Les ministres des Finances du G20 se sont entendus sur une restructuration du Fonds monétaire international (FMI). Le point essentiel est le report de l'importance des voix au Conseil exécutif des Etats européens vers les pays émergents en pleine expansion, tels que la Chine, l'Inde et le Brésil. Mais ces nouveaux rapports de force recèlent de nouvelles difficultés, analyse le journal conservateur Frankfurter Allgemeine Zeitung : "Au cours des dernières décennies, les pays industrialisés ont fait avancer la libéralisation des marchés financiers et de biens, et ont ainsi créé une condition indispensable à la croissance de l'économie mondiale. De nombreux pays émergents favorisent quant à eux une plus grande influence de l'Etat sur l'économie. On ne peut ignorer les premiers points conflictuels, par exemple en ce qui concerne la politique monétaire. Dans ce nouveau monde, l'Europe ne peut conserver un rôle de poids que si elle trouve des positions communes. Cela ne va pas de soi. En cas de conflit, la Grande-Bretagne se rangera du côté des Etats-Unis et la France, du moins de temps à autre, du côté des pays émergents. Il en résulte une responsabilité pour l'Allemagne." (25.10.2010)
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