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Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 12.08.2009

 

À LA UNE

La leader de l'opposition condamnée

La leader de l'opposition condamnée

 

Au Myanmar (ex-Birmanie), un tribunal spécial a condamné la leader de l'opposition et Prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi à 18 mois d'assignation à résidence. Le gouvernement militaire de Rangoon reproche à cette femme de 64 ans d'avoir enfreint les règles de sa détention en accueillant un citoyen américain chez elle. Ce verdict a été sévèrement critiqué dans le monde entier. » suite

Extraits des publications suivantes:
Le Monde - France, Lidové noviny - République tchèque, Aftonbladet - Suède, Corriere della Sera - Italie

Le Monde - France

Le quotidien Le Monde revient sur le verdict prononcé contre la leader de l'opposition au Myanmar (ex-Birmanie) : "Aung San Suu Kyi s'attendait 'au pire', selon ses propres termes. Et beaucoup, dans le monde, le craignaient pour elle. ... Le verdict de son procès, le ... 11 août, pourrait donc paraître relativement clément. La Prix Nobel de la paix ... a été condamnée à dix-huit mois de détention, à son domicile. Comme si les militaires birmans voulaient ainsi démontrer à la communauté internationale qu'ils ne sont pas totalement insensibles à ses avertissements. Depuis quelques semaines, en effet, les pressions s'étaient multipliées pour obtenir la remise en liberté de Mme Suu Kyi. ... Ces efforts ont échoué. Moins lourde qu'on pouvait le craindre, la condamnation de l'opposante birmane n'en reste pas moins inacceptable. ... C'est en effet l'enjeu pour les militaires au pouvoir en Birmanie : ... museler la démocratie." (11.08.2009)

Lidové noviny - République tchèque

Le quotidien conservateur Lidové Noviny estime que le verdict contre la leader de l'opposition Aung San Suu Kyi est lié à des raisons de stratégie électorale : "La justice 'indépendante' annonce un verdict, puis le ministre de l'Intérieur vient expliquer qu'au lieu de trois ans de travail forcé, un an et demi d'assignation à résidence suffiront. Pourquoi tout cela ? Pourquoi la junte n'abat-elle tout simplement pas cette femme ? Parce qu'elle [la junte] veut seulement qu'elle [Suu Kyi] ne trouble pas les élections de 2010 par sa présence. Ces élections doivent légitimer la junte. … [Le président français] Nicolas Sarkozy a appelé l'UE à prendre des sanctions contre la junte dans le domaine de l'exportation de bois et de rubis. C'est assez dérisoire quand on sait que le régime peut s'appuyer sur la Chine, pays non-libéral, couronné de succès et pesant plusieurs milliards." (12.08.2009)

Aftonbladet - Suède

Après le verdict contre Aung San Suu Kyi, le journal à sensations suédois Aftonbladet demande des sanctions plus sévères contre le Myanmar (ex-Birmanie): "Le soutien de la Chine et de la Russie à la junte a paralysé l'ONU et les sanctions des Etats-Unis et de l'UE n'ont eu aucun effet visible. L'UE veut désormais renforcer ses sanctions, entre autres en refusant provisoirement à certains membres de la junte l'accès au territoire de l'UE. C'est bien mais ce n'est pas suffisant. Des sanctions dans le domaine du pétrole et du gaz devraient être efficaces. La compagnie pétrolière française Total a réalisé de gros investissements en Birmanie. En tant que porte-parole de l'UE, la Suède a désormais la possibilité unique de se hisser à la tête de la politique relative à la Birmanie. Au-delà des sanctions, il convient d'agir sur les pays voisins de la Birmanie et en outre de soutenir les partisans de la démocratie aussi bien dans le pays qu'en exil à l'étranger. Les élections de l'année prochaine ne doivent pas être reconnues par la communauté internationale." (12.08.2009)

Corriere della Sera - Italie

Après le verdict contre la Prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi au Myanmar (ex-Birmanie), l'écrivain et journaliste Isabella Bossi Fedrigotti analyse dans le quotidien conservateur et libéral Corriere della Sera la nature de l'héroïsme féminin : "Il est possible que leurs histoires trouvent un grand écho et une plus grande efficacité médiatique justement parce qu'elles sont des femmes. … C'est toutefois un fait qu'elles sont à elles seules des héroïnes combattives et audacieuses des droits de l'homme. Des héroïnes car certaines d'entre elles sont déjà mortes et que d'autres risquent leur vie. … Pourquoi tant de femmes ? Il est probable qu'il s'agisse d'une conséquence de la lutte pour l'égalité hommes/femmes. Celle-ci … fait surgir ces nouvelles héroïnes qui sont prêtes à sacrifier leur vie au nom de la justice, au nom d'un principe et pour protéger les plus faibles. On devrait peut-être réfléchir à la perception de soi qui a pendant longtemps été accordée aux femmes : celle d'une figure plutôt inoffensive et de second rang, non celle d'un ennemi à craindre et à combattre." (12.08.2009)

POLITIQUE

De Standaard - Belgique

Il n'y a pas lieu de se réjouir des 60 ans des conventions de Genève

Voici exactement 60 ans, les conventions de Genève sur la protection de la population civile dans les conflits étaient ratifiées. Au regard des nombreuses guerres et conflits, il n'y a pas lieu de se réjouir de cet anniversaire, écrit le quotidien progressiste de gauche De Standaard: "A cela s'ajoute le fait que la plupart des guerres actuelles sont des conflits internes : les groupes terroristes et rebelles ne se sentent pas liés à ces règles, tandis que les gouvernements invoquent dans leur lutte contre le terrorisme le principe sacro-saint de la souveraineté pour repousser les critiques. … L'évolution la plus importante de ces 60 dernières années a été la mise en place de la Cour pénale internationale, habilitée à juger les crimes de guerre. La Chine, la Russie et les Etats-Unis ne font pas partie de cette Cour, mais Hillary Clinton [la ministre américaine des Affaires étrangères] a déclaré la semaine dernière qu'elle regrettait la position de son pays, ce qui peut faire penser à un changement de cap de Washington. L'UE devrait se servir de cette ouverture pour encourager le gouvernement du président [américain Barack] Obama à coopérer plus activement avec la Cour pénale, ce qui serait un premier pas sur la voie de son adhésion. Cela représenterait un petit pas pour Washington, mais un grand pas pour l'humanité." (12.08.2009)

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România Liberă - Roumanie

Le nouveau gouvernement en Moldavie au bord de l'effondrement économique

Après les nouvelles élections dans l'ex-République soviétique de Moldavie, les forces pro-occidentales se sont entendues pour former une grande coalition gouvernementale contre les communistes au pouvoir jusqu'à présent. Le quotidien România Liberă écrit : "Dans un scénario optimiste, la nouvelle 'Alliance pour l'intégration européenne' qui vient d'être créée va élire le nouveau président et constituer un nouveau gouvernement. Mais elle n'aura pas beaucoup de temps à consacrer aux festivités. D'après des évaluations pessimistes, les finances de la Moldavie seront [déjà] au bord de l'effondrement en septembre si aucune aide extérieure n'est accordée. … La formation de l'alliance a du reste été stimulée par une rencontre entre les dirigeants des quatre partis avec des représentants de la Banque mondiale et surtout de l'UE. Ils leur ont dit en face qu'ils allaient au-devant d'un désastre économique et qu'il ne leur restait pas beaucoup de temps. … [L'actuel chef d'Etat communiste Vladimir] Voronine a déclaré pendant la campagne électorale que l'Ouest avait tourné le dos à la République de Moldavie et que la Russie soutenait le pays. Il est temps pour l'Occident de montrer que c'est n'est pas le cas." (12.08.2009)

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Delfi - Estonie

La Russie autorise les meurtres sur son propre territoire

Quelques semaines après le meurtre de Natalia Estemirova en juillet, deux nouveaux assassinats ont été perpétrés en Tchétchénie contre des militants des droits de l'homme, Zarema Sadoulaïeva et Alik Djibralov. Le portail d'informations Delfi critique le gouvernement russe : "La Russie montre ainsi une nouvelle fois quel sorte de pays elle est et quels sont les principes de droit qui y règnent. Quel que soit l'individu qui a kidnappé et assassiné ces militants des droits de l'homme, il l'a fait avec la certitude qu'il ne serait pas puni. Imaginons que des représentants de la minorité russe soient enlevés en Estonie - quels seraient les cris et la campagne de propagande que cela déclencherait au niveau international ! Le président [Dmitri] Medvedev aurait même probablement recours à sa nouvelle loi, en vertu de laquelle l'armée russe peut être mobilisée pour protéger ses compatriotes même en dehors des frontières du pays. … Mais sur son propre territoire, la Russie, qui se qualifie elle-même d'Etat de droit, autorise la chasse à des individus dont les points de vue ne concordent pas avec la politique officielle du Kremlin." (12.08.2009)

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Sme - Slovaquie

Les mines de lignite sont-elles vraiment nécessaires ?

Suite au grave accident qui a coûté la vie à 20 mineurs dans une mine en Slovaquie, une journée de deuil national a été décrétée ce mercredi dans le pays. Le quotidien progressiste Sme s'interroge sur le sens de cette tragédie: "Si le gouvernement slovaque n'était pas si protectionniste, on ne pratiquerait même plus l'extraction de lignite chez nous. La tragédie de Handlova est une raison supplémentaire pour relancer le débat sur le sens réel de cette extraction. Près de 90 pour cent de la lignite est utilisée par les centrales thermiques de Novaky qui produisent environ sept à huit pour cent de l'énergie entière de la Slovaquie. C'est pourquoi la question suivante a récemment été posée au gouvernement : avons-nous réellement besoin de ces mines ? Justifient-elles la perte de vies humaines et des dommages matériels ?" (12.08.2009)

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Lapin Kansa - Finlande

L'opinion publique finlandaise fait pression sur les partis

Depuis les élections municipales de l'automne dernier en Finlande, le débat sur le financement des campagnes électorales des partis est latent. Après les élections européennes, celui-ci a repris. Le quotidien Lapin Kansa commente cette situation : "Même si le scandale sur le financement des campagnes électorales des partis a suscité une grande effervescence tout l'été, la plupart des partis ont gardé le silence sur l'identité de leurs donateurs. … Lorsqu'on a interrogé directement les entreprises, elles ont décidé de rendre leurs dons publics. Dans les entreprises, on admet que le fait de garder le secret peut nuire gravement à la renommée de la société. Les quelque déclarations publiques ont provoqué beaucoup de remous. Toutefois la pression exercée sur les partis s'est accrue suite aux déclarations des entreprises et aux publications qui ont suivi. Ils se sont sentis contraints de rendre enfin publiques leurs propres sources de financement. Le vieux dicton 'tout d'un coup plutôt qu'à petit feu' a apparemment disparu dans les partis. Des faits relatés à l'opinion publique au compte-goutte restent plus longtemps à la une." (12.08.2009)

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RÉFLEXIONS

Süddeutsche Zeitung - Allemagne

Sebastian Schoepp sur l'idéologie pré-moderne de l'ETA

Derrière le nationalisme du groupe terroriste ETA, qui a perpétré un attentat ce week-end sur l'île de Majorque, se cache une idéologie pré-moderne du 19e siècle, estime Sebastian Schoepp dans le quotidien progressiste de gauche Süddeutsche Zeitung: "En fait, les idéologies n'ont fait que caresser continuellement la nostalgie basque du 'rester entre nous' ([d'après le politologue et spécialiste de l'ETA Antonio] Elorza). Cette nostalgie est plus ancienne que l'ETA et lui survivra, car elle est impossible à satisfaire. Jorge Oteiza [sculpteur et philosophe basque] écrit que l'âme basque vit dans un champ de tension permanent entre des extrêmes qui se complètent, comme l'ancien et le nouveau, le rural et l'urbain. Il donne à ce concept le nom basque de 'huts' - une sorte de vide interne, l'absence de quelque chose que l'on ne peut nommer. … Il se peut que ce soit ce sentiment de vacuité qui pousse de nombreux jeunes de la région la plus riche d'Espagne à suivre l'anachronisme brutal de l'ETA. Le fait que le modèle d'une idylle patriotique pré-moderne et critique envers la mondialisation dispose d'une telle force d'attraction, vient justement du fait que son véritable contenu doit rester inconnu." (12.08.2009)

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Latvijas Avīze - Lettonie

Uldis Šmits sur le nazisme et le communisme

Uldis Šmits contredit dans le quotidien Latvijas Avīze la critique exprimée par Efraïm Zuroff, du Centre israélien Simon Wiesenthal, concernant les projets du Parlement européen de déclarer le 23 août journée de commémoration à la fois des victimes du communisme et de celles du nazisme : "Cela aurait pour effet de relativiser les crimes du nazisme ou, en d'autre termes, de les banaliser. Ce serait bien-sûr vraiment condamnable, mais les gens oublieraient-ils vraiment l'holocauste comme Zuroff le craint ? A Riga aussi, il a protesté contre le fait que l'on commémore les victimes des deux régimes dans un seul musée commun de l'occupation. Naturellement, on pourrait classifier les crimes du totalitarisme et octroyer aux victimes un statut différent, mais il n'en reste pas moins que les actes d'Hitler et de Staline ne sont pas faciles à dissocier. … Contrairement aux espérances des Polonais, l'armée rouge [lors du soulèvement de Varsovie de l'été 1944] ne leur est pas venue en aide, et par la suite, cette trahison de Staline a été passée sous silence ou réinterprétée. Mais cela a coûté la vie à 200.000 civils et les Allemands ont détruit pratiquement tout Varsovie. … Et il y a eu aussi les déportations, le massacre de Katyn et l'occupation des Etats baltes, qui n'ont certainement été ni ordinaires, ni relatifs." (12.08.2009)

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ÉCONOMIE

Elsevier - Pays-Bas

Greenpeace fait un doigt d'honneur au monde

L'organisation de protection de l'environnement Greenpeace coule de nouveau des centaines de blocs de granite à Kattegat, une zone maritime située entre le Jutland et la Suède, afin de créer des réserves de pêche. Mais la bonne volonté n'est qu'un prétexte, écrit le journal progressiste de droite Elsevier : "La véritable raison, c'est que Greenpeace veut arrêter la diminution du nombre de ses membres en montrant que tout lui est égal. … Greenpeace veut que tout le monde se plie à ses quatre volontés. Ainsi, elle prescrit avec quels filets les pêcheurs doivent pêcher, sur quels bateaux ces derniers ont le droit de naviguer et quels poissons ils peuvent attraper. Le fait que tout un secteur économique soit ainsi menacé de disparition leur est totalement égal. De toutes les mers du monde, la mer du Nord est la plus réglementée. Avec la pression de Greenpeace and Co. il est devenu quasi impossible de trouver le moindre poisson de mer du Nord dans les supermarchés. Celui-ci a été remplacé par le tilapia et le pangasius, des poissons d'Extrême-Orient importés congelés. Mais non, c'est bon pour l'environnement et le climat. Mais voyons, ça n'intéresse pas Greenpeace de savoir ce que pensent les ministres, les politiques ou les autres. Ils font ce qu'ils veulent et font constamment un doigt d'honneur au monde." (12.08.2009)

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Die Presse - Autriche

Un nouveau conflit gazier entre la Russie et l'Ukraine ?

Dans une lettre, le président russe Dmitri Medvedev a accusé son homologue ukrainien Viktor Iouchtchenko de mener une politique anti-russe et l'a menacé d'un nouveau conflit gazier. A l'avenir, Moscou pourrait renforcer son chantage vis-à-vis de l'Ukraine, écrit le quotidien Die Presse : "Actuellement, 80 pour cent de l'approvisionnement en gaz russe passe par le territoire ukrainien. Le projet de gazoduc Nabucco qui doit acheminer le gaz d'Asie centrale vers l'Europe, réduirait la dépendance vis-à-vis de Moscou. La Russie riposte avec le projet South Stream qui doit amener le gaz russe vers l'Europe via les Balkans. Et l'Allemagne suit le projet Nord Stream, le gazoduc de la Baltique. Celui-ci conduirait directement le gaz russe vers l'Allemagne. Tous ces trajets de gazoduc évitent le transit par l'Ukraine. Pour Kiev, ce n'est pas une bonne nouvelle. En effet, si la Russie peut fermer le robinet de gaz de l'Ukraine sans menacer l'approvisionnement en gaz vers l'UE, cela signifierait pour Kiev, associé à une propagande contre les opposants au nucléaire, que 'les adversaires de la Russie passeront l'hiver dans le froid et dans l'obscurité'." (12.08.2009)

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Cinco Días - Espagne

Le soutien de l'Allemagne à Magna mise sur l'effet politique

Le journal économique progressiste de gauche Cinco Días demande au gouvernement allemand de faire preuve d'objectivité dans sa politique vis-à-vis de General Motors : "Le gouvernement allemand [de la chancelière] Angela Merkel a un intérêt démesuré à soutenir le sous-traitant multinational Magna dans sa tentative d'acquérir Opel, la filiale de General Motors. Et cet intérêt s'explique par le fait que les projets de la compagnie canadienne prévoient de conserver la concentration de la production de la vieille marque allemande sur le territoire allemand, tout en réduisant en conséquence la production dans les sites périphériques tels que ceux de Figueruelas en Espagne ou d'Ellesmere Port en Grande-Bretagne. … Si une entreprise souhaite donner la priorité à la rentabilité économique plutôt qu'aux intérêts politiques, qui déterminent apparemment l'action de Berlin, elle devrait s'orienter en fonction de la productivité attendue - une variable qui a toujours prévalu dans les décisions prises par Figueruelas." (12.08.2009)

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COULEURS LOCALES

Jornal de Notícias - Portugal

Les monarchistes font des blagues

Le 5 octobre 1910, la première République portugaise était déclarée depuis le balcon de l'hôtel de ville de Lisbonne. En vue de la commémoration prochaine du 99e anniversaire de la fin de la monarchie, un groupe de monarchistes opérant le blog 31 da Armada a hissé mardi matin, à ce même endroit, le drapeau royaliste. Manuel António Pina écrit dans le quotidien Diário de Notícias: "En tant que républicain, quelle que soit la signification de ce mot, j'ai trouvé cela amusant. Comme on dirait à Alentejo : c'était amusant et cela n'a fait de mal à personne. Lorsque j'ai vu le drapeau bleu et blanc sur l'hôtel de ville de Lisbonne, j'ai tout de suite pensé qu'il s'agissait du [drapeau du] club de football du FC Porto et que les hommes à l'échelle et à la bonne humeur faisaient partie du groupe de supporters les Super-Dragões. Cela aurait été d'autant plus amusant [en raison des rivalités permanentes entre les clubs de Lisbonne et de Porto]." (12.08.2009)

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