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Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 18.05.2010

 

À LA UNE

Le compromis nucléaire iranien suscite des doutes

 

Grâce à une médiation de la Turquie et du Brésil, l'Iran s'est déclaré prêt lundi à faire dorénavant enrichir à l'étranger l'uranium destiné à un réacteur de recherche. La presse européenne doute du sérieux de Téhéran dans ce compromis nucléaire.

Berlingske - Danemark

Eprouver la bonne volonté de Téhéran

Pour le quotidien conservateur Berlingkse Tidende, le compromis nucléaire trouvé entre la Turquie et l'Iran sous la responsabilité du Brésil ne vaut pas grand-chose sans un test des véritables intentions de Téhéran : "Quoi qu'il advienne dans les prochains jours, les Etats-Unis et l'UE ne devraient pas relâcher d'emblée la pression sur la direction religieuse à Téhéran, connue pour tenir un double langage. … Au contraire, la volonté des Iraniens de parvenir à une solution pacifique dans un conflit de plusieurs années doit être mise à l'épreuve. Si le gouvernement a réellement des intentions pacifiques, il devrait garantir un libre accès à toutes les installations, afin que le monde puisse s'assurer que la paix y règne et qu'il n'y a pas de danger. Il est en effet peu probable que l'Iran s'ouvre vraiment au monde. … La planète est habituée à ce que l'Iran se moque de son environnement. On attend toujours la preuve que l'Iran a vraiment abjuré ses ambitions de possession d'armes nucléaires." (18.05.2010)

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Trouw - Pays-Bas

L'Occident toujours sceptique

L'Iran a surpris l'Occident avec le compromis dans le litige nucléaire mais ce dernier demeure sceptique, estime le quotidien Trouw : "La méfiance est de mise, surtout quand on tient compte des revirements de l'Iran après les accords précédents. Il est par exemple incompréhensible cette fois-ci que l'Iran, s'il voulait retrouver la confiance de l'Occident, persiste pourtant à vouloir enrichir l'uranium jusqu'à 20 pour cent. Le Conseil de sécurité de l'ONU l'a expressément interdit. Les Etats-Unis et l'UE ont donc suffisamment de motifs pour préparer de nouvelles sanctions contre Téhéran. On constate en même temps que l'Iran a clairement renforcé sa position diplomatique. La Turquie et le Brésil sont membres du Conseil de sécurité et se prononceront à partir de maintenant - avec la Chine et peut-être aussi la Russie - contre de nouvelles sanctions." (18.05.2010)

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Il Sole 24 Ore - Italie

La stratégie d'Ahmadinejad

Le compromis nucléaire entre l'Iran, le Brésil et la Turquie est insuffisant et constitue surtout une tentative du président iranien Mahmoud Ahmadinejad de retarder une décision sur de possibles sanctions, critique le journal économique Il Sole 24 Ore : "L'accord ne remplit qu'une partie des conditions du Conseil de sécurité de l'ONU. Les points essentiels du problème restent la poursuite de l'enrichissement de l'uranium en Iran, l'installation nucléaire longtemps maintenue secrète de Qom, le manque de réponses concrètes aux demandes des Autorités nucléaires internationales. … Le gouvernement iranien se hâte toutefois selon ses propres déclarations de renvoyer la balle à l'Occident. Il veut retarder le débat sur de nouvelles sanctions afin d'empêcher que celles-ci coïncident avec l'anniversaire des élections présidentielles du 12 juin 2009 qui avaient provoqué un soulèvement populaire et une réaction violente du régime." (18.05.2010)

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Süddeutsche Zeitung - Allemagne

L'Iran au banc d'essai

Si l'Iran devait mettre un terme à son programme d'enrichissement de l'uranium, le compromis obtenu avec le Brésil et la Turquie dans le litige nucléaire serait alors un véritable succès, écrit le quotidien de centre-gauche Süddeutsche Zeitung : "Ahmadinejad a pu désormais recueillir un succès : il a une fois de plus été sous les feux de la rampe, mais cette fois-ci davantage comme un partenaire constructif que comme un provocateur. 'Il n'y a plus besoin de sanctions', a déclaré à la fin le ministre turc des Affaires étrangères. … Le transfert de l'uranium iranien pour un enrichissement ultérieur à l'étranger s'avère être une partie d'un accord envisagé depuis longtemps mais jamais abouti. … Subsistent les doutes quant à la livraison effective par l'Iran du combustible, et surtout quant à l'interruption par Téhéran du programme d'enrichissement, comme le demande l'ONU dans trois résolutions. Tout le monde pourrait alors être satisfait - sauf ceux qui privilégieraient une aggravation de la crise à une solution." (18.05.2010)

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POLITIQUE

Diario Sur - Espagne

L'Europe et l'Amérique latine doivent souder leurs liens

Les chefs d'Etat et de gouvernement d'Amérique latine, des Caraïbes et d'Europe se réunissent mardi à l'occasion du sixième sommet UE-Amérique latine à Madrid. Les régions doivent développer leur collaboration économique au plus vite, estime le quotidien Diario Sur: "Le sixième sommet UE-Amérique latine, auquel participent 60 Etats, constitue l'opportunité idéale de renforcer les accords de coopération transatlantique qui touchent objectivement deux espaces économiques avec un degré élevé de complémentarité. Les contradictions internes qui empêchent une plus grande cohésion au sein de l'Amérique latine et qui ont conduit à l'absence de certains Etats à ce sommet, devraient être résolues à l'avenir grâce au grand projet d''Union latino-américaine', ainsi que [le Premier ministre espagnol José Luis] Rodríguez Zapatero l'a proposé en sa qualité de président du Conseil de l'UE." (18.05.2010)

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Der Standard - Autriche

La Russie cuisine l'Ukraine

Il est question de gaz et de souveraineté politique lors de la visite du président russe Dmitri Medvedev à Kiev lundi et mardi, constate le quotidien de centre-gauche Der Standard : "Le projet de fusion du groupe russe Gazprom avec l'entreprise ukrainienne Naftogas doit garantir au Kremlin le contrôle sur le transit du gaz vers l'Europe centrale et occidentale. Si l'Ukraine se montre réticente, ont la met sous pression en la menaçant de la contourner en construisant de nouveaux gazoducs au nord et au sud. L'Ukraine doit donc choisir entre céder un nouveau pan de sa souveraineté nationale ou perdre davantage de revenus liés au transit du gaz - un poste jusque-là important dans un budget public déjà fortement mis à mal. Le président Viktor Ianoukovitch, malgré l'amitié qu'on lui prête avec Moscou, veut associer les Européens dans une future société de gazoducs. Cela donne la chance à la Russie de prouver ce dont elle se défend continuellement : que sa politique du gaz ne constitue pas une politique d'hégémonie par d'autres moyens." (18.05.2010)

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Dnevnik - Bulgarie

Le gouvernement bulgare paye pour le soutien des médias

Sous la pression publique, le Ministère bulgare des Finances a révélé où se trouve l'argent des 18 plus grandes entreprises publiques bulgares. Le résultat est préoccupant, estime le quotidien Dnevnik, car près de la moitié des moyens sont concentrés auprès de la banque bulgare Corporate Commercial Bank : "Cette banque est connue pour soutenir un groupe de médias disposant de journaux, de chaînes de télévision et depuis peu d'intérêts dans la numérisation. Avant les élections, elle a tenté avec ses gros titres de détruire l'actuel Premier ministre. A présent, elle le défend avec passion. … Quiconque connaît le style du Premier ministre doutera que l'endroit où se trouvent 408 millions de leva [environ 207 millions d'euros] ait pu échapper à ce dernier. Cette banque est manifestement la chouchou de l'Etat. Les noms des personnages centraux ne jouent aucun rôle majeur. Le danger guette dans la chaîne de dépendances. Le gouvernement a fait le premier pas et publié les données. Il doit désormais aller plus loin en supprimant de telles associations et en introduisant des mécanismes de contrôle." (17.05.2010)

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Právo - République tchèque

La campagne électorale tchèque sous les eaux

A peine deux semaines avant les élections législatives en République tchèque, la région moravo-silésienne ainsi que des parties de la Pologne, de la Hongrie et de la Slovaquie sont victimes d'inondations dévastatrices. Les partis tentent à présent de se distinguer les uns des autres par leurs surenchères en matière d'aide et d'en tirer des bénéfices. Le quotidien de gauche Právo écrit : "Il serait cynique de considérer cette situation uniquement comme le théâtre d'une campagne électorale. Chaque couronne, chaque bouteille d'eau minérale, chaque sac de sable sont maintenant les bienvenus et naturellement aussi l'aide des candidats aux législatives. Il est certainement préférable que les partis se présentent avec des offres d'aide plutôt qu'avec de grandes affiches sur lesquelles ils promettent de construire des digues dans tout le pays. ... Peut-être que dans une certaine mesure la Moravie aura de la chance dans son malheur, car les politiques ont besoin de nous aujourd'hui en tant qu'électeurs." (18.05.2010)

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RÉFLEXIONS

Sme - Slovaquie

Luboš Palata sur l'avantage des minorités ethniques

Le projet du nouveau gouvernement à Budapest de proposer aux Hongrois de l'étranger d'acquérir la nationalité hongroise provoque - en Slovaquie notamment - le mécontentement et menace d'affecter les relations des Slovaques avec la minorité hongroise. Dans sa tribune au quotidien progressiste slovaque Sme, le commentateur tchèque Luboš Palata met en garde contre des réactions exagérées : "Il y a des Slovaques qui envient aux Tchèques le nettoyage ethnique de leurs territoires frontaliers. Mais où cela mène-t-il ? Pas uniquement à une catastrophe morale qui pèse jusqu'à aujourd'hui sur la conscience nationale tchèque. La liquidation et l'expulsion des Allemands des Sudètes a aussi été une catastrophe économique. D'un paysage florissant et fondateur, la Tchécoslovaquie, qui faisait partie dans l'entre-deux-guerres des dix pays les plus développés au monde, est restée aujourd'hui une région dépeuplée est abandonnée. … La cohabitation quotidienne avec les Allemands, source de renouvellement permanent, a aujourd'hui disparu. Les Tchèques se sont privés ainsi de beaucoup de choses. … Les Slovaques devraient vraiment s'estimer heureux d'avoir leurs Hongrois. Ils représentent une grande valeur qu'aucun autre pays en Europe centrale ne possède et qui suscite la jalousie des Tchèques." (17.05.2010)

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Taloussanomat - Finlande

Risto Pennanen sur la culpabilité des europopulistes dans la crise

Dans le contexte de crise actuelle de la monnaie unique européenne, Risto Pennanen estime dans sa chronique pour le journal économique en ligne Taloussanomat que l'introduction précipitée de l'euro à l'époque en est la cause principale : "L'ensemble de la zone euro est en effet en crise parce que l'euro est né à l'époque d'une passion politique incroyable. Les mises en garde d'économistes de renommée internationale se sont heurtées à de sourdes oreilles lorsque l'idée politique de l'euro a été mise en œuvre de façon compulsive. Des économistes britanniques et américains notamment avaient mis en garde contre le fait que la monnaie est le reflet de l'économie et que les différentes économies nationales de la zone euro ne pouvaient refléter la même chose. La réponse apportée à cette critique fut que l'euro et le système de stabilité conduiraient à une harmonisation des économies nationales. Mais c'est exactement le contraire qui s'est produit. En plein chaos, il est facile de constater qu'autrefois les économies nationales auraient dû se développer dans une même direction, puis introduire l'euro. Mais les politiques impatients n'ont pas voulu prendre le temps d'attendre de poser d'abord les fondations et ont préféré commencer à construire immédiatement la maison. C'est ainsi qu'une bonne idée a été anéantie par le populisme et la précipitation." (17.05.2010)

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ÉCONOMIE

Neatkarīgā - Lettonie

L'introduction de l'euro en Estonie rompt avec la tradition

La Commission européenne a confirmé que l'Estonie remplissait les critères de Maastricht et pourrait introduire l'euro au 1er janvier 2011. Le quotidien Neatkarīgā rīta avīze y voit un changement politique à Bruxelles : "Cette décision montre une nouvelle tendance dans l'attitude de l'UE à l'égard des Etats baltes. Jusque-là, de nombreuses modifications comme l'adhésion à l'UE ou à l'espace Schengen étaient réalisées dans les trois pays en même temps. Les Etats baltes étaient perçus comme un ensemble uni, et quelles que soient nos différences, nous étions traités de la même façon. La Lituanie s'était vue refuser l'adhésion à l'euro malgré des critères de Maastricht presque entièrement satisfaits, et pour justifier ce refus, on avait aussi indiqué que cela détruirait l'unité des Etats baltes. … L'acceptation de l'Estonie dans la zone euro rompt avec cette tradition et inaugure une nouvelle politique : les Etats baltes ne sont plus évalués conjointement, mais selon leurs réalisations respectives. Et les Etats destructeurs comme la Lettonie sont dégradés et placés sous le contrôle du FMI." (18.05.2010)

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Ta Nea - Grèce

La Grèce étouffée par les mesures de sauvetage

Les prévisions pour le développement économique futur de la Grèce sont négatives. Le quotidien de centre-gauche Ta Nea se montre ainsi très pessimiste : "Les nouvelles ne sont pas du tout réjouissantes jusque-là. La récession a augmenté au premier trimestre pour atteindre moins 2,3 pour cent. Cela signifie que la situation est très difficile et que la croissance restera sous les moins cinq pour cent au cours de l'année. C'est le cinquième trimestre de suite au cours duquel on enregistre une croissance négative. L'inflation a augmenté de 4,8 pour cent, sans que l'on y ait inclus l'augmentation de la TVA de 21 pour cent à 23 pour cent. Peut-on s'attendre à un taux d'inflation annuelle inférieure à six pour cent ? Ce sera compliqué. Le chômage augmentera au cours des prochains mois de douze pour cent à 15 pour cent. … Le pays étouffe car les mesures de sauvetage choisies par la politique économique pourraient l'entraîner plus profondément encore [dans l'abîme]. … Le pays étouffe car il vit sans perspectives de développement." (18.05.2010)

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SOCIÉTÉ

Diário de Notícias - Portugal

Le président portugais ouvre la voie aux unions homosexuelles

Le président conservateur portugais Aníbal Cavaco Silva a créé la surprise en ouvrant la voie à la légalisation des unions homosexuelles lundi dernier. Une décision différente aurait à coup sûr signifié son échec, estime le quotidien Diário de Notícias : "Pendant l'année électorale, Cavaco Silva a opté pour la solution pragmatique, et non pour un combat 'don quichotien' - même si une telle décision devrait déplaire à une grande partie de ses électeurs. Dans ce cas, sa position aurait été cependant à coup sûr une impasse. La droite politique l'a élu mais il a opté pour la voie traditionnelle qui consiste à être le président de tous les Portugais. … C'est pour cette raison que tout semblait aller à l'encontre de sa vision personnelle. Mais le sujet n'est pas sans importance - il s'agit de l'entaille la plus profonde dans notre vision judéo-chrétienne de la famille. Dans ce contexte, il faut comprendre que le président s'est tourné directement vers le peuple portugais lorsqu'il a fait connaître sa décision." (18.05.2010)

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The Independent - Royaume-Uni

La burqa nuit à la société

La France, l'Italie, la Belgique et les Pays-Bas se sont prononcés récemment contre le port du voile intégral, de la burqa ou du niqab par des femmes musulmanes. La Grande-Bretagne veut se montrer plus libérale que ses voisins européens, redoute Yasmin Alibhai-Brown dans le quotidien progressiste The Independent : "Les défenseurs de la burqa affirment qu'il s'agit du droit de la liberté de choix. Ah oui ? Pourquoi ces militants ne s'engagent-t-ils pas pour le droit des femmes musulmanes et non-musulmanes de ne pas se voiler dans l'Europe occidentale ? En réalité, ils aspirent à être séparatistes et à exercer un chantage sur notre nation nerveuse en lui intimant de les arrêter si elle l'ose. Pour moi l'argument déterminant contre la burqa (et les différents voiles destinés aux enfants, une autre abomination) est qu'il existe quelque chose comme une société. … Les règles de sécurité elles-mêmes demandent de pouvoir identifier le visage des individus. Les politiques doivent se montrer plus sûrs d'eux et mettre en avant le fait qu'ils croient à une évolution humaine non-raciste et universelle." (18.05.2010)

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