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Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 10.06.2009

 

À LA UNE

Pas de répit pour le Premier ministre britannique

Pas de répit pour le Premier ministre britannique

 

Malgré de mauvais résultats aux élections européennes et municipales et le scandale des notes de frais à la chambre des Communes, le parti britannique du Labour au gouvernement vient pour le moment d'éviter une crise de sa direction. La presse européenne continue toutefois de considérer l'avenir du Premier ministre, Gordon Brown, comme compromis. » suite

Extraits des publications suivantes:
De Volkskrant - Pays-Bas, Daily Mirror - Royaume-Uni, Berlingske - Danemark, The Irish Times - Irlande

De Volkskrant - Pays-Bas

Pour le quotidien progressiste de gauche De Volkskrant, il y a plus en jeu dans la crise touchant la Grande-Bretagne que les seules pertes du parti Labour au gouvernement lors des élections européennes et municipales et la critique envers le Premier ministre Gordon Brown : "En plus de la chambre des Lords non élue et du droit controversé du Premier ministre à décider lui-même de la date des élections, c'est maintenant le système des circonscriptions électorales qui est à son tour la cible des critiques. Au vu des résultats des élections européennes (qui se sont déroulées selon un scrutin proportionnel), on peut facilement le comprendre. Car celles-ci ont clairement montré que l'on ne peut plus qualifier l'Angleterre de système bipartite. Les conservateurs ont au final obtenu à peine plus du quart des voix. Cela signifie que seule une minorité (43 pour cent) a voté pour l'un des deux partis établis [conservateurs et Labour]. Dans la crise en Angleterre, il est donc question de bien plus que de la simple débâcle du Labour. Le manque de représentation de l'électorat britannique fragmenté exige une modernisation du système politique, système électoral y compris." (10.06.2009)

Daily Mirror - Royaume-Uni

Le journal à sensation proche du parti Labour The Daily Mirror pense que le parti britannique au gouvernement devrait s'occuper de nouveau de son électorat : "Le fait que la dégringolade du Labour aux élections ait profité au British national party [Parti national britannique] raciste rend les difficultés du [Premier ministre] Gordon Brown encore plus dures à digérer. Si le Labour avait fait un meilleur résultat aux élections européennes, l'infâme [chef du BNP] Nick Griffin et le haineux [député européen du BNP] Andrew Brons ne seraient probablement pas en route pour Bruxelles. ... Afin de renouer avec les électeurs autrefois loyaux qui ne se sont pas déplacés, le Labour doit proposer des politiques attrayantes pour une Grande-Bretagne plus juste. ... La population réclame des actions dans le domaine de l'emploi, des salaires, des retraites, du logement, de la santé, de l'éducation, de la sécurité, du transport et de l'environnement. Brown doit parler la langue de la famille moyenne et répondre aux priorités des vrais gens, non à celles d'une élite urbaine." (10.06.2009)

Berlingske - Danemark

"La culture malsaine de l'enrichissement personnel, dévoilée ces jours-ci au Parlement et au gouvernement britanniques, sape les fières traditions démocratiques du pays", écrit le quotidien danois Berlingske Tidende. "Cela a fait toucher le fond au Premier ministre Gordon Brown - les électeurs ont complètement désaffecté le parti lors des élections européennes et municipales. Le problème, c'est que lorsque l'on observe le rapport de la Grande-Bretagne à l'UE, un renouvellement apporté par les conservateurs présente un risque de stagnation. Si les conservateurs, d'ici leur entrée prévue [au poste de Premier ministre] au 10 Downing Street dans un an au plus tard, ne trouvent pas d'équilibre en ce qui concerne les relations européennes, il sera difficile pour le pays de collaborer avec des alliés traditionnels, comme le Danemark, au sein de l'UE." (10.06.2009)

The Irish Times - Irlande

Le quotidien The Irish Times évoque la crise du pouvoir, provisoirement résolue, en Grande-Bretagne : "Malgré les résultats désastreux aux élections européennes et municipales, la fraction du Labour était convaincue qu'il était préférable de rester fidèle au [Premier ministre Gordon] Brown. Car il n'y a ni direction alternative ni programme, et des élections organisées cet automne pourraient s'avérer encore plus catastrophiques s'ils décidaient de remplacer Brown. Pour garantir sa survie, celui-ci a montré le même art de la politique en coulisses qui lui a ouvert le poste en 2007 et a laissé entrevoir le doux espoir d'une progression avant les élections de l'année prochaine. … La date des prochaines élections britanniques a de grosses répercussions sur l'Irlande. Dans le cadre de sa campagne contre la poursuite de l'intégration européenne, le chef du parti conservateur, David Cameron, a proposé de tenir un référendum sur le traité de Lisbonne le jour même où l'Irlande devra se prononcer de nouveau sur celui-ci. Si Brown n'avait pas survécu, les deux Etats se seraient lancés dans une campagne similaire. Même sans élections en Grande-Bretagne, l'euroscepticisme renforcé de cette dernière aura une influence sur le nouveau débat lié au traité de Lisbonne en Irlande." (10.06.2009)

POLITIQUE

Lidové noviny - République tchèque

Une nouvelle chance pour Barroso ?

Ce mardi, José Manuel Barroso a exprimé sa volonté à l'actuel président tchèque de l'UE, Jan Fischer, de se porter candidat pour un deuxième mandat de président de la Commission européenne. Le quotidien conservateur Lidové Noviny écrit : "Cela officialise ainsi ce qui était depuis déjà deux ans un secret de Polichinelle : le désir de Barroso de rester à Bruxelles. Cependant, alors que sa nomination était encore incertaine il y a deux ans, elle est aujourd'hui plus ou moins assurée. Le chemin de Barroso vers un deuxième mandat n'a pas été sans obstacle. Les critiques ont fusé contre lui, particulièrement de la part des politiques européens les plus fédéralistes. … Barroso aime les feux de la rampe et il a prouvé qu'il sait fermer les yeux lorsque les grands Etats commettent une faute envers lui. Pourtant, la majorité des chefs de gouvernement peut très bien vivre avec lui. Peut-être aussi parce qu'en tant qu'ancien Premier ministre du Portugal, il est l'un d'eux. (10.06.2009)

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Pravda - Slovaquie

Un nouveau parti doit jeter un pont entre les Slovaques et la minorité hongroise

L'ex-chef de longue date du parti de la minorité hongroise en Slovaquie [SMK], Béla Bugár, a fondé un nouveau parti qui se veut ouvert aux personnes d'origine hongroise mais aussi aux Slovaques. Bugár jouit également d'une grande estime parmi les Slovaques "de souche", rappelle le quotidien de gauche Pravda. Celui-ci commente : Avec le parti Most–Híd [pont], "Bugár s'aventure en terres inconnues sur la scène de la politique slovaque. … Le président du [jusque là unique parti hongrois] SMK, Pál Csáky, a lui-même mené le parti dans l'isolement dans le cadre de l'opposition slovaque. … Mais cela fait courir un risque aux deux camps [d'origine hongroise] : le fait que cette ouverture constitue un coup d'épée dans l'eau et signifie la fin de leur présence au Parlement. Les prochaines élections législatives et municipales montreront à quel point les intentions de Bugár sont réelles et combien des 'siens' et d'électeurs slovaques il sera à même de convaincre. Pour l'instant, son projet reste un pont vers l'inconnu." (10.06.2009)

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La Repubblica - Italie

Les bastions de la gauche italienne en état de siège

En Italie, le Parti démocratique (PD) d'opposition se sent comme de nombreux électeurs "banni dans son propre pays" écrit Ilvo Diamanti dans le quotidien progressiste de gauche La Repubblica, suite aux pertes importantes essuyées par ce parti aux élections régionales et municipales qui se sont déroulées en même temps que les élections européennes. Le parti est attaqué sur deux fronts : à droite, par les populistes de droite de la Ligue du Nord, et, à gauche, par les libéraux de l'IDV [Italie des valeurs] : "La Ligue est un parti territorial [il revendique une fédéralisation du pays avec des régions fortes], l'IDV est un parti sans territoire. … Jusqu'à hier, elle [la gauche] pouvait délimiter avec fermeté les frontières rouges. A présent, ces zones deviennent roses. … La Ligue du Nord a fait irruption sur le territoire de la gauche en ayant recours au langage de la peur et du localisme. … [Le PD] est désorienté, traqué par l'IDV, et assiégé par la Ligue … dans son fief." (10.06.2009)

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L'Est Républicain - France

Elections européennes : Triomphe des Verts

Le quotidien régional L'Est Républicain analyse le succès des Verts aux élections européennes : "Le vert est une couleur très couvrante, comme disent les peintres. Elle a, en outre, la particularité de s'adapter à tous les supports, et d'être de bonne composition. ... Depuis le score triomphal des listes Europe Écologie ... on voit bien qu'elle (re) devient furieusement tendance. Contre toute attente, le chamboule-tout du scrutin a prouvé que même pendant la crise économique, la crise écologique interpellait. Et que l'environnement restait l'une des premières priorités. ... Et l'actuel président de la République [Nicolas Sarkozy] ... a forgé autour de l'environnement l'un des axes principaux de sa politique. On saluera cependant ce bel opportunisme: deux jours après la percée verte, il était hier sur le terrain pour promettre que face à chaque euro dépensé pour le nucléaire, un euro le sera pour les énergies propres. Une façon de ménager la chèvre et le chou. Une manière aussi de choyer un électorat qui pourra être utile plus tard." (10.06.2009)

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Público - Espagne

Elections européennes : Principes de l'Internet et surdité des partis

Juan Varela compare dans le quotidien Público l'avènement des mouvements Internet comme le Parti des pirates avec la naissance du mouvement des verts qui, dans les années 80, a réclamé plus d'écologie, plus de justice sociale, de démocratie participative et l'absence de violence : "Nombre de ces [idéaux] coïncident avec l'idée de nombreux cyberactivistes qui réclament une démocratie et une économie P2P [Peer-to-Peer] : plus de libertés citoyennes et une résistance au contrôle du réseau 2.0 des grandes compagnies et du gouvernement. Une nouvelle politique pour la citoyenneté 3.0 avec des droits numériques (accès, sphère privée, contenus) où le cyberespace, grâce à ses outils de participation, rend possible le contrôle du pouvoir, et où il est facile de s'unir et de lutter pour des objectifs politiques concrets. Le réseau est un nouvel espace où les principes de liberté, de participation, de collaboration et de ressources partagées donnent lieu à une nouvelle culture, à une autre économie et à une nouvelle politique qui commencent à s'exprimer contre la surdité des partis traditionnels." (10.06.2009)

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Népszabadság - Hongrie

Elections européennes : La marge de manœuvre de Fidesz s'est réduite

Le quotidien progressiste de gauche Népszabadság analyse le fait que le parti nationaliste et conservateur Fidesz, en tête aux élections européennes en Hongrie, est de plus en plus talonné par le parti d'extrême droite Jobbik : "Ce n'est donc pas un hasard si, après l'horrible meurtre commis contre une jeune fille, immédiatement imputé à des Roms malgré l'absence totale de preuves, il [Viktor Orbán, le chef du Fidesz] ait déclaré que la coupe était pleine (il ne faisait pas référence par là au fait que des Roms avaient été accusés sans preuve, bien au contraire). Ce n'est pas non plus un hasard si Orbán a consacré une grand partie de son énergie au cours de la campagne électorale des européennes à neutraliser le Jobbik et à annoncer la nécessité d'une droite unie. Toutes ces tentatives ont été vaines. … Le Jobbik a déjà défini le Fidesz comme son 'adversaire'. Le parti d'extrême-droite ne veut pas seulement pousser à bout le camp du Fidesz, il veut aussi s'approprier une partie de son électorat. La marge de manœuvre du Fidesz s'est ainsi visiblement réduite." (10.06.2009)

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RÉFLEXIONS

To Vima Online - Grèce

Elections européennes : Pas de révolution lors des élections européennes

La journaliste américaine Anne Applebaum commente le résultat aux élections européennes : "Nous avons attendu et attendu, mais la réaction violente européenne largement prédite - contre le capitalisme, contre l'économie de marché, contre la droite - n'est pas venue. Il n'y a aucune demande de révolution marxiste, aucun appel à la nationalisation de l'industrie, pas même une campagne européenne pour ce que l'administration Obama appelle 'stimulation', une politique plus familièrement qualifiée de 'dépenses gouvernementales massives'. … Au contraire : lors des élections européennes du week-end dernier, c'est le capitalisme qui a triomphé, du moins dans sa forme européenne ramollie. Il est vrai que ces scrutins européens sont une forme étrange d'élections. Comparées aux élections nationales, beaucoup moins d'électeurs y participent et ceux qui vont effectivement voter sont beaucoup moins au courant de ce que leurs députés, une fois élus à la législature européenne, font vraiment. L'accumulation progressive de vrais pouvoirs par le Parlement européen ne semble avoir eu aucun effet sur son image populaire. Cette dernière reste celle d'une institution superflue composée de politiques … qui coûtent à tout le monde une fortune en billets d'avion." (10.06.2009)

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La Voce - Italie

Tito Boeri sur le rapport entre l'immigration et la défaite de la gauche

Dans le blog progressiste et indépendant La Voce, Tito Boeri répond de manière concise à la question portant sur les raisons de la défaite électorale des partis de gauche en Europe : "Ce sont les 26 millions d'immigrés qui sont arrivés ces dernières années dans l'UE. … La récession favorise normalement les partis de gauche. … La crise actuelle, en revanche, est allée de pair avec l'affirmation électorale de mouvements de droite et xénophobes dans tout le Vieux Continent [les électeurs percevant les étrangers comme des profiteurs de l'Etat providence] et avec la défaite cuisante des partis qui ont justement contribué historiquement à la construction de l'Etat providence européen. … Au lieu d'imiter le travail de leurs opposants, les sociaux-démocrates devraient tenter de réformer leurs programmes d'Etat social. … Cela signifie que la possibilité de percevoir une aide sociale doit être conditionnée par les impôts et que les abus … doivent être sanctionnés. Le Danemark et la Suède sont les pays qui ont fait les pas les plus significatifs dans cette direction. Est-ce un hasard si les partis de centre-gauche de ces deux pays … n'ont pas connu de défaite aux élections européennes ?" (10.06.2009)

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ÉCONOMIE

Gazeta Wyborcza - Pologne

La grande banque polonaise ne doit pas verser la totalité des bénéfices

Selon le gouvernement polonais, l'une des plus grandes banques polonaises, la PKO BP, un établissement semi-public, devrait verser l'ensemble de ses bénéfices de l'année précédente aux actionnaires. Le gouvernent détenant environ la moitié des actions, il veut améliorer le budget avec ces rentrées d'argent supplémentaires. Le quotidien progressiste Gazeta Wyborcza émet des réserves : "Le projet du ministère du trésor [le ministère qui administre entre autres les finances publiques] visant à aspirer la totalité des bénéfices de l'année précédente de la PKO PB est considéré d'un œil critique par de nombreux économistes. Le professeur Jerzy Osiatyński, ex-ministre des finances et membre du conseil de surveillance de la PKO BP, a déclaré sans détours : 'Si quelqu'un vit de la vente d'œufs, il ne faut pas qu'il tue la poule qui les pond.' En temps de crise, il ne faut pas affaiblir les banques, disent de façon consensuelle Sławomir Skrzypek, le directeur de la banque nationale, et Stanisław Kluza, le président de la KNF [l'autorité de surveillance financière polonaise]. Pour eux il n'est pas convainquant que la PKO BP veuille à l'avenir augmenter son capital en émettant de nouvelles actions." (10.06.2009)

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Frankfurter Allgemeine Zeitung - Allemagne

Le gouvernement fédéral allemand a des nerfs d'acier

Le quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung évoque la faillite du groupe touristique et commercial allemand Arcandor : "Le gouvernement fédéral a cette fois-ci des nerfs d'acier. Il ne s'est pas laissé impressionner par le chantage de la direction de l'entreprise, qui a tenté de mobiliser la rue avec le sort de milliers d'employés. Les ex-patrons et les gros actionnaires, qui n'ont pas reconnu les signes du temps, sont responsables du déclin de Karstadt et de Quelle. Un crédit public aurait seulement donné un peu de temps au modèle commercial dépassé du grand magasin, mais n'aurait pas pu empêcher le changement structurel des centres commerciaux et des commerces en ligne. Le fait que le gouvernement n'ait dans ce cas pas donné suite au sauvetage des emplois, a peut-être à voir avec le revers enregistré aux élections européennes par un SPD atteint du syndrome de l'assistance. Quoi qu'il en soit, la conduite responsable suivie vis-à-vis de l'argent des contribuables, en rejetant de manière tout à fait justifiée des garanties ou des crédits publics, mérite vraiment d'être félicitée." (10.06.2009)

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CULTURE

Svenska Dagbladet - Suède

Abolition prochaine de la censure au cinéma

Depuis presque 100 ans, une loi sur la censure cinématographique est en vigueur en Suède. Celle-ci devrait être désormais abolie. C'est ce que commente le quotidien Svenska Dagbladet : "Dès 1911, la Suède a été le premier Etat au monde à promulguer une loi sur la censure cinématographique. Bien avant d'atteindre l'âge adulte, le cinéma a ainsi été placé sous tutelle. L'ordre cinématographique avait dans le collimateur des images qui allaient à l'encontre 'du droit commun ou des bonnes mœurs' ou qui pouvaient avoir un effet 'abrutissant, excitant ou susceptible d'altérer le concept de loi'. Mais celui qui en a souffert, c'est l'art. De [Charlie] Chaplin à [Ingmar] Bergman en passant par [Martin] Scorsese, lors de la dernière intervention en 1995. Hier, la ministre de la culture a accepté le projet de loi visant à abolir la censure cinématographique pour les adultes. Il était grand temps. Le [gouvernement civil] a la chance de pouvoir abolir la censure cinématographique avant son 100e anniversaire." (10.06.2009)

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ABC - Espagne

La rhétorique de Donald Duck est admirable

Le personnage de Donald Duck est apparu pour la première fois il y a 75 ans dans une bande dessinée, se souvient M. Martín Ferrand dans le quotidien espagnol ABC : "Parmi les nombreux personnages de fiction qui enrichissent notre culture et constituent la civilisation occidentale, Donald Duck … joue un rôle particulier. C'est un produit industriel sorti des usines Walt Disney, mais il a beaucoup à voir avec ce que nous sommes. Il incarne le sens de la protestation, avec ou sans cause, et il est le grand maître de la rhétorique contemporaine. Ses discours semblent incompréhensibles, tout comme ceux de la majorité des grands leaders, et il a forgé un style expressif qui, au risque de trouver cette comparaison choquante, est aussi remarquable que celui de Démosthène, Cicéron, Emilio Castelar [le président de la première République espagnole au 19e siècle] ou, plus récemment, du politique espagnol Fernando Suárez." (10.06.2009)

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SOCIÉTÉ

Revista 22 - Roumanie

Toute la Roumanie travaille sous pression

En Roumanie, environ 300.000 retraités ayant occupé des postes de parlementaire, policier ou militaire perçoivent une retraite dite spéciale dont le montant peut être jusqu'à 50 fois plus élevé que celui d'une retraite moyenne dans la fonction publique de 155 euros. Le quotidien Revista 22 commente les projets visant à modifier ce système de retraite : "La Roumanie n'est pas le seul pays dans lequel quelques groupes professionnels jouissent de privilèges. Il y en a eu et il y en a encore, dans une certaine mesure, en Italie ou en France, simplement ils suscitent moins l'attention. Pourtant, là-bas, il n'existe pas cette différence absolument troublante entre les grosses retraites spéciales de plus de 32.700 lei (7.850 euros) et la retraite moyenne dans la fonction publique de 648 lei (155 euros) ! Les arguments invoqués par la caste privilégiée sont le stress, la pression, parfois également de nature politique, sur leur lieu de travail. Pourtant toute la Roumanie travaille sous pression et souvent au-delà des limites de la santé. … La Roumanie ne peut pas se permettre de financier des centaines de milliers de retraites pour lesquelles pas même un cinquième des cotisations à l'assurance retraite n'ont été versées." (10.06.2009)

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SPORT

De Standaard - Belgique

Les homosexuels ont la vie dure dans le football

D'après un sondage récent réalisé par la revue de football belge Sport/Voetbalmagazine, sept joueurs professionnels sur dix estiment que les homosexuels n'ont rien à faire dans la ligue professionnelle. Le quotidien analyse pourquoi l'homosexualité est encore taboue dans le football : "Le foot est un monde machiste et les homosexuels n'y ont pas leur place. La loi des vestiaires dicte que chaque joueur doit rester fidèle à son genre. ... Même les chants du public ne laissent planer aucun doute. Quiconque montre des faiblesses est décrié. … A cela s'ajoute également - en 2009 - la pression des sponsors. Ils ne s'attendent sûrement pas à associer leurs produits à des homosexuels. Ils battent en retraite à la moindre rumeur d'homosexualité. On a pu le voir avec la superstar Cristiano Ronaldo. Après que celui-ci a vraisemblablement 'fait la fête' avec trois transsexuels, l'entreprise italienne de télécommunications Tim aurait résilié son contrat avec l'attaquant. … Soutenue par la Fédération sportive flamande, … l'Association des gays et lesbiennes a mené une nouvelle campagne contre l'homophobie dans le sport l'année dernière. Au vu du récent sondage, celle-ci n'a servi à rien." (10.06.2009)

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