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Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 04.11.2009

 

À LA UNE

Klaus libère la voie

Klaus libère la voie

 

Après des mois de blocage, le président tchèque Václav Klaus a été hier le dernier chef d'Etat à ratifier le traité de Lisbonne. La Cour constitutionnelle à Brno avait auparavant rejeté la plainte de sénateurs conservateurs contre le règlement. De grands espoirs reposent sur la réforme de l'UE, qui peut désormais entrer en vigueur. » suite

Extraits des publications suivantes:
Berlingske - Danemark, Dziennik Gazeta Prawna - Pologne, Il Sole 24 Ore - Italie, Právo - République tchèque, The Irish Times - Irlande

Berlingske - Danemark

Maintenant que la République tchèque a apposé sa signature au bas du traité de Lisbonne, l'UE peut enfin mieux collaborer et faire face aux défis de l'avenir, exulte le quotidien Berlingske Tidende : "Depuis que le dernier pays de l'UE, la République tchèque, a signé hier le traité de Lisbonne, l'Europe peut pousser un soupir de soulagement. Après un processus incroyablement pénible et bureaucratique, les 27 membres de l'UE sont parvenus à adopter un traité qui relie sérieusement les pays entre eux dans de nombreux domaines et rend possible … une collaboration plus flexible des Etats membres européens en ce qui concerne de nombreux défis internationaux. Avec l'adoption du traité de Lisbonne, il sera nettement plus facile de trouver des solutions communes aux problèmes climatiques, à la mondialisation et à la collaboration internationale." (04.11.2009)

Dziennik Gazeta Prawna - Pologne

Après la signature du traité de Lisbonne par le président tchèque Václav Klaus, le quotidien Dziennik Gazeta Prawna demande que l'UE établisse des institutions fortes : "Le traité de Lisbonne a été adopté. Sans lui, l'UE ne serait pas seulement condamnée à faire du surplace, elle commencerait aussi à subir une évolution négative jusqu'à finalement être déchue de la première ligue des grandes puissances. Bien sûr, ce traité ne reste qu'un premier pas. Il faut désormais lui attribuer un contenu et donner des institutions fortes à l'UE. Ce n'est pas un hasard si les Etats-Unis ne considèrent plus l'Europe comme leur partenaire principal. Les choses sont ainsi parce que le Vieux Continent ne dispose notamment d'aucune capacité décisionnelle et parce que les politiques nationaux se mettent mutuellement des bâtons dans les roues. Il manque tout simplement à Washington un interlocuteur qui parle d'une seule voix de l'autre côté de l'Atlantique." (04.11.2009)

Il Sole 24 Ore - Italie

Le journal économique Il Sole 24 Ore évoque Benjamin Button, le personnage du roman de l'auteur américain F. Scott Fitzgerald, pour expliquer que le traité de Lisbonne est d'ors et déjà dépassé : "Le nouveau texte qui vient d'être mis au monde … n'est ni la Constitution rêvée, ni l'indispensable manuel de gouvernance à 27 [Etats membres]. Ne sabrez pas le champagne. Comme le père de Benjamin Button, le personnage de Scott Fitzgerald contraint à vivre sa vie à rebours, nous découvrons dans le berceau un petit vieillard ridé et non un nouveau-né vif, doté de 27 âmes. … La répartition avide des postes nouvellement créés n'évoque … aucune innovation. … Il faudrait que l'Europe se retrouve rapidement pour conjurer le déclin. Contrairement à Benjamin Button, nous n'avons pas toute la vie devant nous pour rajeunir." (04.11.2009)

Právo - République tchèque

"C'est un soulagement pour l'Europe", remarque le quotidien de gauche Právo après que la Cour constitutionnelle tchèque a déclaré le traité de Lisbonne conforme à la Constitution et que le président Václav Klaus l'a ratifié : "Il a toutefois gardé son attitude de rejet et a sévèrement critiqué les juges constitutionnels. Il continue de dire que la République tchèque perd sa souveraineté. … Mais il n'existe pas de souveraineté illimitée de l'Etat. On ne perd pas une souveraineté étatique comme on perd sa virginité ; on peut la renouveler par une décision de l'Etat. … Les opposants ont tort quand ils prétendent que l'évolution de l'Europe est un processus incontrôlable et indépendant de la volonté de la République tchèque. L'Etat ne doit ainsi céder de nouvelles parties de sa souveraineté que lorsque le législateur l'approuve et que le gouvernement donne sa bénédiction à la voie empruntée." (04.11.2009)

The Irish Times - Irlande

La dispute entre le parti conservateur britannique et l'Europe se poursuivra malgré la ratification du traité de réforme de l'UE, estime le quotidien The Irish Times : "Le chef de parti [conservateur britannique] David Cameron est apparemment prêt à reconnaître que la question [d'un référendum] n'a pas lieu d'être puisque le processus de ratification est achevé. … Sa réconciliation tardive avec le traité ne signifie pas toutefois qu'une fois au pouvoir, il ne s'occupera plus de la question des relations entre la Grande-Bretagne et l'UE. Les Tories restent désireux de rapatrier de Bruxelles des compétences significatives [au niveau national]. … La promesse que la mise en œuvre [du traité] mette fin à la dispute constitutionnelle et institutionnelle au sein de l'UE, semble malheureusement illusoire. … Des perspectives peu réjouissantes." (04.11.2009)

POLITIQUE

Die Presse - Autriche

Le laïcisme produit un vide dangereux

Les crucifix dans les salles de classe enfreignent la Convention des droits de l'homme, a jugé la Cour européenne des droits de l'homme. L'Italie doit verser une amende de 5000 euros à une citoyenne qui avait porté plainte contre la présence de crucifix dans les salles de classe. Le quotidien Die Presse critique le verdict : "Et que se passerait-il si quelqu'un voulait faire remplacer les enseignantes par des enseignants parce qu'elles vont à l'encontre des préceptes du Prophète selon lesquels ce quelqu'un souhaite éduquer son enfant ? … Il n'y a pas de neutralité sur cette question : chaque solution est une prise de position contre un parti, retire quelque chose à quelqu'un, privilégie quelque chose. La laïcité en tant que religion d'Etat est peut-être la vision qu'ont les juges de la Cour européenne des droits de l'homme. Mais c'est un concept stérile duquel rien ne peut sortir si ce n'est un vide dans lequel s'engouffreront d'autres courants de croyance plus puissants. Il en sera alors également fini de notre concept de droits de l'homme - qui est du reste un rejeton du christianisme, même s'il était peut-être peu apprécié au départ." (04.11.2009)

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Berliner Zeitung - Allemagne

Karadžić veut gagner du temps

Après avoir boycotté trois séances, l'ancien chef des Serbes de Bosnie, Radovan Karadžić, a comparu pour la première fois, mardi, devant le tribunal pour les crimes de guerre de La Haye. Les juges doivent résister à son attitude provocatrice pour renforcer le droit pénal international, écrit le quotidien progressiste de gauche Berliner Zeitung : "Le tribunal pour l'ex-Yougoslavie de La Haye, aux Pays-Bas, intervient depuis 16 ans au croisement difficile du droit pénal, de la grande politique et du travail de l'histoire. Il a frôlé l'échec à plusieurs reprises. Avec le procès Karadžić, le tribunal s'approche une nouvelle fois de l'abyme. L'accusé a refusé jusqu'à maintenant de participer au procès. Il vient certes de comparaître devant les juges, avec toutefois comme unique objectif de gagner du temps. … Si désormais les juges du tribunal parviennent encore rapidement à briser l'obstruction de Radovan Karadžić, ce serait un nouvel évènement clé déterminant pour le développement du droit pénal international." (04.11.2009)

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Diário de Notícias - Portugal

L'icône Obama

Le président américain Barack Obama a été élu il y a un an jour pour jour. Le quotidien Diário de Notícias dresse un bilan mitigé : "Barack Obama n'a pas déçu la majorité de ses électeurs, mais sa popularité a chuté. Cela est compréhensible, car la politique est l'art du possible : un politique doit adapter son action aux circonstances. Sur le plan intérieur, le premier président des Etats-Unis afro-américain est critiqué par les conservateurs, qui l'accusent de vouloir introduire le socialisme en raison de sa réforme ambitieuse du système de santé. Sur le plan extérieur, il a ordonné le retrait des troupes d'Irak et renforcé les troupes en Afghanistan. Ces deux décisions ont eu des conséquences malheureuses, la violence augmente dans les deux pays. … Il y a cependant des progrès en ce qui concerne les relations avec Cuba et les questions environnementales, la crise économique semble en outre enfin se résorber. Plus que tout autre politique, Obama est devenu une icône, ce que souligne encore son prix Nobel de la paix. Un an après son élection, l'espoir continue de vivre, même s'il n'est plus aussi fort. Changer les Etats-Unis et le monde n'est pas aussi simple." (04.11.2009)

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RÉFLEXIONS

Le Monde - France

Valls et Morelle à propos du débat sur l'identité nationale en France

Le "débat sur l'identité nationale" déclenché par le président français Nicolas Sarkozy suscite beaucoup de critiques. Les conservateurs veulent ainsi chasser sur le terrain de l'extrême droite, écrivent le socialiste Manuel Valls et l'intellectuel de gauche Aquilino Morelle dans le quotidien Le Monde : "[E]n prenant cette initiative, Nicolas Sarkozy vient de commettre une faute morale et politique. Non que la question de l'identité de la France ne mérite pas d'être revisitée et débattue. Au contraire : vieille nation pétrie de politique et imprégnée d'histoire, la France s'interroge, à tort ou à raison, sur son avenir, ses valeurs, sa place dans un monde global, son rôle dans un temps qui s'accélère, le sens de son existence. Ce sont les arrière-pensées du président de la République qui sont là en cause : choisir de lancer cette question sur la scène publique ..., l'instrumentaliser dans le but de séduire les électeurs du Front national, avec l'espoir secret de déstabiliser une gauche censée se trouver mal à l'aise avec ce sujet ... avoir recours à ce qui est une manœuvre, tout cela n'est pas digne." (03.11.2009)

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Blog Del alfiler al elefante - Espagne

Lluís Bassets sur le classement de la corruption

De nombreux scandales liés à des affaires de corruption secouent les partis espagnols. Lluís Bassets fait le classement de la corruption: "Tout en haut de la liste, on trouve ceux qui corrompent. A la deuxième place, les corrompus. Au troisième rang arrivent les complices qui apportent leurs connaissances techniques et leur savoir-faire : les urbanistes, les architectes, les avocats, les conseillers fiscaux, les experts économiques. La dernière place est occupée par ceux qui détournent le regard : l'opposition, les comptables et les contrôleurs de gestion, les procureurs et les juges, les journalistes. Chacun est en mesure de compléter cette liste. Il convient de remarquer que les places dans la liste peuvent changer rapidement. Les corrompus peuvent devenir corrupteurs, les complices corrompus et ceux qui ferment les yeux complices. C'est le cœur de la société qui ignore comment combattre ce mal : celui-ci gagnera le corps entier jusqu'à le gangrener entièrement. Il n'y a pas de corruption sans individus corrupteurs. Plus ils ont de l'importance, plus leur corruption est forte. … Plus ils sont puissants, plus ils se cachent et plus il devient difficile de les trouver. Plus ils sont importants, plus ils ont de responsabilités. Le poisson commence à puer de la tête. Mais chacun a le devoir de mettre un terme à cet état de fait et d'empêcher que l'ulcère nous gagne tous." (04.11.2009)

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ÉCONOMIE

Postimees - Estonie

Les prévisions économiques européennes sont optimistes

Le quotidien Postimees examine les prévisions économiques de la Commission européenne présentées mardi dernier et qui indiquent une tendance à la reprise après la récession la plus sévère de son histoire : "D'un côté, les pays européens ont mis en place des paquets d'aides conséquents, de l'autre la relance prévisible du commerce et de la conjoncture au niveau mondial est une bonne raison pour se montrer optimiste. Si la Pologne était le seul pays cette année à afficher une économie croissante au sein de l'UE, l'image européenne va se modifier clairement en 2010. En revanche, le plus gros problème résultant de la crise pourrait être le chômage : le marché du travail a réagi très fortement à l'effondrement économique et l'augmentation du chômage freine à son tour la reprise. Le deuxième problème persistant réside dans les énormes montagnes de dettes amassées par les gouvernements. Selon le commissaire aux Affaires économiques et monétaires, Joaquìn Almunia, c'est une évolution normale en période de crise mais il faut l'observer avec attention : l'année prochaine, il est probable que seule la Bulgarie reste sous la barre des trois pour cent de déficit [du pacte de stabilité]." (04.11.2009)

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CULTURE

The Independent - Royaume-Uni

Lévi-Strauss a libéré la pensée

Le célèbre ethnologue et anthropologue français Claude Lévi-Strauss est mort. Le quotidien The Independent évoque l'héritage de ce chercheur : "Lévi-Strauss était le représentant le plus significatif de sa propre culture et de l'ère globale. Il était imprégné à la fois de la tradition intellectuelle française ultra-rationnelle tout en établissant des règles universelles à partir de ses innombrables observations et expériences de par le monde. Né en Belgique, persécuté par le régime de Vichy [pendant la Seconde Guerre mondiale] et réfugié aux Etats-Unis jusqu'à la fin de la guerre, il a acquis célébrité et reconnaissance en tant que père de l'anthropologie structurale. Le structuralisme a ses détracteurs ; il peut désormais paraître moins révolutionnaire et révélateur qu'autrefois. Mais en tant que grand homme de lettres international, Lévi-Strauss transmet un héritage qui transcende les étiquettes académiques étriquées de son temps." (04.11.2009)

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SOCIÉTÉ

De Volkskrant - Pays-Bas

Pour les calvinistes les relations homosexuelles restent un péché

Aux Pays-Bas, le projet "homo à l'école" subventionné par le gouvernement fait son apparition dans les écoles protestantes. Il a pour but de lutter contre la discrimination des homosexuels. Toutefois, selon le quotidien De Volkskrant, la conviction des organisateurs calvinistes ne change pas : "Sur le site Internet de ces organisations, on peut lire leurs convictions : l'homosexualité n'est pas critiquée mais bien les relations sexuelles homosexuelles. Nous devons tolérer le pécheur avec bienveillance tant qu'il ne commet pas ce péché. … Les témoignages dans les blogs sont déchirants : des pères homosexuels et dépressifs qui souffrent d'années d'abstinence ; une femme qui a mis fin à la relation avec son amie, la mort dans l'âme, car Dieu l'exigeait. … [Le ministre de l'Education Ronald] Plasterk veut-il transmettre cela aux élèves ? La haute instance responsable de l'éducation doit s'assurer que l'article 1 [sur l'égalité sociale de la Constitution] est appliqué. Dans les écoles, ce ne sont pas les parents qui ont leur mot à dire, pas les directeurs non plus et Dieu encore moins." (04.11.2009)

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Népszabadság - Hongrie

Quand l'euthanasie est nécessaire

Rappelant le cas d'une radiologue qui a été véritablement rongée par une tumeur et est décédée dans des conditions inhumaines après une tentative de suicide manquée, le quotidien progressiste de gauche Népszabadság plaide en faveur de l'euthanasie : "A-t-elle mérité cette fin horrible ? N'aurait-elle pas mérité de bénéficier d'une euthanasie si elle était déjà décidée auparavant à se suicider en raison de sa souffrance insupportable ? Pourquoi a-t-elle dû faire cela seule et en secret ? Pourquoi a-t-elle dû tenter de mettre fin à ses jours alors qu'elle était à ce point malade et victime de souffrances inhumaines ? Il est vrai que nos lois punissent toute aide apportée au suicide. … N'aurait-il pas été plus humain que quelqu'un soit aux côtés de la malade pendant ces heures difficiles et l'aide à en finir avec la vie ? Qu'il lui tienne la main et lui administre la dernière piqûre ? … Chacun devrait y réfléchir et trouver sa propre réponse." (03.11.2009)

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