Grâce à la médiation de la Suisse, les ministres des Affaires étrangères de Turquie et d'Arménie ont signé samedi un protocole pour leurs relations bilatérales qui doit toutefois encore être ratifié par les Parlements des deux pays. Dans le quotidien progressiste de gauche Berliner Zeitung, Günter Seufert parle d'un signal que l'Europe ne devrait pas ignorer : "Si le pays ouvre désormais ses frontières avec l'Arménie, ce sera en outre un signe fort apporté à l'UE : la normalisation des relations diplomatiques avec Erevan [la capitale arménienne] montre clairement que la Turquie a donné une orientation complètement nouvelle à sa politique étrangère. Etat situé sur le front pendant la guerre froide, en conflit avec tous ses voisins, le pays s'est transformé en puissance régionale pacifique. La seule amertume existante, c'est qu'au moment où la Turquie mène sa politique la plus raisonnable depuis longtemps, la France et l'Allemagne remettent fondamentalement en question l'adhésion de la Turquie à l'Union. Elles affaiblissent ainsi l'UE dans cette région si importante pour l'Europe." (12.10.2009)
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