséquence que tout politique occidental y réfléchira par deux fois avant de rencontrer le responsable israélien des Affaires étrangères." (17.03.2009)

POLITIQUE

Sme - Slovaquie

L'Afrique, continent difficile et nouvel espoir du pape

Le pape Benoît XVI commence aujourd'hui son premier pèlerinage en Afrique. "Avec ses 158 millions de fidèles au bas mot, le continent représente un nouvel espoir pour le Vatican", écrit le quotidien progressiste Sme. "Si l'Afrique autrefois donnait du fil à retordre aux missionnaires européens, c'est surtout Jean-Paul II, avec ses 16 voyages, qui l'a transformée en nouveau bastion du christianisme. Pour Benoît XVI, l'Afrique représente un grand défi, mais l'Eglise locale doit résoudre rapidement plusieurs problèmes persistants. L'un d'entre eux est la propagation du SIDA et l'attitude stricte de l'Eglise envers l'utilisation de préservatifs. De nombreux ecclésiastiques demandent d'accorder une exception aux couples dont l'un des partenaires est atteint du VIH. Mais même si le pape reconnaît que le SIDA représente une grande menace pour le continent, il ne changera pas d'attitude sur le préservatif. … Pour les ecclésiastiques africains, le célibat pose un problème supplémentaire. En effet, dans beaucoup de cultures tribales, les hommes ne sont vraiment considérés comme tels que lorsqu'ils ont des enfants." (17.03.2009)

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Le Monde - France

La question mondiale de l'eau

Dans le cadre du 5e Forum mondial de l'eau organisé à Istanbul, le quotidien Le Monde consacre son éditorial à la question de l'eau sur la planète : "L'eau est indispensable à la vie. Mais, contrairement à l'air que nous respirons, elle n'est pas considérée comme un bien commun de l'humanité. Alors que la question climatique fait désormais l'objet de conventions internationales, la gestion des ressources hydriques reste essentiellement l'apanage des Etats. Trop peu d'entre eux, cependant, en ont fait une priorité de leur politique environnementale. ... La surexploitation des écosystèmes compromet leur capacité à fournir une eau saine aux générations futures. Or il s'agit d'une arme primordiale dans la lutte contre la pauvreté, les maladies et la faim. Sans elle, pas de développement économique. Si la gestion actuelle se poursuit, les conséquences seront 'graves' pour le développement et la sécurité de l'humanité, prévient l'ONU." (16.03.2009)

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Novinar - Bulgarie

Strike demonstrates importance of police

More than 5,000 Bulgarian police officers went on strike on the weekend. The conservative daily Novinar comments on their demands for a 50 percent salary hike plus changes in legislation aimed at improving security: "The national call for a strike that brought thousands of policemen on to the streets of Sofia is the strongest signal sent to the Bulgarian state and society in years. Strikes and union protest actions are part and parcel of democracy. No one is surprised when a professional group resorts to such measures nowadays to defend its interests. But when the police stages protests it is not a normal union action. These are the people who strive to ensure public order and security. This is the state force aimed at fighting crime. When thousands of police organise a national protest they are showing through this gesture that in the crisis they too are one of the major components of statehood." (17.03.2009)

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Jyllands-Posten - Danemark

La critique de la religion interdite ?

D'après les données du quotidien britannique The Independent, plus de 1 000 hommes musulmans vivraient en Grande-Bretagne avec plusieurs épouses, bien que la polygamie soit interdite dans ce pays depuis 1604. Le quotidien Jyllands-Posten écrit : "Les informations concernant la polygamie illégale ont soulevé des discussions car malgré tout, la Grande-Bretagne n'est pas encore complètement contaminée par les histoires de charia. … Le débat devrait toutefois être perçu sous un angle plus large. A cela s'ajoute l'expulsion lâche et embarrassante du député hollandais Geert Wilders qui devait être l'invité du Parlement britannique [pour présenter son film anti-musulman Fitna]. Il faut aussi signaler que ce même Parlement a failli établir à une voix près une loi qui aurait entre autres rendu cet éditorial illégal en Grande-Bretagne. Il s'agissait d'une loi qui interdisait la critique des religions et de leurs représentants plus ou moins auto-proclamés. Ce sont de sombres perspectives." (17.03.2009)

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Eleftherotypia - Grèce

Le sommeil de la gauche italienne

Le célèbre professeur Fanos Kakouriotis analyse dans le quotidien Eleftherotypia la situation de la gauche italienne : "La gauche italienne a suivi une orientation politiquement correcte après 1991. ... Elle s'est débarrassée de tout ce qui avait trait au mot 'communisme', hormis quelques rares exceptions, comme le parti Rifondazione Comunista. ... Elle a même par la suite ... rayé le mot 'gauche' de son nom. Ainsi est né le Parti démocratique (PD). ... Après la grosse défaite en Sardaigne … et la démission de Walter Veltroni du parti ... , le Parti démocratique semble souffrir des maladies d'une personne âgée qui se trouve au stade de la petite enfance. Berlusconi semble être aujourd'hui ... le politique crédible de l'Italie (le 'président des travailleurs' pour beaucoup), et face à la longue hibernation dans laquelle ... est plongée la gauche centriste apolitique et anti-marxiste, ce sont les partisans de l'extrême droite et les néo-fascistes qui remporteront des victoires." (16.03.2009)

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RÉFLEXIONS

Adevărul - Roumanie

Emilian Isaila sur les decretei roumains aguerris par les crises

Si l'on parlait à l'Occident des enfants du baby boom, il était question en Roumanie des enfants appelés decretei [enfants du décret]. Ce surnom a été attribué à la génération de personnes nées entre 1966 et 1990 en raison du décret 770, un texte adopté en 1966 interdisant les méthodes de contraception ainsi que l'avortement. Dans le quotidien Adevarul, Emilian Isaila se penche sur la capacité de résistance des decretei roumains : "J'appartiens à une génération née dans une période de crise - une crise démographique. Je suis un enfant du décret qui a grandi, a été éduqué et a travaillé en période de crise. Si vous me le demandez, je vous dirai que l'état de 'non crise' était quelque chose d'étrange. Je n'ai jamais connu au cours de ma vie une situation où l'offre d'emplois dépassait la demande, hormis l'anomalie de ces trois dernières années. … Ce qui se passe actuellement est dramatique. Une crise qui arrive de nulle part, qui tombe du ciel et vient anéantir notre optimisme si difficilement rétabli. Mais entre la crise du système communiste et celle du système capitaliste, il existe une petite différence. Le second système offre à chacun une chance. Et un enfant du décret n'a pas besoin de plus d'une chance. Le communisme ne lui en a donné aucune. Je fais partie d'une génération qui n'avait rien et à qui personne n'a rien offert ; une génération contrainte de ne compter que sur elle-même pour s'en sortir. Les personnes comme moi ne perçoivent pas la crise comme la fin du monde, mais comme la fin d'un monde. Et cela revient le plus souvent à offrir une nouvelle chance." (17.03.2009)

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Élet és Irodalom - Hongrie

Gábor Bruck et Zoltán Vági sur les avantages du capitalisme

Dans l'hebdomadaire progressiste intellectuel Élet és Irodalom, Gábor Bruck et Zoltán Vági méditent sur le capitalisme qu'on enterre de tous côtés. "Le capitalisme est redevenu une insulte. Il est désormais un synonyme de rapacité, de concept de profit irrépressible et d'exploitation des citoyens. … Il faut considérer les tendances anticapitalistes au niveau planétaire. Pendant ce temps, les faits nous renvoient une autre image. On a beau parler de la crise, le niveau de vie de l'humanité n'a jamais été si élevé que depuis l'instauration d'un système économique capitaliste. Bien que beaucoup d'entre nous croient que notre niveau d'évolution actuel est le point final provisoire d'une courbe linéaire qui va de la hache de pierre à Internet, l'histoire qui a été édifiée, pierre après pierre, par les historiens, les économistes, les médecins et les archéologues nous parle d'autre chose. Le fait est que l'humanité, de même que la prospérité, la richesse et le niveau de vie de tout un chacun, s'est bien plus développée ces 150 à 200 dernières années que pendant la période du Paléolithique à Napoléon. Au lieu de jeter le capitalisme aux enfers, nous devrions aussi considérer ses avantages." (17.03.2009)

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ÉCONOMIE

Polska - Pologne

Les Polonais travailleurs conservent leur emploi dans la crise

Les salariés polonais en Grande-Bretagne ne seraient pratiquement pas licenciés malgré la crise économique, car ils sont considérés comme ponctuels et travailleurs, écrit Zbigniew Maciąg dans le quotidien Polska. "'N'as-tu pas peur de perdre ton travail ?' C'est la question que j'ai posée à un collègue qui vit et travaille depuis deux ans en Grande-Bretagne. 'Absolument pas !' m'a-t-il répondu. … Oui, oui c'est comme ça. Nos compatriotes qui travaillent à l'étranger ne seront pas ceux qui perdront leur emploi en premier. Les Polonais sont travailleurs, ponctuels et leur travail bon marché car leurs salaires ne sont pas très élevés. Et leurs employeurs ont une grande confiance en eux. Même si désormais le marché du travail est difficile en Occident, ils arrivent à trouver un emploi. C'est pour cette raison qu'on n'assiste pas à un retour en masse des travailleurs." (17.03.2009)

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Eesti Päevaleht - Estonie

Les travailleurs émigrés estoniens sont de retour

De plus en plus de travailleurs estoniens ayant émigré dans d'autre pays de l'UE reviennent en ce moment en Estonie, note le quotidien Eesti Päevaleht : "Ils ont perdu leur emploi en Grande-Bretagne ou en Scandinavie et la situation économique est difficile partout. Cependant, même sans la crise, plus d'émigrants seraient probablement rentrés en Estonie. Les causes en sont le mal du pays, la famille qui manque et la hausse générale du niveau de vie. La limite à partir de laquelle un salaire plus élevé à l'étranger ne constitue plus l'argument le plus important se situe autour de 1 000 euros. L'année dernière en Estonie, nous n'en étions plus très éloignés. Mais aujourd'hui, ceux qui rentrent sont principalement les salariés qui travaillaient dans des pays où les allocations chômage sont très basses et qui sont dans des branches qui éprouvent partout actuellement des difficultés, comme les ouvriers du bâtiment." (17.03.2009)

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MÉDIAS

Frankfurter Rundschau - Allemagne

La couverture médiatique de la fusillade est exagérée

Le quotidien progressiste de gauche Frankfurter Rundschau critique la couverture médiatique de la fusillade au cours de laquelle un élève a tué 15 personnes à Winnenden, dans le sud de l'Allemagne, avant de se donner la mort : "L'espoir que des enseignements auraient pu être tirés des catastrophes des écoles d'Erfurt, Emsdetten et d'ailleurs, en ce qui concerne le traitement médiatique de faits effroyables, s'est révélé vain à Winnenden. La course malsaine pour l'obtention la plus rapide d'informations et pour l'accès au mystère du mal s'est accélérée. Les informations 'twitter' se sont répandues dès les premiers coups de feu, et des images floues du meurtrier agonisant, prises avec un téléphone portables, ont aussitôt été mises en ligne sur les sites Internet s'y rapportant. Ce n'est plus la profondeur de champ qui détermine le choix des images. … Quiconque en appelle à l'étiquette journalistique, voire même à l'éthique des médias, se méprend sur la dynamique qui sous-tend les nouvelles techniques d'information. Dans des rouages médiatiques où chacun est à la fois émetteur et destinataire, il n'y a plus de bouton 'arrêt'." (17.03.2009)

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Večer - Slovénie

Tapage médiatique tragique

Le quotidien Večer critique l'intérêt massif des médias pour le procès pour inceste de l'Autrichien Josef Fritzl. "De par son crime horrible, sans précédent, le criminel présumé a accédé à la notoriété. Et Fritzl se demande déjà pour combien il va vendre son histoire pour un best-seller ou un film. Parce qu'il se trouve toujours quelqu'un pour acheter ce genre de choses, le calvaire de sa victime va continuer. Même si elle change d'identité, il y aura toujours la peur que quelqu'un la reconnaisse. Et c'est justement là, en plus des souffrances qu'elle a endurées, le tragique de son histoire. Pendant près de 25 ans, personne n'a cherché les filles de Fritzl, personne ne savait même qu'il y avait trois autres filles. … Maintenant qu'elles veulent vivre loin du tapage médiatique, on ne leur accorde même pas cette possibilité. Josef Fritzl a, il y a déjà longtemps, marqué pour toujours le destin de sa famille, maintenant ce sont d'autres personnes qui vont décider de son destin." (17.03.2009)

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COULEURS LOCALES

Lidové noviny - République tchèque

Critique des recommandations du Parlement européen sur les formules de politesse

Le quotidien conservateur Lidové noviny critique une recommandation du Bureau du Parlement européen, visant à ne plus discriminer les femmes par la formule de politesse qu'on leur attribue. Ce document "contient des indications sur la manière de communiquer avec les femmes dans l'enceinte du Parlement afin de garantir une égalité des droits maximale entre les sexes. Le terme de 'Mademoiselle' ne doit plus être utilisé, mais uniquement celui de 'Madame'. Les employés du Parlement doivent maintenant s'abstenir de tout Mademoiselle, Fräulein ou Señorita, parce que cela implique le statut d'une femme qui n'est pas encore mariée, ce qui n'est pas conforme à une manière neutre de s'adresser à quelqu'un. Le texte comprend en outre l'ordre de toujours agir en fonction du contexte. Pour un congrès d'experts, l'expression 'Mesdames et Messieurs les expertes et experts' serait idéale, plutôt que 'Mesdames et Messieurs les experts'. … Les députés européens britanniques ne mâchent pas leurs mots et ont décrit la plaquette comme preuve que sur cette question, le Parlement atteint 'définitivement le domaine de l'absurde'." (17.03.2009)

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