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Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 30.03.2009

 

À LA UNE

L'Europe dans la rue

L'Europe dans la rue

 

Des dizaines de milliers de personnes sont descendues dans la rue ce week-end en Europe afin de manifester, avant le sommet du G20 à Londres, pour une solution socialement juste à la crise économique mondiale. La presse européenne dresse un tableau. » suite

Extraits des publications suivantes:
La Repubblica - Italie, The Independent - Royaume-Uni, Frankfurter Rundschau - Allemagne, Gândul - Roumanie, Les Echos - France

La Repubblica - Italie

Dans le quotidien progressiste de gauche La Repubblica, John Lloyd salue le fait que les manifestations contre le G20 dépassent les clivages des partis politiques : "Les manifestations se déchaînent de partout : en Espagne, en France, en Italie et en Angleterre. Elles ont des objectifs et des cibles différents mais elles mobilisent toutes un ressentiment contre le niveau de vie éhonté des riches, menacé et mis en danger par le bas. … L'égalité devient une question qui dépasse les clivages politiques. Elle n'est plus l'apanage de la droite ou de la gauche. Elle est d'ors et déjà une hydre à plusieurs têtes. … Au cours des dernières décennies, … on pouvait tous devenir gagnants. Aujourd'hui, nous sommes tous plus ou moins perdants : et même si l'on ne parvient pas à porter les banquiers au bûcher, le poids amer de nos pertes et de notre colère renforcera au moins les voix et peut-être même la réalité d'une société plus équitable, … et strictement parlant, cela pourrait être positif." (29.03.2009)

The Independent - Royaume-Uni

Suite aux manifestations contre le G20 à Londres, le quotidien The Independent écrit : "Certains considèrent les sommets internationaux avec cynisme, et leur reprochent de ne rien produire de plus que des platitudes politiques et de ne pas justifier toutes les attentes. On peut certainement reprocher à de nombreuses rencontres de dirigeants politiques internationaux ces dernières années de ne pas avoir apporté grand chose. Mais cette rencontre promet d'être différente, notamment de par le climat mondial agité dans lequel elle a lieu. L'économie mondiale se trouve au cœur d'une crise financière synchronisée et d'une récession économique. Quel que soit l'accord auquel les dirigeants parviendront, celui-ci influencera la confiance des marchés financiers. … Il y a beaucoup en jeu et on a besoin de toute urgence d'un véritable leadership politique. Il faut espérer que cette génération de politiques relève les grands défis actuels et prouve aux cyniques qu'ils ont tort." (30.03.2009)

Frankfurter Rundschau - Allemagne

"Nous ne payerons pas pour votre crise", indiquait le slogan de deux manifestations à Berlin et Frankfurt, qui ont tenté d'exprimer l'indignation face aux conséquences de la crise financière et économique. Le quotidien Frankfurter Rundschau évoque le sujet : "Ce qui fait paraître la crise comme inadaptée à des protestations de masse s'exprimant dans la rue, c'est l'absence … de destinataire. Les grands mouvements sociaux et politiques, à l'instar des manifestations contre la double décision de l'OTAN à la fin des années 1970 et le développement du nucléaire au début des années 1980, s'adressaient à une politique gouvernementale manifeste. Les grands mouvements de protestation avaient des causes politiques clairement formulées. Dans la crise financière actuelle, la politique ne peut pas être considérée comme adversaire social. Le jugement porté sur la défaillance et le mauvais comportement des directeurs financiers responsables est partagé par l'ensemble de la classe politique." (30.03.2009)

Gândul - Roumanie

Le quotidien Gandul évoque le sommet du G20 à venir : "Les positions de ce côté de l'Atlantique et de l'autre sont difficilement compatibles car les deux côtés ont eu des expériences malheureuses. Pendant la crise des années 1930, … le marché devait séparer le bon grain de l'ivraie. … Mais cette philosophie économique peut mener au chaos politique et social. Les faillites ont conduit au chômage, à la panique, aux manifestations dans les rues. Alors que cette manière de traiter le patient engendrait du chômage aux Etats-Unis, sans se transformer en mouvement d'extrême droite, elle a entraîné en Europe une rapide inflation qui a conduit à des tensions sociales et a favorisé la prise du pouvoir par Hitler. La deuxième guerre mondiale était déclenchée. Les Européens n'ont pas oublié les dangers de l'inflation, qu'ils considèrent comme l'ennemi numéro 1 de l'économie et de la vie socio-politique." (30.03.2009)

Les Echos - France

Après les manifestations dans toute l'Europe contre le G20, le journal économique Les Echos met en garde  le sommet de Londres de ne pas répéter les erreurs du passé : "Selon une étude de l'OCDE que nous dévoilons aujourd'hui, l'aide publique aux pays en développement ... reste très en deçà des objectifs que se sont fixés les pays développés. Et très en deçà, surtout, des besoins urgents et nouveaux créés par la crise. Les pays les plus pauvres sont frappés de plein fouet par la chute du commerce mondial. ... L'autre avertissement porte sur les moyens de sortir de la crise dans les pays développés. Il vient d'Angela Merkel et des marchés financiers. Alors que les Etats-Unis poussent en faveur d'un effort accru de relance budgétaire, la chancelière allemande a souligné, dans une interview au Financial Times, que la crise n'a pas été créée par un manque de dette et de liquidités mais au contraire par leur excès. ... L'épisode a rappelé qu'il existe une limite au recours à l'endettement public. Et cet avertissement là vaut pour tout le monde." (30.03.2009)

POLITIQUE

Sydsvenskan - Suède

La nouvelle stratégie d'Obama en Afghanistan

Le quotidien Sydsvenska Dagbladet commente la nouvelle stratégie en Afghanistan présentée vendredi par le président américain Barack Obama, selon laquelle, entre autres, un rattachement des talibans modérés serait envisageable. "Le président afghan Hamid Karzaï a lui-même longtemps affirmé que des négociations pour la paix et la réconciliation avec les talibans sont la seule possibilité d'apporter un terme à la violence dans le pays. La question reste cependant de savoir dans quelle mesure la volonté de paix et de réconciliation est vraiment ancrée chez les talibans. Alors qu'Obama offre une issue à ceux qui se sont ralliés à la cause des talibans pour d'autres raisons que le fanatisme religieux, il voit cependant clairement qu'il n'est pas possible de convaincre le noyau dur qui doit donc être combattu." (30.03.2009)

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De Standaard - Belgique

En matière de protection du climat, il n'y a rien de pire que l'ignorance

Samedi dernier, en signe de protestation contre les changements climatiques, des milliers de villes dans le monde ont éteint leurs lumières. Les défenseurs du fonds mondial pour la planète ont déclaré que cette Earth Hour [une heure pour la planète] a remporté un large succès. Oscar van den Boogaard, écrivain et chroniqueur au quotidien de Standaard, était à Berlin et s'est trouvé être le seul à rester dans le noir : "La réponse berlinoise à l'Earth Hour était la 'Long Night of Shopping'. La liberté des commerçants de vendre leurs marchandises est, on peut le voir également ainsi, une action politique. Une longue nuit pour faire ses emplettes organisée dans le but de détourner l'attention des consommateurs de l'Earth Hour. J'ai demandé à des gens dans la rue s'ils avaient entendu parler de l'Earth Hour mais cela ne disait rien à personne. … Que nous soyons optimistes ou pessimistes, il est important, en tout cas, que les gens soient conscients de la fragilité de la planète, qu'ils se fassent leur opinion et prennent leur responsabilité. … Le pire n'est pas le sentiment collectif de culpabilité mais l'ignorance, faire du shopping de nuit sur le Kurfürstendamm et ne pas savoir que pendant ce temps, des millions de gens de par le monde font le noir." (30.03.2009)

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The Guardian - Royaume-Uni

L'Italie est historiquement un pays de droite

Le quotidien the Guardian commente la formation du nouveau parti Peuple de la liberté né de la fusion des partis Forza Italia et Alleanza Nazionale (AN) en Italie : "L'AN a fait un long chemin en 60 ans. Son dirigeant Gianfranco Fini s'est débarrassé de ses vieux habits politiques et a mené son parti au centre. Il a travaillé pendant plus de 15 ans comme l'allié de Berlusconi. Il parle de l'urgence d'un dialogue avec l'Islam, condamne l'antisémitisme et prône une Italie multiethnique. Des positions avec lesquelles Berlusconi, avec ses campagnes populistes contre les tziganes et l'immigration, aurait du mal à s'accorder. Malgré ses lointaines origines libérales, l'Italie moderne est historiquement un pays de droite. Il est pourtant très choquant de voir qu'il y aura un chef de gouvernement parmi les 20 dirigeants mondiaux du sommet économique de Londres cette semaine, qui a basé sa politique sur les fondements posés par les fascistes, et qui prétend en conséquence que la droite restera probablement au pouvoir pendant des générations." (30.03.2009)

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Sme - Slovaquie

Le chef du gouvernement slovaque critiqué

Le quotidien progressiste Sme critique le chef du gouvernement slovaque Robert Fico. Lors des élections présidentielles, Fico soutient ouvertement l'actuel président Ivan Gašparovič. Une agence de communication travaillant aussi pour Gašparovič a reproché à la concurrente de celui-ci, Iveta Radičová, de demander l'autonomie de la minorité hongroise. Fico n'a pas pris ces distances de ces tracts. "Dans un combat démocratique, il ne s'agit pas que d'obtenir la victoire. L'art et la manière avec lesquels on remporte cette victoire comptent tout autant. Les avis portant sur la question de savoir lequel des deux candidats mérite le soutien peuvent diviser un pays. Il s'agit finalement d'une compétition. Mais l'on devrait s'accorder sur le fait que les règles doivent être respectées par les deux camps. Un chef de gouvernement ne peut pas se permettre l'attitude selon laquelle tout ce qui ce passe dans cet affrontement 'est absolument inintéressant' tant que le candidat concerné l'emporte. Le gagnant devra aussi faire en sorte que la démocratie ne sorte pas perdante de ces élections." (30.03.2009)

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RÉFLEXIONS

Corriere della Sera - Italie

Niall Ferguson sur le trilemme économique et le principe du guépard

Dans le quotidien conservateur et libéral Corriere della Sera, l'historien britannique Niall Ferguson analyse les issues possibles au trilemme de la crise économique : "Il peut être difficile de choisir entre deux options, entre trois, c'est pratiquement impossible. Le trilemme dont je parle est de nature économique. Il établit qu'un pays peut disposer de deux des facteurs suivants, mais pas des trois en même temps : une ouverture au flux international des capitaux, un taux de change fixe, une politique monétaire nationale indépendante. … Les conservateurs peuvent en sélectionner deux parmi la libre économie, une société stable et le pouvoir politique, mais pas les trois. … En tentant d'aspirer aux trois, les conservateurs sont au final associés au chaos social provoqué par la mondialisation, notamment aux pertes d'emplois entraînées par les délocalisations, la fuite des capitaux à l'étranger et l'immigration. … [Pour résoudre le trilemme], chacun des trois éléments doit être redéfini. … Les conservateurs devraient être prêts à accepter le changement social selon le principe du guépard, qui repose sur l'aphorisme du roman de Tomasi di Lampedusa : 'Si nous voulons que tout reste en l'état, nous devons tout changer'." (30.03.2009)

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Cicero - Allemagne

Ulrich von Suntum sur le mythe du New Deal

Dans le magazine mensuel Cicero, Ulrich von Suntum s'interroge sur la réelle influence exercée depuis 1929 par le 'New Deal' de Franklin D. Roosevelt, que l'on invoque souvent : "Les historiens et les économistes ne sont pas d'accord sur la réelle influence de la politique du New Deal dans la résolution de la crise économique mondiale. Certains pensent même qu'elle l'a rallongé, notamment  parce qu'elle a régulé les marchés des produits et renforcé le pouvoir syndical. Pour lutter contre la déflation, on a même autorisé la formation de cartels. A cela s'est ajouté un protectionnisme prononcé. Celui-ci a débuté en 1933 avec la levée de l'étalon-or pour le dollar, ce qui a provoqué une course à la dévaluation. On a tenté d'augmenter les ventes des produits américains sur le plan national à l'aide de droits de douane et de barrières commerciales. Les pays européens ont, eux aussi, mené une politique dite du 'beggar my neighbour', mais dans l'ensemble, cela a renforcé la crise. On a assisté au paradoxe du cinéma. Quand un spectateur se lève pour mieux voir, il n'en profite que peu de temps. Quand tout le monde se lève, personne n'en profite et tout le monde perd sa place. Malheureusement les campagnes actuelles du 'buy american' ainsi que les mesures de soutien françaises montrent que l'on n'a pas suffisamment appris des expériences négatives." (25.03.2009)

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ÉCONOMIE

ABC - Espagne

La crise des banques espagnoles était inévitable

Jusqu'ici, le système bancaire espagnol était considéré comme le plus sûr d'Europe. Mais une caisse d'épargne espagnole a récemment dû être sauvée également par l'Etat. La banque Caja de Castilla la Mancha sera provisoirement dirigée par la Banque centrale espagnole. ABC commente : "L'intervention auprès de la Caja de Castilla la Mancha par la Banque d'Espagne était inévitable et nécessaire. La seule question qu'on peut se poser c'est pourquoi cela a mis autant de temps. … Mais le cas de cette institution n'est que la partie émergée de l'iceberg dans un problème à la portée plus large : la crise inévitable du système des banques espagnoles, et en particulier des caisses d'épargne." (30.03.2009)

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Népszabadság - Hongrie

Mettre en place des réformes

Le quotidien progressiste de gauche Népszabadság compare les quatre pays européens dont les gouvernements se sont effondrés sous le poids de la crise économique mondiale : la Lettonie, La République tchèque, la Hongrie et l'Islande. "Les partis lettons du centre-droit ont, en peu de temps, re-mélangé les cartes, à Riga il y a un nouveau gouvernement; en Islande des élections se tiendront le mois prochain, en République tchèque cela est prévu pour octobre; en Hongrie plane l'incertitude. … Ce qui a fait échouer le conservateur [Mirek] Topolánek et le social-démocrate [Ferenc] Gyurcsány, c'est la tendance politique croissante à l'hostilité envers les réformes. Ils ont été poussés à la démission soit sous la pression de l'opposition (Topolánek) soit sous celle de leur propre parti (Gyurcsány). …Toutes les forces politiques en Europe centrale et orientale devraient enfin reconnaître qu'il n'y a pas d'autre option au cœur de la crise que d'engager des mesures d'économie et des réformes." (30.03.2009)

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CULTURE

De Volkskrant - Pays-Bas

La Constitution mise vers

52 poètes européens ont écrit une constitution européenne sous forme de poème. Dans le quotidien De Volkskrant, le chroniqueur Bert Wagendorp estime que la "Constitution mise en vers" est particulièrement importante pour les Néerlandais eurosceptiques : "Surtout nous, les Néerlandais, avons un besoin urgent de l'Europe car c'est notre seule possibilité d'échapper de notre misérable petite taille. … La Constitution mise en vers, c'est une autre langue que le traité de Lisbonne. En effet, il suffit de feuilleter ce dernier cinq minutes pour se rendre compte de ce qui ne va pas en Europe. Elle est tombée entre les mains de rabâcheurs, de pointilleux et autre vermine dépourvue d'imagination. … Et si le secrétaire d'Etat [néerlandais] aux Affaires européennes, Frans Timmermans, faisait distribuer la Constitution européenne en rimes à tous les ménages ? Peut-être que cela ramènerait un peu de rêves et d'imagination dans nos têtes. C'est bien aussi pour la poésie. Rendez l'Europe au peuple, c'est le message des poètes. L'Europe nous appartient. Dès que cela redeviendra évident, peut-être alors l'aimerons nous de nouveau." (30.03.2009)

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Helsingin Sanomat - Finlande

Redonner vie à la langue carélienne

Le quotidien Helsingin Sanomat évoque un projet pilote cofinancé par la Fondation finlandaise pour la culture pour le soutien de la langue et de la culture carélienne dans la ville russe de Uhtua. De nombreux Finlandais sont eux-mêmes d'origine carélienne. "La défense de la langue dans la communauté d'Uhtua a commencé il y a neuf ans. Les écoles maternelles d'Uhtua enseignent le carélien. Les groupes proposent de la place à vingt élèves, mais 170 s'y bousculent. Les enfants de ces groupes sont l'avenir de la langue carélienne. On n'apprend pas la langue nationale dans les écoles de Carélie. Les enfants y parlent russe. … C'est comme un état d'urgence." (29.03.2009)

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SOCIÉTÉ

Dnevnik - Bulgarie

Scandale lié à la disparition de listes de bébés

Des listes composées de bébés abandonnés par leur mère à la naissance entre janvier 2003 et août 2008 ont disparu dans un hôpital de Sofia. Le quotidien Dnevnik écrit : "Il est intéressant de remarquer qu'au cours de la journée, les institutions ont refusé d'assumer leur responsabilité dans la disparition des documents. Les déclarations des directeurs des hôpitaux, selon lesquelles il n'y aurait en fait aucune réglementation légale imposant la tenue d'un registre pour les enfants à risque [enfants abandonnés directement à la naissance], sont caractéristiques de ce chaos. Il n'y aurait qu'une obligation de contacter les travailleurs sociaux afin que ceux-ci puissent effectuer un contrôle. Cela serait risible si ce n'était pas aussi tragique. En effet, ce ne sont pas de simples documents qui ont disparu, mais des listes d'enfants. Bien évidemment, cette affaire soulève aussi des soupçons d'adoption illégale voire même de traite [des être humains]." (30.03.2009)

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