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Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 24.11.2009

 

À LA UNE

Obama perd de son crédit

Obama perd de son crédit

 

D'après deux nouveaux sondages, l'opinion en faveur du président américain Barack Obama a chuté pour la première fois en dessous des 50 pour cent. Que ce soit sur la question de la réforme du système de santé, de Guantánamo, de la protection du climat ou de l'Afghanistan, le président n'est pas à la hauteur de ses promesses. » suite

Extraits des publications suivantes:
Ouest-France - France, Die Presse - Autriche, La Stampa - Italie

Ouest-France - France

Suite à des sondages défavorables au président américain, le quotidien Ouest France revient sur la partie de son mandat réalisée jusqu'ici et voit beaucoup de promesses mais peu d'actes : "Un mois après son installation …, Barack Obama soulignait, dans un discours diffusé dans tout le pays, la gravité du défi économique, écologique et social que devait relever son gouvernement. La crise devait être le levier d'une réforme de grande ampleur. ... Une des racines de la victoire d'Obama a tenu à sa prise de position contre la guerre d'Irak, mettant, au contraire, l'Afghanistan au cœur de la lutte contre le terrorisme. Or, début novembre, il a dit réfléchir à la demande du général McCrystal [sic] d'envoyer de nouvelles troupes. Ce n'est pas par hasard que ce projet fut ébruité dans les médias, sans doute grâce au général, déclenchant une vague de polémiques. La question aujourd'hui est : Obama peut-il demeurer Obama ?" (24.11.2009)

Die Presse - Autriche

Le président américain Barack Obama est devenu l'otage de ses propres promesses, critique le quotidien conservateur Die Presse : "Où sont les emplois, où est la nouvelle loi sur l'énergie, où est la paix au Proche-Orient ? L'écho des frustrations lui revient d'un peu partout. Obama ne peut plus satisfaire personne. Obama par ci, Obama par là : Obama est devenu l'otage de ses promesses. Les libéraux demandent le retrait progressif d'Afghanistan et la fermeture du camp de prisonniers de Guantánamo, les Européens une plus grande pression de Washington pour un accord sur le climat, les Républicains une politique plus ferme face à l'Iran et la Corée du Nord, les partisans des droits de l'homme un langage plus clair face à la Chine." (24.11.2009)

La Stampa - Italie

Dans son rôle de messie, Barack Obama s'est heurté à la Grande muraille de Chine, écrit l'auteur et journaliste Guido Ceronetti dans le quotidien progressiste La Stampa : "Il est cruel de devoir dire cela, mais le voyage en Asie a montré que le messie peut échouer … et qu'il a échoué. … Voilà la représentation de la nouvelle puissance : la tête coupée pend de la Grande muraille. … Nous avons vu une Amérique dénuée d'imagination, poignardée par ses propres banques, prise en tenaille par ses dettes vis-à-vis de la Chine. Nous avons assisté au désarroi du messie en échec, qui se soumet aux compromis et n'a même pas la liberté d'embrasser l'intrépide messager du Tibet en exil qui ne cesse de vagabonder. Nous avons de nouveau écouté le discours affûté d'un homme distingué assis sur un impressionnant arsenal d'armes nucléaires, qui a reçu un prix Nobel de la paix injustifié, et qui ne sait faire ni la guerre ni la paix." (24.11.2009)

POLITIQUE

The Irish Times - Irlande

Londres enquête sur la guerre en Irak

Aujourd'hui débutent à Londres les auditions publiques de la commission d'enquête sur l'Irak. Le quotidien The Irish Times estime que les politiques sont mis au pilori : "Il semble que l'armée britannique croit en la doctrine stratégique qui consiste à commencer par des représailles - à la guerre comme en communication. La fuite programmée, … probablement par des sources de l'armée haut-placées, de centaines de pages d'une analyse secrète de 'leçons' de la guerre d'Irak, ainsi que les déclarations de plusieurs officiers sur les expériences en Irak, était un tir de sommation pour l'enquête publique sur la guerre … . Le message de l'armée est clair : l'enquête doit se concentrer principalement sur la politique, sur les dirigeants politiques et leurs faiblesses. La dissimulation politique de l'objectif de la guerre, la planification tardive ou insuffisante de l'invasion de mars 2003 et le manque d'équipement stratégique essentiel ont eu pour conséquence l'abandon de soldats mal équipés au front." (24.11.2009)

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El País - Espagne

Un coup d'épée dans l'eau entre l'Iran et le Brésil

Le président brésilien, Luiz Inácio Lula da Silva, a reçu son homologue iranien Mahmoud Ahmadinejad lors du voyage de celui-ci en Amérique du Sud et l'a invité au dialogue dans le litige sur le programme nucléaire. Le quotidien progressiste de gauche El País commente la nouvelle politique étrangère du Brésil : "Le Brésil a décidé d'assumer le nouveau rôle qui lui revient et cela implique de développer sa propre politique dans les conflits mondiaux les plus importants, notamment ceux liés au Proche-Orient et au programme nucléaire iranien. C'est une étape risquée pour Lula qui avant Ahmadinejad avait déjà reçu le président israélien Simon Peres … ainsi que le dirigeant palestinien Mahmoud Abbas. Apparemment, la visite d'Ahmadinejad au Brésil ne sera rien de plus qu'un coup d'épée dans l'eau. Soit Lula se présentera comme quelqu'un qui a rompu le front international contre le programme nucléaire iranien sans aboutir à quoi que ce soit, soit l'Iran devra faire à Lula des concessions qu'il a jusque-là évitées par tous les moyens." (24.11.2009)

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Cita Diena - Lettonie

Le paysage politique original de la Lettonie

Le journal en ligne Cita Diena estime que le système des partis en Lettonie est complètement différent de celui d'autres pays. Il voit la raison à cela dans la minorité russe : "Presque tout le temps depuis le rétablissement de l'indépendance, nous nous sommes habitués à évaluer l'idéologie de nos partis principalement selon des critères ethniques. Les Lettons votaient surtout pour ceux de 'droite', ceux de 'gauche' trouvaient leur électorat parmi les Russes. Cette répartition avait sa logique : la question nationale est en permanence d'actualité et mobilise les électeurs, il n'y a toutefois pas de différence évidente entre les partis sur les questions économiques. Il y a bien sûr eu des différends concernant la privatisation des grandes entreprises mais jusqu'à présent, les partis et les sponsors poursuivent avant tout leurs propres intérêts matériels concrets. C'est pourquoi on ne peut pas véritablement parler ici de différences idéologiques." (24.11.2009)

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Sega - Bulgarie

La Bulgarie n'a pas besoin d'ambassadeurs

Pratiquement 90 pour cent des collaborateurs du ministère des Affaires étrangères bulgare doivent prendre leur retraite, estime le nouveau chef du gouvernement Boïko Borissov, ou bien quitter leur poste à l'étranger car ils auraient travaillé pour les services secrets sous la dictature socialiste. Le quotidien Sega critique ironiquement cette proposition : "La Bulgarie peut aussi vivre sans ambassadeurs car elle n'a pas de politique étrangère propre. Pour toutes les questions extérieures à l'Union européenne, politique des Balkans incluse, la règle qui prévaut c'est 'faire ce que dit Washington'. En ce qui concerne l'UE, nous n'avons pratiquement pas besoin de politique extérieure. … De plus, avec l'entrée en vigueur du traité de Lisbonne apparaît un service européen extérieur qui doit constituer le germe d'un ministère des Affaires étrangères de l'UE. Dans ce cadre, tous les Etats doivent pouvoir céder leurs droits à leur gré et se faire représenter par des Etats autres. Si nous licencions tous nos ambassadeurs, ces droits seront repris par d'autres." (24.11.2009)

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RÉFLEXIONS

Eleftherotypia - Grèce

Giannis Panousis sur la normalisation de la corruption

D'après l'Indice de perception de la corruption 2009 de Transparency International, la Grèce occupe la dernière place au sein de l'UE avec la Bulgarie et la Roumanie. Le professeur en criminologie Giannis Panousis analyse dans le quotidien Eleftherotypia le rapport des personnalités puissantes à la corruption : "La corruption est souvent perçue comme une 'peccadille' et constitue un 'crime de col blanc' ; elle est donc considérée par certains comme une fraude mineure. … Il s'agit donc d'une erreur et non d'un crime. C'est pourquoi nous devons chercher des responsables et non des coupables. Pour certains, la corruption n'est rien d'autre qu'un écart de conduite des puissants et donc un comportement qui relève de l'éthique politique et non de la criminalité. La corruption devient ainsi l'instrument d'une 'démocratie illégale', en dehors de l'ordre officiel. Ce faisant, le mécanisme politique, qui concerne d'ordinaire également la corruption du groupe, de la bande, de la fraction, du parti, 'humanise' [normalise] la contribution et le soutien de tous ceux qui sont dans la détresse et ne s'en sortent pas avec les processus typiques de l'Etat." (23.11.2009)

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ÉCONOMIE

La Vanguardia - Espagne

Le socialisme chinois à la lumière de la crise

La crise économique a modifié le regard de l'Occident sur la Chine et sur son système économique, estime le quotidien libéral La Vanguardia : "Alors que ces dernières décennies, la plus grande phase du progrès économique de l'histoire de la Chine a conduit à ce que le socialisme (la Chine se considère toujours comme socialiste) ne soit plus synonyme de pauvreté, la crise économique a placé le capitalisme fondamentaliste du marché au banc d'essai. En plus de l'aspect idéologique, la crise made in Wallstreet avait aussi un aspect politique (l'incapacité du système à la prévoir et à l'éviter) et moral (l'avidité sans limite du profit sans tenir compte des conséquences négatives). Comme les pays occidentaux, en raison de la crise, ont concédé à l'Etat un rôle plus important dans l'économie, la Chine voit son modèle 'd'économie mixte' confirmé." (24.11.2009)

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CULTURE

Frankfurter Allgemeine Zeitung - Allemagne

La réforme de Bologne est une mise en scène creuse

Les actuelles manifestations étudiantes en Allemagne ont contribué à montrer que le système licence/master introduit avec le processus de Bologne pouvait être considéré comme un échec, juge le quotidien conservateur Frankfurter Allgemeine Zeitung : "Il convient désormais d'observer avec lucidité ce qu'est devenue une culture de la recherche qui était justifiée de manière argumentée, institutionnalisait le doute et devait inciter à une réflexion autonome et à des processus de découverte sur le long terme. Une mise en scène creuse de la recherche s'est développée, dans laquelle les formules vides, les légitimités de procédés et les intérêts de pouvoir ont supplanté l'examen scientifique. … Les étudiants sentent qu'on décide pour eux, et non avec eux, et ils pressentent du moins que ce cursus, qui doit développer les capacités et les aptitudes mais pas en premier lieu les personnalités responsables, critiques et pensant de manière autonome, est tout sauf individuel." (24.11.2009)

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Le Monde - France

L'Unesco doit se réformer

L'Unesco a perdu de son influence et n'a pratiquement pas de perspectives d'avenir, estime l'ambassadeur portugais de l'Unesco Manuel Maria Carrilho. Dans le quotidien Le Monde, il demande des réformes profondes : "Qui, de nos jours, attend encore la parole de l'Unesco ? Face à la crise profonde du monde actuel, une crise inédite, systémique et mondiale, y a-t-il encore quelqu'un … pour s'inspirer de sa vision ? Non. Force est de constater que malgré ses programmes innombrables et assurément méritoires, c'est loin d'être le cas. Cela traduit la trajectoire déclinante de la plus importante institution mondiale pour la culture, l'éducation, la science, la communication et les droits de l'homme ... . Aujourd'hui, l'Unesco se trouve à une incontournable croisée de chemins : ou bien elle continue sur le trajet qui l'a de plus en plus enfermée bureaucratiquement sur elle-même et l'a affaiblie dans sa capacité de parler au monde, ou bien, s'inspirant des meilleurs moments de son histoire, elle se revivifie en s'ouvrant aux besoins d'une époque et d'un monde qui ont considérablement changé." (23.11.2009)

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SOCIÉTÉ

Respekt - République tchèque

Les adolescents tchèques boivent le plus

Les jeunes tchèques occupent la première place en Europe pour la consommation d'alcool. L'hebdomadaire progressiste Respekt trouve cela préoccupant et déplore la passivité de la société à cet égard : "Les Tchèques ont traditionnellement une attitude tolérante envers l'alcool. Ils le considèrent comme une drogue sociale aux conséquences acceptables. … Les psychologues sont d'accord sur le fait que les familles et les adultes dans l'espace vital direct des jeunes ont la plus grande influence sur le comportement de consommation de ceux-ci. Mais l'environnement social est important également. Les publicités pour l'alcool ne sont pas limitées à la télévision et à la radio. Une tentative visant à les autoriser après 20h seulement a échoué au Parlement. … Et l'augmentation des taxes sur l'alcool, recommandée par un plan d'action de l'Union européenne, semble ne pas être pour demain en République tchèque." (23.11.2009)

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Kaleva - Finlande

Lutter davantage contre l'insomnie

Jusqu'à un demi-million de Finlandais souffrent de troubles du sommeil chroniques. D'après de récentes estimations, les coûts du traitement médical de ces maux engloutissent chaque année jusqu'à 22 millions d'euros. Le quotidien Kaleva analyse les répercussions sociales de cette maladie : "Les troubles du sommeil influent sur les fonctions psychiques et intellectuelles de l'individu et augmentent le risque de maladies cardio-vasculaires. D'après des études, les problèmes de sommeil sont aussi plus souvent responsables de problèmes de circulation routière que l'alcool. … On peut souvent briser la spirale de l'insomnie avec des comprimés, mais beaucoup d'individus se retrouvent dépendants de ceux-ci. Le traitement devrait être orienté différemment. On peut aussi apprendre à trouver le sommeil et la détente sans médicaments. … L'insomnie et le manque de sommeil ont des répercussions si fortes sur la vie publique qu'ils peuvent être considérés comme un gros problème social. Les conséquences négatives de l'insomnie sont si diverses que lutter contre celle-ci nécessite des efforts bien plus importants." (24.11.2009)

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