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Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 07.08.2009

 

À LA UNE

Un an après la guerre dans le Caucase

Un an après la guerre dans le Caucase

 

Un an après la guerre entre la Géorgie et la Russie pour la province séparatiste de Géorgie, l'Ossétie du Sud, la situation politique est de nouveau tendue dans la région. Dernièrement Moscou a placé ses troupes stationnées dans la région en état d'alerte maximale. La presse européenne donne son avis sur ce conflit militaire de cinq jours de l'année dernière dans le Caucase. » suite

Extraits des publications suivantes:
Lidové noviny - République tchèque, Diena - Lettonie, Diário de Notícias - Portugal, Frankfurter Allgemeine Zeitung - Allemagne

Lidové noviny - République tchèque

La Russie peut s'estimer satisfaite, commente le quotidien conservateur Lidové Noviny, car l'Occident, un an après le conflit militaire dans le Caucase du Sud, a presque complètement abandonné son soutien à Tbilissi. "Grâce à sa nouvelle présence militaire dans la région, la Russie a énormément repris d'assurance. … Moscou est également satisfaite de la retenue dont fait preuve l'OTAN face aux souhaits exprimés par la Géorgie d'adhérer [à l'Alliance]. … Moscou répète ses arguments selon lesquels la Géorgie a été 'punie' pour sa politique à l'encontre de l'Ossétie du Sud. Elle ajoute à voix basse que c'est aussi un avertissement aux autres pays de l'espace postsoviétique qui tentent d'échapper à l'influence russe. C'est un secret de polichinelle qu'il est ici principalement question des républiques d'Asie centrale qui font du charme aux Etats-Unis." (07.08.2009)

Diena - Lettonie

La guerre dans le Caucase il y a un an a renforcé l'influence russe dans la région, écrit le quotidien Diena: "La guerre en Géorgie est l'exemple de la politique basée sur l'idée des 'sphères d'influence' du 20e siècle, selon laquelle la souveraineté nationale est le privilège des grandes puissances. Mais cette guerre a aussi mis en évidence le fait que les Etats-Unis ont perdu de l'influence en tant que partenaire de l'Alliance le plus important de la Géorgie en Europe depuis la guerre froide. Le poids de l'UE en contrepartie s'est accru dans l'espace postsoviétique et donc par là même dans le Caucase. De nombreux politiques et intellectuels d'Europe centrale et orientale ont toutefois expliqué en juillet dans une lettre à Obama que cela ne compensait pas le sentiment d'insécurité très répandu dans la région. La crise économique rend aujourd'hui ces pays plus fragiles face à l'influence grandissante de la Russie. La guerre de Géorgie rappelle une nouvelle fois que le Kremlin ne prévoit que deux rôles pour ses pays voisins : celui de vassal ou celui d'ennemi." (07.08.2009)

Diário de Notícias - Portugal

D'après le quotidien Diário de Notícias, les Etats-Unis et l'UE provoquent la Russie en soutenant une adhésion de la Géorgie à l'UE : "L'Union européenne et les Etats-Unis jouent un jeu dangereux s'ils ont l'intention de conserver de bonnes relations avec la Russie tout en soutenant les aspirations du [président géorgien Mikheïl] Saakachvili, comme cela est apparu clairement avec le soutien enthousiaste du [vice-président américain] Joe Biden pour une adhésion à l'OTAN lors de sa récente visite à Tbilissi. On cherche ainsi à voir dans quelle mesure la Russie est prête à défendre des territoires qui sont sous son influence. Et comme on a pu le voir le 7 août 2008, lorsque la Russie a défendu l'Ossétie du Sud par les armes, Moscou n'est pas très tolérante." (07.08.2009)

Frankfurter Allgemeine Zeitung - Allemagne

La guerre de cinq jours entre la Géorgie et la Russie a considérablement réduit les chances de la République du Caucase d'adhérer à l'OTAN, écrit le quotidien conservateur Frankfurter Allgemeine Zeitung : "Bien sûr, les chances d'intégration de la Géorgie dans l'OTAN étaient déjà minces avant la guerre, car les conflits territoriaux en Ossétie du Sud et en Abkhazie n'étaient pas résolus. … Si le pays veut échapper durablement à l'influence de la Russie avec l'adhésion à l'OTAN, les gouvernements de Tbilissi pourraient être amenés un jour ou l'autre à faire le choix de sacrifier officiellement les provinces d'Ossétie du Sud et d'Abkhazie. Mais aucune force politique ne semble prête à cela en Géorgie. … Pour le moment, aucun des deux camps qui se reprochent désormais mutuellement des intentions belliqueuses ne devrait avoir un intérêt à une nouvelle passe d'armes. L'un ou l'autre des acteurs pourrait avoir intérêt à ce que la peur permanente de la guerre occulte des difficultés économiques." (07.08.2009)

POLITIQUE

El Correo - Espagne

Une procédure accélérée pour le vaccin contre la grippe porcine n'est pas nécessaire

Le quotidien El Correo ne voit pour le moment aucune raison d'accélérer la procédure d'autorisation de mise en circulation du vaccin contre la grippe porcine : "Jusqu'à présent, cette pandémie a démontré un rapide pouvoir de contagion et recèle des aspects encore énigmatiques. On ne sait pas par exemple pourquoi elle affecte plus la population jeune. Mais même s'il convient d'exiger les plus grands efforts possibles en matière de prévention et de traitement, ni la virulence ni la dangerosité mortelle du virus ne justifient pour l'instant que l'on renonce aux essais ou aux vérifications précises pour garantir l'approvisionnement du système sanitaire en vaccins aussi fiables que possibles. C'est particulièrement vrai si ces vaccins interagissent avec les vaccins contre la grippe traditionnelle. Il serait en outre aussi paradoxal que préoccupant que les pays industrialisés, dont le système de santé est mieux préparé pour réagir à la pandémie, anticipent la campagne de vaccination, et que les pays plus pauvres, et par conséquent beaucoup plus vulnérables, ne soient pas concernés par ces mesures." (07.08.2009)

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De Volkskrant - Pays-Bas

Le monopole d'Etat sur les jeux de hasard sous pression

Les établissements de jeux du casino d'Etat néerlandais Holland Casino souffrent de la crise et de la concurrence croissante d'Internet. C'est pourquoi le ministre de la justice chrétien-démocrate Ernst Hirsch Ballin veut étendre la licence de poker de l'entreprise qui possède le monopole d'Etat. C'est une preuve de la "double morale" de l'Etat, estime le quotidien progressiste de gauche De Volkskrant : "Si les jeux de hasard devaient être réduits, il faudrait pour commencer que le Holland Casino ne puisse plus faire de publicité. Pourquoi faudrait-il donc installer des tables de poker dans les établissements de jeux qui peuvent inciter les joueurs à jouer encore plus. … Le monopole d'Etat néerlandais constitue depuis longtemps une épine dans le pied de la Commission européenne. Le cloisonnement du marché viole selon Bruxelles le principe de la libre concurrence. … Etant donné que la plupart des joueurs de poker préfèrent jouer sur Internet plutôt qu'au casino, la question se pose de savoir combien de temps le monopole sur les jeux de hasard pourra encore être préservé." (07.08.2009)

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Berlingske - Danemark

Les populistes de droite au gouvernement ?

Le ministre danois de la Justice conservateur Brian Mikkelsen s'est exprimé en faveur d'une participation au gouvernement du Parti populaire danois (DF) de droite. Le quotidien Berlingske Tidende estime qu'il n'est pas judicieux de repousser cette opinion d'emblée : "Le Parti populaire danois doit alors collaborer à un gouvernement si cela contribue, dans son ensemble, à ce que l'on puisse mener une politique de droite utile. En matière de politique étrangère et juridique, on est déjà pratiquement parvenu à un consensus. La question intéressante est de savoir si le DF, en tant que parti au pouvoir, pourrait participer aux réformes nécessaires [par exemple celle de l'assurance chômage] et … [malgré son scepticisme envers l'UE] à la suppression des réserves du Danemark vis-à-vis de l'UE. Si l'on se trouve au gouvernement, on se doit de soutenir les projets communs sans restriction. Si l'on ne le peut, il serait alors préférable que l'on conserve le rôle de parti de soutien afin que le gouvernement puisse chercher l'aide des autres partis pour les questions sur lesquelles le DF a une autre opinion. … Ce qui est déterminant, c'est donc la politique qui peut être menée avec le Parti populaire danois." (07.08.2009)

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RÉFLEXIONS

Delfi - Lituanie

Valentinas Mitė sur les relations difficiles entre la Lituanie et la Russie

Valentinas Mitė se demande sur le portail d'informations Delfi pourquoi les relations entre la Lituanie et la Russie sont aussi mauvaises : "Les conditions de départ n'auraient en réalité pas été aussi mauvaises. La Lituanie n'a pas de revendications territoriales à l'égard de la Russie et vice versa. Il n'y a pas de problèmes en Lituanie avec la minorité russophone comme en Estonie et en Lettonie : indépendamment de leur nationalité, tous les habitants de la République soviétique lituanienne sont devenus des citoyens lituaniens et sont ainsi aujourd'hui des citoyens de l'UE. Le Kremlin connait très bien les différences entre les trois Etats baltes, mais les place toujours dans le même panier, et une telle politique est malveillante envers la Lituanie." Même les contrariétés relatives au transit vers l'enclave russe de Kaliningrad ou l'oléoduc vers la Lituanie ne constituaient pas une explication appropriée, estime Mitė : "Le problème principal ne réside pas dans le présent mais dans l'histoire. La Russie a assumé la succession juridique de l'Union soviétique, mais ne reconnait pas l'occupation de la Lituanie dans les faits. Un fait historique est ainsi nié, et il pourrait en résulter des conséquences tragiques pour la Lituanie. Des demandes de compensations pour l'occupation ne sont toutefois pas réalistes non plus." (07.08.2009)

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Adevărul - Roumanie

Andrei Plesu sur le travail de mémoire du passé roumain

La Roumanie pourrait célébrer cette année deux jubilés : les 20 ans de la chute du communisme et les 10 ans du début du travail de mémoire sur les fichiers des services secrets de la Securitate. Dans un entretien avec le quotidien Adevărul, le philosophe Andrei Plesu estime toutefois que l'autorité responsable du traitement des fichiers, la CNSAS, a peu de poids : "C'est devenu une institution inerte. … J'ai eu une discussion [avec l'essayiste polonais ] Adam Michnik sur la question de la CNSAS. Il disait : 'N'ouvrez pas la boîte de Pandore, les choses n'en seront que plus difficiles par la suite. Et vous faites ainsi quelque chose d'encore plus grave : vous réactivez les fichiers [des services secrets], de telle sorte que vous poursuivez d'une certaine façon sa mission'. Je pensais toutefois que nous devions apprendre la vérité. J'aurais désormais plus tendance à penser qu' Adam Michnik avait raison car il existe un grand écart entre les revendications fondamentales et ce qu'elle [la CNSAS] peut vraiment faire. … Mais le problème est actuellement tout autre. Si quelqu'un qui a bien connu le passé dit : 'J'espère voir le retour du communisme', alors un mélange de dépression et de dégoût m'envahit. Cela ne m'étonne pas non plus qu'apparaisse une génération d'intellectuels entre 25 et 30 ans qui a désormais un libre accès à l'Ouest et qui s'y associe à la gauche, se montre sereine et témoigne de douces sympathies idéologiques pour le marxisme 20 ans seulement après la fin de la révolution." (07.08.2009)

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ÉCONOMIE

Delo - Slovénie

Erdoğan et Berlusconi sont présents partout

Le Premier ministre russe Vladimir Poutine et son homologue turc Recep Tayyip Erdoğan ont signé jeudi à Ankara un accord pour la construction du projet de gazoduc appelé 'South Stream', qui doit relier l'Europe occidentale au gaz russe via la Turquie et les Balkans, et ainsi contourner l'Ukraine. Le quotidien Delo revient sur la présence du Premier ministre italien Silvio Berlusconi lors des discussions : "Ce n'est ni étrange ni étonnant. L'homme qui a annoncé il y a trois jours qu'il faisait une diète et se préparait pour son embellissement annuel, a acheté des footballeurs mercredi et montré jeudi à quoi il était parvenu, tandis que tous étaient occupés par ses histoires intimes. A savoir, faire ce qui est nécessaire pour un libre marché de l'énergie. ... Pour de telles affaires, il faut un véritable courtier, et ce mot a dans ce cas une signification positive. L'Italie est le partenaire principal dans l'oléoduc méridional de la Russie et elle l'encore là [dans l'oléoduc] Nabucco en tant que membre de l'UE. … Même les Turcs n'ont pas de meilleur partenaire en Europe que Berlusconi. Erdoğan et Berlusconi sont présents partout. Ce sont deux véritables diables d'hommes !" (07.08.2009)

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La Repubblica - Italie

Rumeurs de vente des îles de villégiature de Tito

Le quotidien La Repubblica revient sur les rumeurs évoquant l'intention de la Croatie, qui confrontée à la crise économique, en visage de vendre le groupe d'îles des Brioni dans la mer Méditerranée  : "[L'archipel] des Brioni est un lieu magique … où l'histoire a laissé des traces : les Habsbourg, la grande bourgeoisie des années 1930, mais surtout Josip Broz Tito, le père fondateur de la Yougoslavie, qui est arrivé pour la première fois sur ces plages en 1947 et qui en fait sa résidence d'été. … Quelle est la valeur de l'archipel des Brioni ? Il est question d'au moins 1,2 milliards d'euros. La tentative de passer en caisse est forte. Ce n'est encore qu'une rumeur … , mais le fait que l'économie croate dépendante du tourisme est dans le rouge est une certitude. L'Institut national des statistiques fournit les chiffres : au cours des cinq premiers mois de l'année, les chiffres du tourisme ont chuté de neuf pour cent, et ce dans un paysage économique où le PNB a diminué de 6,7 pour cent au premier semestre 2009. Les Brioni … aurait besoin de grands investissements, mais l'argent manque." (07.08.2009)

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SOCIÉTÉ

Le Jeudi - Luxembourg

L'Eglise catholique est irresponsable

L'hebdomadaire Le Jeudi critique l'attitude de l'Eglise catholique grand-ducale au Luxembourg qui rejette le mariage des couples homosexuels : "L'Église catholique grand-ducale voit dans le mariage des couples homosexuel(le)s une menace contre 'la pérennité de la société'. Car il 'remet en cause l'unicité du mariage entre homme et femme'. Mariage qui, il est bon de le rappeler, dans un cas sur deux, - avec ou sans bénédiction divine - finit en divorce. N'en déplaise au Pape, le mariage des homosexuels nuit autant à la société que le préservatif aggrave le sida... Que l'Église s'oppose au plaisir charnel et prône la fidélité pour mieux vendre l'au-delà, c'est son problème. Qu'elle favorise la transmission du sida ou stigmatise une partie de la population, la voilà irresponsable. ... Parce que, si la tolérance et le partage fondent la religion catholique, le pouvoir est la seule raison d'être de son Église. Or, diviser pour mieux régner en est la règle d'or." (06.08.2009)

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MÉDIAS

The Guardian - Royaume-Uni

Ne pas instaurer de murs payants sur Internet

Le professeur de journalisme Jeff Jarvis critique dans le The Guardian, un quotidien progressiste de gauche, les projets de l'entreprise de médias Rupert Murdoch visant à rendre payant l'accès à leurs nouvelles et leurs journaux en ligne : "Pour la plupart des [journaux en ligne] l'espoir que l'information ne survivra qu'en devenant payante n'est pas seulement vaine mais éventuellement suicidaire. Faire payer pour des contenus implique des frais dans les domaines du marketing et du service clients. En ligne, cela réduit l'audience et la publicité qu'il justifie. Les contenus placés derrière un mur échappent à toute recherche et les liens sont rompus. Ils sont coupés du google guice. … Depuis l'introduction des navigateurs Internet, les journaux ont eu 15 ans pour se réinventer et s'adapter à la réalité de l'ère post-Gutenberg. Mais ils ne l'ont pas fait. Ils tentent dorénavant de récupérer de vieux modèles commerciaux pour une nouvelle économie des médias, une économie de liens … dans laquelle les liens donnent une valeur aux contenus. Si l'on se coupe des liens derrière des murs payants, alors on se coupe d'Internet et de sa valeur réelle." (07.08.2009)

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SPORT

Les Echos - France

Onéreux transferts

A l'occasion de la reprise du championnat de Ligue 1 ce week-end, le quotidien Les Echos critique les sommes élevés dépensées pour le transfert des joueurs : "Depuis le début de la crise, nos sociétés occidentales ont fait preuve d'une tolérance déplorable à l'égard des salaires mirobolants octroyés aux maîtres du ballon rond. Des salaires à côté desquels les rémunérations décriées de grands patrons font parfois figure de pourboires. Il serait étonnant que la planète football échappe longtemps à la réprobation de ces montagnes d'argent captées par quelques-uns. C'est le prix du rêve des peuples, dira-t-on, et le rêve n'a pas de prix. Sauf lorsqu'il se heurte à la réalité économique. Et celle que la France envie est faite de clubs, espagnols et anglais, qui n'ont jamais tant dépensé alors qu'ils n'ont jamais été si endettés. ... Faute d'inventer un nouveau modèle, le foot français serait bien inspiré de rester sur son terrain. C'est un drame pour notre orgueil de vieille nation sportive, mais c'en serait un plus grand que d'ajouter la déroute économique à la défaite sportive." (07.08.2009)

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