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Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 10.10.2011

 

À LA UNE

Merkel et Sarkozy veulent sauver les banques

 

L'Allemagne et la France veulent protéger les banques européennes. C'est ce qu'ont annoncé dimanche à Berlin la chancelière allemande Angela Merkel et le président français Nicolas Sarkozy, sans donner plus de détails. Si certains commentateurs déplorent un nouveau sommet infructueux, d'autres saluent le zèle politique du tandem dirigeant européen.

La Repubblica - Italie

Un sommet sans résultat

Le sommet franco-allemand de dimanche soir à Berlin n'est une fois de plus pas parvenu à générer des résultats concrets, critique le quotidien de centre-gauche La Repubblica : "Le énième sommet franco-allemand s'achève comme d'habitude sur des promesses aussi importantes que vagues. Mais peut-être que l'indétermination est le prix à payer pour le couple Merkel-Sarkozy qui s'est arrogé le rôle de leader de l'Union européenne sans en avoir ni l'attribution nécessaire ni apparemment la capacité. En deux années à la barre du navire européen dans la tempête financière, le bilan du leadership franco-allemand est pour le moins modeste. S'il est vrai que les erreurs les plus graves et les hésitations les plus pernicieuses sont à attribuer à Merkel, il n'en reste pas moins que le président français qui s'est lui-même contraint dans le rôle de chevalier servant de la chancelière, doit endosser lui aussi les responsabilités." (10.10.2011)

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Les Echos - France

Sauver les banques ne suffit pas

Les plans franco-allemands de sauvetage des banques ne suffisent pas selon le journal économique libéral Les Echos : "Après plus de dix-huit mois de tâtonnements, l'heure des demi-mesures semble enfin révolue. La volonté politique des deux locomotives de l'Union est en tous cas manifeste. Pour autant, il convient de rester prudent. ... Un plan de renflouement bancaire ne résoudrait pas la crise à lui seul. Il serait même à la fois inefficace et coûteux. Inefficace, car il ne peut procurer qu'un répit des plus brefs. ... . Tant que l'insolvabilité grecque persistera ou que les finances publiques italiennes n'auront pas été remises sur les rails, la confiance ne pourra pas être durablement restaurée dans la zone euro. Coûteux, ensuite, car en choisissant d'abord de renflouer ses banques, l'Europe se livrerait pieds et poings liés aux marchés. ... Le compte à rebours a commencé. Il reste trois semaines aux Européens pour réussir." (10.10.2011)

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Expansión - Espagne

Berlin et Paris stimulent la gestion de crise

En annonçant vouloir stabiliser les banques européennes, Angela Merkel et Nicolas Sarkozy entendent intensifier enfin la lutte contre la crise de la dette européenne, se réjouit le journal économique libéral Expansión : "L'Allemagne et la France ont joué un rôle-clé au niveau historique dans la création de l'Union européenne. Et comme peut le laisser supposer le sommet entre les deux pays ce week-end, ceux-ci ne sont pas prêts à renoncer à ce rôle. C'est une bonne nouvelle. La chancelière Angela Merkel et le président Nicolas Sarkozy se sont entendus hier pour activer enfin le sauvetage de l'Europe. … Et ils veulent le faire avant le prochain sommet du G20 qui se tiendra début novembre à Cannes. Pourquoi cette date ? Tout indique que les deux politiques européens n'ont aucune envie d'avoir honte devant Obama et qu'ils voudront se présenter au sommet en ayant fait leurs devoirs." (10.10.2011)

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Bild - Allemagne

Les établissements sauvés devront rembourser

La chancelière allemande Angela Merkel et le président français Nicolas Sarkozy veulent présenter d'ici fin octobre un plan pour protéger les banques européennes. Mais l'Etat ne doit en aucun cas sauver les banques sans conditions préalables, demande le journal à sensation Bild : "En clair, les gouvernements sauvent de nouveau les banques comme après la faillite de Lehman Brothers. C'est toutefois encore le contribuable qui assume le risque, personne d'autre. Il est scandaleux que les cols blancs se soient déjà fourvoyés à nouveau. Personne n'a forcé les banques à acheter des emprunts grecs. Mais les perspectives de rendement étaient bien trop attractives et la cupidité plus forte que le bon sens. Ainsi, l'Etat ne devra encore jouer les sauveurs qu'à une seule condition : il devra se faire rembourser l'aide apportée aux banques dès que celles-ci iront mieux. Si l'on prend des risques et que l'on perd, il faut assumer tout seul. Il est grand temps que les banquiers apprennent aussi ce principe." (10.10.2011)

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POLITIQUE

Tages-Anzeiger - Suisse

Réélection bienvenue du PM polonais

Aux élections législatives de dimanche en Pologne, le parti libéral-conservateur Plateforme civique (PO) du Premier ministre sortant Donald Tusk s'est imposé avec près de 40 pour cent des voix, contre 30 pour cent pour le parti national-conservateur PiS de son opposant Jarosław Kaczyński. Une bonne chose pour l'UE, estime le quotidien libéral Tages-Anzeiger : "Pour l'Europe, c'est une bénédiction que Tusk reste au pouvoir. Kaczyński avait complètement isolé la Pologne en 2007. Tusk a ancré le pays là où il doit être, au cœur du continent. Lors de la campagne électorale, Kaczyński a montré une fois de plus par ses attaques contre l'Allemagne voisine de quoi il était capable. Un changement de gouvernement sur la Vistule aurait été la dernière chose dont l'UE malmenée par la crise a besoin. Tusk est garant de continuité et de stabilité, et c'est bien ainsi. Mais ne faire que continuer ainsi ne suffit pas. … Tusk doit encore répondre à de nombreuses questions restées en suspens, et pas seulement en politique intérieure. En Europe, il devra aussi fixer de nouvelles priorités pendant son second mandat et prendre position - notamment sur la question de l'introduction de l'euro." (10.10.2011)

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Libération - France

Les primaires favorisent la démocratie

A l'occasion du premier tour des primaires socialistes en France dimanche, environ un million et demi d'électeurs se sont rendus aux urnes. Pour la première fois, des non-membres du parti socialiste ont pu voter. Si François Hollande et Martine Aubry sont les grands vainqueurs de cette élection, le quotidien de centre-gauche Libération estime que c'est surtout une victoire de la démocratie : "Doter les citoyens de nouveaux pouvoirs, … démocratiser la démocratie. C'était l'un des objectifs et ce sera le premier résultat de la primaire socialiste. Un résultat durable, qui fera certainement école au-delà des rangs de la gauche. A ce stade, au lendemain du premier tour, ce sont donc les citoyens qui remportent la victoire … en ce dimanche électoral inédit en France. Mais il faudra rapidement analyser la géographie et la sociologie de ce vote. Pour voir quels citoyens ont exprimé un choix. Si la primaire, en dépit de son succès et de son ouverture à tous, mobilise essentiellement les villes et les classes supérieures, moyennes supérieures et bobos, une rude partie du chemin restera à faire. Celle qui, précisément, a empêché la gauche de remporter l'élection reine depuis 1995." (10.10.2011)

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Sme - Slovaquie

Les Slovaques doivent soutenir l'euro

A la veille du vote sur le renforcement du Fonds européen de stabilité financière (FESF) au Parlement slovaque mardi, l'issue du scrutin est tout à fait incertaine. Un refus aurait des conséquences fatales sur l'euro et aussi sur l'image de la Slovaquie, rappelle le quotidien libéral Sme : "Il ne s'agit plus seulement d'être solidaires des Grecs. Il s'agit d'être solidaires de ceux qui portent le même regard critique sur les Grecs que nous et qui s'efforcent en même temps de chercher et de trouver une solution. … Les politiques des 16 autres pays de la zone euro n'ont pas approuvé le FESF par ignorance, mais parce que son blocage aurait provoqué une aggravation supplémentaire de la situation. Par notre refus, nous deviendrions un pays qui a perdu toute fiabilité. S'engagerait alors un processus qui nous exclurait des comités au sein desquels seront prises à l'avenir les décisions primordiales liées à l'euro. ... Mesdames et Messieurs les députés, c'est à vous de jouer." (10.10.2011)

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România Liberă - Roumanie

Les juges corrompus dans le collimateur

L'autorité roumaine anticorruption DNA a engagé vendredi des poursuites contre deux juges de la Cour suprême. Elle leur reproche d'avoir été soudoyées pour avantager un homme d'affaires. En outre, des enquêtes sont menées contre neuf autres juges haut placés. De tels juges nuisent considérablement à l'économie roumaine, déplore le quotidien România Liberă : "Un pays où l'on n'obtient pas justice si l'on ne soudoie pas un juge restera toujours un pays de second choix pour les investisseurs. Ils préféreront toujours un pays avec une justice viable. Même s'il y a rarement d'explication officielle à ce sujet, on apprend cependant par les attachés économiques d'ambassades importantes le nombre des entreprises ayant préféré la Pologne, la Hongrie et la République tchèque à cause de la corruption et de la justice médiocre de notre pays. Et ce bien que les affaires auraient été économiquement plus rentables chez nous, la main d'œuvre étant meilleur marché. Mais ce ne sont pas les entreprises qui seraient les premières à profiter d'une justice saine, mais bien les Roumains. Car en réalité, c'est nous qui payons à chaque fois qu'un juge reçoit une enveloppe d'argent, des bijoux ou des vacances de luxe afin qu'il avantage un homme d'affaires louche." (10.10.2011)

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Público - Portugal

Trois prix Nobel de la Paix, c'est trop

Le prix Nobel de la Paix 2011 a été décerné à trois femmes du Libéria et du Yémen. C'est ce qu'a annoncé le Comité Nobel vendredi à Oslo. Un choix clair et précis aurait été préférable, estime le quotidien Público : "Nous n'avons pas une seule personne, nous en avons trois et ce n'est pas une seule histoire qui mobilise le monde, mais plusieurs. Les histoires de ces trois femmes qui se partagent le prix Nobel cette année sont très impressionnantes et importantes pour la société, notamment pour le Libéria et le Yémen. Mais l'incapacité du comité à prendre une décision claire est une première. Ellen Johnson-Sirleaf et Leymah Gbowee du Libéria, et Tawakkul Karman du Yémen, ont été récompensées 'pour leur lutte non violente en faveur de la sécurité des femmes et de leurs droits à participer aux processus de paix'. Un motif qui pourrait revenir à des centaines, voire des milliers d'activistes du monde entier. … Un prix décerné clairement aurait été plus efficace." (08.10.2011)

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RÉFLEXIONS

Profil - Autriche

Georg Hoffmann-Ostenhof sur l'utilité des dettes

Dans le cadre du Fonds européen de stabilité financière, un article du journal britannique The Economist a attiré la semaine dernière l'attention sur le fait que le terme allemand "Schulden", dettes en français, provenait du mot "Schuld", culpabilité. Georg Hoffmann-Ostenhof, directeur du département de politique étrangère de l'hebdomadaire Profil, met en garde contre une damnation quasi religieuse du mécanisme d'endettement : "Les dettes ne sont pas toutes de même nature. Si l'argent obtenu n'est pas dilapidé mais utilisé de manière à peu près judicieuse, les nouvelles générations sont alors les premières à en bénéficier. … Bien sûr, la montagne de dettes doit être progressivement éliminée. Mais l'obsession anxieuse et teintée de religion poussant à épargner, la politique économique persistante de certains pays qui s'inscrit dans une dialectique 'faute/expiation' n'ont fait qu'aggraver la crise européenne et rendu probable un effondrement total. De quoi avons-nous donc besoin ? De moins de morale. De plus de courage et d'une sécularisation de l'économie." (08.10.2011)

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Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung - Allemagne

Frank Schirrmacher sur le pouvoir inquiétant des virus étatiques

Les pirates du Chaos Computer Club (CCC) ont déclaré avoir découvert que les logiciels de surveillance étatique disposaient de capacités supérieures à celles que la Constitution autorise. Ce que l'on appelle le Cheval de Troie fédéral pourrait apparemment télécharger des logiciels sur les ordinateurs infiltrés et même transformer des données. Cette révélation constitue une rupture brutale, estime Frank Schirrmacher, coéditeur du Frankfurter Allgemeine Zeitung, dans l'édition dominicale du quotidien conservateur : "Le logiciel déniché peu manifestement tout faire. Tout dépend des fonctions qu'on active ou qu'on désactive. La fonction qui rend cela possible est dissimulée - les programmateurs savaient donc que ce qu'ils faisaient n'était pas réglementaire. Qui était donc aussi au courant ? Et qui peut donc comprendre les textes techniques qui le trahissent. … Toutes ces questions restent sans réponse. Les individus et les domaines ne sont pas les seuls à révolutionner leur architecture via le Web. C'est ce que nous voyons désormais : l'Etat lui-même le fait. La liberté de l'individu dépend de la façon dont l'Etat mettra en relation les codes et la loi. Aujourd'hui, depuis le succès du Parti pirate, il existe une chance que cette tâche devienne l'objet d'une réelle politique. Il est toutefois nécessaire de reconnaître que ce nouveau monde n'est pas seulement beau et nouveau, mais qu'il a aussi la capacité de transformer l'Etat en monstre." (09.10.2011)

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CULTURE

Berlingske - Danemark

Le cap dangereux de la politique culturelle

Uffe Elbaek, le nouveau ministre danois de la Culture du parti social-libéral Radikale Venstre, a annoncé des modifications drastiques dans la politique culturelle. La culture traditionnelle et établie va devoir lâcher beaucoup au profit de nouveaux mouvements et de jeunes artistes. Le quotidien conservateur Berlingske juge que c'est une erreur fatale : "De telles idées reflètent une conception de la politique culturelle dont il convient de prendre ses distances. Une conception où la politique culturelle n'est plus là pour garantir l'héritage culturel, apporter aux artistes une sérénité de travail et donc assurer les conditions qui permettent à l'art de se développer librement. C'est bien plus un dérangement avec pour objectif une 'juste répartition' qui perturbe tout. Une manière de voir qui conduit à des résultats chaotiques, tels qu'on a pu les voir à Copenhague en 1996 [sous le dernier gouvernement de gauche] : un peu pour tout le monde. Tout et rien à la fois, aux dépens des contribuables." (10.10.2011)

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SOCIÉTÉ

Kauppalehti - Finlande

Occupy Wall Street a le vent en poupe

Depuis quelques semaines aux Etats-Unis, les partisans du mouvement contestataire Occupy Wall Street descendent dans les rues pour revendiquer plus de justice sociale. Le mouvement va se renforcer davantage si le marasme économique persiste, estime le journal économique Kauppalehti : "Si l'on ne peut pas comparer les Américains indignés aux révolutionnaires du printemps arabe, il ne faut toutefois pas sous-estimer les militants du mouvement Occupy Wall Street. Celui-ci compte des chômeurs, des bas revenus, des syndicalistes et de simples américains dont s'effrite la foi dans le rêve américain. Un darwiniste social cynique pourrait les qualifier de losers. Mais l'histoire montre que ce groupe peut se révéler plus fort qu'un simple individualiste à succès. … Le nombre de mécontents augmentera certainement si l'économie américaine poursuit son déclin."  (10.10.2011)

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Trud - Bulgarie

L'UE tire la Bulgarie vers le haut

Sans l'aide de l'UE la Bulgarie serait aujourd'hui aussi pauvre que la Macédoine, estime le politologue Evgueni Daïnov, lequel décrit dans le quotidien Trud ses impressions après un voyage dans le pays voisin : "Je passe la frontière et je constate que je me trouve dans la Bulgarie d'il y a 15 ans. Tout ressemble à chez nous à première vue, sauf que tout est plus abîmé et décrépit. Les maisons ne sont pas entretenues, l'équipement de l'hôtel date de 1983, les commerces, cafés et les bistrots sur le bord des routes sont établis dans des baraques et des garages. Cela fait donc une différence de faire partie ou non de l'UE, je pense. Si l'on nous en avait exclu, nous serions aujourd'hui aussi pauvres. Car la Bulgarie semble aujourd'hui bien plus européenne que la Macédoine. Pas parce que nous sommes de meilleurs européens, mais parce que Bruxelles nous tire vers le haut, même si nous nous en défendons. Les résultats sont évidents."  (09.10.2011)

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