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Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 12.10.2011

 

À LA UNE

La Slovaquie bloque le sauvetage de l'euro

 

Le Parlement slovaque s'est prononcé mardi soir contre le renforcement du Fonds européen de stabilité financière. Cela a également marqué la rupture de la coalition de la Première ministre chrétienne-démocrate Iveta Radičová, qui avait associé au vote une motion de confiance. Pour la presse, les jeux de pouvoir internes ont discrédité la Slovaquie et montrent une nouvelle fois l'obstacle que représente le principe d'unanimité.

Les Echos - France

Bratislava révèle les faiblesses de l'UE

Le blocage de la Slovaquie dans l'extension du fonds de sauvetage de l'euro révèle les faiblesses de l'UE, estime le journal économique libéral Les Echos : "Cet épisode, quelle que soit son issue, illustre une fois de plus l'absurdité du fonctionnement de l'Europe. La voix de la Slovaquie, cinq millions d'habitants, est aussi importante que celle de l'Allemagne, de la France ou de l'Italie pour l'avenir de la Grèce et de l'euro. Il est légitime qu'il existe, comme c'est le cas du Sénat américain, un lieu où chaque Etat pèse du même poids. Mais cette égalité des nations est impraticable quand elle concerne le cœur du système de décisions et que celles-ci doivent être prises en urgence comme aujourd'hui. Passage de la règle de l'unanimité à celle de la majorité, abandon du principe : un pays = une voix, plusieurs scenarii sont possibles. Mais l'Europe, si elle veut avancer, doit changer de braquet." (12.10.2011)

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Hospodářské noviny - République tchèque

Rien d'autre qu'une lutte de pouvoir interne

Le vote sur le renforcement du fonds de sauvetage de l'euro en Slovaquie est devenu l'enjeu d'une lutte de pouvoir politique dans le pays, estime le journal économique Hospodářské noviny : "Il était idéaliste de croire que l'Europe renoncerait à ses ambitions seulement parce que la Slovaquie, ou plutôt le chef de l'un des partis de la coalition gouvernementale, s'oppose à celles-ci. Ce qui est déterminant en outre, c'est que le vote sur une participation accrue au FESF n'a pas eu grand-chose à voir avec l'Europe ou avec le sauvetage de l'euro ou de la Grèce. En réalité, il s'agissait d'une affaire politique intérieure liée au poste de chef du gouvernement et à la personne qui pourra décider du budget slovaque. Au final, il s'agissait une nouvelle fois d'argent, et pas seulement de celui destiné à l'Europe." (12.10.2011)

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Sme - Slovaquie

La Slovaquie se marginalise

En rejetant le FESF renforcé, la coalition gouvernementale quadripartite réunie autour de la Première ministre Iveta Radičová s'est rompue car elle avait associé une motion de confiance au vote. Cela a discrédité la Slovaquie sur les plans intérieur et  extérieur, estime le quotidien libéral Sme : "La fin de Radičová ne présage rien de bon, à part que les députés du [parti néolibéral] SaS pourront se contempler avec satisfaction dans leur miroir. Avec le non de Sulík s'achève pour longtemps la chance de réformes. Ce gouvernement était une formation compliquée mais il menait le pays dans la bonne direction. … Du point de vue de la politique étrangère, la Slovaquie est devenue un énergumène européen qui ne peut pas tenir parole et qui menace l'ensemble de la zone euro. On ignore encore à l'heure actuelle ce qui va maintenant se passer. Il est toutefois certain qu'un rôle déterminant échoira à [l'ancien Premier ministre social-démocrate et actuel leader de l'opposition] Fico. Ainsi disparaît l'espoir d'un gouvernement normal." (12.10.2011)

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Delo - Slovénie

Plus de discipline pour la zone euro

L'extension du Fonds européen de stabilité financière FESF, provisoirement bloquée, ne doit pas rester la seule mesure de lutte contre la crise de la dette européenne, estime le quotidien de centre-gauche Delo : "La zone euro doit retrouver la voie d'une stricte limitation du déficit budgétaire et de la dette commune. Si cela est possible, des sanctions devraient être prises automatiquement pour les pays contrevenants ; un contrôle commun devrait au moins être imposé. Si les banques continuent à prêter de l'argent aux Etats irresponsables, elles devraient également payer pour cela. La corruption qui sévit en Grèce et ailleurs doit être combattue dès qu'elle se manifeste." (12.10.2011)

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POLITIQUE

Gazeta Wyborcza - Pologne

L'Ukraine prend modèle sur la Biélorussie

L'ex-Première ministre ukrainienne Ioulia Timochenko a été condamnée mardi à sept ans de prison pour abus de pouvoir. C'est le président ukrainien Viktor Ianoukovitch qui est derrière ce verdict, mais ses motivations sont incompréhensibles, estime le quotidien libéral Gazeta Wyborcza : "Qu'espère Viktor Ianoukovitch en se débarrassant de son opposante si populaire aussi bien à l'étranger que dans le pays ? Que l'Europe lui pardonne parce qu'il veut justement s'en rapprocher ? Peut-être comprendra-t-il qu'il n'est pas sur la bonne voie lorsque Bruxelles, mécontente, lui aura infligé ainsi qu'à ses proches des sanctions similaires à Loukachenko et aux partisans du président biélorusse, plutôt que de signer un contrat d'association avec l'Ukraine. Ianoukovitch se comporte comme s'il ne savait pas que les Ukrainiens ne lui permettront certainement pas ce que Loukachenko peut se permettre de faire : envoyer à la chaîne des opposants en prison." (12.10.2011)

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Frankfurter Allgemeine Zeitung - Allemagne

Kiev se ménage une porte de sortie

La condamnation de Ioulia Timochenko à sept ans de réclusion a déçu l'UE, qui entend désormais restreindre sa collaboration avec l'Ukraine. Mais le quotidien conservateur Frankfurter Allgemeine Zeitung voit une lueur d'espoir pour le pays : "Ianoukovitch a annoncé qu'il y aurait encore un appel avec un 'verdict important', ce qui pourrait indiquer que le président ukrainien a compris qu'il ne doit pas se brouiller complètement avec l'Occident. Car le complexe politico-industriel ukrainien ne veut pas retourner sous la coupe de la Russie et bénéficier de ses faveurs en matière de gaz. Le pays, la population et les dignitaires doivent se décider : dans la zone d'ombre entre démocratie occidentale et despotisme oriental au sein de laquelle le verdict contre Timochenko a été prononcé, l'Ukraine ne pourra que s'étioler davantage, aussi bien sur le plan politique qu'économique." (12.10.2011)

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Dienas Bizness - Lettonie

Les négociations de coalition avancent à Riga

Trois partis lettons de centre-droit se sont entendus dans la nuit de lundi à mardi sur la formation d'un nouveau gouvernement. Le journal économique Dienas Bizness est confiant : "S'il n'y a pas encore de nouveau virage à 180 degrés, le prochain gouvernement sera composé du Parti de la réforme de Zatlers (ZRP), de la coalition Unité et de l'Alliance nationale (NA). Le [parti de la minorité russe] Centre de l'harmonie et l'Union des Verts et des paysans (ZSS) passent quant à eux dans l'opposition. Il faut toutefois rappeler que le fondateur du ZRP et ex-président Valdis Zatlers annonçait il y a encore quelques jours que la décision 'unanime' de son parti de construire une coalition avec le Centre de l'harmonie ne pourrait être renversée que par les chars. … Espérons en tout cas que la période précédant l'assemblée constituante du Parlement ne sera pas consacrée à se demander si une coalition telle qu'elle se présente actuellement est nécessaire mais plutôt à mettre sur pied un gouvernement compétent." (12.10.2011)

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Népszava - Hongrie

Orbán connaîtra le sort de Kaczyński

Après la victoire de la Plate-forme civique (PO) libérale-conservatrice aux élections législatives polonaises, Jarosław Kaczyński, le candidat du parti national-conservateur Droit et justice (PiS) battu lors du scrutin, s'est entêté à déclarer que le jour viendrait où Varsovie ressemblerait à Budapest. Le quotidien de gauche Népszava espère au contraire que Budapest ressemblera bientôt à Varsovie : "Kaczyński représente la variante polonaise de l''Orbánisme'. … Les jumeaux Jarosław et Lech Kaczyński avaient à l'époque dû leur victoire électorale au fait que les fondamentalistes religieux et tous les courants radicaux imaginables s'étaient rangés derrière eux. Quand ils étaient tous les deux au pouvoir, ils étaient davantage critiqués par l'Europe et la communauté internationale qu'Orbán aujourd'hui. … Leur programme était tout aussi agressif et irréel que celui d'Orbán, peut-être même légèrement plus répugnant. … Après la défaite des Kaczyński en 2007, les partenaires internationaux de la Pologne ont littéralement pu respirer. … Cela sera également le cas pour le gouvernement Orbán. Tout individu d'obédience un tant soit peu démocratique saluera énergiquement la défaite alors inévitable d'Orbán." (12.10.2011)

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Elsevier - Pays-Bas

Un ministre pro-immigration peu crédible

Le populiste de droite néerlandais Geert Wilders a demandé mardi une explication au ministre de l'Immigration chrétien-démocrate Geert Leers (CDA), qui avait déclaré publiquement que l'immigration était un enrichissement. Le gouvernement minoritaire libéral-conservateur est soutenu par le PVV de Wilders. Le magazine d'information conservateur de droite Elsevier juge également préoccupantes les déclarations de Leers : "D'un côté, Leers défend la politique du gouvernement qui, quelle que soit la manière dont on voit les choses, vise à réduire nettement l'immigration. De l'autre, il défend l'idée que l'immigration serait quelque chose de positif, un enrichissement pour la société. Il est difficile de dire si cette vision reflète ses propres opinions ou si Leers veut ainsi faire une concession aux partisans du CDA, très critiques à l'égard de la participation de leur parti à ce gouvernement 'de droite'. Mais ce qui est clair, c'est qu'un politique ne peut pas avoir en même temps ces deux points de vue sans perdre toute crédibilité." (11.10.2011)

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RÉFLEXIONS

Wiener Zeitung - Autriche

Alexander von der Decken demande une mise à jour démocratique

Des mouvements sociaux de 79 pays appellent à une mobilisation baptisée Occupy Day pour la journée du 15 octobre. Ils entendent ainsi lutter contre l'injustice sociale, la servitude et le démantèlement de la démocratie. Dans le journal public d'obédience libérale Wiener Zeitung, l'expert en politique étrangère Alexander von der Decken demande à l'occasion de cette journée de protestation une réforme de la démocratie  : "Le développement de l'émancipation politique au Proche-Orient commence à se propager dans les sociétés occidentales. La démocratie s'est effacée au fil des années ; ses mécanismes n'atteignent plus les individus. L'interconnexion de plus en plus subtile des réseaux sociaux entraîne une démocratisation accrue de l'individu qui défend désormais lui-même ses revendications. Ce n'est qu'une question de temps avant que cela n'aboutisse à un mouvement de solidarité international. Une nouvelle ère palpitante s'annonce. La seule interrogation est de savoir si la politique y jouera un rôle avec ses modes de pensée traditionnels. La démocratie doit être mise à jour de toute urgence." (12.10.2011)

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ÉCONOMIE

La Stampa - Italie

Ne pas laisser la BCE seule dans la crise

Le président sortant de la BCE, Jean-Claude Trichet, a, lors d'un discours devant le Parlement européen à Bruxelles mardi, appelé la communauté à une action rapide dans la crise de la dette et des banques. L'Europe doit cesser de se fier exclusivement à la BCE dans la crise de la dette, préconise également le quotidien libéral La Stampa : "Outre la stabilité des prix, la BCE aspire aujourd'hui de facto à la stabilité financière. Si elle échoue à définir clairement les contours de cette tâche, on continuera de lui demander d'intervenir à la place de la politique. Il est urgent de prendre des décisions politiques communautaires. En raison de la dépendance mutuelle des économies nationales européennes, elles doivent rendre inévitable un certain degré de solidarité fiscale. Tant que ce ne sera pas le cas, la BCE continuera d'intervenir seule dans la crise. Si l'on veut résoudre les problèmes et les inégalités à l'aide d'un flux monétaire perpétuel, cela veut dire qu'on entend juste les laisser se dégrader." (12.10.2011)

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Expansión - Espagne

Des banques espagnoles injustement notées

Les agences de notation Standard & Poor's et Fitch ont dégradé mardi la note de dix banques espagnoles, parmi lesquelles les grandes banques cotées en Bourse Santander et BBVA. Le journal économique Expansión prend prudemment la défense des établissements financiers : "Dans les deux cas, l'argumentation est la même : la perspective fragile de l'économie espagnole, un secteur immobilier qui ne s'est toujours pas remis quatre ans après l'éclatement de la bulle et des tensions croissantes sur le marché de capitaux qui ferment le robinet financier. … Il est évident que l'économie et l'avenir des banques s'influencent mutuellement. Mais les agences de notation semblent occulter dans leur argumentation que pour Santander et BBVA, il s'agit d'entreprises qui ne cessent de se diversifier et de s'internationaliser, et qui dépendent donc moins de l'économie nationale. Malgré leur dévaluation, elles font toujours partie des meilleures banques européennes." (12.10.2011)

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SOCIÉTÉ

The Daily Telegraph - Royaume-Uni

Protéger les enfants de la pornographie

Pour protéger les enfants contre la pornographie sur Internet, le gouvernement britannique a conclu avec les quatre grands fournisseurs du pays un accord prévoyant que les nouveaux clients fassent une demande d'accès aux sites à caractère sexuel car ceux-ci seront bloqués dans les paramètres de base. Pour Rowan Pelling, dans le quotidien conservateur The Daily Telegraph, le gouvernement est sur la bonne voie : "Ce que de nombreux parents apprécieront dans ces nouvelles initiatives est qu'elles démontrent la détermination du gouvernement à lutter pour la vie familiale et contre des tendances jugées immuables par les cyniques. … La seule chose que l'on peut regretter ici c'est que les mesures ne s'étendent pas à la culture de la violence transmise à nos enfants, et rendue attrayante et hypnotisante par le cinéma et les jeux vidéo. A choisir entre la peste et le choléra, je préfèrerais encore que mes fils voient un peu de sexe plutôt que des corps démembrés. Dans une véritable enfance dorée, ils seraient préservés des deux." (12.10.2011)

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Adevărul - Roumanie

Ne pas dramatiser les blagues sur les Roumains

Une émission satirique française s'est une nouvelle fois moqué des Roumains en les présentant comme des mendiants en France, provoquant la réaction indignée des autorités roumaines. Ce n'est toutefois pas la bonne approche, estime l'essayiste Mircea Vasilescu dans le quotidien Adevărul : "Les autorités roumaines doivent-elles prendre une position officielle dans de tels cas ? Manifestement oui, l'ambassadeur est contraint de tenir compte de tout faux-pas et de rapporter tout évènement qui pourrait nuire aux bonnes relations entre les deux pays et les deux peuples. … Mais ce ne sont que les prises de position officielles qui transforment de tels cas en 'incidents', qui suscitent alors réactions et commentaires. La blague sur les Roumains dans une émission 'satirique', selon laquelle les Roumains apprennent le français pour pouvoir mendier, a fait grogner certains nigauds. … Mais cela reste une blague idiote, comme il y en a beaucoup dans les émissions comiques (aussi bien françaises que roumaines). Dès lors que cela devient l'apanage de représentants étatiques, cela devient un problème sérieux qu'on ne fait que gonfler." (12.10.2011)

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COULEURS LOCALES

Le Temps - Suisse

Suisse : les vilipendeurs vilipendés

Dans la campagne électorale pour les élections législatives suisses le 23 octobre, les politiques jouent avec les sentiments patriotiques des citoyens, ce que la journaliste Joëlle Kuntz juge très artificiel dans le quotidien libéral Le Temps : "Y a-t-il quelqu'un ici qui n'aime pas la Suisse? Que celui ou celle qui n'aime pas la Suisse lève la main. Aucune main ne se lève. C'est ce que je pensais: vous aimez tous la Suisse. Vous êtes étonnés que je vous pose la question? ... Vous avez raison, c'est une question étonnante. Je vous la pose parce que des affiches électorales, des slogans de campagnes et des discours de candidats vous soupçonnent d'avoir un problème avec 'l'amour de la Suisse'. Le Parti démocrate-chrétien vous assure que lui n'en a pas: son amour de la Suisse est si total et dévoué que si le pays marche bien, c'est grâce à lui. Il lance ainsi 'un défi à ceux qui dénigrent la Suisse et qui font vaciller la politique de concordance'. Y a-t-il quelqu'un ici qui dénigre la Suisse? Qu'il ou elle lève la main. Aucune main ne se lève. C'est ce que je pensais." (12.10.2011)

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