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Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 21.01.2010

 

À LA UNE

Haïti : l'aide n'est pas coordonnée

Haïti : l'aide n'est pas coordonnée

 

L'aide aux victimes du tremblement de terre en Haïti arrive du monde entier, mais son efficacité est controversée. Pour les commentateurs, celle de l'UE manque particulièrement de coordination. Ils critiquent en outre l'attitude de la communauté internationale à l'égard de l'Etat insulaire avant la catastrophe. » suite

Extraits des publications suivantes:
Dagens Nyheter - Suède, Sme - Slovaquie, The Guardian - Royaume-Uni, Delo - Slovénie

Dagens Nyheter - Suède

L'UE ne parvient toujours pas à trouver de ligne commune pour aider Haïti, estime le quotidien Dagens Nyheter : "Après tous les grands discours sur le rôle de l'Union en tant qu'acteur mondial majeur, il est gênant de constater à quel point, jusqu'à présent, l'action de l'Union a été faible et insignifiante. … Les pays membres - Suède y compris - envoient leur propre aide bien qu'ils agissent principalement en tant que membres de l'UE. Les représentants de l'UE font des déclarations qui se contredisent en partie. Le nouveau président de l'UE, Herman Van Rompuy, a déclaré à la BBC qu'il souhaitait une force d'intervention spéciale pour les catastrophes humanitaires. C'est un point de vue controversé que la nouvelle ministre des Affaires étrangères de l'UE, Catherine Ashton, n'a pas du tout évoqué dans ses interventions. Et c'est l'Espagne, qui assure actuellement la présidence de l'UE, qui dirige les ministres responsables de l'aide pour la catastrophe. Pas étonnant que le message de l'UE - s'il y en a un - ne soit pas entendu." (21.01.2010)

Sme - Slovaquie

L'Europe simule en matière d'aide aux victimes du tremblement de terre en Haïti et elle a réagi bien trop tard, estime le quotidien progressiste Sme : "L'Union accorde 429 millions d'euros à Haïti pour sa reconstruction. Seul un quart de cette somme est destiné à l'aide d'urgence, la plus grande part avait déjà été promise au pays avant le tremblement de terre, aujourd'hui elle est simplement présentée autrement. Pire encore, l'Union a mis presqu'une semaine à se mettre en mouvement. On dit à Bruxelles que la présidence espagnole a d'abord dû tout coordonner avec la nouvelle responsable des affaires étrangères, Catherine Ashton. Le principal argument avancé pour son intronisation était cependant que la politique étrangère serait avec elle plus efficace et plus claire. Les faits confirment cependant ce que l'on craignait, à savoir que l'on a seulement créé une nouvelle impasse au sein de la bureaucratie à Bruxelles. … Et toujours et encore, lorsque l'on a besoin d'aide, et même d'une aide rapide, il vaut mieux ne pas s'adresser à Bruxelles." (21.01.2010)

The Guardian - Royaume-Uni

Le tremblement de terre en Haïti a été une catastrophe naturelle, mais l'ampleur de la misère qui y règne vient de l'homme, écrit le quotidien The Guardian : "Il est évident que la pauvreté est la cause principale du nombre exorbitant de morts. … Mais la pauvreté en Haïti est perçue comme un caprice déconcertant du destin ou de la culture, alors qu'il s'agit en réalité de la conséquence directe d'un rapport particulièrement brutal au monde extérieur - notamment les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne - qui remonte à plusieurs siècles. Pour avoir mené une révolte réussie contre l'esclavage et proclamé la première République noire en 1804, Haïti a été puni par une invasion, un blocus et le fardeau écrasant de réparations qui n'ont été remboursées qu'en 1947. Le pays a été occupé par les Etats-Unis entre les deux guerres mondiales et impitoyablement asphyxié par de nombreux créanciers. A plus d'un siècle d'appauvrissement colonial délibéré ont succédé les décennies de dictature des Duvalier, soutenus par les Etats-Unis, qui ont encore plus endetté le pays." (21.01.2010)

Delo - Slovénie

C'est toute la communauté internationale qui a échoué à Haïti, avant comme après le tremblement de terre, selon le quotidien Delo : "Pour les habitants d'Haïti, l'aide humanitaire s'apparente à une injure. Ceux qui ont survécu n'entendent encore que des promesses, près de huit jours après le tremblement de terre, et meurent lentement. La communauté internationale laisse les habitants dans une situation désespérée à cause de leur lenteur, de leur incapacité à réagir, de la poursuite d'intérêts parallèles et de la bureaucratie. Pourtant, dans les jours qui ont suivi le tremblement de terre, les forces mondiales n'ont fait que poursuivre leur politique habituelle face à un Etat en déréliction depuis longtemps déjà. Ce n'est pas le tremblement de terre qui a tué les habitants de Haïti. Ils sont morts et meurent des suites de l'effondrement économique, politique et social. … La politique de certains Etats et divers groupes internationaux, basée sur la stratégie du vautour et la 'doctrine du choc', est responsable de la faillite et de la violence à Haïti, et a fait de ce pays leur dépotoir." (21.01.2010)

POLITIQUE

Kurier - Autriche

Les électeurs américains sanctionnent Obama

Lors des élections sénatoriales partielles dans l'Etat américain du Massachusetts, c'est le candidat républicain Scott Brown qui s'est imposé. La défaite des démocrates est une gifle retentissante pour le président américain Barack Obama, estime le quotidien Der Kurier : "Les médias et les experts peuvent bien analyser le bilan de la première année d'Obama et en ressortir des succès partiels plus ou moins importants, ces succès ne sont apparemment pas parvenus jusqu'aux citoyens. Ils ont assisté à des chamailleries habilement mises en scène par les républicains au sujet de la réforme du système de santé et ne savaient plus très bien au final ce que celle-ci devait leur apporter. Ils ont vu des milliards injectés dans les banques pendant que le chômage s'étendait parmi eux. Et ils ont vu un président tenant des discours exceptionnels mais pratiquant une politique tout à fait ordinaire. Obama a commis toutes les erreurs stratégiques qu'il est possible de commettre. Il a voulu être à la fois rebelle et médiateur. Il a ainsi déçu la gauche au sein de son propre parti et offert aux républicains le parfait cliché de l'ennemi." (20.01.2010)

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Cinco Días - Espagne

La présidence espagnole de l'UE manque de contenus

Le chef du gouvernement espagnol José Luis Rodríguez Zapatero, dont le pays occupe actuellement la présidence de l'UE, a présenté mercredi les points principaux de son programme semestriel. Le discours a été bien accueilli, estime le journal économique Cinco Días, même si les contenus auraient dû être plus concrets : "Le succès d'hier ne doit pas nous inciter à la complaisance. Le chef du gouvernement poursuit ses plans économiques pour le semestre de la présidence du conseil sans les concrétiser, et n'a fait que de vagues déclarations visant à renforcer la collaboration économique entre les partenaires européens, créer un marché commun de l'énergie, des biens et des prestations numériques, ou miser sur l'innovation et la formation. Au lieu de préciser ces idées, il a encore avancé hier deux propositions utopiques : l'initiative d'un 'pacte social européen' et une nouvelle louange de la voiture électrique, qui a certes été conçue, mais pour laquelle il n'existe pas encore de projets concrets." (21.01.2010)

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La Repubblica - Italie

Le procès court de Berlusconi

Le Sénat italien a approuvé mercredi le projet de loi visant à réduire la durée des procédures pénales. Le Premier ministre italien, Silvio Berlusconi, contre lequel sont engagés différents procès, veut ainsi échapper à une condamnation, estime le quotidien progressiste de gauche La Repubblica : "Le projet de loi prépare la voie à un procès injuste et inégal. Un procès, pensé d'un côté pour s'étendre sur une longue période et qui de l'autre est tronqué dans son déroulement, est un instrument destiné à devenir superflu, inutilisable et inutile. … Le 'procès court' est le fruit d'une arrogante exigence d'immunité. C'est une hypothèque de l'intimidation avancée pour le moment par Berlusconi. … La loi le préserverait des procédures pénales jusqu'à la fin de son mandat." (21.01.2010)

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Süddeutsche Zeitung - Allemagne

Une nouvelle Commission européenne très moyenne

L'audition des nouveaux commissaires européens est close. Il ne reste plus qu'à interroger la remplaçante de Roumiana Jeleva. Le quotidien progressiste de gauche Süddeutsche Zeitung se demande comment cette nouvelle Commission européenne peu reluisante compte aborder ses propres problèmes et ceux du monde : "A quelques exceptions près, la nouvelle Commission Barroso désignée est très moyenne. … Beaucoup de signes montrent que Barroso ne mise pas sur un organe collégial européen sûr de lui, comme on pourrait le souhaiter. Le président de la Commission s'intéresse principalement à la manière d'étendre et de consolider son propre pouvoir. … La Commission représente l'exécutif de l'UE et doit fonctionner sans anicroche. Mais elle est également la source d'énergie de la volonté européenne d'aller de l'avant. Le Parlement européen doit maintenant faire en sorte que cette source ne s'enlise pas dans le système Barroso, en suivant Barroso de près, au-delà des auditions. En le faisant avancer au moyen de propositions de lois." (21.01.2010)

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România Liberă - Roumanie

Critique des promesses européennes de Băsescu à la Moldavie

Le président roumain, Traian Băsescu, a promis aux Moldaves que la Roumanie ferait tout pour introduire leur pays dans l'UE. Le quotidien România Liberă se penche sur l'annonce de Băsescu : "Le président ne sait pas exactement comment apporter plus de démocratie, plus de justice ou plus d'argent à cette périphérie. Il estime pourtant que les fonctionnaires roumains à Bruxelles peuvent de temps en temps taper du poing sur la table pour que leurs frères au-delà du Prout [le fleuve délimitant la frontière entre la Roumanie et la Moldavie] obtiennent plus de fonds européens et d'avantages. Traian Băsescu évoque la réinvention de la République de Moldavie et de la Roumanie au sein de l'Union européenne, mais toutes ces déclarations d'amour sont vues d'un œil suspect par Moscou et par Kiev. Traian Băsescu a l'impression que la Russie lui est en quelque sorte redevable, tandis que Moscou a le sentiment que son espace de sécurité diminue d'année en année. … Bucarest pourrait célébrer ses fiançailles avec Chişinău en invitant Moscou à la table, car la Roumanie n'a pas pu occulter la Russie dans son histoire commune avec la petite République." (21.01.2010)

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RÉFLEXIONS

Fakt - Pologne

Marcin Król sur les intellectuels porteurs de l'identité polonaise

La Pologne a besoin d'une élite intellectuelle composée d'artistes, d'écrivains et de journalistes qui peuvent nourrir l'identité polonaise, estime l'historien et philosophe Marcin Król dans sa chronique du journal à sensation Fakt. En outre, ils fournissent à la société des idéaux et ils servent de modèles : "L'affirmation selon laquelle on n'a plus besoin d'intellectuels …, parce que seuls les experts et les spécialistes jouent un rôle important, est dangereuse pour la vie publique. … Si l'on délaisse le rôle de l'élite intellectuelle, alors on ne s'intéresse pas à la question de savoir qui nous sommes en tant que communauté nationale. Si nous n'avons pas d'intelligence, alors nous n'avons plus de modèles. … Il serait préférable que les dirigeants et les Polonais comprennent qu'une Pologne sans ses intellectuels … est comme un gâteau sans sa crème. C'est comme si on lui avait arraché le cœur; et c'est toujours la preuve qu'il a existé une identité polonaise. L'identité polonaise s'est toujours concentrée sur l'élite intellectuelle. Au moment où les intellectuels disparaîtront, nous perdrons le trésor représenté par l'identité polonaise. Et nous n'avons tout simplement pas d'autre possibilité de nous identifier." (21.01.2010)

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ÉCONOMIE

Berlingske - Danemark

Réformer l'agriculture danoise

Les agriculteurs danois, durement touchés par les retombées de la crise économique, ont demandé des allègements fiscaux et des avantages financiers. L'agriculture danoise doit plutôt transformer ses structures, estime le quotidien Berlingske Tidende : "La crise serait en partie résolue si un agriculteur sur cinq, qui de toute façon ne peut pas vivre de son exploitation, même en période de conjoncture florissante, l'abandonnait. L'agriculture doit se consolider et se développer structurellement vers de plus grandes unités, rentables aussi bien sur le plan économique que sur le plan écologique. Les politiques qui, … au nom de la société, ont posé des exigences dans le domaine d'une production respectueuse de l'environnement et de la protection des animaux, ne peuvent pas ignorer la crise de l'agriculture. Ce secteur économique, qui emploie 100.000 Danois, apporte des devises dont nous avons un besoin si urgent … au Danemark. Les spécifications environnementales sont strictes, si on les compare avec d'autres sur le plan international, et elles ne devraient pas être assouplies." (21.01.2010)

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Postimees - Estonie

Les dettes dues au froid augmentent

L'Estonie connaît un hiver affichant des records de froid et suite à la crise économique, le taux de chômage augmente. C'est un mélange dangereux. Le quotidien Postimees exprime ses craintes : "Ces deux facteurs font que le nombre de personnes qui ne paient pas leur facture de chauffage ne cesse d'augmenter. Avec des températures glaciales, il faut chauffer plus, ce qui a pour effet d'augmenter les factures à payer. A cela s'ajoute le problème posé par ceux qui, suite à la perte de leur emploi, ne peuvent plus payer. Un problème d'autant plus important si les températures restent aussi basses longtemps. Sont concernées notamment les bâtiments préfabriqués mal isolées datant de la période soviétique, leur consommation énergétique étant largement supérieure à celle des constructions plus récentes. … Les communautés des habitants d'immeubles sont celles qui peuvent réagir elles-mêmes le plus rapidement en prenant en compte les différents niveaux de revenus des habitants et en diminuant la montée menaçante des dettes de chauffage. Si cette situation est due à des problèmes financiers ou simplement à l'ignorance, il est plus facile de la gérer de l'intérieur que de l'extérieur. Mais si à la fin, les caisses de l'ensemble des occupants de l'immeuble sont vides, la seule issue restante est une intervention des communes ou de l'Etat." (21.01.2010)

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SOCIÉTÉ

Lidové noviny - République tchèque

Les humains ne sont pas des sacs-poubelles

Une cour d'appel a condamné mercredi un hôpital tchèque à verser des dommages et intérêts élevés à deux couples de parents dont les filles avaient été échangées par inadvertance après l'accouchement. Les enfants sont restées près d'un an par erreur chez les mauvais parents. Le quotidien conservateur Lidové Noviny considère ce jugement comme justifié : "Que cela leur plaise ou non, les hôpitaux doivent s'habituer au fait que les êtres humains ne sont pas des sacs-poubelles, qu'il faut non seulement se comporter de manière digne avec eux mais également les indemniser lorsqu'on leur cause un dommage. … La clinique ne s'est pas comportée correctement et peut s'estimer chanceuse que les dommages et intérêts accordés ne soient pas plus élevés. … On ne peut pas être d'accord avec l'affirmation de certains psychologues selon laquelle les deux enfants auront très vite oublié cette histoire. Toutes les personnes concernées sont touchées pour le restant de leur vie et aucun argent au monde ne peut compenser cela." (21.01.2010)

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MÉDIAS

La Croix - France

La France a besoin de journalistes engagés

Se reportant à l'édition 2010 du baromètre La Croix-Sofres sur les Français et leurs médias, le quotidien catholique La Croix préconise un journalisme engagé : "En outre, une projection sur les modes d'information du futur fait la part belle à Internet et à la gratuité, au détriment de la presse payante. Ce monde, dans ses douleurs et ses bonheurs, est le nôtre. Notre mission ? Le donner à voir, décrypter ses mystères, se faire le porte-parole de ceux dont la voix porte peu, remettre en perspective l'événement immédiat, choisir entre l'important et le futile, négliger les polémiques stériles pour relayer les débats importants, admirer, s'enthousiasmer, etc. La médiation des journalistes est plus que jamais nécessaire." (20.01.2010)

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SPORT

MTV3 - Finlande

Coupe du monde dangereuse en Afrique

Du 11 juin au 11 juillet 2010 aura lieu en Afrique du Sud la première Coupe du monde de football organisée sur le continent africain. Sur le blog de la chaîne de télévision MTV3, Hanne Hopsu évoque les questions de sécurité lors de la Coupe du monde : "Les fans sud-africains estiment que la plus grande préoccupation du pays cet été sera le niveau de jeu de l'équipe nationale - loin s'en faut. Non, les cotes des bookmakers ne font pas des Bafana Bafana [la sélection sud-africaine] l'un des favoris de la compétition, bien au contraire. Le problème, ce sont toutefois les questions de sécurité. Désormais se fait même entendre la voix du tout puissant, le dieu des tempêtes. Franz "Kaiser" Beckenbauer (qu'il n'est plus nécessaire de présenter) gronde, et avertit que les touristes du ballon rond doivent s'attendre à tout en Afrique du sud. … Beckenbauer indique que les supporters feraient mieux de se déplacer en groupe, d'être ultra-prudents et en permanence attentifs à leur environnement. Le conseiller touristique Franz reçoit un soutien surprenant : une entreprise britannique fait la promotion de vestes de sécurités, sensées protéger des coups de couteau." (21.01.2010)

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