La structure actuelle de l'UE s'effrite, la nouvelle capitale européenne s'appellera bientôt Berlin, redoute Thomas Kirchner dans le quotidien de centre-gauche Süddeutsche Zeitung. Il existe pourtant encore des moyens de sauver la communauté d'origine : "Si les traités européens doivent désormais être modifiés, il faut en substance s'assurer que les choses se passent comme le veulent l'Allemagne et la France. … Ceux qui ne le veulent pas doivent essayer de garder la vieille UE en vie. Comment augmenter l'intégration de la zone euro sans diviser l'Union ? Le seul moyen envisageable serait de renforcer l'aspect commun au sein de l'UE. Jean-Claude Trichet, l'ex-directeur de la Banque centrale européenne, rêvait récemment lors de son discours à l'université Humboldt d'un genre de système à deux chambres, avec le Conseil des ministres dans le rôle du Sénat de l'Union, le Parlement européen pour la chambre basse et la Commission pour l'exécutif. L'ex-commissaire européenne Emma Bonino veut quant à elle donner à l'UE un 'fédéralisme light'. Bruxelles recevrait un budget plus élevé, environ cinq pour cent du produit national brut de l'UE, ainsi que quelques compétences supplémentaires clairement définies, comme par exemple la politique étrangère, de défense et d'immigration. Tout cela n'est pas encore mûr et semble tout simplement utopique après la lutte ayant encadré le traité de Lisbonne. Mais avec cette crise, tout est possible." (14.11.2011)
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