Uldis Šmits contredit dans le quotidien Latvijas Avīze la critique exprimée par Efraïm Zuroff, du Centre israélien Simon Wiesenthal, concernant les projets du Parlement européen de déclarer le 23 août journée de commémoration à la fois des victimes du communisme et de celles du nazisme : "Cela aurait pour effet de relativiser les crimes du nazisme ou, en d'autre termes, de les banaliser. Ce serait bien-sûr vraiment condamnable, mais les gens oublieraient-ils vraiment l'holocauste comme Zuroff le craint ? A Riga aussi, il a protesté contre le fait que l'on commémore les victimes des deux régimes dans un seul musée commun de l'occupation. Naturellement, on pourrait classifier les crimes du totalitarisme et octroyer aux victimes un statut différent, mais il n'en reste pas moins que les actes d'Hitler et de Staline ne sont pas faciles à dissocier. … Contrairement aux espérances des Polonais, l'armée rouge [lors du soulèvement de Varsovie de l'été 1944] ne leur est pas venue en aide, et par la suite, cette trahison de Staline a été passée sous silence ou réinterprétée. Mais cela a coûté la vie à 200.000 civils et les Allemands ont détruit pratiquement tout Varsovie. … Et il y a eu aussi les déportations, le massacre de Katyn et l'occupation des Etats baltes, qui n'ont certainement été ni ordinaires, ni relatifs." (12.08.2009)
» article intégral (lien externe, letton)
Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Relations Internationales, » Histoire, » Culture de la mémoire, » Pologne, » Lettonie, » Russie
Tous les textes disponibles de » Uldis Šmits