Le groupe américain General Motors (GM) réfléchit manifestement à l'éventualité de ne pas vendre finalement le constructeur automobile allemand Opel. Le quotidien conservateur Die Welt commente ces mouvements de balancier : "Soutenu par le gouvernement américain, le colosse n'envisage plus de se laisser imposer une décision par l'une de ses petites filiales en Europe et par le gouvernement fédéral. Dans l'intérêt de sa propre survie, celui qui était autrefois le plus grand groupe automobile du monde veut s'assurer l'accès à Opel, voire même conserver éventuellement l'entreprise. Et c'est normal : au final, le nombre d'emplois aux Etats-Unis qui dépendent de la survie de ce géant est bien plus important que celui qui dépend de l'existence d'Opel en Allemagne. A présent, [la chancelière allemande Angela] Merkel paye le fait que, contrairement à sa prudence habituelle, elle se soit cette fois positionnée de façon précoce, pour des raisons de tactique électorale. Sans nécessité, la chancelière s'est largement privée de toute option de négociation avec GM. Au final elle serait même prête à céder à toutes les exigences des Américains. Car une autre solution que la vente à Magna et aux Russes de Sberbank la ferait apparaître comme perdante." (25.08.2009)
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