Navigation

 

Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 27.05.2010

 

À LA UNE

La dispute s'envenime entre la Slovaquie et la Hongrie

 

Le Parlement à Budapest a décidé mercredi que les Hongrois vivant à l'étranger pouvaient eux aussi obtenir le passeport hongrois. La Slovaquie a rapidement réagi avec une loi stipulant que tout Slovaque qui accepterait la nationalité hongroise perdrait sa nationalité slovaque. Pour la presse, cette dispute anachronique est une immixtion de la Hongrie dans la campagne électorale slovaque.

Právo - République tchèque

Orbán aide les nationalistes slovaques

Avec la loi sur l'octroi de la nationalité hongroise aux Hongrois de l'étranger, le Premier ministre désigné Viktor Orbán se comporte "comme un éléphant dans un magasin de porcelaine", écrit le quotidien de gauche Právo : "Orbán est parvenu à faire régresser les relations entre Budapest et Bratislava à l'état où elles étaient au XIXe siècle. La loi se rapporte quand même aux citoyens d'un Etat voisin souverain sur le territoire de l'ancienne Hongrie. … Orbán s'immisce ainsi dans la campagne électorale slovaque et fait le jeu des nationalistes locaux soutenant Ján Slota. Ce qui est triste, c'est que tout cela se passe sur le dos des personnes concernées. Personne n'a demandé aux Hongrois du sud de la Slovaquie s'ils étaient pour le moins intéressés à disposer de la nationalité hongroise." (27.05.2010)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Süddeutsche Zeitung - Allemagne

L'offre de la Hongrie est anachronique

Avec la nouvelle loi sur la nationalité, la Hongrie déclare les citoyens d'autres pays comme les siens, critique le quotidien de centre-gauche Süddeutsche Zeitung : "Dans une Europe centrale longtemps instable sur le plan émotionnel et territorial, il s'agit ici d'un véritable acte de violence, même si les personnes concernées sont trois fois magyares de par leur origine. Quiconque fait de la politique aujourd'hui en se servant d'un traumatisme tel que celui du nouvel ordre malheureux de l'Europe après la Première Guerre mondiale, pratique une sorte de culte des morts. A l'époque de l'UE et des frontières ouvertes, l'Europe connaît de nouveaux modèles de résolution des conflits. Une dispute autour de territoires et de personnes est anachronique. Il y aurait un bon moyen de contrecarrer les fauteurs de troubles : créer en plus de la nationalité d'un pays une nationalité européenne. Cela ôterait son venin à tout privilège." (26.05.2010)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Hospodárske noviny - Slovaquie

La réaction de Fico confine à la trahison

Il est erroné de retirer la nationalité slovaque aux ressortissants de la minorité hongroise si ces derniers acceptent la nationalité hongroise, critique le journal économique slovaque Hospodárske noviny, suite à la décision prise par le Parlement à Bratislava : "La loi [du Premier ministre] Fico fait appel aux sentiments les plus bas des électeurs, à la façon [du chef des nationalistes Ján] Slota : 'Repousser les Hongrois au-delà du Danube'. Ce n'est pas une solution. … Retirer la nationalité slovaque aux Hongrois de Slovaquie ne présente un avantage que pour la Hongrie. Orbán accuse le gouvernement slovaque de faire des ressortissants de la minorité hongroise des proscrits. Il exige un statut spécial pour ces individus. Voire même l'autonomie. Avec l'argument que le gouvernement slovaque met ces individus à l'écart des lois. … Fico n'agit pas dans l'intérêt du pays, mais seulement dans celui de son parti. Ce n'est plus seulement du populisme. C'est trahir le pays." (27.05.2010)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Népszava - Hongrie

Une manoeuvre de diversion

Derrière les tensions actuelles entre la Hongrie et la Slovaquie, le quotidien de gauche Népszava soupçonne une manœuvre de diversion de la part des gouvernements des deux pays : "C'est un truisme vérifié que les nationalistes d'un pays ne peuvent se passer des nationalistes d'un autre pays, même s'ils se crachent mutuellement leur venin. Avec l'aggravation des tensions, ils se soutiennent réciproquement dans leurs aspirations à se présenter chacun comme le réel protecteur de leur peuple et à détourner l'attention de l'opinion publique de leurs problèmes et de leurs erreurs. Le gouvernement slovaque de Robert Fico veut détourner les regards des mauvais résultats obtenus dans les négociations avec les autres pays de l'UE, quand il était question de la contribution slovaque au paquet d'aides apporté à la Grèce. … Le nouveau gouvernement hongrois de Viktor Orbán quant à lui joue la carte nationale car il ne dispose d'aucun programme et qu'il risque de ne pas pouvoir honorer ses promesses grandiloquentes." (27.05.2010)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

POLITIQUE

Frankfurter Allgemeine Zeitung - Allemagne

Les inondations peuvent décider des élections polonaises

La crue de l'Oder et de la Vistule en Pologne a déjà coûté la vie à 16 personnes et près de 20 communes sont inondées. Après la mort du président polonais Lech Kaczyński, cette situation critique modifie le paysage politique avant les élections présidentielles de juin, analyse le quotidien conservateur Frankfurter Allgemeine Zeitung : "Les candidats qui ont le plus de chances sont son frère Jaroslaw et le président du Parlement Komorowski, qui est également le chef d'Etat intérimaire depuis le 10 avril. Ce qui était avant un fardeau pour le candidat Komorowski - la réserve imposée par le poste de président - tourne maintenant à son avantage. Comme le chancelier allemand Schröder lors de la crue de l'Elbe en 2002, il peut désormais s'afficher dans les régions inondées comme père de la nation, alors que Kaczyński ne ferait que déranger. Les points de sympathie qu'il pourrait remporter ainsi pourraient être facilement perdus si l'état d'urgence devait être instauré en raison de la crue. Car les élections seraient alors reportées. C'est pourquoi le gouvernement est présent et met tout en œuvre pour soulager la détresse des victimes de l'inondation et maintenir l'avance de Komorowski." (27.05.2010)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

ABC - Espagne

L'Espagne a besoin de nouvelles élections

Le Premier ministre espagnol José Luis Rodríguez Zapatero perd l'approbation de la population dans les sondages. L'opposition conservatrice réclame de nouvelles élections et le quotidien conservateur ABC soutient cette revendication : "L'architecture politique d'un pays en crise - et pas seulement une crise économique - repose sur la confiance de la population. C'est pourquoi le moment est venu d'appeler les Espagnols aux urnes. Pas pour gagner du temps, ni pour se perdre dans des campagnes électorales routinières, ni encore pour semer la discorde entre les partis, mais pour que les électeurs se positionnent derrière un programme honnête et basé sur la vérité. Seul un renouvellement démocratique donnera au nouveau gouvernement - quel qu'il soit - la force qui manque actuellement à Rodríguez Zapatero." (27.05.2010)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Svobodata - Bulgarie

La Russie sombre dans ses vieilles habitudes

D'après certains reportages, la Russie prévoit d'investir entre 2011 et 2020 400 milliards de dollars au total en équipements militaires. La politique russe retombe dans ses anciens modèles de comportement, estime Edvin Sugarev dans son blog sur le portail Svobodata : "L'Europe est en crise ; les prix du pétrole chutent et de nouveaux gisements de gaz naturel sont exploités. A long terme, tous les gazoducs situées sur le Vieux Continent - l'arme géostratégique la plus importante de la Russie de Poutine - se transformeront en un tas de ferraille dont personne n'aura besoin. Quel est donc le premier souci de ce vestige de l'ancien bloc de l'Est ? … Peut-être la santé mentale de son peuple alcoolisé, son infrastructure primitive, son économie antédiluvienne ? Rien de tout cela. Le tintement des armes retentit depuis le Kremlin, ainsi que des menaces prononcées les dents serrées. C'est la réponse que la Russie apporte à la crise et qu'elle présente au monde entier." (26.05.2010)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

De Standaard - Belgique

Le favori De Wever éveille les attentes belges

D'après des sondages, le parti nationaliste Nouvel Alliance flamande N-VA, avec son candidat principal Bart De Wever, remportera les élections législatives belges le 13 juin. Mais le rôle de favori de De Wever est dangereux, estime le quotidien De Standaard : "La perspective qu'il puisse devenir non seulement le chef du plus grand parti flamand mais également du plus grand parti belge change la dynamique de la campagne électorale. Le risque accru d'une 'victoire à la Pyrrhus' n'est pas le plus gros problème. … La question de ce qui se passera après le triomphe rappelle bien sûr fortement la débâcle [du Premier ministre actuel Yves] Leterme. Lors des derniers jours de la campagne électorale, De Wever sera sans cesse confronté à la question de savoir ce qu'il devra faire de sa nouvelle position. Les attentes qu'il a éveillées font de lui un nouveau Messie. En tant que connaisseur de la Rome antique, il sait ce qu'il peut advenir de tels enfants de Dieu." (27.05.2010)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

RÉFLEXIONS

Eleftherotypia - Grèce

Nikos Paraskevopoulos sur les bons et les mauvais meurtres

Trois personnes ont été tuées début mai à Athènes lors de protestations contre les mesures d'austérité grecques. Suite à ces décès et à plusieurs attentats à la bombe, Nikos Paraskevopoulos se montre préoccupé dans le quotidien de gauche Eleftherotypia par l'augmentation de la violence : "Avec la dérégulation de l'Etat-providence, les personnes meurent en raison de soins insuffisants dans les hôpitaux ; avec le délitement de la cohésion sociale, les marges côtoient le crime organisé et les cas de violence augmentent. … On peut se demander s'il existe une marge de manœuvre pour la reconnaissance institutionnelle de certains meurtres qui ne nient pas la valeur de la vie. La réponse ne peut être oui que si la mort d'un individu peut sauver la vie d'un autre qui se trouve directement en danger. … Ces exceptions très rares témoignent bien du respect plutôt que de l'indifférence face à la vie. L'image de l'acte criminel présumé supérieur et couvert par la société est venue à l'esprit des nombreuses personnes qui se sont tenues respectueusement devant la banque incendiée, lieu du martyr de trois individus. … La violence appelle la violence, le meurtre également : c'est un enseignement de l'histoire." (26.05.2010)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

ÉCONOMIE

De Telegraaf - Pays-Bas

Une taxe bancaire européenne est une mauvaise approche

Le Commissaire européen en charge du Marché intérieur et des Services, Michel Barnier, veut introduire une taxe européenne sur les banques pour faire participer ces dernières aux coûts de la crise financière. Pour le journal à sensation De Telegraaf, une taxe n'est pas le bon moyen : "Il est en effet très difficile de supporter que les dégâts de la crise soient reportés sur l'ensemble de la communauté alors que les banquiers peuvent garder les bonus qu'ils ont empochés. Mais on peut tout de même se demander si une taxe sur les banques est vraiment le bon moyen de maîtriser ces dernières. Il s'agit au final d'une taxe supplémentaire qui sera facturée aux clients et ne mènera pas directement à un comportement moins risqué. Il serait plus judicieux d'élaborer un système qui oblige davantage à agir de manière responsable. Des exigences plus élevées envers le patrimoine propre doivent constituer le point central. De telles interventions sont certes moins spectaculaires qu'une taxe bancaire. Mais discuter concrètement servira plus la réforme de notre système financier que montrer les dents." (27.05.2010)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Der Standard - Autriche

Les Etats-Unis se rétablissent plus vite que l'Europe

L'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a présenté mercredi ses prévisions pour l'année 2010 et annonce une croissance de 3,2 pour cent pour les Etats-Unis et de 1,2 pour cent pour les Etats de l'UE. L'économie américaine a plus d'avantages, estime le quotidien de centre-gauche Der Standard : "Personne ne peut égaler la plus grande nation économique de la planète, encore dotée de la monnaie de réserve mondiale, tandis que l'Union monétaire est particulièrement vulnérable. En outre, les Etats-Unis ont simplement eu un peu de chance : l'effondrement du commerce mondial a pris au dépourvu la puissance exportatrice européenne. … A l'instar de la main-d'œuvre, les déficits budgétaires sont traditionnellement supprimés plus rapidement aux Etats-Unis que dans l'Union européenne, ce qui fait rejaillir les recettes. Certes, les coupes sont aussi indispensables pour Washington, mais une austérité d'envergure européenne n'est pas en vue. Le pays déclencheur de la crise pourra ainsi clore ce chapitre plus rapidement que l'UE. Cela peut sembler injuste, mais tandis que l'Amérique peut déjà rêver de nouveau, les espoirs de l'Europe éclatent comme des bulles de savon." (27.05.2010)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Gazeta Wyborcza - Pologne

L'introduction de l'euro n'est plus une priorité pour la Pologne

En raison de la crise grecque, le gouvernement polonais ne considère plus l'introduction de l'euro comme une priorité. Mais la véritable raison, c'est que la Pologne n'est pas en mesure de remplir les critères de Maastricht, estime le quotidien progressiste Gazeta Wyborcza : "Le gouvernement s'attend également à ne pas pouvoir remplir les prescriptions de la Commission européenne, imposant au déficit budgétaire de ne pas dépasser les trois pour cent réglementaires. Celui-ci est de l'ordre de sept pour cent cette année et la tentative de l'alléger en un ou deux ans n'est pas vraiment réaliste. Notamment parce que le gouvernement Tusk n'envisage pas de réformes sérieuses d'ici les prochaines élections législatives - exceptée la restriction des dépenses. … Il est facile de reprocher aux Grecs de vivre à crédit. Mais maintenant, [le gouvernement polonais] n'a pas non plus envie de renoncer [au crédit]. Il est toujours plus difficile de mettre de l'ordre chez soi." (27.05.2010)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

CULTURE

Delfi - Estonie

Le titre estonien pour l'Eurovision doit être choisi par des pros

L'Estonie a été éliminée lors du premier tour du concours européen de la chanson, l'Eurovision. Le portail en ligne Delfi propose de changer le mode de sélection national : "Il faudrait laisser le soin de choisir le titre devant concourir à un groupe cible qui soit similaire à ceux qui voteront au final. Nous partons par exemple du principe qu'une grande partie du public entend les chansons pour la première fois pendant le concours (soyons honnêtes : qui va chercher et écouter les chansons de la Serbie ou de l'Albanie avant le concours). Mais ceux qui prennent la décision finale chez nous ont le temps d'écouter ces chansons plusieurs fois, jusqu'à ce que certaines commencent à leur plaire. … Lors du premier tour en Estonie, je laisserais seulement un jury décider. Le public choisit celui que préfère [la chaîne de télévision] Skyplus ou celui dont parle [le magazine] Kroonika. Si nous voulons des résultats professionnels, la décision doit être prise par des professionnels - des musiciens et des experts du marketing. Nous pourrons alors nous vendre professionnellement." (27.05.2010)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

SOCIÉTÉ

Corriere della Sera - Italie

Les Tanguy italiens ont besoin d'un tremplin

D'après des données de l'Office statistique italien de 2009, 7,8 pour cent de la population italienne était au chômage. Le chômage des jeunes se situait à 25,4 pour cent et se trouvait donc au-dessus de la moyenne européenne de 19,8 pour cent. Le paquet de mesures d'austérité adopté mardi par le gouvernement renforce le problème de ceux qui ne veulent pas quitter le nid familial, estime le journal libéral-conservateur Corriere della Sera : "Bouée de sauvetage ou frein inhibiteur ? Pour les jeunes en Italie, la maison familiale remplit ces deux rôles à la fois. Dans d'autres pays, l'Etat les aide avec des bourses d'études, des aides pour payer le loyer, des garanties de crédit. Ainsi, les jeunes à l'étranger ne se retrouvent pas sans rien quand ils quittent la maison familiale, car ils disposent d'un réseau sûr qui leur permet d'utiliser leur propre flexibilité. … Pour montrer la voie une fois sortis de la maison familiale et inciter les jeunes à débuter dans la société avec un peu de courage et d'optimisme, notre système social doit proposer des points d'appui. … Nous pouvons être sûrs que l'Europe comprendrait et approuverait, sans réserves. (27.05.2010)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

D'autre contenu