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Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 13.10.2010

 

À LA UNE

La grogne contre Sarkozy prend de l'ampleur

 

En France, le mouvement de grève contre la réforme des retraites se poursuit ce mercredi. Mardi, le nombre de manifestants a atteint un nouveau record avec près de deux millions de personnes dans les rues. Selon la presse, la situation devient dangereuse pour le gouvernement Sarkozy et le mécontentement dépasse le simple cadre des retraites.

The Guardian - Royaume-Uni

Faire grève jusqu'à la retraite

Les grèves en France prennent une tournure dangereuse pour le gouvernement car des lycéens et des étudiants se joignent au mouvement, estime le quotidien de centre-gauche The Guardian : "S'ils s'impliquent vraiment, les choses vont bouger. Chaque fois que la jeunesse française est descendue dans la rue, que ce soit en 1986 ou en 2006, le gouvernement a dû céder devant les manifestants et retirer les lois que la rue refusait. … Les chiffres montrent que les manifestations d'hier ont attiré plus de jeunes que lors des semaines précédentes. Si la grève se poursuit, jour après jour, elle pourrait développer suffisamment de vigueur pour associer la jeunesse de la nation aux plus âgés, et changer le profil du mouvement. L'avenir montrera si le slogan 'faire grève jusqu'à la retraite' motive les plus jeunes générations, et si la rue donne toujours le ton en France." (13.10.2010)

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Les Echos - France

L'anti-sarkozysme attise la contestation

D'après les estimations, 1,2 à 3,5 millions de personnes ont participé aux manifestations en France ce mardi. Pour le journal économique Les Echos, la colère des manifestants dépasse toutefois le cadre de la seule réforme des retraites : "[L]e constat ne fait pas débat en dépit de chiffres auxquels plus personne ne peut se fier : les syndicats ont réussi leur pari, la mobilisation n'a pas faibli et le scénario longtemps caressé par l'Elysée d'une bataille éclair a fait long feu. Encore faut-il poser la question essentielle : de quel pari s'agit-il et quel est leur objectif ? … Le mouvement de contestation reste ambigu, puisque l'opinion sait bien qu'une réforme est dans l'absolu nécessaire. Ce qu'il exprime dépasse donc les seules retraites : l'anti-sarkozysme y a sa part, comme la fatigue sociale après la crise … et les tensions découlant d'un certain nombre de réformes de l'Etat." (13.10.2010)

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Frankfurter Allgemeine Zeitung - Allemagne

De plus en plus difficile de gouverner

Des lycéens et des étudiants organisés de manière quasi syndicale ont participé pour la première fois aux manifestations en France contre la réforme des retraites. Cela complique les choses pour le président Nicolas Sarkozy et pour son possible successeur, estime le quotidien conservateur Frankfurter Allgemeine Zeitung : "Toutes les tentatives du gouvernement visant à semer la discorde entre les syndicats modérés et radicaux, afin de diviser la contestation, ont échoué jusque-là. Le facteur qui a pu contribuer à cela, c'est que la ligne dure adoptée par Sarkozy sur le plan sécuritaire pour impressionner son électorat de base, a renforcé l'opposition de gauche au niveau idéologique. Si celle-ci se délecte momentanément des difficultés de la droite, sa composante principale, le Parti socialiste, ne devrait pas s'en réjouir. A la différence des trotskistes et des communistes, dont l'agenda politique se résume aux mouvements de contestation, les socialistes doivent tenir compte de leur capacité de gouvernance : si un président de gauche était élu en 2012, il serait confronté aux mêmes problèmes auxquels se heurte Sarkozy aujourd'hui." (13.10.2010)

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POLITIQUE

Sme - Slovaquie

La Hongrie traîne les entreprises dans la boue

Le gouvernement hongrois a fait passer au Parlement un amendement de loi pour que l'usine d'aluminium en cause dans la marée de boues toxiques puisse passer sous contrôle étatique. Pour le quotidien libéral Sme, cette initiative est une seconde catastrophe : "Cette loi, qui place sous le contrôle de l'Etat les entreprises en cas de catastrophes non décrites précisément, ne serait même pas constitutionnelle au Zimbabwe. Le 11 octobre entrera ainsi dans l'histoire de notre voisin comme le jour marquant le retour de la nationalisation. … Les propriétaires et la direction de l'usine d'aluminium ont assurément leur part de responsabilité dans ce qui s'est produit. Mais la campagne - disons presque la psychose - déclenchée par le Premier ministre Orbán et sa fidèle infanterie médiatique contre la direction de l'entreprise ne doit pas nous faire occulter la part de responsabilité portée aussi par l'Etat hongrois. … Le Premier ministre encourage par sa stratégie une atmosphère anticapitaliste et hostile aux entreprises." (13.10.2010)

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Lidové noviny - République tchèque

Les Chiliens donnent une leçon d'humanité à la Chine

Le sauvetage des mineurs bloqués au fond d'une mine chilienne depuis 69 jours a débuté ce mercredi, à l'aube, sur les chapeaux de roues. Le quotidien Lidové noviny considère cette action comme profondément humaine et rappelle qu'ailleurs dans le monde, les accidents miniers ne donnent pas lieu à des opérations de sauvetage d'une telle envergure : "Au Chili, nous sommes témoins de la détermination avec laquelle la civilisation occidentale privilégie la valeur de la vie humaine. Nous voyons ce qui est mis en œuvre pour le sauvetage de 33 personnes, opération sans intérêt économique ni vitale pour la survie de l'espèce. Notre civilisation est actuellement dominée par la Chine sur les plans économique, financier et technologique. Si l'on pouvait néanmoins conseiller quelque chose à la Chine, ce serait de prendre en considération la valeur de l'individu. Ce que cela signifie, le monde entier le voit grâce aux Chiliens." (13.10.2010)

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Aamulehti - Finlande

Une investigation contre l'ex-Premier ministre finlandais justifiée

La commission constitutionnelle du Parlement finlandais a décidé mardi de remettre à la police les éléments des investigations menées à l'encontre de l'ex-Premier ministre Matti Vanhanen dans l'affaire des dons de la campagne électorale. Le quotidien Aamulehti salue cette décision : "La commission a fait la seule chose qui était juste, mais pas parce que l'ancien Premier ministre serait coupable. Matti Vanhanen – de même que toute autre personne qui se trouverait sous la protection de la loi finlandaise – est innocente tant qu'un tribunal n'a pas prouvé le contraire. … Ce qui est en jeu, ce ne sont pas seulement la réputation et la protection juridique de l'ancien Premier ministre et chef de parti. Les tentacules du scandale du financement de la campagne électorale ont continué de s'étendre, et malgré le fait que seules quelques personnes soient entraînées dans une affaire douteuse, la morale de l'ensemble du monde politique apparaît discutable. La confiance des citoyens ne peut donc être retrouvée que si les magouilles concernant le financement de la campagne électorale peuvent faire l'objet d'investigations impartiales." (13.10.2010)

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Salzburger Nachrichten - Autriche

L'immigration c'est l'avenir

En Autriche, deux petites filles ont été expulsées vers le Kosovo bien que leur mère soit à l'hôpital. C'est seulement l'un des nombreux exemples témoignant du manque de discernement avec lequel on traite la question de l'immigration en Europe, estime le quotidien Salzburger Nachrichten : "La France rase les campements de Roms et expulse des citoyens européens de son territoire. L'Italie intercepte les réfugiés africains en haute mer, là où ceux-ci ne peuvent formuler des demandes d'asile, et les renvoie en Libye, où on les enferme comme des criminels. On entend des histoires similaires en Suisse et en Suède quant au traitement des réfugiés. Mais qu'est-ce qui nous effraie tant ? Le fait est que les systèmes de soins et de santé en Europe et en Autriche s'effondreraient s'ils étaient privés de la main-d'œuvre étrangère. … Malheureusement, on réalise de trop bons bénéfices politiques en exploitant cette question à la fois difficile et importante pour l'avenir. Il ne faut pas l'abandonner aux politiques, car ceux-ci sont justement sur le point de mettre en l'air tout notre avenir." (13.10.2010)

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ÉCONOMIE

De Volkskrant - Pays-Bas

L'Europe doit faire de la place au sein du FMI

Le Fonds Monétaire International (FMI) doit faire face à la réforme de son Conseil exécutif, dans lequel de nombreux pays sont proportionnellement surreprésentés. Il est compréhensible que les Pays-Bas luttent pour leur place, estime le quotidien de centre-gauche De Volkskrant : "Mais il serait absurde de valoriser ce combat. L'Europe continuerait en effet d'occuper neuf des 24 sièges. Sérieusement, cette situation ne peut rester inchangée, si l'on considère la contribution croissante des pays émergents à l'économie mondiale. Le Conseil exécutif du FMI devrait en réalité subir une transformation radicale. Le fait que les pays occidentaux sont à l'origine de la création du FMI ne doit pas continuer à avoir des répercussions sur la composition de son Conseil exécutif. Mais … la réforme du Conseil passe par de pénibles négociations au cours desquelles chaque pays se bat pour son propre siège. Il est bon de défendre le fait que les Pays-Bas le font aussi. … Mais, à long terme, la perte de cette position de force fait partie d'une évolution logique et inévitable." (13.10.2010)

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Cinco Días - Espagne

La tenacité de Microsoft peut encore payer

Le patron de Microsoft Steve Ballmer a présenté lundi à New York le nouveau système d'exploitation pour téléphones portables WP7. Si cette innovation ne permettra pas au groupe de rattraper la concurrence, le journal économique Cinco Días lui donne une chance à moyen terme : "Microsoft a obtenu mention très bien (en termes académiques) pour ses efforts visant à prendre la tête du marché de la téléphonie mobile. Même si le succès n'est pas au rendez-vous, le groupe tente à nouveau sa chance. Les nouveaux téléphones dotés du dernier système de la compagnie semblent même relativement plus attractifs. Mais ce n'est pas suffisant étant donné l'énorme avantage qu'ont ses rivaux Apple et Google. … L'importance croissante des applications et la capacité de consolider un système opérationnel contre ses rivaux sont les dernières armes de Microsoft pour obtenir une part du gâteau." (13.10.2010)

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SOCIÉTÉ

Voxpublica - Roumanie

Grève de la faim en Roumanie pour le respect des lois

Cela fait désormais 50 jours que l'enseignante roumaine Cristina Anghel a entamé une grève de la faim. Elle demande l'application au niveau national d'une loi de 2008 promettant des revenus plus élevés aux enseignants. Si certains politiques y voient une forme de chantage, Gabriel Avăcăriţei apporte quant à elle son soutien à Anghel dans le Blog Voxpublica : "Cristina Anghel ne demande pas seulement une augmentation de son salaire. La pression symbolique qu'elle exerce par son don de soi ne s'arrête pas aux avantages qu'elle revendique pour elle-même et pour ses collègues. Si c'était le cas, nous aurions pu parler de chantage et la raison nous aurait contraint à ne pas céder. … Cristina Anghel est en grève de la faim et risque sa vie au nom d'un principe : le droit fondamental au respect des lois dans un Etat de droit. Elle avance la menace de sa propre autodestruction pour que la loi soit appliquée. Il existe pour chacun d'entre nous des principes essentiels qui ont trop souvent été bafoués ces derniers temps. … Voilà la force symbolique que Cristina Anghel a engendrée au cours des 50 derniers jours." (13.10.2010)

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Ta Nea - Grèce

Le meurtre d'Alexis Grigoropoulos : signe du déclin politique grec

Un tribunal grec a condamné lundi à perpétuité le policier qui avait abattu il y a près de deux ans un lycéen de 15 ans, Alexandros Grigoropoulos, événement qui avait provoqué de violentes émeutes dans tout le pays. Pour le quotidien de centre-gauche Ta Nea, c'est la passivité totale du gouvernement de Kostas Karamanlis qui est à l'origine de cette situation : "Dans la nuit du meurtre de Grigoropoulos, [le ministre de l'Education] Stylianidis s'est tout simplement rendu dans un club de musique traditionnelle grecque, et [le ministre de l'Intérieur] Pavlopoulos a perdu le contrôle de la situation, avec pour conséquence une explosion de la colère de la jeunesse qui a consumé le pays pendant une semaine. Nombreux sont ceux à s'être demandés où se trouvait alors Karamanlis et si celui-ci avait la carrure pour gouverner le pays. La réponse est arrivée très rapidement. Avant la fin de l'année, Karamanlis est devenu un ex-Premier ministre sans voix. Il est impossible de revenir en arrière, même pour le jeune Grigoropoulos, décédé prématurément. Le meurtre d'Exarchia [un quartier d'Athènes] est le symptôme du déclin politique." (12.10.2010)

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Latvijas Avīze - Lettonie

La fin de la guerre en Lettonie n'a pas été une libération

Le 13 octobre 1944, l'Armée rouge entrait dans Riga, abandonnée par les Allemands, et prenaient la ville presque sans combattre. La valeur de cette date est encore controversée aujourd'hui, estime le quotidien Latvijas Avīze : "On peut naturellement commémorer cette date et honorer la mémoire des soldats tombés : c'est un choix individuel qui n'est interdit à personne dès lors que l'on respecte la Constitution, les conditions de la police et le bon sens. … Riga n'a toutefois pas été libérée ce jour-là. On n'a fait que retirer les panneaux et les noms de rues dans une langue étrangère pour les remplacer par d'autres dans une autre langue, conformément aux désirs de la nouvelle puissance occupante. Le drapeau letton est resté interdit, et pour la Lettonie et le peuple letton, cette triste journée a constitué le début d'un nouveau chapitre tragique de l'histoire. La guerre était terminée à Riga, mais ce n'est pas la liberté qui a suivi." (13.10.2010)

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MÉDIAS

Népszabadság - Hongrie

Orbán met les médias au pas

L'Organisation de coopération et de développement économiques en Europe (OCDE) a critiqué à plusieurs reprises ces derniers mois la politique médiatique du Premier ministre conservateur Viktor Orbán. Le quotidien de centre-gauche Népszabadság estime que le pays s'éloigne de l'Occident : "La politique médiatique présente tous les traits négatifs qui sont caractéristiques de l'Europe de l'Est. Au sein de l'OCDE, la responsable de la liberté des médias est Dunja Mijatović, une sociologue spécialisée dans la situation des médias des Balkans. Un spécialiste polonais des médias a en outre rédigé un avis d'expert sur son rapport. Tous deux ont comparé la nouvelle loi hongroise sur les médias avec celle du Kazakhstan ainsi que celles d'autres systèmes totalitaires. Cela veut donc dire que la nouvelle régulation des médias en Hongrie n'a pas été décrite comme inacceptable par un quelconque occidental hypersensible, mais par des Européens d'Europe centrale qui nous comprennent bien. … En s'appuyant sur sa majorité des deux tiers, le gouvernement d'Orbán oblige donc clairement les médias publics à se plier à ses volontés, tant d'un point de vue politique que financier." (12.10.2010)

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SPORT

La Stampa - Italie

Le football fait les frais de la politique

Le match de qualification pour l'euro 2012 entre l'Italie et la Serbie a été interrompu mardi soir à la septième minute en raison de troubles provoqués par des hooligans Serbes. Le football a été sacrifié, estime le quotidien libéral La Stampa : "On se rappellera de cela comme d'une énième folie du football. Nous devrions nous demander si dans ce cas il ne s'agit pas de la folie de la politique, du nationalisme et de l'extrémisme, en somme d'éléments qui n'ont rien à voir avec le sport et qui se servent du football comme d'une tribune internationale. Il apparaît que ces hooligans sont … en grande partie ceux qui se sont attaqués au défilé pour les droits des homosexuels le week-end dernier à Belgrade. … On sait maintenant qu'il ne s'agit pas d'idiots abrutis par le football, mais de criminels en quête de visibilité. Ils avaient fait le déplacement dans l'idée d'empêcher leur équipe nationale [à laquelle ils reprochent un manque de nationalisme] de jouer, et ils y sont parvenus. … Comment est-il possible que les services de sécurité des deux pays n'aient pas été en mesure d'empêcher ces troubles, en interdisant le déplacement des fauteurs de troubles connus ? C'est le football qui en fait les frais." (13.10.2010)

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