Il y a 20 ans hier, les premiers Roumains se soulevaient contre le régime de Ceauşescu dans la ville de Timişoara, et de nombreux autres suivaient. Lors de la chute de la dictature de Ceauşescu, des milliers de personnes ont été tuées mais les événements restent toujours non-élucidés. Vlad Stoicescu trouve cela épouvantable dans le quotidien Evenimentul Zilei : "Les célébrations qui ne sont qu'une façade, engloutiront, en 2009 encore, les souvenirs amputés d'une révolution à laquelle nous ne pensons qu'en termes extrêmes de résignation et de passion. Rien de fondamental n'a changé lors de ces deux dernières décennies pendant lesquelles nous aurions dû en fait éliminer les démons et les réflexes communistes. Nous sommes toujours la même société qui souffre d'amnésie, nous vivons dans le même corps rongé par la dictature, nous réfléchissons avec la même ignorance dissuasive. … Les héros de 1989 n'ont besoin ni de couronnes ni de bougies. Leurs familles prendront en charge ce rituel car, en effet, la douleur ne disparaît pas non plus avec la liberté de la presse, les feuilletons de comédies américaines, les supermarchés achalandés ou la liberté. Les témoins de 1989 auraient besoin de la liberté. Et une chose est claire, ils sont trop vieux pour descendre dans la rue et l'exiger." (17.12.2009)
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