Pour résoudre la crise de la dette grecque, on évoque actuellement la possibilité d'une décote ou "haircut" (coupe de cheveux) comme le disent les investisseurs. D'après les médias, les créanciers privés devront réduire de moitié les montants des dettes qu'ils devaient percevoir des Grecs. Dans l'hebdomadaire O Kosmos tou Ependiti, le chroniqueur Giannis Kibouropoulos évoque la véritable signification symbolique du soi-disant haircut : "C'est comme si toute la société, toute l'Europe et le monde entier s'étaient transformés en salon de coiffure géant. … On coupe partout : les dettes publiques ou privées, les salaires, les retraites, les revenus, le patrimoine, les dépenses et les biens publics, les droits collectifs et individuels, la liberté, la souveraineté nationale, la démocratie. … Se faire couper les cheveux est depuis des siècles le symbole central de l'humiliation et de la discipline des soldats, un symbole de châtiment corporel des prisonniers, de discrimination dégradante des exilés politiques, des prisonniers de guerre et des détenus de camps de concentration. … Le pouvoir a donc une relation durable avec la coupe des cheveux. … En tant que citoyens d'un pays au bord de la faillite, nous sommes déjà considérés comme les tondus de l'Europe. Comme si nous étions soumis à une sorte de punition collective dans la mésaventure que connaît le continent, pour ne pas dire le monde entier." (16.10.2011)
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