Le "oui" des Irlandais au traité de Lisbonne a déconcerté les conservateurs britanniques, écrit le quotidien progressiste de gauche La Repubblica. C'est ce qui ressort actuellement du congrès du parti à Manchester : "Tout semblait aller pour le mieux pour les conservateurs britanniques et leur président, David Cameron : le Premier ministre britannique, Gordon Brown, enchaînait les faux-pas, le congrès du Labour se déroulait sans éclat, le journal à sensations de Murdoch The Sun se décidait à soutenir les Torys au printemps. … Si seulement l'Europe n'était pas intervenue. Le 'oui' des Irlandais au traité qui réforme et renforce l'Union européenne a donné - redonné plus exactement - des crampes d'estomac aux Torys. Ceux-ci sont tous ou presque eurosceptiques. Mais il existe parmi eux des pragmatiques et des radicaux, et ces deux courants déchirent le parti. … On ne sait pas encore vraiment comment cela va finir. Il est possible qu'un futur gouvernement conservateur, même sans appeler à un référendum, revendique une pleine compétence de pouvoir en matière de justice, de sécurité et de travail, sans avoir à être soumis aux décisions de Bruxelles. Il y a aussi la possibilité que la question européenne divise les Torys et montre aux électeurs à quel point les conservateurs ont peu changé en dépit de tous leurs slogans de 'changement' par rapport à l'ère [de Margaret] Thatcher." (06.10.2009)
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