Nikolaus Piper écrit dans le quotidien Süddeutsche Zeitung que dans le cadre de la crise, le Fonds monétaire international (FMI) a plus de puissance que jamais. "En fait, le Fonds fait actuellement office de banque centrale mondiale, pas dans le sens où il est responsable de l'inflation et de la masse monétaire, mais en tant que prêteur de dernier ressort qui soutient le système financier mondial lorsque toutes les autres garanties sont défaillantes. L'ascension du FMI au rang d'instance centrale pour la politique de crise internationale sert au final l'économie mondiale. La crise a montré, entre autres, qu'une économie mondialisée n'a aucun avenir sans commissions mondiales qui fonctionnent. Le groupe des sept grands pays industrialisés (G7) est trop petit pour cette tâche, le groupe plus étendu du G20 est trop hétérogène. Il importe maintenant d'accélérer la réforme du FMI. La montée des pays émergents dans les commissions du FMI, principalement à la charge de l'Europe, va désormais, suite à la crise, presque de soi. Il est cependant encore plus important que le Fonds reste la première adresse en tant que prêteur, même dans des conditions complètement différentes, que ses commissions travaillent de manière plus efficace et qu'on ne lui demande plus des compromis douteux dans le cadre de financements." (27.04.2009)
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