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Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 21.07.2009

 

À LA UNE

Les Européens de l'Est lancent un appel à Obama

Les Européens de l'Est lancent un appel à Obama

 

Mercredi dernier, sept anciens chefs d'Etat d'Europe centrale et orientale ont exprimé dans une lettre ouverte au président américain Barack Obama leur inquiétude quant à sa politique envers la Russie. Ils ont mis en garde contre la Russie qui serait une "puissance révisionniste" et ont appelé Obama à ne pas délaisser les intérêts stratégiques de leur région. » suite

Extraits des publications suivantes:
Blog Aktuálně.cz - République tchèque, Neatkarīgā - Lettonie, Postimees - Estonie

Blog Aktuálně.cz - République tchèque

Selon Jiří Pehe, la lettre des ex-chefs des Etats d'Europe centrale et orientale adressée à Barack Obama illustre le "provincialisme politique des pays de la région, qui, 20 ans après la chute du communisme, n'arrivent pas à prendre conscience du fait qu'ils ne sont plus au centre de l'attention de la planète et que les Etats-Unis ne les prennent plus par la main." Dans son blog hébergé par Aktualne.cz, il continue en écrivant : "Cela ne sert à rien de polémiquer avec les signataires de la lettre sur leur interprétation de la situation en Russie. Même si la Russie retournait à une politique impériale, il reste la question de savoir si elle a réellement la force de menacer ses anciens satellites qui font désormais partie de l'UE et de l'OTAN. La lettre est avant tout problématique parce qu'elle dit entre les lignes à Obama et à ses hommes qu'ils sont naïfs et qu'ils ne savent pas ce qu'ils font. … Les anciens politiques d'Europe centrale et orientale n'ont vraiment pas besoin d'expliquer au président américain à quoi ressemble la Russie actuelle. Les Etats-Unis ont en outre le droit de penser que ces Etats peuvent maintenant au moins en partie se prendre en charge." (21.07.2009)

Neatkarīgā - Lettonie

Pour le quotidien Neatkarīgā Rīta Avīze, la lettre des anciens chefs d'Etat d'Europe centrale et orientale au président américain Barack Obama soulève des questions : "Depuis cinq ans déjà, … la Lettonie et d'autres Etats européens de l'ancienne zone d'influence de l'URSS font partie de l'UE et de l'OTAN. Officiellement … on n'a cessé de nous assurer que nous étions maintenant en sécurité, que nous faisions désormais partie de l'espace commun de l'UE, qui a besoin d'une politique étrangère commune. Mais il ressort de cette lettre qu'une partie de cette UE a besoin d'une politique étrangère différente de celle de l'ensemble de l'UE. Pourquoi ? Pourquoi ne suffit-il pas de mettre de l'ordre dans les relations avec l'UE et l'OTAN au niveau de Bruxelles ? Cela est-il insatisfaisant ? Si oui, dans quel sens ? Si les anciens hommes d'Etat ont le sentiment que l'UE et l'OTAN ne procurent pas suffisamment de garanties de sécurité, pourquoi ne se tournent-ils pas directement vers ces deux organisations ? Et s'il y a des inquiétudes générales quant aux insuffisances éventuelles de l'UE et de l'OTAN, pourquoi la lettre ne comporte-t-elle aucune signature de politique de la 'vieille' Europe ?" (21.07.2009)

Postimees - Estonie

Le quotidien Postimees estime que l'effet de la lettre des anciens chefs d'Etat d'Europe centrale et orientale au président américain Barack Obama est limité : "La lettre n'ébranle pas la vision du monde du lecteur et n'ouvre pas non plus de nouvelle perspective. A côté des idéaux, elle s'autorise une publicité facile pour les intérêts particuliers de la Pologne et de la Roumanie. Elle ne dit rien sur la manière dont l'Europe pourrait maintenir l'ordre dans son arrière-cours - le Vieux Continent ne pouvait pas faire de cadeau plus généreux à Obama. En réponse, un fonctionnaire du ministère américain des Affaires étrangères a promis vendredi que l'administration américaine poursuivrait ses visites en Europe, Europe centrale et orientale comprise. La lettre suppose que notre région est perdue sans les Etats-Unis. Ces derniers ne se laissent pas influencer par une tactique de chantage affectif. En Europe de l'Est, la lettre a un effet plutôt déstabilisateur, qui renforce l'argument de la 'main ferme' pour consolider et mobiliser les sociétés." (21.07.2009)

POLITIQUE

Die Presse - Autriche

Le procès Ergenekon est l'indicateur de la maturité de la Turquie pour l'UE

Lundi a débuté à Istanbul la deuxième partie d'un procès contre 56 personnes, dont des généraux de haut-rang, à qui l'on reproche d'avoir fomenté une conspiration pour renverser le gouvernement du Premier ministre Recep Tayyip Erdoğan. Ce que l'on appelle le procès Ergenekon - le plus grand procès politique de la Turquie moderne - est une petite révolution, écrit le quotidien Die Presse : "Les médias osent également de plus en plus de critiques envers la 'vache sacrée' qu'est l'armée. Même des journaux comme le nationaliste Hürriyet ont condamné un document rédigé par un haut officier et récemment rendu public, qui comportait des mesures de déstabilisation du gouvernement islamo-conservateur d'Erdoğan. Celui-ci avait réalisé une prouesse démocratique en améliorant en 2003 le Conseil de sécurité national, autrefois l'organe qui déterminait la politique. Mais tous dans l'armée n'ont pas assimilé ce nouveau rôle. On pourra voir à quel point la Turquie a effectivement progressé sur la voie vers l'Europe dans la capacité de la justice à élucider réellement jusqu'au bout la 'conspiration Ergenekon'." (21.07.2009)

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La Vanguardia - Espagne

Un geste audacieux envers Gibraltar

Miguel Ángel Moratinos sera le premier ministre des Affaires étrangères espagnol à visiter Gibraltar - cette pointe tout au sud de la péninsule ibérique qui appartient à la Grande-Bretagne depuis 1713. Ce statu quo n'est pas reconnu pas l'Espagne. Le quotidien La Vanguardia considère cette visite comme un geste audacieux : "A un moment où les relations entre les gouvernements espagnol et britannique atteignent leur point culminant, l'exercice du réalisme politique incarné par la présence de Miguel Ángel Moratinos à Gibraltar doit être apprécié comme un effort sérieux en vue d'améliorer le soutien réciproque et la collaboration entre l'Espagne et Gibraltar. Malgré tout le ministre des Affaires étrangères court aussi le risque de voir son geste interprété négativement, comme cela a déjà été le cas du côté du [Partido Popular] le parti populaire [d'opposition], qui a qualifié la visite de 'terrible erreur' puisque cette visite reconnaît un statut que l'on n'a pas le droit d'accorder à Gibraltar." (21.07.2009)

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Elsevier - Pays-Bas

Le peuple veut une République d'Iran libre

L'ancien chef d'Etat iranien, l'ayatollah Ali Akbar Hachemi Rafsandjani, a indiqué dans la prière du vendredi que le caractère républicain de l'Etat islamique était en danger. Islam et République sont toutefois incompatibles, estime l'Iranien d'origine Afshin Elian, professeur en sciences sociales à l'université de Leiden, dans le magazine conservateur Elsevier : "La population iranienne a déjà clairement fait savoir qu'elle ne voulait pas vivre sous la simple forme politique de l'Islam. Elle veut une République, une République libre. Pour cela elle perd tous ses enfants. Cette révolution est une révolution républicaine qui se heurte dans les faits aux lois de la charria. C'est pourquoi ils ont été nombreux, hommes et femmes côte à côte, à aller prier dans les rues près de l'Université de Téhéran. Aux yeux des ayatollahs, cela allait à l'encontre de la volonté d'Allah. Hommes et femmes ne doivent pas prier côte à côte. … Que veut le peuple ? Veut-il réformer l'islam ? Les événements en Iran sont exceptionnels, non incroyables." (20.07.2009)

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Helsingin Sanomat - Finlande

Medvedev doit prendre position plus fermement

Le Président russe Dmitri Medvedev aurait réagi plus vite au meurtre de Natalia Estemirova, militante des droits de l'homme, que Vladimir Poutine à l'époque, après le meurtre d'Anna Politkovskaia. Mais sa réaction n'est pas d'une portée suffisante, estime le quotidien Helsingin Sanomat : "Medvedev a écarté les rapports possibles entre les leaders tchéchènes et l'assassinat d'Estemirova avant même que les enquêtes aient pu commencer. … Cela illustre la violence présente dans l'entourage du [président tchéchène Ramzan] Kadirov, puisque cela arrive apparemment sous l'égide de Moscou et qu'une partie des victimes sont des militants des droits de l'homme russes les plus méritants. Medvedev aurait à présent la possibilité d'y mettre fin. Le régime de Kadirov peut satisfaire la Tchétchénie apparemment pour un moment, mais le prix est élevé. Cela pourrait coûter à Medvedev la croyance au réveil de l'Etat de droit en Russie." (21.07.2009)

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Les Echos - France

La pandémie de grippe porcine engendre le chaos

Dans le journal économique Les Echos, le délégué général du haut comité français pour la défense civile, Christian Sommade, analyse les possibles répercussions d'une pandémie de grippe porcine : "D'ici à quelques semaines ou quelques mois, nous serons soumis à la désorganisation qu'une pandémie engendre dans une société très interdépendante. Les experts de santé publique prévoient jusqu'à 30 %, voire 40 % de malades sur une période de pics successifs. ... La France est un des pays les mieux préparés au monde nous dit, probablement à juste titre, la ministre de la Santé, même si le challenge sanitaire reste important. Mais au-delà de celui-ci, sommes-nous 'collectivement' prêts ? La pandémie c'est la désorganisation par l'absentéisme, par la peur de l'autre... par la non-préparation psychologique et matérielle des organisations, administrations, entreprises, commerces. La désorganisation entraînant en cascade : perte de confiance, perte d'image, absence de service et pertes économiques dans un contexte déjà très tendu." (21.07.2009)

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RÉFLEXIONS

Večer - Slovénie

Matevž Tomšič sur la nécessité d'assumer le passé

Dans le quotidien Večer, le sociologue Matevž Tomšič estime que les Etats doivent assumer les sombres chapitres de leur histoire pour pouvoir se développer de manière positive dans le présent : "Cela aide à surmonter les traumatismes historiques qui compliquent les relations entre les individus. Cela supprime les blocages qui paralysent la société et entravent l'épanouissement des potentiels de celle-ci. Les peuples capables d'affronter les pages sombres de leur histoire … sont en mesure de changer et de se libérer des modèles négatifs du passé. Autrement dit, ceux qui n'en sont pas capables continuent d'être tirés vers le bas par le poids de l'histoire. Il y a des exemples de ces deux cas dans notre voisinage européen. Observons simplement la manière dont l'héritage fasciste nazi a été surmonté : d'un côté nous avons l'Allemagne qui a opéré une dénazification minutieuse. … De l'autre, nous avons l'Autriche et l'Italie. Dans ces pays il n'y a pas eu de confrontation systématique avec le même épisode de leur passé. C'est pourquoi on y voit toujours la tentative d'excuser et de relativiser … le poids des actes nazis et fascistes." (21.07.2009)

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Magyar Hírlap - Hongrie

Dániel Zsiga sur les médias uniformisés

Dans le quotidien conservateur de droite Magyar Hírlap, l'économiste Dániel Zsiga met en garde contre une machinerie médiatique mise au pas et réclame plus de souveraineté intellectuelle : "Le lecteur, perdu dans la jungle dense des informations, ne se rend pas compte du bouquet d'informations uniformisé qu'il reçoit des gigantesques canaux mondiaux des médias de masse. … Les questions élémentaires, telles que la destruction de notre lieu de vie ou les flux toujours plus importants de réfugiés climatiques, sont à peine abordées. A la place, on peut lire d'innombrables analyses sur les crises engendrées par la bulle financière ou sur la menace mondiale si terrible de virus. … Qui peut trouver un intérêt à exagérer et déformer de la sorte les dangers qui existent incontestablement ? … Suite aux annonces d'une menace de pandémie de grippe H1N1, les actions des fabricants de médicaments ont atteint des valeurs astronomiques, leur valeur a dans certains cas été multipliée par huit ! Selon certains experts, derrière les histoires de brigands se cache tout simplement la folie du gain. Les choses ne doivent bien sûr pas être simplifiées de la sorte. Mais le fait est que diverses variantes de la grippe porcine sont survenues plus d'une dizaine de fois depuis les années 1950." (21.07.2009)

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ÉCONOMIE

Gazeta Wyborcza - Pologne

Le rachat d'entreprises publiques par les salariés est absurde

Le ministre de l'Economie polonais Waldemar Pawlak, du Parti populaire conservateur, a proposé de privatiser de nombreuses entreprises publiques et de favoriser leur rachat par les salariés. Le quotidien progressiste de gauche Gazeta Wyborcza émet des critiques : "Il ne se donne pas la peine de voiler sa frustration que les plans du gouvernement ne soient pas réalisés. Mais comment ceux-ci pourraient-ils être mis en œuvre alors qu'ils sont tout simplement grotesques ? Le rachat par les salariés n'est (certes) pas idiot. Ce serait tout à fait judicieux s'il concernait des entreprises de taille plus modeste, qui auraient besoin de petits investissements. Malheureusement, ce que veut Pawlak, à savoir la privatisation de groupes énergétiques, d'entreprises de charbon ou de chimie par les salariés, … échappe au bon sens." (21.07.2009)

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Frankfurter Allgemeine Zeitung - Allemagne

Les leçons islandaises ne sont transmissibles que sous réserve

Il y a encore une seule banque privée en Islande. Le reste du secteur est sous contrôle de l'Etat depuis que la crise économique et financière a éclaté à l'automne. Le journal conservateur Frankfurter Allgemeine Zeitung commente : " Comme sous une loupe, au cercle polaire les causes et les conséquences de cette crise semblent converger. Tout d'abord, personne n'a empêché le trio des banques Kaupthing, Glitnir et Landsbanki de pratiquer des affaires risquées avec l'étranger, puis l'Etat est intervenu de toute urgence avec le soutien des voisins scandinaves et du Fonds monétaire international. Maintenant il tente d'indemniser les créanciers du monde entier avec des parts dans les trois banques qui ont pris la relève. L'offre n'est pas particulièrement attractive mais par manque d'alternatives ils [les créanciers] vont certainement devoir s'en contenter. Ces leçons islandaises ne sont transmissibles à d'autres cas que sous réserve, les proportions étant trop différentes." (21.07.2009)

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CULTURE

The Irish Times - Irlande

Frank McCourt est devenu synonyme de Limerick

Après la mort de l'écrivain irlando-américain Frank McCourt , le quotidien libéral The Irish Times salue son roman 'les cendres d'Angela' comme un témoignage de la société irlandaise : "Frank McCourt a obtenu une gloire tardive. A l'âge de 66 ans, il est devenu un phénomène littéraire, en faisant des deux composantes principales de sa vie - la tragédie et l'humour - un bestseller tiré de ses mémoires, qui a stimulé l'imaginaire collectif et apporté à son auteur une reconnaissance internationale, dont l'apogée a été l'obtention du prestigieux prix Pulitzer. … Tandis que McCourt est devenu synonyme de Limerick, il n'est pas étonnant que sa description autobiographique de la pauvreté et de l'insalubrité de la ville où l'histoire se déroule n'a tout d'abord suscité que peu d'enthousiasme. … En fin de compte, comme toujours, la postérité jugera la valeur littéraire du roman de McCourt. Reste qu'en tant que document évoquant une époque et un lieu, ainsi que les dures conditions de vie d'une génération précédente, … 'les cendres d'Angela' resteront le grand et bouleversant témoignage d'une société. " (21.07.2009)

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SOCIÉTÉ

Mladá fronta Dnes - République tchèque

Le pape ne doit pas éviter sa langue maternelle

Pour sa visite prochaine en République tchèque, le pape Benoît XVI veut éviter d'utiliser sa langue maternelle, l'allemand, pour ne pas provoquer de réaction négative compte tenu des tristes chapitres qui ont émaillé l'histoire des deux peuples. Le quotidien progressiste Mladá Fronta Dnes trouve cette intention exagérée : "Le pape n'aurait pas dû se laisser convaincre. Les orages entre les Tchèques et les Allemands se sont dissipés. … Le pape est allemand, son nom sur sa carte d'identité est Joseph Ratzinger, et de nombreuses personnes âgées qui parlent mieux l'allemand que l'anglais viennent assister à ses messes. Même en Israël, où la langue de Goethe effraye certains, les politiques allemands parlent dans leur langue maternelle. Le président [Horst Köhler] et la chancelière [Angela Merkel] l'ont même fait devant le Parlement. La majorité des députés est restée dans la salle et a applaudi. Le pape avait l'opportunité, en utilisant son allemand, de confirmer que les temps difficiles sont révolus. Il l'a laissée passer." (21.07.2009)

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