La Suède à introduit il y a dix ans une nouvelle loi sur la prostitution, stipulant que l'achat de sexe était interdit mais pas sa vente. Le quotidien Svenska Dagbladet évalue les résultats et la portée de cette loi d'un œil critique : "Selon la police de Malmö, Göteborg et Stockholm, il y a autant de prostituées dans les rues qu'avant l'introduction de la loi. Le changement de comportement voulu par les législateurs ne s'est apparemment pas réalisé. … Pour un accord qui implique deux partenaires, la responsabilité devrait incomber seulement à l'homme (car il s'agit essentiellement d'hommes), selon la logique féministe radicale. En outre, puisqu'on ne distingue pas bien la frontière entre prostitution libre et prostitution forcée, le message de la loi est clair : on ne peut pas confier aux femmes la pleine responsabilité de leur corps. Une femme qui se prostitue de son plein gré n'est qu'une victime de l'acheteur de sexe masculin. De cette façon, on ne soutient pas les femmes ; on les déclare immatures. …On devrait plutôt se concentrer sur la traite des êtres humains et le trafic, au lieu d'arrêter des gens parce qu'ils se rendent chez des prostituées qui ont choisi ce métier en connaissance de cause. " (28.07.2009)
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