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Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 12.01.2010

 

À LA UNE

La rude épreuve des commissaires européens

La rude épreuve des commissaires européens

 

Le Parlement européen examine depuis lundi l'aptitude des 26 candidats à la nouvelle Commission européenne. La presse estime que l'audition de deux semaines est un instrument important du contrôle exercé sur le gouvernement européen. » suite

Extraits des publications suivantes:
Delfi - Estonie, Il Sole 24 Ore - Italie, Sydsvenskan - Suède

Delfi - Estonie

L'audition des candidats à la Commission européenne par le Parlement européen n'est pas une simple formalité, écrit le portail d'informations en ligne Delfi : "La Commission européenne n'est pas une société secrète, opérant dans un ailleurs lointain, sans liens avec la vie quotidienne. Les auditions portent des questions importantes à l'ordre du jour, et le résultat n'est absolument pas certain au préalable. C'est ce que nous avons par exemple pu voir en 2004 avec le cas de Rocco Buttiglione : les déclarations du candidat italien sur les homosexuels et les femmes avaient finalement contribué à son éviction. L'application avec laquelle les candidats s'y préparent montre à quel point les candidats prennent l'audition au sérieux. D'un point de vue purement formel, on ne peut donner tort aux critiques qui indiquent que les commissaires ne sont pas élus à leur poste, mais nominés par les Etats membres. Mais ce n'est qu'à moitié vrai, chaque candidat devant passer l'audition devant le Parlement." (12.01.2010)

Il Sole 24 Ore - Italie

L'audition des commissaires européens est devenue une importante occasion de faire pression sur la Commission, estime le journal économique Il Sole 24 Ore : "Avec l'audition, le Parlement est parvenu de facto à exercer son influence sur la composition de la Commission, ce qui n'était pas prévu explicitement par les règles de la Communauté. Il est toutefois important que les rencontres se déroulent sans coups bas et qu'elles se concentrent sur les contenus et les compétences des commissaires. Du fait, notamment, que la deuxième Commission présidée par José Manuel Barroso sera la première Commission européenne établie selon les règles du traité de Lisbonne. C'est une occasion précieuse de démontrer que l'Europe est au moins capable, dans cette phase économique difficile et avec une présence timide sur la scène mondiale, de réaliser avec style un exercice démocratique salutaire." (12.01.2010)

Sydsvenskan - Suède

Il convient d'être très sceptique à l'égard de certains commissaires européens, estime le quotidien Sydsvenska Dagbladet sur fond d'auditions politiques à Bruxelles : "Le Parlement européen ne peut pas rejeter certains commissaires sans dire non à l'ensemble de la Commission. En pratique il est possible - et c'est même une obligation - de faire le tri parmi les candidats. Cela s'est produit pour la dernière fois en 2004, lorsque les députés ont contraint au départ l'Italien Rocco Buttiglione, en raison de ses opinions sur les femmes et les homosexuels. … Il semble cette fois-ci que les candidats roumains et bulgares soient les plus défaillants. … Malgré ce point d'interrogation, l'UE aura bientôt une nouvelle commission. Avec le traité de Lisbonne, l'Union dispose enfin d'une capacité d'action." (12.01.2010)

POLITIQUE

The Times - Royaume-Uni

Le scandale ne doit pas supplanter la paix en Irlande du Nord

En raison d'un scandale financier et de mœurs liée à sa femme Iris, le chef du gouvernement d'Irlande du Nord, Peter Robinson, a démissionné de son poste pour six semaines. Le quotidien The Times commente : "La démission temporaire de Robinson ressemble à une tentative orchestrée pour sauver son poste et sa réputation. Il a avancé, comme raisons à son congé sabbatique, vouloir réfuter les allégations concrètes faites par l'émission Spotlight sur BBC Northern Ireland, selon lesquelles il était au courant que sa femme avait obtenu 50.000 livres [environ 56.000 euros] de promoteurs immobiliers, pour financer le café de son amant de 19 ans, Kirk McCambley. Il a également déclaré vouloir s'occuper de sa femme qui suit actuellement un traitement psychiatrique intensif dans un hôpital de Belfast. Il est important que Robinson ait le temps de contester les accusations. Mais il est encore plus important de préserver les possibilités de paix. En considérant l'éventualité d'un nouveau dirigeant, le DUP [parti protestant au gouvernement] doit accorder la priorité à ce problème." (12.01.2010)

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taz - Allemagne

Josipović convainc son pays

Le social-démocrate Ivo Josipović a été élu nouveau président de la Croatie. Il a battu son adversaire Milan Bandić au second tour et devient ainsi le troisième chef d'Etat croate depuis 1991. Josipović a convaincu son pays, écrit le quotidien die tageszeitung : "Personne n'aurait cru que la victoire du professeur de droit de Zagreb, qui a remporté 60 pour cent des voix, serait aussi écrasante. Car Ivo Josipović, le social-démocrate posé et sachant manier les arguments, n'est pas un tribun, un fonceur, un professionnel de la politique qui exacerbe les choses avec esprit, comme l'était son prédécesseur Stipe Mesić. Mais son message simple indiquant sa volonté d'agir en faveur de la justice, de l'Etat de droit et de l'intégration de la Croatie dans l'Union européenne a fait mouche. Dans les grandes villes notamment, la population l'a considéré comme un homme intègre qui pourrait réussir dans la lutte contre la corruption." (12.01.2010)

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Le Monde - France

Les Français d'outre-mer renoncent à l'autonomie

Lors d'une consultation portant sur une plus grande autonomie à l'égard de la France, les habitants des territoires français d'outre-mer de Martinique et de Guyane se sont prononcés à une large majorité contre celle-ci. Il y a un an, des problèmes sociaux y avaient provoqué des émeutes. Le quotidien Le Monde analyse les résultats de ce référendum. "Le paradoxe peut paraître déroutant. Il y a un an exactement, s'ouvrait, en Guadeloupe, avant de s'étendre à la Martinique et à la Guyane, une des plus longues crises sociales qu'ait connues l'outre-mer. ... Pour apaiser les esprits, Paris avait changé de ministre, ouvert des Etats généraux sur l'avenir de ces territoires lointains de la République et décidé d'organiser des référendums locaux sur le renforcement de leur autonomie statutaire. C'est cette perspective que Guyanais et Martiniquais viennent d'écarter nettement. ... La crainte de se voir 'largués' par la métropole et de perdre dans une évolution incertaine aides et soutiens nationaux et européens les a conduits à préférer le statu quo." (11.01.2010)

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Hospodářské noviny - République tchèque

Procès osé contre les extrémistes de droite

Le gouvernement tchèque tente actuellement pour la deuxième fois de faire interdire par le conseil constitutionnel le Parti des travailleurs qui s'affirme ouvertement d'extrême droite. Le journal économique Hospodářské noviny exprime un avis mitigé à l'égard de cette situation : "Ce parti représente un certain risque pour la démocratie. Toutefois, la plus haute instance a déjà dit dans son premier jugement [l'interdiction de ce parti a été rejetée à l'époque] que la dissolution d'un parti n'était possible que 'si celui-ci constitue un danger imminent suffisant pour l'Etat de droit'. Et la question se pose de savoir dans quelle mesure un parti est dangereux lorsque ses chances de siéger au Parlement sont minimes. … Et que faire du parti extrémiste [le KSČM communiste] qui est représenté au Parlement et dans la direction de certaines régions et dont il est à craindre qu'il ne rentre au gouvernement lors des prochaines élections ?" (12.01.2010)

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Der Standard - Autriche

La ministre veut enfermer les demandeurs d'asile

La ministre autrichienne de l'Intérieur, Maria Fekter, demande l'instauration d'un couvre-feu pour tous les demandeurs d'asile. Pour le quotidien Der Standard, c'est une preuve d'impuissance de la part de la politique autrichienne de l'immigration : "La ministre de l'Intérieur a recours à l'euphémisme de 'présence obligatoire' pour désigner cette initiative et veut limiter l'internement à un mois. Mais pourquoi au fait ? Elle se laisse au final guider par les 'préoccupations légitimes' des citoyens, et celles-ci ne faiblissent pas avec le temps en ce qui concerne les demandeurs d'asile. En suivant cette logique, on pourrait même enfermer immédiatement tous les étrangers pour que personne n'ait plus peur de rien. Jamais auparavant, le caractère misérable de notre politique envers les étrangers n'avait été démontré de manière aussi criante. Nous laissons souvent les demandeurs d'asile dans l'incertitude pendant des années, par le biais de procédures interminables, et nous les incitons à la criminalité en leur interdisant, de façon absurde, de pouvoir occuper un emploi.  Et si tout cela entraîne des tensions, alors nous les enfermons – dans des centres de détentions avant de les expulser et même lors de leur arrivée." (11.01.2010)

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RÉFLEXIONS

Berliner Zeitung - Allemagne

Jean Pierre Bassenge sur le pouvoir de la neige

Le journaliste Jean Pierre Bassenge se réjouit dans le Berliner Zeitung des changements positifs que la neige entraîne : "Tout le monde se montre compréhensif : naturellement le tramway a déraillé, par ce temps ce n'est pas étonnant, mais il ne vous est rien arrivé n'est-ce pas ? Soudain, nous avons quelques minutes pour écouter l'autre, dans la file d'attente il reste encore une place, et l'infirmière, dont le téléphone ne cesse de sonner, garde le sourire. C'est comme si la neige avait fait surgir du néant ce qui manque tant d'habitude : le temps et l'attention à l'égard d'autrui. … Outre son pouvoir et son autorité, la neige apporte en même temps calme et tolérance. Elle dépose une couche pensive sur le quotidien. … On se demande ensuite comment ce serait si on n'avait pas de toit en ce moment. Ce que cela serait de vivre dans la rue. Nous prenons soudain pleinement conscience de la valeur d'un radiateur chaud, du présent que représentent l'eau chaude, des vêtements épais et des chaussures. … Plus il fait froid et plus on sent cette chaleur. Et plus les bourrasques de neige ont du mal à nous atteindre, plus nos pensées vagabondent." (12.01.2010)

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Les Echos - France

Dominique Moïsi critique la politique européenne envers la Turquie

Suite à la levée par l'UE de l'obligation de visa pour la Serbie, la Macédoine et le Monténégro en décembre, la Turquie a à son tour demandé la liberté de voyager pour ses citoyens. Dominique Moïsi, conseiller de l'Institut français des relations internationales (IFRI), préconise dans le quotidien Les Echos de ne pas négliger la Turquie : "'Nous aurons l'Allemagne de nos mérites.' En 1945, c'est en ces termes qu'un visionnaire éclairé sorti des camps de la mort, [l'historien] Joseph Rovan, définissait le défi devant lequel se trouvait la France, l'Europe et, au-delà, l'ensemble de la communauté internationale. La formule de Joseph Rovan s'applique-t-elle aujourd'hui à la Turquie, ou constitue-t-elle un rapprochement artificiel et même dangereux, une simplification historique ? Même si le débat sur l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne n'est plus aussi spectaculairement sur le devant de la scène aujourd'hui qu'hier, il n'en hante pas moins les esprits responsables. Ce n'est pas un sujet que l'on peut traiter par le mépris, en priant pour qu'il disparaisse de lui-même... La Turquie en 2010 n'est plus ce qu'elle était en 2000. Ses ambitions régionales augmentent au fur et à mesure que ses espoirs de rejoindre un jour l'Union diminuent." (11.01.2010)

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ÉCONOMIE

Eleftherotypia - Grèce

Les Européens humilient les Grecs

Bruxelles critique la situation économique de la Grèce, et les Grecs ne font que hocher la tête avec humiliation, estime le quotidien progressiste de gauche Eleftherotypia : "Les Européens nous humilient, ils exercent sur la Grèce une pression comme ils ne le font sur aucun autre pays … et nous disons même merci ! Et ce, bien que nous sachions exactement que la seule chose qui les intéresse est de faire des affaires dans notre pays. Les Allemands font pression pour Eurofighter, les chantiers navals de Skaramanga et les télécoms grecques OTE, les Français pour les banques et le secteur du bâtiment, les Italiens et les Espagnols pour les infrastructures et le pétrole. Tous veulent se partager les biens de l'économie grecque. Le gouvernement grec sait tout cela, mais il garde la tête basse. Le Premier ministre Giorgos Papandreou déclare souvent que deux choses font défaut à la Grèce : premièrement un budget public équilibré et deuxièmement la crédibilité. Il y a toutefois un troisième élément qui manque, à savoir la dignité, et c'est un point particulièrement important." (11.01.2010)

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CULTURE

Irodalmi Jelen - Roumanie

Les critiques littéraires hongrois sont peureux

La plupart des critiques littéraires sont très anxieux et se perdent en digression au lieu d'aller droit au but, estime Sultanus Beatus sur le portail littéraire Irodalmi Jelen : "Le critique écrit principalement des commentaires pour lui-même, car il n'est même plus lu aujourd'hui par ses confrères. … Le problème majeur des chroniques littéraires réside dans la lâcheté de leurs critiques. Très souvent, ce sont des poules mouillées. Ils enrobent leurs avis destructeurs d'un jargon de spécialiste incompréhensible. Bien qu'ils déclarent franchement entre amis que tel ou tel écrivain écrit des idioties, ils n'ont pas le courage de le mettre par écrit. Ils n'osent pas employer des tons ouvertement critiques par peur de nuire à leur prestige et à leur avenir professionnel. Pour cette raison, ils se perdent ainsi en digressions fallacieuses et oublient que le lecteur, plutôt que des phrases scientifiques, veut surtout lire des critiques vivantes, libérales et divertissantes, mais aussi courtes et surprenantes." (08.01.2010)

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SOCIÉTÉ

România Liberă - Roumanie

Un combattant pour la liberté menace de reprendre sa grève de la faim

La grève de la faim engagée par le président de l'association de révolutionnaires "21 décembre", Teodor Mărieş, pour l'ouverture des dossiers de la révolution roumaine de 1989 aura duré au total 74 jours. A présent, il menace de reprendre une grève de la faim et le quotidien România Liberă craint que ce combat ne mène à son décès : "La Cour européenne des droits de l'homme avait insisté, mais le ministère de la Défense a remis … 98 pour cent des dossiers en retard. Mărieş est décidé à reprendre sa grève de la faim si les dossiers ne sont pas remis intégralement à l'association de révolutionnaires d'ici le 15 janvier. Il s'agit ici des dossiers rassemblés par des procureurs qui doivent également pouvoir être consultés par les représentants des victimes, c'est-à-dire juridiquement parlant, par les parties civiles. Ce qui est une affaire totalement normale, une banalité pour n'importe quel Etat de droit, sera pour nous un combat à mort. … Faut-il d'abord mourir pour que la vérité voie le jour ? Reprenons librement un slogan des jours de la révolution : Nous allons mourir et nous serons libres." (12.01.2010)

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Vakarų ekspresas - Lituanie

Les enfants lituaniens sont hors de prix

La Lituanie doit faire des économies drastiques en raison de la crise économique. Le quotidien Vakarų ekspresas met cependant en garde contre la réduction des allocations familiales : "Si l'Etat déclare que les prestations sociales versées aux jeunes mères sont trop élevées, on peut en déduire que l'idée sous jacente est que les nouveau-nés sont une marchandise et que celle-ci est en outre trop chère. Avec leurs marchandages sur les prix, une telle attitude du gouvernement à l'égard des bébés ne se différencie en rien d'un marché aux esclaves moderne. … Pourtant, fondamentalement les enfants ne peuvent pas être trop chers pour la Lituanie. Nous devrions nous réjouir de la naissance de chaque nouveau-né, d'autant plus que notre société est vieillissante et que nous ne sommes pas un grand peuple. C'est pourquoi nous devrions laisser les enfants et leurs parents en paix. Si quelqu'un devait obtenir réellement plus d'argent, cela aura servi malgré tout à l'Etat tout entier, car il aurait compté un nouveau citoyen. " (12.01.2010)

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Sega - Bulgarie

Les Bulgares sont encore dans l'ombre du communisme

Pour la Bulgarie, l'évènement le plus important du XXe siècle est le 9 septembre 1944, le jour où l'armée rouge a envahi le pays. C'est ce qui est ressorti d'un sondage organisé par une émission télévisée. Cela n'étonne pas le quotidien Sega : "Il faut vraiment être aveugle pour ne pas reconnaître qu'aujourd'hui encore nous vivons dans le contexte du putsch du 9 septembre. Aujourd'hui encore, le débat politique se joue entre communisme et anticommunisme. Aujourd'hui encore, l'économie est dirigée par les personnalités importantes des services secrets et la pègre est également leur produit. Il y a quelques mois seulement, le pouvoir politique du pays a été confié à un homme diplômé d'une école de miliciens et qui a été garde du corps de l'ancien dictateur et du dernier roi bulgare. Quel autre évènement du siècle dernier a des répercussions aussi fortes pendant 66 ans ? Apparemment aucun." (12.01.2010)

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