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Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 21.04.2009

 

À LA UNE

Les Européens protestent contre Ahmadinejad

Les Européens protestent contre Ahmadinejad

 

Les délégués européens ont quitté la salle lors de la conférence de l'ONU contre le racisme à Genève, ce lundi, pour protester contre un discours du président iranien. Mahmoud Ahmadinejad avait qualifié Israël de "régime le plus cruel et le plus raciste". La presse européenne débat de cette provocation et de ses conséquences. » suite

Extraits des publications suivantes:
Trouw - Pays-Bas, La Vanguardia - Espagne, Libération - France, Rzeczpospolita - Pologne, La Repubblica - Italie, Jyllands-Posten - Danemark

Trouw - Pays-Bas

Le boycott occidental de la conférence de l'ONU contre le racisme à Genève est une erreur, écrit le quotidien Trouw - malgré le discours du président iranien Mahmoud Ahmadinejad : "Ce sont des propos insupportables qui dénotent une évolution à juste titre très préoccupante. … On a toutefois fait de modestes progrès depuis [la conférence de Durban en 2001]. Les condamnations expresses à l'encontre d'Israël ont cette fois été rayées de la déclaration finale. De même que la critique du blasphème dont les pays musulmans en premier lieu abusent pour limiter la liberté d'expression. … Cela ne suffit pas aux absents. Mais quelles autres tribunes internationales reste-t-il donc aux défenseurs des droits de l'homme ? Ne pas participer signifie aussi abandonner ces tribunes de l'ONU aux négationnistes de l'holocauste et aux pays qui condamnent une discrimination et en nient beaucoup d'autres. Même si le dialogue reste extrêmement limité, le prix est trop élevé pour nous." (21.04.2009)

La Vanguardia - Espagne

Le quotidien La Vanguardia commente le discours du président iranien Mahmoud Ahmadinejad prononcé à l'occasion de la conférence de l'ONU contre le racisme : "Sa contribution lors de la séance d'ouverture dans laquelle il a désigné Israël comme la bannière du racisme dans le monde à cause des mauvais traitements infligés aux Palestiniens, a réduit à néant toute possibilité d'entente. En signe de protestation, les représentants des 23 Etats européens ont quitté la conférence et ont ainsi apporté leur soutien aux quatre autres Etats européens ainsi qu'aux Etats-Unis, au Canada et à Israël qui ne participent pas à la conférence. … Ce serait une erreur si l'Occident répondait à la provocation d'un président Ahmadinejad qui a organisé son propre show médiatique s'adressant à son public national qui va bientôt se rendre aux urnes. Cette personne s'est de nouveau discréditée elle-même par l'incitation à la haine. On ne devrait pas lui donner la possibilité de torpiller une conférence mondiale." (21.04.2009)

Libération - France

Suite au discours controversé du président iranien Mahmoud Ahmadinejad à Genève, le quotidien Libération critique entièrement la conférence contre le racisme : "Durban II, comme Durban I, apparaît comme une caricature de diplomatie onusienne. Offrant une tribune et des applaudissements à un Président adepte de la lapidation, homophobe et antisémite, [la conférence] laisse le champ libre aux dictatures chinoise, algérienne ou cubaine …Avec, en fond de sauce, la relativisation du concept des droits de l'homme qui ne serait que l'habile ravalement de l'impérialisme occidental. …Cet éternel débat sur l'universalisme des valeurs et de la morale oublie les victimes qui, elles, ne font pas la différence. Pour un Tibétain torturé dans une prison chinoise, pour un homosexuel cubain dans sa cellule, pour une immigrée malienne rejetée en mer, la violation de ses droits est une réalité absolue". (21.04.2009)

Rzeczpospolita - Pologne

Après le discours du président iranien, le quotidien conservateur Rzeczpospolita salue le boycott polonais de la conférence contre le racisme de Genève : "A cette conférence ... l'orateur principal est Mahmoud Ahmadinejad - le président de l'Iran. C'est-à-dire le président d'un pays dans lequel la discrimination et l'intolérance sont à l'ordre du jour. Et bien sûr la non-tolérance et la discrimination de nombreux groupes : femmes, jeunes filles, homosexuels, minorités religieuses. … Comme on pouvait s'y attendre, le président iranien a nommé Israël comme le meilleur exemple de racisme dans le monde. A cette occasion, il a une nouvelle fois offensé les victimes de l'holocauste, en suggérant que leurs souffrances auraient préparé la voie de l'occupation des territoires palestiniens. … C'est une bonne chose que le gouvernement polonais se soit décidé à boycotter cette manifestation." (21.04.2009)

La Repubblica - Italie

Dans le quotidien progressiste de gauche La Repubblica, Luigi Caracciolo écrit que l'intervention du président iranien Mahmoud Ahmadinejad à Genève place aussi le président américain Barack Obama dans une situation difficile : "Obama est dans le pétrin. L'homme à qui il a tendu la main pour reconstruire les relations américano-iraniennes après plus de 30 ans, … a célébré à sa manière le 120e anniversaire de la naissance d'Adolf Hitler. … Avec une perfidie bien étudiée - faisant preuve de sang froid et d'une remarquable habileté politique - Ahmadinejad a laissé entrevoir une ouverture pernicieuse à Obama en marge de son discours, en indiquant sa disposition … à ne recourir qu'à l'énergie nucléaire civile. … Avec sa provocation, Ahmadinejad pousse Obama dans ses derniers retranchements et nous les Européens avec lui, même si nous comptons peu. Elle engendre le risque que le profond désaccord entre Israël et les Etats-Unis au sujet de l'Iran … ne refasse surface." (21.04.2009)

Jyllands-Posten - Danemark

Suite au discours du président iranien Mahmoud Ahmadinejad lors de la conférence de l'ONU contre le racisme, le quotidien Jyllands-Posten craint pour la capacité de l'Occident à s'imposer : "Tout d'abord, il est maintenant évident que l'UE et l'Occident ont perdu leur voix au sein de l'ONU et ne contrôlent plus l'agenda international. … D'autre part, il se dessine à la conférence de Genève les contours d'un nouvel ordre mondial qui ne va certainement pas dans le sens de l'Europe. L'ONU, qui est née des ruines de la Seconde Guerre mondiale et a donné naissance à d'importantes conventions et à la déclaration des droits de l'homme, est maintenant dirigée par un groupe de pays qui a un agenda tout à fait différent. On pourrait considérer comme une blague le fait qu'une conférence contre le racisme et la xénophobie soit dirigée par la Lybie en collaboration avec l'Iran, le Pakistan et Cuba. Mais c'est la réalité. Et dans cette réalité, l'Occident est sur le point de perdre la bataille pour le statut d'interprète premier de la nature des droits de l'homme." (21.04.2009)

POLITIQUE

Süddeutsche Zeitung - Allemagne

Les opposants l'ont emporté en Chypre du Nord

Le parti nationaliste de droite UBP a remporté les élections en Chypre du Nord, la partie de l'île occupée par les Turcs. L'UE est également responsable de cette situation, écrit le quotidien progressiste de gauche Süddeutsche Zeitung : "Dimanche a été une bonne journée pour tous ceux qui ne veulent entendre parler ni d'une réunification de Chypre, ni d'une adhésion de la Turquie à l'UE. … Les négociations, rouvertes l'année dernière, avancent si lentement que l'espoir et l'euphorie sont retombés parmi la population. Dans le Nord de l'île, l'UE est notamment responsable du fait que le modéré [président en fonction Mehmet Ali] Talat doive désormais tenir compte des partisans de la ligne dure. Les citoyens ont sanctionné Talat lors des élections pour ne pas les avoir fait sortir de leur isolement international, comme il l'avait promis après leur approbation du plan de réunification de l'ONU en 2004. Mais Talat n'a rien pu faire, car l'UE l'a laissé tomber. Pour la Turquie aussi les choses sont mal engagées : l'île reste un obstacle sur la voie d'une adhésion de la Turquie à l'UE. Les opposants l'ont emporté." (21.04.2009)

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Die Presse - Autriche

L'Europe doit trouver une solution commune à la problématique des réfugiés

L'Italie a accueilli 120 réfugiés qu'un cargo turc avait sauvés la semaine dernière dans les eaux maltaises. Cet accueil a déclenché une violent débat entre l'Italie et Malte quant au pays qui est responsable des réfugiés. La situation montre encore une fois que l'Europe ne peut résoudre que de façon conjointe le problème de l'immigration illégale, écrit le quotidien Die Presse : "Au lieu de cela, elle se contente de tenter en vain d'informer ces gens sur place, en Afrique du Nord. Il s'agit de les convaincre de ne pas émigrer. Mais la situation dans leurs pays est une raison suffisante pour tenter cette aventure. Ils prêtent une oreille plus attentive à leurs parents et amis qui ont déjà trouvé un travail illégal, par exemple dans le travail agricole en Espagne, qu'aux avertissements. Ce qui fait défaut aux Etats de l'UE, ce n'est pas seulement de la solidarité mais aussi de faire le ménage chez eux. Car le phénomène de l'illégalité ne puise pas sa source uniquement dans les pays d'origine mais également de ce côté-ci de la mer." (21.04.2009)

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Postimees - Estonie

La visite de Medvedev en Finlande n'a pas de caractère hostile

Le président russe Dmitri Medvedev a effectué une visite en Finlande. Malgré de strictes mesures de sécurité et quelques protestations, la visite n'avait pas de caractère hostile, estime le quotidien Postimees : "La visite s'achève le jour du bicentenaire du premier Parlement finlandais autonome. Comme les analystes télé finlandais l'ont remarqué, c'est une rupture logique. Il n'existe pas de différences fondamentales dans l'interprétation de l'histoire entre les deux pays. Nous nous demandons bien sûr en Estonie quand aura lieu une telle visite dans notre pays. Nous sommes finalement tout autant voisin de la Russie et membre de l'UE. On ne peut qu'être d'accord à ce sujet avec le député [estonien] Marko Mihkelson : tant que la Russie ne se montrera pas plus bienveillante et disposée à opérer un dégel des relations, il n'y aura pas de rapprochement. La route est donc encore longue avant que n'aient lieu des visites mutuelles entre des Etats démocratiques normaux." (21.04.2009)

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Cotidianul - Roumanie

La naturalisation des Moldaves, un avantage pour l'UE

La Roumanie veut faciliter la naturalisation de la majorité roumaine de la République de Moldavie. Presqu'un million de Moldaves auraient déjà déposé une demande en ce sens. Le quotidien Cotidianul voit la naturalisation comme un bénéfice pour l'UE : "La Roumanie n'a demandé ni à l'UE ni aux autres cercles d'experts internationaux d'annuler les conséquences du pacte Hitler-Staline [qui avait conduit à la séparation de la République de Moldavie de la Roumanie] mais elle souhaite une réunification. Elle n'a pas non plus initié d'action militaire pour protéger ses citoyens mais a proposé une solution individuelle pour protéger environ un million de personnes des griffes d'un régime criminel. Ces citoyens deviendront un million d'Européens. Je crois que la vieille Europe devrait y voir avant tout un avantage (démographique) et non une perte." (21.04.2009)

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RÉFLEXIONS

Kritika - Hongrie

György Csáki sur un nouvel ordre économique mondial

Dans la revue mensuelle intellectuelle Kritika, l'économiste György Csáki réfléchit aux changements de l'ordre économique mondial induits par la crise. "La trinité 'privatisation, dérégulation et libéralisation' a échoué dans le monde. C'est donc l'échec de la doctrine économique défendue par l'ex-président américain Ronald Reagan (reaganomics) et l'ex-Premier ministre britannique Margaret Thatcher (thatchérisme), selon laquelle de faibles impôts, des marchés non régulés et des interventions de l'Etat minimales garantissent une économie nationale optimale durable. … Dans le contexte de l'actuelle crise économique mondiale, il est manifeste que le rôle des gouvernements a de nouveau considérablement augmenté. L'impératif économique est passé des dogmes 'privatisation, dérégulation et libre marché' à plus de régulation et plus de propriété publique. Bien qu'il soit encore trop tôt pour enterrer le capitalisme américain, on peut déjà parler concernant les Etats-Unis de retour du 'big governement'. … Le rôle de l'Etat dans l'organisation de l'économie a atteint une nouvelle dimension en Europe également. La crise a tout mis sans dessus dessous en matière d'ordre économique." (21.04.2009)

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ÉCONOMIE

Lietuvos Žinios - Lituanie

L'ouverture du marché du travail en Belgique salué

Le 1er mai 2009, la Belgique ouvrira son marché du travail aux travailleurs des Etats qui ont intégré l'UE en 2004. Le quotidien Lietuvos zinios trouve cela logique : "La Belgique n'a pas à craindre une nouvelle vague d'immigration. En outre, le pays manque actuellement d'infirmières par exemple. D'autre part, la Commission européenne lui a également demandé plusieurs fois de lever les restrictions et rappelé que la libre circulation des personnes était l'un des principaux piliers de l'UE, et que jusqu'à présent celle-ci n'avait apporté que des avantages à l'économie des ses membres. Dans le contexte de crise, la Commission voit même dans le marché un élément de la solution et non l'origine du problème. Mais l'Allemagne et l'Autriche continuent de déclarer que les limitations seront maintenues jusqu'en 2011. D'ici le 30 avril, ils ont encore le temps de justifier cette décision." (21.04.2009)

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Sme - Slovaquie

Les hommes politiques économistes hongrois privés de confiance

Le quotidien progressiste Sme commente le programme contre la crise proposé par le gouvernement hongrois remanié qui est entré en fonctions la semaine dernière. "L'un des principaux piliers principaux du programme du nouveau Premier ministre Gordon Bajnai est la confiance. Le chef du gouvernement évoque souvent la nécessité de rétablir cette confiance dans le monde et parmi la population du pays. … Mais un simple coup d'œil à la composition du nouveau gouvernement montre pourquoi cette confiance manque. La majorité [des ministres] étaient déjà en fonctions sous les socialistes au gouvernement. Même le nouveau Premier ministre était depuis 2006 dans le gouvernement de son prédécesseur Ferenc Gyurcsány. … Ces ministres portent l'entière responsabilité du déclin progressif de l'économie. … La première version du paquet de restrictions comprend certes des mesures que les économistes hongrois appellent de leurs vœux depuis des années. Mais peu d'entre eux croient cependant que celles-ci peuvent être mises en place par un gouvernement dans lequel la plupart des ministres annonçaient encore il ya peu, l'exact opposé de la devise actuelle du gouvernement." (21.04.2009)

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CULTURE

Rue89 - France

Tout va bien pour le cinéma américain

Le site d'informations en ligne Rue89 évoque les bonnes prévisions pour le cinéma américain : "On le sait, le cinéma américain a bâti sa force à l'international. ... Et il est vrai que les exploitants de salles ont une propension, dans la plupart des pays, à programmer soit des films nationaux soit des films américains, de sorte que le cinéma mondial, celui qu'on retrouve aussi bien en Europe que dans le Maghreb, en Asie et ailleurs, c'est le cinéma américain. ... On pourrait en déduire que le cinéma américain dépend très fortement de l'étranger ; ce n'est que partiellement vérifié. En effet, les recettes du cinéma américain proviennent pour un quart des salles, et pour les trois quarts des exploitations dérivées, télévision et vidéo. ... On avait prédit la fin des cassettes vidéo et des DVD au profit du pay-per-view et du téléchargement légal des films. Les DVD résistent. ... On avait craint que les supports de lecture que sont la télévision et l'ordinateur, ainsi que le téléphone portable, ne concurrencent gravement les salles ; il n'en est rien, la sortie en salle demeurant une pratique culturelle assez stable depuis quelques années." (20.04.2009)

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SOCIÉTÉ

Lidové noviny - République tchèque

Les difficultés d'intégration des Roms en République tchèque

Après un incendie criminel perpétré contre une famille rom en République tchèque, les quotidiens de Prague débattent du problème de l'intégration des Roms. Jana Horváthová, du musée pour la culture rom, critique dans le quotidien conservateur Lidové noviny le peu de choses faites pour les enfants roms. "Leur échec scolaire aboutit à un manque de qualification, à une vaine recherche d'emploi, puis au piège de l'endettement … et à la vie dans les ghettos. Au départ, il y a l'école et son incapacité à compenser le handicap [les connaissances insuffisantes de la langue tchèque]. Pourtant on connaît des solutions : une école maternelle, une année scolaire dite année zéro. Les enfants désavantagés devraient bénéficier d'une attention supérieure à la moyenne comme c'est le cas pour les enfants souffrant de déficiences physiques. Et cela devrait se faire non pas dans des écoles spécialisées, mais dans des écoles normales." (21.04.2009)

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Helsingin Sanomat - Finlande

Les Suédois connaissent peu la Finlande

Ilkka Mattila écrit dans sa chronique dans le quotidien Helsingin Sanomat que les Finlandais se sentent plus proches de leurs voisins nordiques que ceux-ci ne le sont eux-mêmes des Finlandais : "Nous nous rappelons toujours qu'autrefois la Finlande appartenait à la Suède. Mais en Suède la connaissance de ce fait n'est pas évidente pour tous. Un ami originaire de l'Åland [finlandais] m'a raconté que les gens à Stockholm étaient souvent étonnés qu'il parle aussi bien suédois. La ville d'Eskilstuna, considérée comme le bastion des immigrants suédo-finlandais, célèbre cette année le 350e anniversaire de son existence. A cette occasion sera organisée en été dans la ville une exposition commune d'art moderne finlandais et suédois. Son nom : 'Ne pas dissimuler !'" (20.04.2009)

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