Navigation

 

Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 25.01.2010

 

À LA UNE

La pression grandit sur les banques européennes

La pression grandit sur les banques européennes

 

L'initiative du président américain Barack Obama visant à réguler plus fortement les grandes banques à l'avenir, rencontre l'adhésion de plusieurs pays européens. Ses projets accentuent la pression sur les banques européennes, estiment les commentateurs. » suite

Extraits des publications suivantes:
De Standaard - Belgique, De Volkskrant - Pays-Bas, Frankfurter Allgemeine Zeitung - Allemagne

De Standaard - Belgique

Le projet du président américain Barack Obama de réglementer strictement les pratiques commerciales à risques des banques, est à ce jour la proposition de réforme du système la plus radicale qui ait été présentée, estime l'économiste Ivan Van De Cloot dans le quotidien De Standaard : "Le nouveau projet bancaire d'Obama est certes encore très vague. Mais selon celui-ci, les propositions d'une réglementation renforcée du secteur bancaire américain auront des répercussions bien plus importantes que toutes les commissions dont notre pays a disposées jusque-là. Si les Américains font rentrer les choses dans l'ordre dans leur pays, ils feront sans doute également pression pour que l'on intervienne au niveau international. Il est crucial que les véritables problèmes soient enfin abordés, après que toute l'attention s'est concentrée sur les bonus. En effet, il s'agit en fait du syndrome des banques 'trop grosses pour sombrer'. C'est une perversion du capitalisme, car celui-ci laisse libre cours à l'irresponsabilité." (25.01.2010)

De Volkskrant - Pays-Bas

Il y a de grandes chances que d'autres pays suivent aussi, estime le quotidien progressiste de gauche De Volkskrant, suite à l'annonce par le président américain Barack Obama du plan de régulation bancaire : "Espérons que l'Europe suivra le modèle américain. Espérons que les gouvernements oseront également prendre cette initiative, dont l'objectif est de reprendre le contrôle sur un secteur qui a repris trop rapidement ses vieilles habitudes. On peut naturellement faire des remarques sur le plan d'Obama. La question de savoir si un gouvernement peut se permettre de laisser sombrer une grande banque commerciale, reste ainsi en suspens. On peut aussi apprécier l'intention de limiter à l'avenir la taille des banques, mais celle-ci ne résoudra pas le problème d'établissements désormais devenus trop grands pour pouvoir être abandonnés à la faillite. Le plan d'Obama doit pourtant être évalué de manière positive. Il ose s'en prendre aux fondements du système bancaire et porte ainsi une attaque devant laquelle d'autres ont reculé jusque-là." (25.01.2010)

Frankfurter Allgemeine Zeitung - Allemagne

Avec son projet de régulation des banques, le président américain Barack Obama met aussi le gouvernement allemand au pied du mur, estime le quotidien conservateur Frankfurter Allgemeine Zeitung qui s'interroge : "Pourquoi devrait-il s'écouler encore plusieurs mois avant qu'ils [la chancelière Angela Merkel et le ministre des Finances Wolfgang Schäuble] présentent enfin des propositions concrètes ? Evoquer la similitude [entre les problèmes des systèmes bancaires américains et allemands] est une bonne chose - s'en tenir à cela ne constitue qu'une sorte de fuite facile. Les banquiers eux-mêmes préviennent que l'on recommence déjà depuis longtemps à flamber sur les marchés financiers. Ce que Schäuble a prescrit jusque-là, ce n'est qu'une simple pommade. Son annonce de limiter les bonus a seulement servi par la suite de base juridique à des directives administratives que la surveillance bancaire a depuis longtemps promulguées avec fracas. Il serait bien plus important d'élaborer une procédure de faillite pour les banques importantes pour le système : celles-ci doivent pouvoir être liquidées sans faire sombrer le système financier, ni extorquer de l'argent à l'État." (25.01.2010)

POLITIQUE

Právo - République tchèque

Klaus fait un usage abusif des décorations tchèques

Le président tchèque Václav Klaus a remis à son homologue polonais Lech Kaczyński l'ordre le plus élevé de son pays pour l'opposition du président polonais, similaire à la sienne, envers le traité de Lisbonne. Le quotidien de gauche Právo critique le fait que Klaus ait placé sa vision personnelle au-dessus de la raison d'État : "Il y a peu, les deux présidents faisaient encore figure de derniers des Mohicans contre le traité de Lisbonne. Puis, tous deux ont dû se faire une raison et signer le document. Au moins, tous deux se trouvent encore à la tête de leur Etat respectif et ont la possibilité de se décerner mutuellement des décorations. Mais l'exploitation de distinctions d'État pour un combat politique privé soulève pour le moins certaines questions." (24.01.2010)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Aftonbladet - Suède

Climat : échec de l'UE sous direction suédoise

D'ici le 31 janvier, les Etats membres de l'ONU doivent présenter au secrétariat de l'ONU pour le climat les mesures concrètes qu'ils comptent prendre pour atteindre les objectifs convenus lors du sommet mondial sur le climat. Sur ce point, le quotidien Aftonbladet critique rétrospectivement la présidence suédoise de l'UE, même si la Suède s'est elle-même fixé des objectifs ambitieux : "[Le chef du gouvernement conservateur] Fredrik Reinfeldt comme le [ministre de l'Environnement] Andreas Carlgren ont répété comme des perroquets que si la situation était ainsi, c'était à cause de la Chine. … Ce qui a marqué le sommet de Copenhague et l'ensemble du processus, c'est la totale arrogance des pays industrialisés vis-à-vis du droit au développement des pays les moins avancés, et de la demande de ces derniers aux pays industrialisés d'assumer la responsabilité de leurs émissions anciennes et persistantes. … Reinfeldt et Carlgren accusent les pays en développement et les dictatures. La vérité sur Copenhague, c'est que l'UE, sous la présidence suédoise, a échoué sur la question du leadership environnemental." (25.01.2010)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Helsingin Sanomat - Finlande

Pas de réinstauration du service militaire en Suède

Malgré de nouveaux débats passionnés sur la politique de défense et la menace présumée plus importante que fait peser la Russie sur le pays, la Suède ne devrait pas réinstaurer le service militaire obligatoire après les élections de septembre, estime le quotidien Helsingin Sanomat : "Ces débats ont en partie un caractère saisonnier. Les décideurs suédois en matière de politique de sécurité se sont réunis au début de l'année à l'occasion d'une conférence à Sälen. Actuellement, le sujet est également alimenté par l'année électorale, la grande restructuration des forces armées et l'Afghanistan. … Le débat sur la politique de sécurité en Suède peut encore s'échauffer, mais les élections ne seront pas gagnées ainsi pour autant. Les décideurs suédois quittent Sälen pour rejoindre le Parlement de Stockholm et participer aux premières séances des groupes parlementaires. Les politiques responsables y débattent de l'emploi, de l'économie et de la politique sociale, mais pas de la défense." (24.01.2010)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

RÉFLEXIONS

La Stampa - Italie

Enrico Bettiza sur deux visages de l'Europe slave

Les récents résultats des élections présidentielles en Croatie et en Ukraine ont présenté une nouvelle physionomie de l'Europe slave qui concerne l'UE au premier chef, estime l'écrivain et journaliste Enrico Bettiza dans le journal progressiste La Stampa : "Deux pays clés de l'Europe slave ont changé de visage. De facto, les Ukrainiens ont destitué leur président Viktor Iouchtchenko, le leader de la décevante révolution orange. … A Zagreb, la social-démocratie, la gauche pro-européenne représentée par le personnage marginal d'Ivo Josipović, est sortie victorieuse de son combat contre la toute-puissante et historique Union démocratique croate [conservatrice] (HDZ). … Bruxelles ne peut pas ignorer que l'orientation future de l'Ukraine, avec ses 46 millions d'habitants coincés entre l'Union Européenne et la Russie, exercera une grande influence sur l'espace postsoviétique immense et troublé. L'intégration européenne de la petite Croatie, avec ses six millions d'habitants, depuis toujours habituée aux us et coutumes européens, et qui n'a jamais subi ni répression ni chantage de la part de la Russie, se déroulera certainement de façon plus aisée et plus tranquille." (25.01.2010)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Népszabadság - Hongrie

Vilmos Csányi sur la démocratie comme outil de partage du pouvoir

L'ethnologue Vilmos Csányi s'intéresse dans le quotidien progressiste de gauche Népszabadság à l'origine et aux avantages de la démocratie comme ordre social : "Les communautés archaïques disposaient de systèmes de règles relativement simples. Lorsque ces communautés ont commencé à se transformer … en sociétés de masse, il s'est avéré impossible de concilier les règles de nombreuses petites communautés contraintes de vivre ensemble. … Une solution à ce problème a finalement été trouvée en formulant des principes de base simples pour la cohabitation sociale qui devaient être acceptés par les communautés. Le principe qui a recueilli le plus grand succès semble être la démocratie, qui n'offre … ni justice ni sagesse, mais simplement des règles pour garantir un accès pacifique au pouvoir. … Celui qui souhaite parvenir au pouvoir ne l'exprime pas ouvertement … mais explique quels bienfaits il a l'intention de réaliser pour la société. Une fois au pouvoir, il peut réaliser ses promesses, mais il n'est pas tenu de le faire. … Une seule chose est sûre, c'est qu'au cours du processus démocratique, le pouvoir est délégué. Cela ne semble pas être beaucoup, pourtant c'est l'un des principaux mécanismes du fonctionnement des sociétés modernes." (23.01.2010)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

ÉCONOMIE

Cinco Días - Espagne

Le problème de Google ce sont ses liquidités, pas la Chine

Le véritable défi auquel est confronté Google n'est pas tant la décision qu'il doit prendre quant à la suite à donner à ses affaires en Chine, mais ce que l'entreprise devrait faire de ses profits élevés, estime le journal économique Cinco Días : "C'est l'argent, et non la Chine, qui constitue le principal défi de Google. Plus concrètement, vers quoi le géant des moteurs de recherche devrait-il orienter son flot de billets verts ? La reprise du marché publicitaire en ligne et l'efficacité croissante ont porté le cash-flow à 44 pour cent, soit 2,5 milliards de dollars au quatrième trimestre 2009. Ajouter cette somme aux 24 milliards de liquidités accumulées par la compagnie n'a pas de sens, mais de le distribuer entre les actionnaires oui. L'annonce de Google d'un possible retrait de Chine … a été au centre de l'attention de ces dernières semaines. Les investisseurs peuvent craindre les conséquences potentielles du retrait de Google, mais ce problème est en réalité relativement trivial comparé au défi posé par la dépense raisonnable de l'argent." (25.01.2010)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Adevărul - Roumanie

Critique des projets d'exploitation des mines d'or roumaines

Depuis plusieurs années, un investisseur canadien poursuit le projet d'exploiter la plus grande mine d'or européenne, située sur le site roumain de Roşia Montană. Le quotidien Adevărul critique les signes croissants envoyés par le gouvernement roumain, indiquant qu'il pourrait approuver ce projet malgré la possibilité d'éventuelles nuisances environnementales : "Des historiens, des experts de l'environnement et de nombreuses ONG s'élèvent contre ce projet depuis des années. 70 d'entre eux ont signé une nouvelle déclaration de protestation la semaine dernière. … En outre, nous devrions aussi nous demander ce que nous laisserons à nos enfants et à nos petits-enfants. L'argent que gagnera l'Etat en exploitant la mine avec du cyanure, sera alors dépensé. Mais qui sait comment. Et une fois la mine [d'or] épuisée, resteront des montagnes détruites, un lac artificiel de cyanure et des milliers de chômeurs. Cela vaut-il la peine de laisser un tel héritage ?" (25.01.2010)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

CULTURE

Berlingske - Danemark

Le culte de l'amateurisme a la vie dure

S'appuyant sur l'exemple de l'émission de recherche de talents X Factor, Jesper Beinov montre dans son blog du Berlingske Tidende que le phénomène de culte de l'amateurisme ne peut pas remplacer le dur travail : "Cette émission télévisée montre comment nous avons suscité au sein de la société une sorte de culte de l'amateurisme. Cela s'applique à tous les secteurs de la société et à la manière dont les médias, qui préfèrent la variété au spécifique, fixent leurs priorités. Un nivellement s'est produit dans la génération précédente, de sorte que l'ancien concept élitiste d'art et de culture a été remplacé. A présent, toutes les contributions comptent, quelle que soit la qualité. … Pendant l'émission [X Factor] nous rions de voir que de nombreux participants se connaissent mal, mais lorsque le moment du show arrive, avec son propre public, le culte de l'amateurisme est remplacé par la culture des talents. … X Factor nous montre ici que l'on ne devient bon qu'en travaillant dur. Lorsque l'émission se termine, elle nous a rappelé quelque chose que nous connaissons de la réalité." (25.01.2010)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

SOCIÉTÉ

The Independent on Sunday - Royaume-Uni

L'euthanasie : un acte de pitié

La semaine dernière, Frances Inglis, la femme qui avait effectué une injection mortelle à son fils de 22 ans qui se trouvait dans un coma éveillé depuis des mois, a été condamnée à la réclusion à perpétuité pour meurtre. Quelqu'un qui a le courage d'aider un proche à mourir mérite notre soutien et non notre condamnation, estime le quotidien The Independent dans son édition dominicale : "Si, comme l'a déclaré le juge instruit, il n'y a aucun concept légal pour aborder l'euthanasie, alors il est temps d'en développer un. … La loi devrait autoriser le suicide, l'aide au suicide et l'euthanasie dans certains cas tragiques comme celui-ci. Si des meurtriers sans scrupules essayent [sur la base d'une telle loi] de tromper la police et les tribunaux, alors il incombe à ces derniers de démasquer ces crimes. Mais nous ne vivrons plus dans une société qui ne témoigne plus aucune pitié envers ses mourants." (24.01.2010)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Dziennik Gazeta Prawna - Pologne

La Pologne championne des dons

Les initiatives de dons privés en Pologne pour les victimes de la catastrophe sismique en Haïti ont déjà rassemblé près d'un million de Złoty (250.000 euros), se réjouit le quotidien Dziennik Gazeta Prawna : "Nous sommes les champions du monde d'une discipline bien plus appréciée que les plus grands honneurs sportifs. Car nous, les Polonais, sommes les meilleurs quand il s'agit d'aider les autres. Le grand orchestre pour l'aide mondiale est organisé depuis 18 ans et c'est un phénomène polonais. Ou bien les campagnes qui soutiennent les fondations de la première et de la deuxième chaîne de télévision, les collectes pour [l'organisation humanitaire catholique] Caritas ou l'initiative Pajacyk [campagne locale de dons pour les enfants] - aucune ne s'est plainte que les Polonais ne donnaient pas assez. Au contraire, nous battons même des records de générosité, alors que la planète traverse une crise économique et que le taux de chômage est plus élevé chez nous que dans beaucoup d'autres pays." (25.01.2010)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

COULEURS LOCALES

Õhtuleht - Estonie

Problèmes de communication entre Finlandais et Estoniens

Les Finlandais et les Estoniens ont de nombreux points communs sur le plan historique, linguistique et culturel, mais selon le quotidien Õhtuleht, il existe aussi des différences essentielles : "Les Finlandais ont un tout autre rythme d'élocution, et leur culture de la communication se distingue de la nôtre. Un interlocuteur finlandais est habitué à te laisser parler, et ensuite à exposer son point de vue ; les Estoniens coupent purement et simplement la parole à l'autre. Dans nos relations réciproques, ce facteur est source de stress : pour les Estoniens, les Finlandais bavassent de façon inconsidérée, tandis que les Finlandais ont l'impression de ne pas pouvoir placer un mot. ... Nous avons toutefois un point commun avec les Finlandais : nous sommes de petits peuples à l'échelle mondiale, dont la préoccupation principale est de savoir ce que les autres pensent de nous. Mais même sur ce point, il y a aussi une différence : nous nous comparons à la Lettonie et cela nous rassure, alors que les Finlandais se comparent de leur côté à la Suède - et cela leur sape le moral." (25.01.2010)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

D'autre contenu