Hier mardi, sur ordre du ministre français de l'Intérieur Eric Besson, la police a procédé au démantèlement du campement sauvage de réfugiés, connu sous le nom de la "jungle de Calais" et situé à proximité du port de Calais. Dans son éditorial, le quotidien catholique La Croix commente cette intervention : "Une chose est sûre : l'intervention calaisienne ne réglera pas la situation, elle déplacera le problème, c'est tout. Comme la fermeture de Sangatte en 2002 n'a pas tari l'arrivée des étrangers, menés par des passeurs avides, qui n'ont qu'un rêve, fuir la misère ou la violence de leur pays. Les autorités craignent, si elles tolèrent des points de fixation, si elles les aménagent et offrent des accueils un peu plus humains, de créer un appel d'air, d'alimenter les réseaux mafieux qui organisent les trafics, de donner des fausses espérances aux candidats à l'exil. Elles ont à répondre, aussi, devant les populations locales des problèmes d'insécurité ou d'insalubrité. ... Les voix qui s'élèvent pour demander davantage d'humanité ne sont pas seulement dénonciatrices ; elles ne nient pas qu'il faille réguler les flux migratoires. Elles appellent à la recherche de solutions pérennes." (23.09.2009)
» article intégral (lien externe, français)
Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Immigration, » France
Tous les textes disponibles de » Dominique Quinio