Navigation

 

Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 18.11.2009

 

À LA UNE

Des mots creux en Chine

Des mots creux en Chine

 

La première visite officielle du président américain Barack Obama en Chine prend fin aujourd'hui, sans résultats concrets toutefois. Dans les discussions avec le chef d'Etat chinois Hu Jintao, les deux pays ne sont parvenus à s'entendre ni sur les questions économiques ni sur la protection du climat, critique la presse européenne. » suite

Extraits des publications suivantes:
La Repubblica - Italie, De Volkskrant - Pays-Bas, Financial Times Deutschland - Allemagne, Dnevnik - Slovénie, The Daily Telegraph - Royaume-Uni

La Repubblica - Italie

Le président américain Barack Obama a manqué l'objectif de son voyage en Chine, écrit le quotidien progressiste de gauche La Repubblica. Il aurait dû essayer de trouver une issue à la crise économique avec le président chinois Hu Jintao, mais les deux superpuissances s'accrochent à leurs intérêts nationaux : "Entre les deux superpuissances de l'économie mondiale, il n'y a pas d'accord sur une issue hors de la crise. Barack Obama et Hu Jintao ne trouvent pas l'équilibre de leurs intérêts respectifs. Les Etats-Unis n'acceptent pas de renoncer aux droits de douane … et la Chine ne cède pas à la pression pour réévaluer sa monnaie, le yuan. Le succès de l'ensemble de l'agenda dépendait de la sortie de cette impasse. Le président américain manque ainsi l'objectif principal de sa première longue visite en Asie et en Chine. Pékin et Washington, de l'économie, se replient sur la politique. … La construction fastidieuse du G2 continue. Mais la Chine émet un signal clair : le nouveau duo dirigeant apparaît comme une union par nécessité, mais non comme un couple." (18.11.2009)

De Volkskrant - Pays-Bas

Le président américain Barack Obama a dû faire preuve de prudence à l'égard de ses hôtes lors de sa visite officielle en Chine, écrit le quotidien De Volkskrant : "L'attitude crispée des Chinois face à leur invité américain a de nouveau montré que les dirigeants à Pékin accordent beaucoup d'importance à leur système autoritaire. Cela a fait de la visite d'Obama un difficile exercice d'équilibriste. Les Etats-Unis doivent tenir compte des modifications des rapports de force dans le monde et reconnaître que de bonnes relations avec la Chine sont d'une importance décisive. … On ne peut pas exiger d'Obama qu'il aborde sur le champ toutes les questions - droits de l'homme, libertés politiques, Tibet, Ouïgours [minorité ethnique en Chine], Taiwan. Il convient de se montrer compréhensif à l'égard de la stratégie prudente qu'il adopte à présent. Mais si celle-ci donne trop peu de résultats, à long terme Obama n'aura pas d'autre choix que d'exiger plus clairement le respect des droits et des libertés qu'il considère, à juste titre, comme universels." (18.11.2009)

Financial Times Deutschland - Allemagne

Même si les Etats-Unis et la Chine n'ont pas pu parvenir à un accord sur la protection du climat, il est important que les deux pays en parlent, estime le journal économique Financial Times Deutschland. Car la question de savoir "s'il est encore possible de limiter dans une mesure supportable le réchauffement climatique, ne sera pas résolue à Copenhague mais sera négociée entre la Chine et les Etats-Unis. Le fait que les chefs de gouvernement Hu Jintao et Barack Obama se soient, du moins sur le principe, déclarés favorables à un accord contractuel lors de leur sommet bipartite est donc un progrès. … Les Etats-Unis peuvent être tenus pour responsables de la majeure partie des gaz à effet de serre émis jusqu'à aujourd'hui, c'est pourquoi le monde attend naturellement avec impatience qu'ils s'entendent sur une loi nationale relative au climat. La plus grande partie de ces émissions de gaz proviendra cependant à l'avenir des pays émergents, notamment de la Chine." (18.11.2009)

Dnevnik - Slovénie

Le chef d'Etat américain Barack Obama n'a certes conclu aucun accord, mais il a en revanche cherché le dialogue avec Pékin, écrit Andrej Mrevlje dans le quotidien Dnevnik : "Je suis prêt à croire qu'Obama a fait valoir ses meilleurs arguments dans sa discussion en tête-à-tête [avec le chef d'Etat chinois]. A Shanghaï, Obama a déclaré être intéressé par la vision qu'a la Chine d'un monde global. Si celle-ci existe, elle est imprégnée de nationalisme et de stricte discipline militaire. Obama n'a pas pu ignorer ces faits. Mais à la différence de la majorité des politiques avides de pouvoir, Obama n'est pas habitué à porter des coups mortels. Il préfère les discussions dans lesquelles il explique ses visions. Est-ce trop peu ? Peut-être. Pourtant, en plein Pékin, Obama a soudainement parlé des droits de l'homme, mentionné le dalaï-lama et a remis sur les rails un accord sur le changement climatique." (18.11.2009)

The Daily Telegraph - Royaume-Uni

A l'occasion de la visite en Chine du président américain Barack Obama, le quotidien The Daily Telegraph estime qu'il ne peut y avoir qu'une entente économique entre les deux pays : "Les relations entre ces deux géants sont vouées à rester compliquées. Il n'y aura jamais de convergence d'esprit entre une dictature communiste repoussante qui offre régulièrement son soutien aux régimes les plus détestables de la planète, et un pays qui a longtemps été le fer de lance de la liberté politique. Cela ne veut pas dire qu'ils ne peuvent pas faire d'affaires avec succès. … L'intransigeance de la Chine concernant sa monnaie dévaluée a des répercussions bien plus grandes pour l'Occident que son approche des droits de l'homme." (18.11.2009)

POLITIQUE

Trouw - Pays-Bas

Violation de la liberté de religion

Les fonctionnaires, soldats et politiques musulmans ne devraient à l'avenir plus être autorisés à prêter serment sur la Constitution en ajoutant ces mots : "Qu'Allah me protège !" Le Parlement veut inscrire dans la loi la formule : "Que Dieu me vienne en aide !" comme la seule possible à côté de la formule non religieuse. Cette décision constitue une violation de la liberté de religion, estime le quotidien d'obédience protestante Trouw : "Les initiateurs de la loi disent qu'ils veulent ainsi mettre un terme à la prolifération des formulations. L'argument est largement exagéré. Et eu égard à la signification officielle du serment, cela n'est pas gênant que la personne qui prête serment invoque Dieu, Allah ou Brahma [l'une des principales divinités de l'hindouisme]. Ce qui est important, c'est qu'un fonctionnaire s'engage à respecter la Constitution. … Il est donc évident qu'il faut laisser le fonctionnaire libre de son choix. Le gouvernement fait bien d'ignorer cette décision du Parlement. L'inscription de cette formule dans la loi va à l'encontre de la Constitution et ne satisfait pas aux exigences de la pluralité religieuse de la société néerlandaise." (18.11.2009)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

taz - Allemagne

L'arrestation de Rwandais : une nouveauté pour l'Allemagne

Deux dirigeants de la milice criminelle FDLR (Forces démocratiques de libération du Rwanda), vivant en Allemagne, ont été arrêtés mardi. Le quotidien de gauche Tageszeitung salue l'arrestation comme une contribution allemande longtemps attendue dans la lutte mondiale contre l'impunité. "Ces arrestations constituent une nouveauté pour l'Allemagne. Il existe quantité de preuves de l'implication de la direction de la FDLR dans les crimes et la propagande génocidaire en Afrique, mais ces preuves sont difficilement accessibles pour la justice allemande. … En Allemagne, le président du FDLR, Ignace Murwanashyaka, a déjà échappé plusieurs fois à des poursuites parce que les Allemands n'étaient pas à la hauteur de l'affaire. … La collaboration allemande avec l'appareil judiciaire au Rwanda et au Congo, ainsi qu'au niveau européen et avec la Cour pénale internationale est désormais nécessaire. … Ce n'est qu'alors seulement que l'on pourra conclure avec succès ce précédent pour la Cour pénale internationale et ainsi contribuer à la paix en Afrique." (18.11.2009)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Gazeta Wyborcza - Pologne

Le litige relatif à la chef des Expulsés n'est qu'un problème allemand

Le quotidien progressiste Gazeta Wyborcza salue le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, dans le litige germano-polonais persistant relatif à la présidente de la Fédération allemande des expulsés, Erika Steinbach : "Steinbach … n'intégrera pas le conseil de fondation [du Centre allemand contre les expulsions en projet] parce que Guido Westerwelle, le ministre des Affaires étrangères et président du FDP, le partenaire de coalition de la chancelière allemande Angela Merkel, n'est pas d'accord. Grâce à lui, l'affaire Steinbach cesse d'être une question germano-polonaise et n'est désormais qu'un problème purement allemand. Westerwelle vient de répéter à plusieurs reprises que la chef des Expulsés nuit aux relations germano-polonaises. Bien que la colère à son encontre soit vive en Allemagne, le chef du FDP tient fermement sa position. Ainsi, le quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung a écrit hier que Westerwelle était devenu fou et qu'il avait oublié de quel pays il était le ministre." (18.11.2009)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Postimees - Estonie

L'Europe non-démocratique

Un bras de fer a lieu depuis plusieurs semaines à propos des futurs président et ministre des Affaires étrangères de l'UE. Le quotidien Postimees voit cela d'un œil critique : "Le spectacle auquel nous assistons est de nouveau l'exception connue qui confirme la règle selon laquelle toute publicité serait bonne à prendre. Plus ces bêtises dureront, plus le crédit de l'UE, auprès de ses citoyens comme de l'étranger, en pâtira. … La situation ressemble à une farce mais la plupart des commentateurs n'y voient comme raison que le manque de démocratie. Ce n'est toutefois pas ainsi qu'il faut penser. Parler de démocratie dans un contexte où, comme dans l'UE, il s'agit uniquement de mettre en œuvre les décisions des gouvernements de ses membres, revient à parler de démocratie au sein de l'Union soviétique : on ne la trouve nulle part. Pour comprendre ce qui se passera demain à Bruxelles, il faut savoir que cette élection n'est pas un exercice démocratique. Il s'agit plutôt de négociations entre Etats." (18.11.2009)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

RÉFLEXIONS

Lidové noviny - République tchèque

Zbyněk Petráček sur les services rendus à la révolution de velours

Les Tchèques et les Slovaques ont commémoré mardi le 20e anniversaire de la révolution de velours qui a fait chuter le régime communiste de Tchécoslovaquie. En République tchèque, les partisans de l'ex-président Václav Havel et ceux du président actuel Václav Klaus se disputent pour savoir qui a particulièrement servi la cause de la révolution. Klaus a cédé, ce que Zbyněk Petráček salue dans le quotidien conservateur Lidové Noviny : "Il est vrai que la doctrine communiste était morte bien avant le 17 novembre et que le pouvoir communiste était faible, de sorte qu'il n'impressionnait plus la population. Mais il est faux de dire que les dissidents ne se sont pas taillés la part du lion dans sa disparition. Klaus a désormais reconnu le rôle individuel de Havel, ce qui est positif. … Mais la réalité est multiple : les dissidents tchécoslovaques n'ont pas vaincu le régime, ils ont apporté la victoire et ont donné leur visage aux 20 années dont nous dressons le bilan actuellement ... . Ils ont échoué dans l'exercice du pouvoir, mais il serait trop facile d'oublier l'éthique qu'ils ont insufflée à la société." (18.11.2009)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Pravda - Slovaquie

Dag Daniš sur les succès de la révolution de velours et ses objectifs actuels

L'abolition du matérialisme dialectique dans la Tchécoslovaquie de 1989 a été un succès total, écrit Dag Daniš dans le quotidien de gauche Pravda. A présent, il appelle à lutter contre le matérialisme capitaliste : "Ce que nous avons vécu pendant ce mois de novembre était grandiose et a marqué le destin. Les gens ont apporté le meilleur d'eux-mêmes : leur courage, leur idéalisme et leur force, … leur aspiration à la justice, à une vie décente et à la liberté. … 20 ans après nous savons que ce mois de novembre a été un succès. Ses objectifs immédiats ont été atteints étonnamment vite. Le monopole du Parti Communiste est tombé en ouvrant des frontières – physiques, politiques et mentales. … Si quelque chose ne s'est pas réalisé en novembre, ce sont les espérances romantiques. Mais nous devons en prendre notre parti. La révolution a changé beaucoup de choses, mais pas le comportement des gens. Un vieil ennemi demeure : le matérialisme, non pas le matérialisme dialectique mais le matérialisme capitaliste. Nous avons encore largement le temps de le combattre. L'histoire n'a effectivement pas pris fin en 1989. Mais depuis elle est de nouveau entre nos mains." (18.11.2009)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

ÉCONOMIE

Helsingin Sanomat - Finlande

Fin rapide de la grève chez Finnair : une bonne nouvelle

Suite à une grève des pilotes de la compagnie aérienne Finair, le quotidien Helsingin Sanomat salue l'accord conclu rapidement, à la surprise générale, entre les employeurs et les grévistes, et le qualifie de réussite pour toutes les parties : "Espérons que les dommages subis par les passagers pourront être minimisés, même si cette courte grève a naturellement causé pour certains des désagréments très importants. L'entreprise a elle aussi gagné. D'après des indications de Finnair, un jour de grève entraîne des pertes de plus de trois millions d'euros. L'entreprise, déjà en difficulté, n'aurait pas pu résister longtemps. En outre, la compagnie aérienne a gagné en flexibilité avec la possibilité de transférer des vols, même si cela doit encore faire l'objet de négociations avec les pilotes. … Qu'ont gagné les pilotes ? Leurs emplois. Ils ont obtenu la garantie de conserver leur poste jusqu'à la fin de l'année prochaine. Les pilotes espèrent qu'avec le ralentissement progressif de la récession, le trafic aérien redémarrera et se rétablira." (18.11.2009)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Le Monde - France

L'Europe orientale souffre particulièrement de la crise

La crise économique et financière mondiale n'a pas les mêmes conséquences dans tous les pays. Le quotidien français Le Monde constate lui aussi que les Etats d'Europe orientale et les ex-Républiques soviétiques sont les plus sévèrement touchés : "Ce n'est pas l'Afrique, continent déshérité entre tous, qui souffre le plus de la violente récession qui balaie le monde, mais l'Europe centrale et orientale, tout comme l'Asie centrale. En 2009, selon les prévisions publiées en octobre par le Fonds monétaire international (FMI), l'économie de l'Afrique du Sud ne régresserait que de 2,2 pour cent. ... En comparaison, c'est une véritable Berezina que connaissent ... les pays de l'Europe et de l'Asie centrales. La chute du produit intérieur brut y est considérable. ... Arrive la tempête financière qui conduit les banques allemandes, autrichiennes, suédoises et françaises à couper net leurs lignes de crédit et à rapatrier les liquidités." (17.11.2009)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

CULTURE

Sega - Bulgarie

Plus de concurrence pour les chercheurs

La productivité de l'académie bulgare des sciences (BAN) est de nouveau mise à l'épreuve. Le quotidien Sega estime que la BAN n'est pas efficace et demande plus de concurrence dans le secteur de la recherche : "En Bulgarie, on continue de s'imaginer que les universités constituent avant tout des instituts de formation et servent plus à transmettre les connaissances qu'à en créer de nouvelles. C'est pourquoi la BAN bénéficie d'un statut particulier. L'académie reçoit de l'argent … sans que les objectifs concrets et les résultats soient pris en compte. La recherche pourrait être effectuée de manière beaucoup plus efficace et performante par les universités, les ONG et le secteur privé. D'autant plus que dans ce cas, il y aurait une concurrence : si l'on veut obtenir des financements concrets, il faudra présenter des résultats concrets et quantifiables lors de la réalisation des projets." (18.11.2009)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

SOCIÉTÉ

Élet és Irodalom - Hongrie

Débat autour de la grippe A : le fond du gouffre intellectuel

La Hongrie est divisée. Alors que la moitié de la population veut se faire vacciner contre la grippe A, la deuxième moitié renâcle. Zoltán Kovács commente la situation dans l'hebdomadaire progressiste Élet és Irodalom : "Il y a peu de temps, un politique de l'opposition conservatrice de droite annonçait à la radio qu'il ne se fera pas vacciner car le gouvernement a traité la menace de la grippe A avec dilettantisme et a ainsi inquiété la population. Un autre politique de droite s'est également prononcé publiquement de manière ostentatoire contre le vaccin. Les députés de droite ne se font pas vacciner. En revanche, et je ne surprendrai personne en annonçant cela, les politiques de gauche se font eux vacciner. D'après une enquête, la population est elle aussi divisée sur ce sujet, selon l'orientation politique. … Le pays a atteint le fond du gouffre intellectuel. … Les gens sont désemparés." (13.11.2009)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

MÉDIAS

Rue89 - France

Lier et rompre une amitié sur Internet

Le New Oxford American Dictionary a promu 'to unfriend' mot de l'année 2009. Il désigne le processus consistant à supprimer une personne de sa liste d'amis dans un réseau social tel que Facebook ou MySpace. Pierre Haski, rédacteur en chef du blog d'information Rue89, commente : "'Unfriend', c'est une fonctionnalité importante du réseau social Facebook, qui permet d'écarter des 'amis' devenus indésirables. ... On pourra débattre à souhait de ce choix qui illustre la place prise par les réseaux sociaux, Facebook en tête, dans la vie quotidienne de millions de personnes : plus de 300 millions à travers le monde, 13 millions rien qu'en France pour Facebook. On pourra aussi s'interroger sur la nature réelle de ces 'amitiés' virtuelles qui peuvent se faire ou se défaire d'un clic." (17.11.2009)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

D'autre contenu