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Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 19.05.2009

 

À LA UNE

L'armée déclare la fin de la guerre civile au Sri Lanka

L'armée déclare la fin de la guerre civile au Sri Lanka

 

Après près de 26 années de violence, l'armée a déclaré la fin de la guerre civile au Sri Lanka. D'après elle, les rebelles tamouls des Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE) seraient vaincus. Selon les déclarations de la télévision nationale, les troupes gouvernementales ont tué lundi le chef des rebelles Velupillai Prabhakaran. » suite

Extraits des publications suivantes:
Savon Sanomat - Finlande, Népszabadság - Hongrie, Financial Times Deutschland - Allemagne, Trouw - Pays-Bas

Savon Sanomat - Finlande

Le quotidien Savon Sanomat évoque la fin de la guerre civile au Sri Lanka : "A présent, les Tigres sont fatigués. Ces dernières semaines, ils ont livré de violents combats contre l'armée sri-lankaise dans la partie la plus septentrionale de l'île. A la fin de la semaine, il ne restait plus qu'une seule option aux rebelles : la capitulation sans condition. … Cette guerre civile, qui a duré plusieurs décennies, a fait plus de 70 000 victimes. Le fait que même le tsunami de 2004, qui a englouti 30 000 personnes et constitué une énorme tragédie humaine, ne soit pas parvenu à réconcilier l'île, montre bien l'étendue du conflit. Les Tigres tamouls ont en outre assassiné le Premier ministre indien Rajiv Gandhi qui s'efforçait de ramener la paix dans l'île. … Les Tamouls représentent presque un cinquième de la population du Sri Lanka, les Cingalais les trois quarts. Ainsi, sans aide extérieure, la lutte armée des Tamouls pour leur indépendance était dès le départ vouée à l'échec." (19.05.2009)

Népszabadság - Hongrie

Malgré l'annonce officielle de la fin de la guerre civile au Sri Lanka, le quotidien Népszabadság redoute que celle-ci ne se poursuive : "Le territoire contrôlé [par les rebelles] ne constituait à la fin plus qu'un demi-kilomètre carré. Les rebelles - les Tigres de libération de l'Eelam tamoul - voulaient négocier. Mais plus personne ne souhaitait négocier avec eux. Le gouvernement et l'armée de la société majoritaire cingalaise ne voulaient pas la paix, mais l'élimination des rebelles. … Les Tigres de libération ont échoué dans leur tentative d'établir un Etat indépendant dans le nord et l'est du Sri Lanka où vivent près de 3,2 millions de Tamouls. … Les affrontements militaires sont certes terminés, mais les cellules dormantes des Tigres de libération pourraient lancer d'autres actions. Surtout si le gouvernement ne conclut pas de paix avec la minorité tamoule et rejette les aspirations légitimes à l'autonomie. On ne pas peut mettre fin à des conflits tels que celui-ci par des victoires militaires. La guerre civile pourrait donc se poursuivre." (19.05.2009)

Financial Times Deutschland - Allemagne

Le gouvernement au Sri Lanka a certes vaincu les rebelles mais le prix est élevé, écrit le journal économique Financial Times Deutschland. La démocratie et les droits de l'homme restent sur le carreau : "La violence est payante. C'est la leçon cynique que peuvent tirer de la défaite des Tamouls les régimes qui se trouvent menacés par des rebelles et des minorités. Le gouvernement du président Mahinda Rajapakse a vaincu les Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE) par des moyens militaires. Il y a encore un an, ils dominaient presque tout le nord de l'Etat insulaire - une solution militaire au conflit semblait impossible. … La stratégie de la violence est payante pour Rajapakse et l'armée. Pour sa victoire, il sacrifie non seulement la vie de milliers de civils tamouls, mais aussi en partie la liberté de l'ensemble de la population. La liberté de la presse et les autres droits démocratiques au Sri Lanka restent sur le carreau dans sa marche triomphale. Les terroristes tamouls sont vaincus militairement, mais le conflit entre les groupes ethniques et la violence persisteront au Sri Lanka." (19.05.2009)

Trouw - Pays-Bas

Le quotidien Trouw doute que la violence soit vraiment terminée au Sri Lanka : "Les rebelles tamouls ont utilisé comme arme des attentats-suicides sanglants, faisant ainsi régulièrement des dizaines de victimes innocentes. L'armée sri-lankaise a souvent agi sans égards, n'a pas été en mesure et n'a probablement pas non plus souhaité faire la différence entre les combattants de la guérilla et les civils. La Commission européenne a donc à juste titre demandé une enquête sur d'éventuelles violations du droit de la guerre dans le conflit. … Ce qui est sûr, c'est qu'après avoir décidé de poursuivre la bataille jusqu'au bout, le gouvernement sri-lankais a assumé l'obligation couteuse d'offrir aux Tamouls un avenir politique décent. Il n'y aura pas de pays tamoul indépendant, mais sans solution sérieuse à la détresse des Tamouls, une nouvelle rébellion est inévitable. Les Américains, les Britanniques et d'autres doivent exercer un maximum de pression sur le gouvernement à Colombo pour éviter un nouveau drame." (19.05.2009)

POLITIQUE

Neue Zürcher Zeitung - Suisse

L'inde est un facteur de stabilité régionale

A l'occasion des élections législatives en Inde, le quotidien Neue Zürcher Zeitung décrit le pays comme un îlot de stabilité en Asie du Sud : "Au moins, la démocratie indienne traite les oppositions régionales et religieuses mieux que le Pakistan, pays dirigé le plus souvent d'une main de fer par l'armée. Même les affrontements entre hindous et musulmans sont moins sanglants que la confrontation entre la société musulmane majoritaire et la minorité islamique puritaine dans le pays voisin. A une époque où l'on appose rapidement l'étiquette 'd'Etat voyou', 'd'Etat défaillant' ou de 'poudrière', l'issue des élections semble très opportune. Tandis que les prévisions pour l'Afghanistan et le Pakistan sont de plus en plus sombres, et que l'Asie du Sud devient la première région en crise, et pas seulement du point de vue de Washington, l'Inde montre que d'autres évolutions sont également possibles en Asie du Sud." (18.05.2009)

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Gazeta Wyborcza - Pologne

La rencontre de Tusk avec les ouvriers des chantiers navals était vaine

Lundi, le Premier ministre Donald Tusk a parlé de l'avenir de la construction navale avec les ouvriers polonais des chantiers navals. Le quotidien progressiste Gazeta Wyborcza considère ces discussions comme vaines, car le gouvernement ne peut rien faire pour sauver les entreprises : "[Les syndicats] Solidarność et OPZZ ne sont pas venus au débat avec le Premier ministre au chantier naval de Gdańsk. Le Premier ministre s'est donc entretenu avec les représentants de deux [autres] organisations. Mais rien que l'idée de ces débats était dès le début une erreur. Car que dirait le Premier ministre aux syndicalistes de Solidarność ? Que le gouvernement ne dispose plus d'aucun instrument pour sauver une entreprise privée qui est en train de devenir insolvable. Il les avait pourtant il y a encore quelques temps. Ce n'était cependant pas le gouvernement actuellement en place mais les prédécesseurs du parti Droit et justice [maintenant dans l'opposition], ainsi que d'autres ex-gouvernements." (19.05.2009)

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Lietuvos rytas - Lituanie

Une campagne présidentielle lituanienne vide de contenu

Avec l'élection de Dalia Grybauskaite à la présidence lituanienne, ce poste a pour la première fois été remporté par une femme. Pour le quotidien Lietuvos Rytas, cela ne constitue pas l'unique singularité de ces élections : "Les électeurs ont été extrêmement passifs. Ce qui est particulièrement étonnant, c'est que l'on soit même allé voter. Ces élections ont été dans les faits les plus étranges depuis la restauration de l'indépendance. Elles se sont déroulées pratiquement sans campagne électorale, sans le moindre débat et même sans affiches dans les rues. … La Russie n'a surtout jamais eu à dépenser aussi peu pour la campagne électorale en Lituanie, et même le résultat à pour ainsi dire été russe : le vainqueur des élections avait déjà été décidé en haut lieu dès le départ. Et les citoyens n'ont eu qu'à confirmer cette décision." (19.05.2009)

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Frankfurter Allgemeine Zeitung - Allemagne

Les Britanniques méprisent leurs politiques

Le journal conservateur Frankfurter Allgemeine Zeitung écrit que les électeurs n'éprouvent plus que du mépris pour la politique suite au scandale des notes de frais en Grande-Bretagne : "Il est déjà bien difficile de trouver une comparaison à la dimension inédite du feuilleton à scandale des notes de frais à la Chambre des Communes, tant le motif de cupidité y est inhabituel. Certes, au siècle dernier, dans les années 60, l'affaire Profumo mettait un terme avec un aplomb semblable à une ère du parlementarisme britannique … . Cependant, les fruits défendus avec lesquels une callgirl avait séduit le ministre de la Défense de l'époque [John Profumo], qui a donné son nom à l'affaire, sont des tentations bien connues en politique. Mais que des centaines de députés de tous les partis bien établis fassent de leur mandat une entreprise familiale aux traits clientélistes et que des dizaines d'entre eux tentent d'extorquer le dernier penny du règlement des notes de frais de la Chambre des Communes, tout cela a profondément choqué l'opinion publique britannique. Les électeurs ne se sont pas arrêté longtemps au stade continental du ras le bol politique, ils sont carrément passés à celui du mépris furieux de la politique." (19.05.2009)

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Le Figaro - France

Obama pourrait apporter la paix au Proche-Orient

Le journal conservateur Le Figaro espère que Barack Obama pourra apporter une paix durable au Proche-Orient : "Le premier président noir, également prénommé Hussein, réussira-t-il à remettre en route le processus de paix au Proche-Orient ? Il est un signe anecdotique mais assez encourageant : on ne parle plus à la Maison-Blanche de 'processus de paix' mais de paix tout court. ... Que les Israéliens se soient dotés du gouvernement le plus marqué à droite de leur histoire n'a pas découragé Barack Obama. ... Washington demande ...  le démantèlement des colonies 'sauvages' et l'ouverture de négociations sur la solution des 'deux États'. ... La nouvelle stratégie américaine consiste à bâtir des alliances le plus large possible pour isoler et venir à bout des adversaires les plus résolus. ... La relance de la paix au Proche-Orient constitue son premier test de crédibilité. S'il y parvient, il pourra faire avancer son ordre du jour extraordinairement ambitieux. S'il échoue, l'avenir sera encore plus difficile qu'il ne l'est déjà." (18.05.2009)

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Público - Espagne

Elections européennes : pas d'interdiction des idées

Une liste pour les élections européennes élaborée en Espagne a été invalidée hier par le Tribunal suprême en raison de sa proximité présumée avec l'organisation terroriste basque ETA. De nombreux personnes critiquent cette décision en invoquant le caractère peu évident des preuves rassemblées. Le politologue Ramón Cotarelo tempère les critiques dans le quotidien Público : "La conclusion, c'est que les conclusions des critiques sont fausses. En Espagne, les idées ne sont pas interdites, et les aspirations à l'indépendance encore moins. La preuve en est que des partis indépendantistes sont représentés dans les institutions. C'est le cas par exemple d'Aralar au Pays basque ou d'ERC en Catalogne qui est au pouvoir dans cette région. La différence, c'est qu'ils ne prônent pas la violence et ne sont pas issus du courant politique de ceux qui assassinent pour imposer leurs idées. En Espagne, on interdit des activités ou des manifestations, non des idées, et toute personne qui fait l'objet d'une interdiction peut contester cette décision s'il pense qu'il s'agit d'une violation de la loi." (19.05.2009)

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Irish Examiner - Irlande

Elections européennes : faible représentation des femmes candidates en Irlande

Le quotidien Irish Examiner commente le fait que moins d'un quart des candidats irlandais aux élections européennes sont des femmes : "En 2004, l'Irlande occupait la 63è place en ce qui concernait le nombre de femmes élues à un mandat politique dans différents pays. … Selon un sondage mondial, l'Irlande a perdu une trentaine de places au cours du mois précédent pour atteindre la 88è place. Parmi les Parlements européens, avec 13 pour cent de femmes, le Dáil irlandais est celui qui en compte le moins. La moyenne européenne tourne autour des 24 pour cent. La Suède arrive en tête avec 47 pour cent. L'Irlande … élit moins de femmes que la Bolivie, le Soudan, le Cambodge ou le Kazakhstan. Lorsqu'il s'agit de politique, les femmes irlandaises sont les Européennes qui ont le taux de réussite le plus bas, ou celles qui sont le plus facilement exclues. S'il est préférable pour l'Irlande d'encourager une plus grande participation des femmes en politique, nous serions idiots de ne pas le faire. Nous devons retirer toutes les barrières qui empêchent des personnes - quel que soit leur sexe - d'apporter une contribution positive." (19.05.2009)

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RÉFLEXIONS

Revista 22 - Roumanie

Horia-Roman Patapievici sur le manque de confiance dans la démocratie

"Qu'est réellement la démocratie ?" s'est souvent interrogé Horia-Roman Patapievici, le directeur de l'Institut culturel roumain (ICR). Il tente de répondre à cette question dans une tribune à l'hebdomadaire Revista 22 : "Je suis contre l'idée que la démocratie devrait être une idéologie qui nous fixe des objectifs et des valeurs. Dans une société modeste, les objectifs des personnes ne peuvent pas être uniquement les objectifs du régime politique. La démocratie est un cadre. Mais ce cadre comprend également, en plus du mécanisme de changement de régime (sans effusion de sang), dont l'importance est reconnue par tous, une solidarité à laquelle on n'accorde pas beaucoup d'attention (chez nous) - une solidarité des citoyens qui s'exprime par leur confiance dans les institutions démocratiques qui travaillent elles-mêmes dans leur intérêt, si celles-ci ne sont pas surveillées. La démocratie n'est pas seulement une question d'élections. C'est principalement une question de confiance. Mais si l'on sent que l'on nous trompe dès que l'on a le dos tourné, on devient fou. Le manque de confiance tue." (19.05.2009)

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La Repubblica - Italie

Nadia Urbinati sur l'information comme organe de contrôle de la démocratie

A l'occasion d'un congrès international à Naples sur le thème "Le sort de la démocratie", Nadia Urbinati décrit l'importance de la liberté de la presse et de l'information dans la démocratie : "La démocratie ne connaît pas 'd'ailleurs', dans le sens où ses fondements ne se trouvent ni en dehors ni au-dessus d'elle-même. … Il semble que la démocratie moderne n'a plus d'ennemi car elle est parvenue à les impliquer dans le jeu politique. … L'information … fait partie du processus de formation de l'opinion : en tant que citoyens démocratiques, nous devons acquérir des connaissances pour pouvoir nous faire une opinion et décider, et nous devons acquérir des connaissances pour pouvoir contrôler ceux qui décident. … L'information … est avant tout un bien qui nous permet d'acquérir d'autres biens : surveiller le pouvoir législatif, révéler ce que celui-ci tente de garder secret. L'information fait ainsi partie d'une tradition honorable ... de contrôle, même si elle ne dispose que d'un pouvoir indirect et informel. Sans ce contrôle, les démocraties modernes sont menacées, même si le droit de vote n'a pas été enfreint, même s'il n'y plus du moins dans l'imaginaire un 'ailleurs' concernant la démocratie, et même si la démocratie n'a plus d'ennemis politiques." (19.05.2009)

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ÉCONOMIE

Les Echos - France

L'économie laitière européenne est surrégulée

Le quotidien Les Echos commente les protestations des producteurs de lait contre la chute des prix de leurs produits : "Tous les grands pays d'élevage bovin sont confrontés à un phénomène qui les dépasse, la glissade rude et durable des cours mondiaux, ceux du lait comme des matières premières issues de sa transformation, le beurre et la poudre de lait. Si les prix d'équilibre du lait sont subitement tombés aussi bas ... ce n'est pas sous la seule loi des marges obscures de la grande distribution, mais aussi parce que l'économie laitière est tenue depuis des années à bout de bras. Elle ne souffre pas de trop peu de régulation mais de trop de régulation. Avec ses quotas de production, ses procédures d'achats publics, ses aides à l'exportation, l'Europe, avec le soutien de la France, a privilégié une politique des revenus si aboutie qu'elle a transformé les éleveurs en salariés de leurs clients ... . Mais, parce qu'elle n'a pas été accompagnée des reconversions sociales nécessaires, le réveil est brutal maintenant que la bulle de l'or blanc a éclaté." (19.05.2009)

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CULTURE

Politiken - Danemark

L'art peut encore déranger

Le critique du quotidien danois Politiken a constaté lors du festival international du film de Cannes que l'art peut encore déranger. C'est ce qu'il a ressenti lors du dernier film de Lars von Trier, Antichrist, qui choque par sa brutalité : "L'art peut donc encore provoquer, même si l'on n'y croyait plus. Le film sort de l'écran et nous assome tellement fort que l'on pense ne pas pouvoir s'en remettre. … Un nouveau film de Lars von Trier doit être tout sauf apprécié de tous. … Antichrist est un 'scandale célèbre' comme nos grand-mères savaient le faire : irritation catholique, désorientation artistique à parts égales, et cinématographiquement hermétique. Est-ce que ce n'est pas comme si l'on donnait un second souffle à l'art - vu également sur un plan politique ? Qu'importe que l'on apprécie Antichrist ou non." (19.05.2009)

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MÉDIAS

Postimees - Estonie

Un journal tout droit sorti de la machine à expresso

Le quotidien Postimees continue de tourner en dérision l'idée de la machine à expresso pour livres qui imprime les livres à la demande. L'avenir des journaux pourrait également reposer sur l'impression à la demande : "L'idée fondamentale du journal imprimé à la demande serait semblable à celle du livre fait en direct. Il serait ainsi possible de se composer un journal pour le café du matin ou le déjeuner et de l'imprimer sur place, par exemple dans un café, une librairie ou un centre commercial, de la même manière qu'on commande un café à une machine. Sauf qu'à la place de l'arôme, du sucre et du lait, on pourrait choisir les dernières nouvelles locales, économiques ou étrangères ou les rubriques opinion, culture ou médias. On ne pourrait plus reprocher à la presse de se transformer en presse à sensation ni de mal choisir les sujets (sans que le détracteur ne ridiculise par là même son propre choix d'articles ou ses habitudes de lecture) car le journal serait ainsi aussi sérieux que le lecteur le souhaite." (19.05.2009)

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Lidové noviny - République tchèque

De vieux cadres dirigent une ancienne revue clandestine

Le journal littéraire Literarni Noviny, une ancienne figure de proue de la résistance anticommuniste tchécoslovaque, est dirigé depuis peu par des individus proches du parti d'opposition social-démocrate (CSSD), qui ont toutefois un passé communiste. En signe de protestation, 15 rédacteurs veulent quitter la revue. Le quotidien conservateur Lidové Noviny les défend : "Literarni Noviny avait besoin d'un changement. Lorsqu'il a été acheté par une personne proche du CSSD, on a commencé à parler dans la centrale du parti social-démocrate d'une revue de gauche dans le style de [l'hebdomadaire progressiste] Respekt. Literarni Noviny devait incarner l'image d'un CSSD moderne et dynamique, comme l'envisageait le chef du parti Jiří Paroubek, l'homme qui a soutenu les changements dans la rédaction. Ces derniers sont donc compréhensibles. … Mais il semble que ce sont des cadres de l'époque de la 'normalisation' [entre la répression du Printemps de Prague et 1989] qui doivent dessiner l'image d'un parti de gauche moderne." (19.05.2009)

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