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Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 16.06.2009

 

À LA UNE

Nétanyahou pour la création d'un Etat palestinien

Nétanyahou pour la création d'un Etat palestinien

 

Dans un discours de principe sur le conflit au Proche-Orient, le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, s'est pour la première fois prononcé dimanche en faveur de la création d'un Etat palestinien démilitarisé. Les Palestiniens devraient toutefois reconnaître Israël comme le "pays du peuple Juif" et Jérusalem rester la "capitale réunifiée d'Israël", selon le Premier ministre. » suite

Extraits des publications suivantes:
Berlingske - Danemark, Frankfurter Rundschau - Allemagne, Neue Zürcher Zeitung - Suisse, Open Democracy - Royaume-Uni

Berlingske - Danemark

Suite au discours du Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou, le quotidien progressiste Berlingske Tidende est plutôt optimiste mais reste prudent. Nétanyahou a au moins évoqué la possibilité d'un Etat palestinien : "Il faut savoir saisir les petites opportunités si l'on veut avancer dans le processus de paix. ... Malgré ses nombreuses réserves, Nétanyahou a fait preuve de courage en prononçant le mot d'Etat palestinien. On ne peut qu'espérer que le [parti islamique radical] Hamas, l'[organisation terroriste] Hezbollah et une série d'Etats arabes attribuent la même reconnaissance à Israël. Mais il ne faut pas s'y attendre. C'est pourquoi nous devons soutenir Nétanyahou, même si le discours n'était pas ce que l'on espérait." (16.06.2009)

Frankfurter Rundschau - Allemagne

Avec son discours, le Premier ministre israélien aura dans le meilleur des cas fait avancer de façon minimale le processus de paix, estime le quotidien progressiste de gauche Frankfurter Rundschau : "Benyamin Nétanyahou a effectivement employé le terme 'Etat palestinien'. Mais d'une manière à alimenter le scepticisme sur la capacité des Israéliens et des Palestiniens à trouver un jour une solution à deux Etats. … Les objections du côté du lobby des colons ont été relativement limitées. Le Premier ministre israélien a tenu un discours, qui bien qu'à droite politiquement, est capable d'atteindre un consensus. Notamment parce que c'est seulement bien emmitouflé dans l'idéologie du Likoud dépassée depuis longtemps, qu'il a osé aller vers l'avant. … Si, à l'instar de Nétanyahou, on recherche les causes du conflit au Proche-Orient uniquement du côté des Palestiniens, on doit vraiment faire abstraction de beaucoup de choses. … La position de Barack Obama à cet égard est cependant un élément bien plus déterminant. Le processus de paix a peut-être avancé, dans le meilleur des cas, de façon minimale. Mais, dans sa situation, Nétanyahou a fait un pas de géant. En pédagogie moderne, on réagit positivement à chaque succès d'apprentissage. C'est ce à quoi se sont apparentées les félicitations venant de Washington. C'est un début, mais la voie vers la paix est longue et insister est nécessaire." (16.06.2009)

Neue Zürcher Zeitung - Suisse

Le journal Neue Zürcher Zeitung critique le fait que le discours de principe du Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou n'ait contribué que faiblement à la conciliation espérée entre les Juifs en Israël et leurs voisins palestiniens : "… il est aussi irréaliste de la part de Nétanyahou de demander aux Palestiniens et à tous les autres citoyens arabo-israéliens de reconnaître l'Etat juif. Plus d'un million de Palestiniens possédant un passeport israélien vivent en Israël. C'est justement parce qu'Israël veut se définir en tant qu'Etat juif (et non pas en tant qu'Etat de tous ses citoyens) que règnent en Israël des conditions constitutionnelles qui contredisent une compréhension moderne de la démocratie. Des droits fondamentaux sont refusés aux Israéliens palestiniens. Exiger d'eux qu'ils reconnaissent l'Etat juif n'est pas seulement illusoire. C'est le cynisme du puissant à qui il manque toute qualité pour comprendre le faible." (15.06.2009)

Open Democracy - Royaume-Uni

Dans le magazine en ligne progressiste de gauche Open Democracy, le journaliste israélien Akiva Eldar écrit que le discours de Benyamin Nétanyahou à l'université de Bar-Ilan ne contribue pas à la paix : "La déclaration du Premier ministre [israélien] selon laquelle Jérusalem restera la 'capitale indivisible' d'Israël - et uniquement d'Israël - a claqué la porte au nez du monde musulman dans son ensemble. En outre, son Hébron [en Cisjordanie] est uniquement la ville des patriarches juifs. Les Arabes n'ont absolument aucun droit. Les Palestiniens peuvent avoir un Etat mais seulement si ces envahisseurs étrangers nous montrent qu'ils peuvent manger avec couteau et fourchette. En fait, sans couteau. … Ce n'est pas ainsi que l'on fait tomber le mur de la haine entre deux nations, ce n'est pas non plus ainsi que l'on fait naître la confiance." (16.06.2009)

POLITIQUE

Lidové noviny - République tchèque

L'Iran est plus démocratique que prévu

Le quotidien conservateur Lidové Noviny s'appuie sur les protestations à Téhéran contre le président Mahmoud Ahmadinejad pour mener les réflexions suivantes : "Nous considérons depuis trente ans l'Iran comme un Etat de fanatiques religieux dans lequel les ayatollahs [chefs religieux] décident de tout. D'une certaine façon, Téhéran en est elle-même responsable. … Mais derrière cela, il y a malgré tout le fait que les Iraniens choisissent leurs représentants lors d'élections. Cela semble banal, mais dans la région c'est un luxe. L'Arabie saoudite ou l'Egypte sont certes des alliés de l'Occident, mais ils ne connaissent pas le jeu démocratique. L'opposition iranienne descend dans les rues malgré l'interdiction. Cela pourrait-il être aussi le cas en Arabie saoudite ? Il n'y a même pas d'opposition dans ce pays. … Mais quand bien même nous saluons la démocratie islamique - le problème, c'est que les manifestants dans les rues de Téhéran soutiennent eux aussi la bombe atomique iranienne." (16.06.2009)

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Trouw - Pays-Bas

Le populiste de droite Wilders veut expulser des millions de musulmans

Dans un entretien avec la chaîne de télévision danoise DR2, le populiste de droite Geert Wilders a déclaré vouloir expulser d'Europe des dizaines de millions de musulmans qui auraient causé des problèmes. Ces déclarations sont dangereuses, estime le quotidien Trouw : "L'histoire de l'Europe nous enseigne quelles peuvent être les conséquences d'une disqualification systématique d'un groupe de population. … Avec ses propositions aberrantes, Wilders est seul sur le plan politique. Mais l'idée selon laquelle l'Islam ou même la religion est le problème, est répandue. Elle gagne malheureusement aussi du terrain auprès de partis comme le [social-démocrate] PvdA et le [parti libéral de droite] VVD, tandis que le CDA [chrétien-démocrate] ne se prononce pas. A une époque où le monde devient de plus en plus petit et où les peuples dépendent toujours plus les uns des autres, aucun de ces partis ne mise sur une société plurielle. Avec cette attitude timorée et sans caractère, ces partis, qui devraient en savoir plus de par leurs principes, contribuent à que ces absurdités dangereuses … soient de plus en plus acceptées dans la société." (16.06.2009)

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Gondola - Hongrie

Le Jobbik fait désormais partie de l'establishment politique

Le portail d'information conservateur Gondola se penche sur le bon résultat du parti d'extrême droite Jobbik aux élections européennes : "Le langage corporel de Krisztina Morvai, tête de liste du Jobbik, en disait long le soir des élections européennes. Sa gestuelle et ses mimiques montraient pareillement que tout n'est pas aussi simple. … Il est en effet parfois plus facile de crier depuis la ligne de touche pour indiquer comment marquer des buts, plutôt que de se trouver soi-même sur la pelouse et tirer au but selon des règles complètement inhabituelles. … Il semblerait que le Jobbik soit tombé dans son propre piège. Le parti aura du mal à démontrer à ses électeurs radicaux et impatients quoi que ce soit de solide. … A peine fait-il partie de l'establishment politique en Hongrie que déjà il reporte la responsabilité sur d'autres. En outre, le parti doit rigoureusement veiller à ne faire aucune déclaration qui l'engage à l'avenir. … Le Jobbik devra tôt ou tard rendre des comptes à ses électeurs." (16.06.2009)

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Standart - Bulgarie

Des cadeaux électoraux pendant la crise

Des élections parlementaires auront lieu le 5 juillet en Bulgarie. Pour les remporter, les partis de la coalition gouvernementale menée par les socialistes ont fait de nombreux cadeaux électoraux, indique le quotidien Standart dans un article critique : "Le prix de l'électricité baisse, les compagnies de chauffage rayent les dettes de leurs plus gros débiteurs et les ministères réduisent les salaires de fonctionnaires détestés [par la population]. C'est si beau que l'on se prend à espérer que les trois semaines qui nous séparent du scrutin ne prendront jamais fin. … Mais que se passera-t-il à l'automne ? Selon de nombreux experts, la récession se poursuivra également au quatrième trimestre et on continuera à assister au recul de la croissance économique. Les faillites d'entreprises se multiplieront et les individus se retrouveront à la rue. De sombres prévisions établissent une augmentation du taux de chômage à deux chiffres. Et après l'automne, on s'attend à un hiver encore plus difficile. Réjouissons-nous donc dès maintenant des prochains cadeaux qui nous seront accordés au cours de ces trois semaines avant les élections." (16.06.2009)

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RÉFLEXIONS

El País - Espagne

Luiz Inácio Lula da Silva sur le sommet du BRIC

Les chefs de gouvernement de ce que l'on appelle les pays BRIC - Brésil, Russie, Inde et Chine - se réunissent cette semaine dans la ville russe d'Ekaterinbourg pour leur premier sommet. Le président brésilien, Luiz Inácio Lula da Silva, commente les dessous de cette rencontre pour le quotidien progressiste de gauche espagnol El País : "Les pays riches sont-ils prêts à accepter un contrôle supranational du système financier international pour éviter le risque d'une nouvelle crise économique mondiale ? Sont-ils prêts à abandonner leur contrôle sur les décisions de la banque mondiale et du FMI ? Seront-ils d'accord pour supporter les coûts des changements techniques nécessaires pour que les habitants des pays en développement profitent eux aussi des avancées scientifiques, sans détruire l'environnement au niveau mondial ? Supprimeront-ils les subventions protectionnistes qui empêchent la mise en place d'une agriculture moderne dans de nombreux pays en développement et livrent les paysans pauvres à la merci des spéculateurs des matières premières et aux généreux donateurs ? Ce sont les questions auxquelles veulent répondre les pays BRIC." (16.06.2009)

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Polska - Pologne

Timothy Geithner et Lawrence Summers sur la crise financière

Timothy Geithner et Lawrence Summers, les deux conseillers du président américain Barack Obama, s'expriment à propos de la crise financière dans une chronique parue dans le quotidien Polska. Ils se montrent déterminés, tout en attirant l'attention sur l'étendue des problèmes : "Nous savons quoi faire pour qu'une telle crise ne se reproduise pas. Nous sommes confrontés depuis deux ans à la pire crise financière depuis les années 30. Le système financier n'a pas joué son rôle en ce qui concerne la répartition et la minimisation des risques. La crise a entraîné le rétrécissement de l'économie, ce qui a surpris des familles et des entreprises dans le monde entier. Nous avons entrepris des efforts exceptionnels pour relancer les Etats-Unis. Mais cela ne suffira pas à réparer les dégâts. Les problèmes économiques auxquels des millions de personnes sont confrontés chaque jour, nous rappellent que nous devons dès aujourd'hui bâtir les fondements d'un système plus fort et plus sûr, si nous voulons ramener l'économie sur le chemin de la croissance. La crise financière actuelle est due à plusieurs facteurs, comme le déséquilibre mondial de l'épargne et des dépenses de consommation, l'utilisation globale d'instruments financiers peu compréhensibles … ainsi que la négligence de la surveillance financière." (16.06.2009)

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ÉCONOMIE

Helsingin Sanomat - Finlande

Une grève des cheminots contre une trop forte influence de l'Etat

En Finlande cette semaine, les cheminots ont entrepris une grève d'une journée. Le quotidien Helsingin Sanomat analyse les raisons de la grève : "Au cours de la deuxième moitié du siècle dernier, il n'y a jamais rien eu de tel. Le caractère inhabituel de la mesure [la grève] en est la preuve. … D'après les syndicats, la grève a eu lieu contre le rôle toujours plus important de l'Etat dans l'administration des chemins de fer. Les travailleurs ont dans la tête l'idée selon laquelle il doit y avoir des concurrents et que le groupe VR [chemins de fer finlandais] doit peut-être être divisé. Mais la goutte qui a fait déborder le vase a été le fait que 1500 travailleurs aient été contraints de prendre leur congé." (16.06.2009)

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CULTURE

Atgimimas - Lituanie

L'absence de reconnaissance des résistants lituaniens

Après l'annexion de la Lituanie par l'Union soviétique, un mouvement de résistants a continué à combattre pendant des années contre les occupants. L'hebdomadaire Atgimimas critique le fait que cette question soit souvent passée sous silence voire même niée : "Le combat des résistants après la Seconde Guerre mondiale est un chapitre important de notre histoire et a des répercussions jusque dans la société lituanienne actuelle. A première vue, ce point de vue ne semble pas du tout problématique, et aucun historien ne remet complètement en cause ces événements. Mais on essaie souvent de les ignorer en les reléguant à un passé éloigné. La résistance du peuple lituanien contre les occupants soviétiques était justifiée, et rares ont été les témoins de l'époque à y voir autre chose qu'une lutte entre le bien et le mal. … Comment procéder face à la négation de la résistance ? Dans un tel cas, il faut pouvoir disposer du droit, comme dans toute démocratie, de pouvoir aller en justice pour atteinte à l'honneur." (16.06.2009)

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Dilema Veche - Roumanie

L'Union Européenne donne le ton

L'hebdomadaire Dilema Veche estime que toutes les mesures politiques sont justifiées en Roumanie en évoquant la volonté de l'Europe. Ce serait également le cas dans le domaine de l'éducation : "Au nom de 'l'adaptation aux normes européennes', toutes les formes possibles de procédures ont été mises au point pour traiter les doctorants ou la promotion des cadres universitaires. La plupart sont strictement bureaucratiques et quantitatives, et ne seront en aucun cas appliquées de manière conséquente. Le cas de Umberto Eco est un bon exemple. Il ne pourrait pas être embauché durablement dans une université roumaine, éventuellement en tant qu'assistant ou au mieux en tant que lecteur, car il n'est pas titulaire d'un doctorat …Le refrain 'c'est l'UE qui nous le demande' tombe à pic pour justifier la paresse, la bêtise et le manque de responsabilité des fonctionnaires, des administrateurs des institutions et des politiques roumains." (16.06.2009)

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MÉDIAS

La Croix - France

La révolution iranienne est limitée sur Internet

Le quotidien La Croix, à l'orientation catholique, analyse la portée d'Internet et des nouvelles technologies des médias pour l'opposition politique en Iran : "La censure fait rage en Iran. ... Ainsi, plusieurs journaux ont été contraints de changer la Une de leur édition de samedi pour ne pas être interdits de publication. A l'étranger, les médias n'ont pris que tardivement la mesure des événements. La couverture assurée par la chaîne américaine CNN fait polémique. ... Les internautes iraniens prennent le relais de journalistes. ... Lors des manifestions d'avril 2009 en Moldavie, certains journalistes avaient déjà parlé de la 'première révolution Twitter'. ... Qu'en est-il pour l'Iran ? Le résultat n'est guère plus brillant. Twitter ne compte que 359 internautes localisés en Iran. ...  La révolution qui s'agite la Toile, semble donc loin de refléter les manifestations iraniennes." (15.06.2009)

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To Vima Online - Grèce

Les blogs sont la poubelle des mass-médias

Lors des élections européennes, différents blogs grecs ont publié les premiers sondages à la sortie des urnes avant même la fermeture des bureaux de vote. Le quotidien To Vima commente : "Les méthodes utilisées par certains blogs grecs concernant les résultats des sondages de sortie des urnes et les élections européennes en général, montrent à quel point les blogs et Internet peuvent influencer l'information. Sont-ils des médias d'information ou des médias de désinformation et de propagande ? Comment peuvent-ils influencer le climat général et quels intérêts servent-ils ? Peu importe où se situe la vérité, et de quelle façon le phénomène s'est développé dans notre pays, la petite blogosphère fait office de poubelle des médias de masse. … Il s'agit d'un petit monde parallèle où règnent la désinformation et le populisme, et dans lequel les rêves et l'imaginaire des administrateurs sont présentés comme des 'informations exclusives'." (14.06.2009)

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