Dans le quotidien Sega, le chercheur en anthropologie culturelle bulgare Ivaylo Ditchev se montre déçu par les conséquences de la chute de la dictature communiste en 1989 et voit des points communs entre celles-ci et les effets des mouvements étudiants de 1968 : "Nous pensions que la chute du communisme, qui par son déroulement semblait s'apparenter à un mouvement du 19e siècle, apporterait un nouveau printemps des peuples, plus de souveraineté nationale, une plus grande participation démocratique dans les affaires publiques, davantage de responsabilité citoyenne et de morale. La solidarité s'est toutefois avérée être plutôt un esprit de corps national, dont le président tchèque [Václav] Klaus apporte aujourd'hui le plus mauvais exemple. Le sort de la participation citoyenne est encore plus sombre. … La chute du communisme a été l'explosion tardive de promesses artificiellement réprimées pendant des années. En ce sens, les évènements de 1989 en Europe de l'Est n'ont pas constitué une répétition de 1789, malgré les quelques parallèles qui ont pu être dressés à l'époque avec la Révolution française. Ils ont davantage fait penser aux révolutions étudiantes de 1968. Celles-ci étaient caractérisés par l'individualisme, le rejet de normes sociales rigides, l'esprit de consommation et l'hédonisme." (28.10.2009)
» article intégral (lien externe, bulgare)
Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Histoire, » Culture de la mémoire, » Bulgarie
Tous les textes disponibles de » Ivailo Dichev