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Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 15.10.2009

 

À LA UNE

L'UE présente les rapports d'avancement sur l'élargissement

L'UE présente les rapports d'avancement sur l'élargissement

 

La Commission européenne a présenté mercredi ses rapports d'avancement sur l'élargissement prévu de l'Union. Il en ressort que la violation des droits de l'homme reste toujours un gros obstacle à une adhésion de la Turquie. D'après ces rapports, les négociations d'adhésion avec la Croatie pourraient de leur côté aboutir en 2010. Selon le commissaire européen à l'Elargissement, Olli Rehn, ce pays doit toutefois renforcer l'indépendance de la justice. Les négociations d'adhésion doivent également être entamées avec la Macédoine. » suite

Extraits des publications suivantes:
Jyllands-Posten - Danemark, Süddeutsche Zeitung - Allemagne, Il Sole 24 Ore - Italie, Delo - Slovénie

Jyllands-Posten - Danemark

Le quotidien Jyllands-Posten ne trouve rien de très nouveau dans le rapport d'avancement sur l'adhésion de la Turquie. Il s'agirait toujours des mêmes questions : "Il est compréhensible et convenable que l'UE continue d'exiger plus de démocratie : une Turquie dans laquelle les droits des femmes, des minorités et des enfants soient renforcés, dans laquelle la liberté d'opinion dispose de meilleures conditions, dans laquelle le rôle de l'armée soit limité et dans laquelle les rapports avec les Kurdes et les Chypriotes soient normalisés. Mais il est clair également que l'UE et surtout l'Allemagne et la France doivent comprendre qu'en plus des exigences normales envers un pays candidat, il existe justement pour la Turquie des questions pertinentes et d'une importance supérieure dans les domaines de la sécurité et de l'énergie, qui peuvent s'avérer être d'une importance considérable pour l'Europe." (15.10.2009)

Süddeutsche Zeitung - Allemagne

Le processus d'adhésion durera encore 15 à 20 ans, écrit Kai Strittmatter dans le quotidien progressiste de gauche Süddeutsche Zeitung suite au nouveau rapport d'avancement de l'UE sur la Turquie : "Dans 15 ans, la Turquie ne sera pas la Turquie de 2009. Elle connaîtra une croissance bien plus rapide que celle de tous les pays de l'UE. On peut en outre s'attendre à ce qu'elle fasse de grands progrès en direction d'une véritable démocratie. Le fait que la Turquie ne soit 'structurellement pas en mesure d'adhérer à l'UE', comme l'a déclaré mercredi un membre de la CDU, est absurde. Une issue positive aux négociations de l'UE n'est toutefois pas garantie. L'ancienne élite antidémocratique dans l'armée, la bureaucratie et la justice n'a plus de pouvoir d'organisation - mais conserve le pouvoir de sabotage. Le Premier ministre [Recep Tayyip] Erdoğan et les démocrates turcs ont besoin de tout le soutien qu'ils peuvent obtenir. L'Europe devrait le leur apporter." (15.10.2009)

Il Sole 24 Ore - Italie

L'UE a perdu son enthousiasme pour l'élargissement, écrit le journal économique Il Sole 24 Ore : "Les doutes shakespeariens sur l'opportunité de s'ouvrir réellement à la Turquie, sur les progrès laborieux des pays des Balkans, sur la catastrophique crise financière et économique qui touche toute la planète, constituent des facteurs qui ont depuis longtemps freiné un peu partout les ardeurs. C'est également le cas dans les pays septentrionaux de la Communauté, traditionnellement plus enclins à élargir les frontières actuelles. Les choses avancent ainsi, mais de manière laborieuse. Sous la contrainte en fait, car on ne peut revenir sur une promesse qui a été faite." (15.10.2009)

Delo - Slovénie

Le rapport d'avancement sur la candidature de la Croatie à l'UE indique clairement que ce pays a encore beaucoup de travail à faire, notamment dans la lutte contre la corruption et le crime organisé, écrit le quotidien Delo : "Désormais sans blocages [de la part de la Slovénie], la Croatie est seule face à elle-même, et seuls les résultats comptent. Il ne suffira pas à la chef du gouvernement [Jadranka] Kosor de mener la lutte contre la corruption. Si le pays veut intégrer l'UE d'ici 2012, il faudra retirer impitoyablement l'ulcère au scalpel. Le problème ici, c'est que l'ulcère porte le nom connu et désagréablement 'médical' pour elle, à savoir le HDZ [le parti de Kosor, fondé par l'ex-président Franjo Tuđman, l'Union démocrate croate] et ses amis. Le gouvernement promet certes d'agir cette fois-ci réellement contre la corruption, en commençant même par le haut. Mais les citoyens croates ont déjà entendu de semblables contes à dormir debout." (15.10.2009)

POLITIQUE

Gândul - Roumanie

L'opposition veut un maire germano-roumain comme Premier ministre

Après la chute du gouvernement roumain ce mardi, l'opposition exprime son souhait de voir le maire germano-roumain de Sibiu, Klaus Johannis, devenir Premier ministre. Le chef d'Etat roumain Traian Băsescu, qui doit présenter un candidat au Parlement pour ce poste, exprime des réserves. Le quotidien Gândul écrit : "Pourquoi Traian Băsescu ne se réjouit-il pas de la nomination possible de Johannis à la tête du cabinet gouvernemental s'il … semble bénéficier d'un grand soutien politique ? Son comportement s'explique par un calcul politique simple et rationnel. … L'acceptation de Johannis ne sert pas l'image de son candidat, Crin Antonescu. … Ces jours-ci, [Johannis] apparaît souvent dans les médias, et une véritable légende est construite autour de lui, alimentée par la bonne gestion de Sibiu et par les qualités de la communauté allemande - rigueur, sérieux, constance, ponctualité. Băsescu ne veut pas d'un tel Premier ministre. Il ne veut pas d'un gouvernement qui soit une aide pour les autres [partis politiques lors des prochaines élections présidentielles du 22 novembre]." (15.10.2009)

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Neue Zürcher Zeitung - Suisse

Les eurosceptiques tchèques s'entêtent

Le gouvernement tchèque a proposé au président Václav Klaus de présenter à l'UE la possibilité d'apporter un complément au traité de Lisbonne qui puisse satisfaire la demande du président visant à garantir l'inviolabilité des dits décrets Beneš. Le quotidien Neue Zürcher Zeitung écrit : "La peur de revendications patrimoniales des Allemands des Sudètes accompagne la politique tchèque depuis la chute du mur de Berlin il y a 20 ans. … Avec cette grotesque tactique du retardement, Prague enregistre de plus en plus de dommages sur le plan de la politique étrangère. Cela ne semble préoccuper ni le président ni un petit groupe de sénateurs qui ignorent non seulement l'opinion populaire majoritaire, mais aussi des décisions légales et obtenues à la majorité parlementaire." (14.10.2009)

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El País - Espagne

L'Iran s'est imposé

Le quotidien progressiste de gauche El País commente la rencontre du G6 (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne et Allemagne) et de l'Iran qui a eu lieu à Genève le 1er octobre. Cette rencontre a été considérée comme un succès bien qu'elle n'ait entraîné aucun nouveau résultat : "L'empressement à présenter la réunion de Genève entre le G6 et l'Iran … comme un succès, en voulant la considérer comme un tournant iranien, ne concorde pas avec les résultats connus. L'Iran se limite à permettre l'inspection de son nouveau site d'enrichissement de Qom. Mais cette autorisation avait déjà été accordée auparavant, et dans le même temps le pays insiste sur son strict respect du [Traité de non prolifération nucléaire] TNP. … En échange, on lui permet d'augmenter le niveau d'enrichissement de son uranium jusqu'à 20%. … . Si c'est tout - et il semble qu'il n'y ait rien d'autre d'important - il s'avère une fois de plus que l'Iran continue à n'en faire qu'à sa tête." (15.10.2009)

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RÉFLEXIONS

De Volkskrant - Pays-Bas

Job Cohen sur la mission de la science dans le débat sur l'islam

Dans l'actuel débat sur l'islam, on met trop l'accent sur l'extrémisme et le terrorisme, estime le maire d'Amsterdam, Job Cohen, dans le quotidien progressiste de gauche De Volkskrant. Il y demande un dialogue accru entre science et politique : "Il faut accepter le fait que la science, avec son exigence d'objectivité et de quête de la vérité, est en mesure de mettre de l'ordre dans ce débat. … La science dispose ici d'une mission expresse. Elle devrait également se fixer comme objectif d'expliquer énergiquement les différentes vues et opinions qui existent dans le monde musulman, afin que le débat social soit plus équilibré. … Le fait que les connaissances scientifiques ne s'imposent [que] trop peu dans la politique et dans les médias ne me semble pas être, du reste, uniquement l'affaire des politiques ou des journalistes, mais aussi celle de la science elle-même. La nécessité de prendre part au débat social n'est pas toujours considérée comme la préoccupation principale de l'université. … La science a justement la chance de rendre la voix du 'citoyen et travailleur musulman normal' visible dans le débat social." (15.10.2009)

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Dnevnik - Slovénie

Ervin Hladnik Milharčič sur le prix Nobel de la paix à Barack Obama

Ervin Hladnik Milharčič commente dans le quotidien Dnevnik la décision de décerner le prix Nobel de la paix au président américain Barack Obama : "La remise du prix Nobel de la paix a toujours été l'affaire des Norvégiens. [Le comité pour la remise du prix est élu par le Parlement norvégien]. Le prix Nobel de la paix s'efforce généralement d'honorer des résultats concrets. Souvent, il est attribué à des dissidents en conflit avec leur propre société. Cette fois-ci, ils ont remis le prix à une personnalité politique qui ne souhaitait peut-être pas le recevoir et qui regrette qu'on le lui ait décerné. Les Norvégiens sont intervenus activement au sommet de la politique mondiale. Ils ont redéfini le président américain. Avec beaucoup d'ironie, ils ont attribué à Obama le statut de dissident de la politique [républicaine] de Bush et de la société Bush. En même temps, ils ont pratiqué le même petit jeu avec les politiques européens. … Il n'existe pas de personnalité politique européenne qui attire 200.000 personnes à la Porte de Brandebourg pour un simple discours. L'Europe n'a pas de dirigeant. Cela peut encourager même lors d'une telle élection. Toutefois, le fait que l'Europe n'ait pas de candidat sérieux au prix Nobel est une raison pour se mettre en colère." (15.10.2009)

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ÉCONOMIE

Les Echos - France

Wall Street ne fait pas grand cas de la morale

Le journal économique Les Echos critique le fait que les traders de Wall Street empochent des bonus cette année, comme s'il n'y avait jamais eu de crise financière : "Indécent. Les 140 milliards de dollars de bonus que s'apprêtent à verser … les grandes maisons de la finance américaine, selon les calculs du Wall Street Journal, sont moralement choquants. Quelques mois après avoir échappé à l'effondrement général par la seule grâce des centaines de milliards de dollars injectés par la puissance publique, les financiers de Wall Street renouent sans état d'âme avec leurs bonnes vieilles habitudes. Le message est clair. Wall Street a refermé la parenthèse de la crise qu'elle a puissamment contribué à diffuser à travers le monde. Il s'agit là d'un véritable pied de nez à tous ceux qui militent pour une moralisation de la finance." (15.10.2009)

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Eleftherotypia - Grèce

Importants déficits budgétaires pour la Grèce et l'Irlande

D'après les évaluations des experts, la Grèce et l'Irlande sont des Etats de l'UE dont les déficits budgétaires pourraient dépasser 12 pour cent et ainsi être les plus importants de la zone euro. Le quotidien Eletherotypia compare les situations économiques des deux pays : "Depuis le début de l'année, l'Irlande a emprunté près de 32,5 millions d'euros, alors que l'objectif était de n'emprunter [que] 25 millions d'euros. En Grèce, nous avions commencé avec un montant de 42 millions d'euros, et nous en sommes aujourd'hui à près de 54 millions d'euros. Tout laisse à penser que nous dépasserons la barre des 65 millions d'ici la fin de l'année. Mais avant de commencer à comparer, nous devons nous rendre compte que l'Irlande dispose d'une population inférieure à celle de la Grèce, et que les nécessités d'emprunts sont donc plus limitées. Le revenu par habitant des Celtes est toutefois deux fois plus élevé que celui des Grecs. Dans l'intervalle 1995-2007, les deux pays étaient les champions du développement dans la zone euro. Ils ont en effet connu une croissance respective de 6 [pour l'Irlande] et de 3,5 pour cent [pour la Grèce] sur cette période." (14.10.2009)

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CULTURE

Kurier - Autriche

Les universités gratuites en Autriche tournent à la farce

Le quotidien der Kurier déplore le fait que la suppression des droits d'inscription à l'université en Autriche entrée en vigueur en 2008 se révèle avoir un effet boomerang un an après : "Les étudiants autrichiens épargnent 364 euros par semestre mais ils doivent se battre plus que jamais pour obtenir une place dans un laboratoire ou dans un amphi. Les universités autrichiennes gratuites attirent, comme des aimants, les étudiants allemands qui sont bloqués par les critères de sélection dans leur pays. L'image politique idéale du 'libre accès à l'université' pour tous ceux qui veulent étudier tourne en fait au ridicule. Ceux qui en subissent les conséquences sont les étudiants qui n'ont pas payé le lourd fardeau des frais. Le SPÖ [parti autrichien social démocrate] ne pourra plus éviter le nouveau débat qui tournera autour du thème de la participation financière (avec des bourses qui amortiront les frais) et des obstacles pour accéder à l'université conformément aux principes de l'UE. A moins, qu'il ne choisisse de s'appeler désormais définitivement 'le parti des seniors autrichiens'." (14.10.2009)

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Le Monde - France

L'accès aux offres culturelles laisse à désirer en France

D'après une récente étude, les personnes disposant de faibles revenus ne profitent pratiquement pas des offres culturelles en France. Le quotidien Le Monde en recherche la responsabilité du côté de l'Etat : "En matière d'accès à la culture, les résultats sont cinglants pour l'action de l'Etat … . La situation, en effet, a empiré par rapport aux enquêtes similaires de 1988 et 1997. Hormis le cinéma, l'art le plus démocratique, les gens modestes abandonnent toujours plus les pratiques et désertent les lieux culturels. Et la situation serait sans doute plus grave si l'Etat n'avait rien fait. … En fait, l'Etat ne s'est jamais vraiment donné les moyens de toucher les exclus de la culture. Ses actions envers les adultes sont sans cesse rognées. Et la sensibilisation des jeunes à l'école reste un serpent de mer." (15.10.2009)

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COULEURS LOCALES

Dziennik Gazeta Prawna - Pologne

Il y aura toujours des coupures de courant en Pologne

Après l'arrivée soudaine de l'hiver qui a provoqué hier de vastes coupures de courant en Pologne, le quotidien Dziennik Gazeta Prawna critique le mauvais état des réseaux énergétiques : "Il y a un an et demi, la ville de Szczecin [ville du nord-ouest de la Pologne] connut une coupure de courant générale. Hier, un tiers de la Pologne a été touchée par des coupures de courant. Bien sûr, on pourrait comme à l'accoutumée attribuer cela aux intempéries, [notamment] aux chutes de neige humide et lourde. … Mais parlons sérieusement : il est vrai qu'un temps [hivernal] s'est abattu hier sur le pays. Mais cela n'aurait rien provoqué si le pays disposait d'un réseau énergétique moderne. Mais nous ne disposons pas d'un tel réseau et nous n'en disposerons pas à court terme. … Et des situations semblables à celle d'hier se répéteront encore plus souvent." (15.10.2009)

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MÉDIAS

Göteborgs-Posten - Suède

Une émission de télé-réalité douteuse à la télévision suédoise

Un nouveau programme nommé Inlåst, (Enfermés), vient de commencer sur la chaîne de télévision privée suédoise TV4. De jeunes délinquants se retrouvent en compagnie de mentors qui ont eux-mêmes été autrefois criminels. Sept experts dans la quotidien Göteborgs-Posten estiment qu'il s'agit d'une idée totalement absurde : "La responsable de la programmation de TV4 a dit plusieurs fois que TV4 au moins faisait quelque chose. Elle trouve donc qu'une méthode considérée comme nocive par les services sociaux est préférable que de ne rien faire. Nous ne sommes pas de cet avis. Nous estimons que la criminalité des jeunes est une question bien trop grave pour qu'elle fasse l'objet d'une expérience sur de jeunes gens, sans que l'on dispose de connaissances plus avancées et [en ignorant] les résultats des recherches, et que l'on en fasse une émission de divertissement." (15.10.2009)

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