Le politologue Jiří Pehe se penche dans son blog pour aktualne.cz sur la tactique d'atermoiement du président Václav Klaus et d'autres opposants tchèques concernant la ratification du traité européen de Lisbonne : "Au printemps dernier les deux chambres du Parlement ont recommandé la ratification au président, à la majorité constitutionnelle. Le président, qui d'après les experts en la matière ne doit pas perdre de temps pour signer la ratification, fait attendre sa décision depuis plus de trois mois déjà. La constitution ne lui fixe en effet pas de délai précis. La majorité de l'opinion publique tchèque et la majorité absolue des autres Etats membres de l'UE sont pris en otages politiques par un petit groupe d'eurosceptiques tchèques. … Le président refuse en outre, contrairement aux dirigeants polonais et allemands, de formuler clairement des critiques auxquelles il faudrait répondre, afin qu'il puisse signer [la ratification]. Klaus, qui ne cesse de parler de souveraineté, fait dépendre sa décision également de l'issue du référendum en Irlande, un autre pays. La République tchèque est toutefois dans l'obligation de signer la ratification, et ce, indépendamment du fait que les Irlandais se prononcent ou non, une deuxième fois, pour Lisbonne." (10.09.2009)
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