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Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 07.05.2010

 

À LA UNE

Incertitude en Grande-Bretagne

 

Les élections législatives britanniques de jeudi aboutissent à une impasse. Les Tories de David Cameron sont bien, d'après les estimations, le parti qui a obtenu le plus de voix, mais ils ne peuvent pas diriger le pays seuls. La presse estime que le Labour pourrait donc rester au pouvoir s'il conclut une coalition avec les libéraux-démocrates, et se penche sur l'avenir du Premier ministre Gordon Brown.

The Sun - Royaume-Uni

Le Premier ministre Brown doit céder sa place

A l'issue des élections en Grande-Bretagne jeudi, le Parlement se trouve dans une impasse. Le Premier ministre Gordon Brown doit toutefois démissionner, demande le quotidien The Sun : "Brown disait hier soir que le devoir qu'il a envers son pays est de le diriger par un gouvernement puissant et stable. Justement M. Brown. Votre devoir est de faire de la place pour la personne qui peut instaurer un gouvernement puissant et stable, David Cameron [chef des Tories]. Quant à la formation de certaines alliances, les conservateurs, en tant que parti le plus représenté au Parlement, s'en chargeront. Tout marchandage prolongé au sein de Downing Street risque de plonger la Grande-Bretagne dans un désordre économique. Si Brown essaie de se maintenir au pouvoir, il sera tenu responsable des conséquences sur le pays. Il a perdu. Il doit partir." (07.05.2010)

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Tages-Anzeiger - Suisse

Clegg a encore des chances

Les libéraux-démocrates rassemblés autour de leur chef Nick Clegg n'ont pas obtenu les résultats escomptés lors des élections législatives britanniques. Toutefois le parti conserve encore des chances de participer au gouvernement, constate le quotidien Tages-Anzeiger: "La course n'est pas complètement terminée pour Clegg. La règle britannique prévoit que dans le cas où aucun parti n'a obtenu la majorité absolue, la reine Elisabeth II donnera d'abord au Premier ministre en place, Brown, l'opportunité de former un gouvernement, même si son parti, comme c'est le cas, n'a pas obtenu la majorité des voix. Avec leurs quelque 60 sièges présumés, les libéraux-démocrates permettent au parti Labour de rester au gouvernement. Clegg a toutefois déjà fait savoir qu'il exigerait le prix fort : la relève de Brown, des portefeuilles clés importants pour son parti ainsi que l'introduction du droit de vote à la proportionnelle, en remplacement du droit de vote majoritaire traditionnel qui désavantage les partis plus petits." (07.05.2010)

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Il Sole 24 Ore - Italie

L'avenir de Downing Street est incertain

Une coalition du Labour avec les libéraux-démocrates ou un gouvernement minoritaire des conservateurs sont deux alternatives qui ne feront pas long feu, estime le journal économique Il Sole 24 Ore, au regard des résultats obtenus aux élections législatives britanniques : "Alors que l'histoire européenne traverse l'une de ses périodes les plus difficiles de ces dernières années, la Grande-Bretagne a décidé de ne pas se décider. … Généralement la virginité [libérale-démocrate] et la capacité à diriger ont du mal à coïncider particulièrement lorsque le programme des libéraux-démocrates, aux dires du Premier ministre Brown, pourrait tenir au dos d'une serviette en papier après un dîner divertissant entre amis. … Même dans le cas d'un gouvernement minoritaire des conservateurs, David Cameron s'essoufflerait rapidement à la tête d'un gouvernement de transition qui aurait des répercussions doublement négatives. Il gaspillerait le potentiel d'un jeune dirigeant conservateur et entraverait gravement la capacité de la Grande-Bretagne à réagir face à la crise européenne." (07.05.2010)

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POLITIQUE

To Vima Online - Grèce

Les Grecs doivent accepter l'austérité

Le Parlement grec a donné son feu vert jeudi à un nouveau programme d'austérité qui doit empêcher la faillite publique. Le quotidien pro-gouvernemental To Vima se montre préoccupé par la forte résistance que rencontrent ces mesures : "Ce n'est pas un hasard que le système politique grec soit mis à l'épreuve par ces réactions et que ses dirigeants ne se sentent en sécurité que dans des zones protégées et délimitées. Des députés ont été exclus de la fraction hier car ils n'ont pas approuvé le programme d'austérité lors du premier vote. Et comme le monde moderne est interconnecté et interdépendant, le problème grec s'est propagé, c'est le détonateur d'un désastre pour le système économique mondial. Hier l'euro s'est effondré et Wall Street a vécu des journées de krach. A partir de là, les évènements prennent une autre dimension. Deux choses peuvent se passer : ou la Grèce est abandonnée à son sort, ou … les individus ramèneront les choses dans un équilibre raisonnable." (07.05.2010)

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De Standaard - Belgique

Contrôle supplémentaire pour la zone euro

Les dirigeants des pays de la zone euro se retrouvent ce vendredi pour un sommet exceptionnel à Bruxelles. Ils veulent tirer les enseignements de la crise financière grecque pour l'avenir. Mais ils ne doivent plus accuser les 'marchés financiers irrationnels', estime le quotidien De Standaard : "La seule bonne réponse que les dirigeants européens peuvent donner aurait déjà pu être prédite il y a dix ans lors du lancement de l'euro : l'euro a besoin d'une instance qui veille à ce que chacun s'en tienne aux accords, et que celui qui dispose du pouvoir, puisse intervenir le plus tôt possible si nécessaire. … Ce que l'avenir apporte également, c'est que la discipline doit être la base de la politique monétaire. Et la discipline n'est pas une affaire de confiance, mais surtout de contrôle et de surveillance. Cela vaut même dans une union monétaire sans la Grèce ou selon une division entre Nord/Sud. Une monnaie européenne sans l'Allemagne et impensable. Mais quelle que soit l'Union, un pays endossera toujours le rôle de la Grèce. Seule une Union qui parvient à maîtriser la division entre le plus fort est le plus faible peut survivre. Une telle Union n'existe pas aujourd'hui." (07.05.2010)

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România Liberă - Roumanie

Les mesures drastiques d'austérité sauvent la Roumanie

Le président roumain Traian Băsescu a annoncé jeudi les mesures d'austérité drastiques exigées par le Fonds monétaire international pour le remboursement de la prochaine tranche de crédit de 20 milliards d'euros. Dès le mois de juin, les salaires des fonctionnaires seront réduits d'un quart, les retraites et les chômages de 15 pour cent. En outre, d'ici 2011, de nombreuses vagues de licenciements sont prévues au sein de l'Etat. Le quotidien România Liberă estime que ces mesures, qui concernent sept millions de Roumains, sont justes : "Ces 20 dernières années, l'Etat était en Roumanie l'ennemi juré du développement économique et du citoyen. En novembre dernier, Traian Băsescu a expliqué que l'Etat était devenu une charge pour la Roumanie et il a promis de le réformer. Sa déclaration hier de vouloir réduire de manière drastique le budget public est pour le président une déclaration de guerre contre le réflexe d'élargir le rôle de l'Etat dans la société. C'est un premier pas vers la modernisation de l'Etat. Les Roumains doivent désormais décider contre quoi ils veulent se battre, contre la responsabilité et la liberté comme en Grèce, ou contre la pauvreté et la dépendance de l'Etat." (07.05.2010)

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Lidové noviny - République tchèque

Les sociaux-démocrates tchèques boycottent les médias

Les sociaux-démocrates tchèques veulent boycotter plusieurs journaux de centre-droit auxquels ils reprochent la détérioration de l'atmosphère politique dans la campagne électorale. Tout est parti d'attaques contre des meetings électoraux du parti social-démocrate, en tête selon les sondages. Le quotidien conservateur Lidové noviny, sous le coup de ce boycott, est indigné : "Ce blocus médiatique est orienté dans le fond contre la société démocratique. … Tout politique est dans l'obligation de ne pas convaincre de son programme seulement les convaincus, mais aussi de remporter l'adhésion de ceux qui ne voulaient pas voter pour lui jusque-là. Le chef du parti, Jiří Paroubek, se montre désormais froid à leur égard. Il déclare ainsi qu'il veut gouverner sans se soucier de près de deux millions d'individus, si ce n'est gouverner contre eux. C'est la mission des politiques d'unir la société et non de la diviser. … Le chef du parti le plus fort envenime l'atmosphère avec son geste extrême. Difficile d'imaginer comment il a l'intention de faire accepter à ces individus, après les élections, les sacrifices nécessaires." (07.05.2010)

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RÉFLEXIONS

Der Standard - Autriche

Joseph Stiglitz exhorte les Européens à plus de solidarité

L'économiste américain Joseph E. Stiglitz rejette dans un article pour le quotidien Der Standard deux issues théoriques pour sortir l'UE de la crise économique et financière actuelle : une diminution harmonisée des salaires dans les pays de la zone euro ainsi que la scission de la zone monétaire. Il demande à la place l'introduction de mécanismes de soutien financier pour les pays membres : "Il existe une troisième solution qui est porteuse des plus grands espoirs, comme l'Europe le constatera probablement. Il s'agit de la mise en œuvre des réformes institutionnelles qui auraient dû être conduites au moment de l'introduction de l'euro, et qui auraient dû intégrer son cadre nécessaire de politique fiscale. Il n'est pas encore trop tard pour l'Europe. Elle peut appliquer ces réformes et répondre ainsi aux idéaux qui s'appuient sur la solidarité et qui étaient les fondements sur lesquels reposait l'introduction de l'euro. Toutefois, si l'Europe ne le peut pas, il est peut-être préférable qu'elle reconnaisse son échec et poursuive de manière différente au lieu d'accepter, au nom d'un modèle économique défectueux, le prix fort que cela coûte en chômage et misère humaine." (07.05.2010)

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Le Figaro - France

Roger-Gérard Schwartzenberg demande le retour de la politique à la télévision

La télévision française ne montre plus suffisamment d'émissions politiques et sape ainsi le débat public, estime l'ex-ministre de la Recherche Roger-Gérard Schwartzenberg dans le quotidien conservateur Le Figaro : "Soumises aux seules lois du marché, vivant exclusivement des recettes publicitaires, celles-ci [les chaînes de télévision] pratiquent le culte de l'audimat. ... Désormais, les émissions politiques sont renvoyées le soir à des horaires tardifs ou en fin d'après-midi et sont donc suivies par peu de téléspectateurs. Comme les vedettes du show-business, les leaders sont incités à médiatiser leur intimité, plus pittoresque, plus facile à populariser que leur action ou leur programme. Cette inflation de la vie privée contribue au recul du débat public. Ici, l'image supplante le message et le profil remplace le projet…Pourtant c'est l'évidence : sans information, il ne peut y avoir de démocratie." (07.05.2010)

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ÉCONOMIE

El País - Espagne

Wall Street se méfie de l'euro

Suite à une importante chute des cours de l'indice du Dow Jones à la bourse de New York, le quotidien progressiste de gauche El País craint que Wall Street perde confiance en l'Europe : "A Wall Street, on part du principe que l'euro est réellement en danger et que les difficultés de l'économie européenne s'étendent au reste du marché. Cette méfiance est due à deux causes principales qu'il faut bien différencier. L'une provient de la manière hésitante avec laquelle la France et l'Allemagne réagissent face à la crise. Leurs opinions divergent, comme on l'a vu, sur la rapidité et les conditions nécessaires aux aides financières en faveur du gouvernement Papandreou. L'autre repose sur le fait que l'on est pas sûr que les 110 milliards d'euros suffiront pour garantir que la Grèce puisse payer ses dettes." (07.05.2010)

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Süddeutsche Zeitung - Allemagne

L'Allemagne mise sur les énergies renouvelables

Le Parlement allemand a adopté jeudi une modification de la loi sur les énergies renouvelables. Les aides accordées aux installations solaires sur les toits sont ainsi réduites de 16 pour cent et de 15 pour cent sur les surfaces en plein air. Un pas dans la bonne direction, estime le quotidien progressiste de gauche Süddeutsche Zeitung : "C'est un régime sévère qui est prescrit au secteur solaire. Mais s'il agit, cette branche de l'économie pourrait être au final plus saine et plus dynamique qu'auparavant. … Les tâches importantes doivent encore être réalisées, que les réacteurs quittent le réseau quelques années plus tôt ou plus tard. Le soleil et le vent, l'énergie hydraulique et la biomasse sont les ressources du futur, mais elles ne seront sauvées que lorsque l'énergie sera utilisée de manière bien plus efficace. La technique correspondante est en partie déjà disponible ou en développement. C'est un domaine immense pour les ingénieurs et les entrepreneurs, car les besoins existent partout dans le monde. On peut être fier de la loi sur les énergies renouvelables, mais il faut continuer de l'adapter aux réalités avec le plus de précautions possibles." (07.05.2010)

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Eesti Päevaleht - Estonie

Le patriotisme économique estonien est erroné

Le producteur estonien de sucreries Kalev a été vendu à la filiale finlandaise du groupe agroalimentaire norvégien Orkla. Contrairement à certains de ses compatriotes, le quotidien Eesti Päevaleht voit d'un bon œil cette transaction : "Certains Estoniens manifestent leur tristesse qu'une nouvelle entreprise estonienne traditionnelle tombe entre des mains étrangères, et ajoutent ensuite qu'ils n'achèteront plus à l'avenir de friandises de la marque Kalev. … Ils devraient se réjouir, car les Norvégiens, contrairement aux grandes banques suédoises à l'époque , n'ont pas l'intention de changer le nom de marque de Kalev. Ils n'ont pas non plus l'intention de mettre l'entreprise sens dessus dessous avec de quelconques normes internationales : les décisions seront également prises à l'avenir par une direction locale. C'est une victoire pour Kalev, car le réseau d'Orkla comprend de nombreux pays européens, et cela signifie que les produits estoniens pourront ainsi atteindre de nouveaux marchés." (07.05.2010)

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SOCIÉTÉ

Visão - Portugal

Le pape se repose au Portugal au cœur des scandales

La visite du pape au Portugal du 11 au 14 mai se déroulera à une période où l'Eglise catholique est secouée par les scandales pédophiles. Riche idée, estime le magazine d'information Visão: "Lorsque l'on se trouve impliqué dans un scandale, il n'existe rien de plus raisonnable que de se rendre dans un pays où les scandales sont quotidiens. Benoît XVI se préoccupe probablement le moins du monde des dignitaires qu'il va rencontrer. Le Portugal est le Brobdingnag des scandales: Tout comme Gulliver [du roman Les voyages de Gulliver de Jonathan Swift], qui se sent tout petit à Brobdingnag, tous les scandales étrangers n'ont pas grande importance au Portugal. … Qui oserait reprocher au pape de diriger une institution qui s'est excusée auprès de Galileo Galilei quelque 350 ans après son jugement ? Est-ce que cela correspond à la durée moyenne d'une procédure judiciaire au Portugal. Ici tout le monde se sent parfait. C'est ce qui fait notre réputation d'amabilité très appréciée." (06.05.2010)

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Sega - Bulgarie

L'Eglise souffre de l'unification européenne

L'unification européenne étend sur le plan politique et social conduit à l'éviction insidieuse des Eglises chrétiennes, critique le quotidien Sega: "L'UE s'occupe instinctivement de l'harmonisation des règles et de la législation mais également des valeurs sociales et culturelles. En revanche, l'Eglise a un rôle de protecteur conservateur des spécificités nationales et différencie objectivement les chrétiens des musulmans, des juifs et des autres communautés religieuses. De ce point de vue, il existe une contradiction fondamentale entre les deux institutions. Elles préconisent fondamentalement des choses différentes. Alors que la maison européenne construit sur le libre marché et sur la société de consommation, l'église prône l'humilité et la modération. Il ne faut pas non plus ignorer la dimension politique de cette contradiction. A l'avenir, Bruxelles va porter ses efforts sur le rattachement d'Etats non chrétiens comme la Turquie. Si l'on considère la religion, il faudrait plutôt y renoncer. Mais, de son temps, Giscard d'Estaing avait retiré la référence à l'héritage chrétien de son projet de Constitution européenne." (07.05.2010)

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SPORT

NRC Handelsblad - Pays-Bas

Les hooligans ne comprennent que les sanctions

Les fans de football néerlandais sont tristement célèbres pour leurs chants blessants. Le cancer et les juifs sont des insultes privilégiées. Les clubs professionnels veulent désormais rééduquer les fans au moyen de cours et de discussions avec des patients atteints de cancer. Cela ne sert à rien, estime le quotidien progressiste NRC Handelsblad : "Ce qui peut délivrer le football de ces chants répugnants, c'est la stricte mise en œuvre d'interdictions de stade pour leurs instigateurs et l'arrêt d'un match lorsque ces chants échappent à tout contrôle. … Les cours pour fans fonctionneront peut-être pour certains, mais ils ne font que mettre en œuvre un manège de groupes de discussions similaires. En plus des patients atteints de cancer, on doit aussi impliquer maintenant des individus 'd'origine juive'. Qui suivra ? Des groupes de discussions avec des cocus, si la mère ou la femme d'un joueur est traitée de putain ? Et si le slogan dépassé 'hi ha fils de chien' devait réapparaître, une conversation s'imposera-t-elle avec une association canine ?" (07.05.2010)

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