Navigation

 

Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 14.12.2011

 

À LA UNE

Le pacte pour l'euro à l'épreuve

Tous les pays de l'UE à l'exception de la Grande-Bretagne envisagent de participer au pacte pour l'euro. (©AP)

 

Depuis le sommet européen de vendredi, les gouvernements nationaux débattent pour se prononcer sur le projet de pacte pour l'euro. Celui-ci prévoit entre autres des sanctions automatiques pour garantir une discipline budgétaire plus stricte. Si certains commentateurs lui prêtent de nombreux avantages, d'autres y voient une entrave à la croissance qui empêchera de sauver l'euro.

Hospodářské noviny - République tchèque

La République tchèque ne s'en sortira pas seule

Le gouvernement tchèque doit décider ce mercredi s'il ira dans le sens du sommet européen et participera au crédit destiné à renforcer le Mécanisme européen de stabilité (MES). Tout semble indiquer que Prague le rejettera. Le journal économique Hospodářské noviny appelle néanmoins à regarder plus loin que le bout de son nez : "Les politiques tchèques - notamment le Premier ministre et le président - font comme si la République tchèque pouvait faire cavalier seul sur le plan économique et politique. Le président Klaus a même donné l'impression qu'il se réjouissait de l'effondrement de l'euro, car cela confirmerait qu'il avait raison depuis le début. … Rejeter le crédit serait suicidaire. La politique tchèque retrouverait ainsi ses vieux démons : elle s'efforcerait de participer le moins possible aux œuvres communautaires tout en s'employant à bénéficier le plus possible de l'Union." (14.12.2011)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Turun Sanomat - Finlande

La Finlande doit se ranger derrière le MES

Le principe de décision majoritaire exigé par le sommet européen pour le Mécanisme européen de stabilité (MES) est rejeté notamment par les sociaux-démocrates en Finlande. Le SDP, qui participe au gouvernement, a des scrupules d'ordre constitutionnel. La Finlande doit toutefois honorer ses responsabilités dans la résolution de la crise de l'euro, estime le quotidien libéral Turun Sanomat : "Aspirer à la pleine unanimité est une politique étrangère à la Finlande. Cela ne fait qu'inciter à privilégier les alternatives les plus lentes dans la résolution de la crise économique. Les marchés ne fonctionnent pas ainsi. … Le SDP devrait donc rester fidèle à sa ligne habituelle et ne pas céder au populisme nationaliste qui se manifeste dans l'UE. Celui-ci ne fait que créer de nouveaux problèmes au lieu de trouver des solutions communes. La Finlande ne pourra ni empêcher ni surmonter une récession si elle mène la politique de l'autruche et s'emploie à dire toujours non. On ne peut pas être à la fois à l'intérieur et à l'extérieur de la zone euro." (14.12.2011)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Göteborgs-Posten - Suède

La Suède remplit déjà les critères du pacte

Le Premier ministre suédois, Fredrik Reinfeldt, a sollicité mardi devant le Parlement un plus grand délai de réflexion sur la question de se rallier ou non au nouveau pacte pour l'euro. Pour le quotidien Göteborgs Posten, ce serait dans l'intérêt de la Suède : "L'objectif du pacte est d'empêcher la formation de déficits budgétaires trop conséquents. De telles règles ont été introduites en Suède lors de la crise des années 1990 et ont contribué à donner au pays les finances publiques les plus saines du continent. Si la Suède se rallie au pacte, il n'y aura pas besoin de modifier la politique économique suédoise. Cet élément suffit à dire oui. Il est dans l'intérêt de la Suède de ne pas générer une Europe à deux vitesses, dans laquelle une certaine minorité serait à la traîne. Mais la raison déterminante en faveur du oui, c'est la politique économique. Au cœur de l'UE réside le marché intérieur, garantissant la liberté de circulation pour les individus, les marchandises, les services et le capital." (14.12.2011)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Politiken - Danemark

Rien pour stimuler la croissance

Le gouvernement et le Parlement du Danemark débattent depuis le sommet européen de la semaine dernière de l'adhésion au pacte pour l'euro. La position du Parti socialiste populaire au pouvoir est beaucoup plus critique que celle de ses partenaires de coalition, la Gauche radicale et les sociaux-démocrates. Mais pour le quotidien de centre-gauche Politiken, il manque dans l'accord des mesures visant à stimuler la croissance : "On a oublié la croissance dans ce nouveau pacte. Celui-ci se concentre uniquement sur les économies. Il est pourtant important que les pays d'Europe septentrionale, qui disposent de la marge de manœuvre nécessaire dans leur budget, relancent la consommation, pour que les pays d'Europe méridionale sortent eux-mêmes de la crise grâce à leur propre productivité. Si le pacte ne prend pas cela en compte, toute l'Europe se verra imposer une politique d'austérité qui anéantira globalement la consommation : un suicide politico-financier contrôlé." (14.12.2011)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Libération - France

Un pacte pour l'euro trop limité

Le pacte budgétaire pourvu de sanctions automatiques sur lequel se sont entendus vendredi à Bruxelles les pays de l'UE, à l'exception de la Grande-Bretagne, est insuffisant et arrive trop tard, estime François Heisbourg, expert en stratégie et politique de sécurité, dans le quotidien de centre-gauche Libération : "Comme d'habitude, nos pays continuent à agir comme si les demi-mesures permettaient de gagner du temps, alors que le temps joue contre l'euro : les mesures décidées le 9 décembre n'offrent pas un tremplin suffisant pour préparer en temps utile la suite des opérations. La politique actuelle de la BCE aurait créé de l'oxygène, si elle avait été appliquée il y a deux ans, au début de ce qui n'était encore que la crise grecque. L'annonce du nouveau traité lors des réunions «décisives» de l'automne 2010 ou du printemps 2011 aurait peut-être calmé le jeu sur une durée suffisante pour entreprendre les réformes de fond. ... Le général Mac Arthur disait que la cause des guerres perdues pouvait être résumée par quatre mots : trop peu, trop tard." (14.12.2011)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

POLITIQUE

Kathimerini - Grèce

La rigueur allemande détruit l'Europe

Si chaque sommet européen ne fait qu'entériner de nouvelles mesures d'austérité, l'Europe méridionale notamment sombrera dans la récession et l'euroscepticisme augmentera, estime le quotidien conservateur Kathimerini : "La discipline germanique semble ne pas être en mesure de préserver les peuples européens de la pauvreté et de l'incertitude. Lors du récent sommet, les mots-clés croissance, cohésion, convergence n'ont même pas été entendus. … Nous voyons progressivement que la démocratie et la vision historique de la convergence disparaissent de l'Europe. L'euroscepticisme sera la prochaine étape. Quel peuple qui souffre soutiendra-t-il un vague projet historique et non la nécessité directe de se nourrir et de se loger. … L'europhobie va trouver un terrain fertile. Les Européens ne pourront pourtant sauver les grands acquis de la démocratie et de l'Etat-providence au XXIe siècle qu'en privilégiant l'entente et la cohésion." (13.12.2011)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Der Standard - Autriche

Les pays riches n'ont pas besoin d'austérité

Le Conseil national autrichien débattra ce mercredi lors d'une session extraordinaire des décisions du dernier sommet européen et de l'inscription de la règle d'or budgétaire dans la Constitution. Mais pour le quotidien de centre-gauche Der Standard, il faudrait à la place des mesures d'austérité publiques privilégier une politique salariale qui se base sur la productivité réelle des différents pays : "Nous, les Autrichiens, mais également les Allemands, présentons un excédent des comptes courants par rapport aux autre pays de l'UE. Au total, les Allemands et nous avons donc produit davantage que nous n'avons consommé et investi. Nous n'avons donc pas vécu au-dessus mais en dessous de nos moyens. Mais l'Union monétaire ne peut être stable que si tous vivent conformément à leurs possibilités. Des accords salariaux plus élevés sont indispensables en Autriche et en Allemagne, pas pour des raisons d'équité, mais pour garantir la stabilité de l'UE. Il faut sinon s'attendre à un désastre européen." (14.12.2011)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

RÉFLEXIONS

Financial Times Deutschland - Allemagne

Pour Jonathan Powell, Cameron trahit 200 ans de politique britannique

En apposant son veto à la modification des traités européens, David Cameron abandonne le leadership britannique en Europe, critique Jonathan Powell, chef de cabinet de l'ancien Premier ministre Tony Blair, dans le journal économique-libéral Financial Times Deutschland : "Nous sommes dans le fond comme des Norvégiens dépourvus de pétrole, contraints à subir les décisions européennes sans pouvoir les influencer. Bien sûr, nous pouvons mettre un veto sur certaines questions. Mais pour la plupart des décisions relatives au marché intérieur, la majorité qualifiée est nécessaire. Combien de temps encore les 26 autres membres accepteront-ils la politique d'obstruction d'un seul membre, lequel ne cesse d'avoir recours à la politique du veto ? … Les gouvernements britanniques des deux [grands] partis s'étaient opposés à une Europe à deux vitesses pour une bonne raison : nous ne voulions pas perdre de pouvoir sur le continent auquel nous appartenons. En 200 ans, depuis la bataille de Waterloo, nous avons entrepris d'énormes efforts pour préserver notre leadership en Europe. Tourner le dos au continent revient aujourd'hui à trahir cette histoire." (13.12.2011)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Diário Económico - Portugal

Vítor da Conceição Gonçalves sur la crise, la foi et la stupidité

Il existe en économie des prophéties autoréalisatrices. Si l'on s'attend à un échec, c'est très probablement ce qui se produira, explique l'économiste Vítor da Conceição Gonçalves dans le journal économique Diário Económico, en prenant pour illustration une histoire qui circule sur Internet : "Il était une fois un homme qui vendait des biscuits dans une rue très animée. Ceux-ci étaient excellents et ses ventes ne cessaient d'augmenter. Comme son affaire prospérait, il commença à investir et à faire de la publicité pour accroître les ventes. L'été lui valut la visite de son fils étudiant. A la vue du commerce florissant de son père, celui-ci lui dit : 'Papa, ne regardes-tu pas la télé, ne lis-tu pas les journaux ? Nous connaissons une grave crise qui peut tout emporter.' L'homme songea que son fils avait étudié et qu'il devait donc avoir raison. Il commença ainsi à acheter moins d'ingrédients, à renoncer à la publicité, a fortement réduire les dépenses et à produire moins. Les ventes ralentirent et il enregistra rapidement des pertes. Il appela alors son fils et lui dit : 'Tu avais raison, nous traversons une crise grave'."   (14.12.2011)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

El País - Espagne

André Glucksmann sur la maladie contagieuse de la Russie

La corruption en Russie peut facilement s'étendre au-delà des frontières du pays, c'est pourquoi nous devons soutenir l'évolution démocratique en Russie, estime le philosophe André Glucksmann dans le quotidien de centre-gauche El País : "L'énorme manne pétro-gazière n'a pas entraîné la réindustrialisation de la Russie. Une fois la consommation des classes moyennes urbaines chichement épongée, les immenses fortunes s'investissent hors des frontières. … Où va le fabuleux trésor non investi en Russie ? Il vient chez nous. Entre les mains des despotes et des oligarques à leur botte, voilà une formidable force de nuisance. La corruption s'avère une maladie contagieuse et le poutinisme une vérole sans frontières. Osons regarder en face le mal russe, il y va de notre avenir. Sans liberté d'examen et de critique, sans pouvoir d'information et d'expression échappant à l'autorité des autorités, il n'y a pas de limites au pouvoir de destruction de la corruption postmoderne. … La question du XXe siècle fut : totalitarisme ou démocratie ? La question du jour est : démocratie ou corruption. Les Russes commencent à la poser. A nous de les entendre." (14.12.2011)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

ÉCONOMIE

Vilniaus diena - Lituanie

La Pologne rejette un contrat en Lituanie

Le groupe public d'énergie polonais PGE a indiqué vendredi dernier qu'il ne participerait pas à la construction d'une centrale nucléaire en Lituanie. Le quotidien Vilniaus Diena explique cette volte-face : "L'annonce de Varsovie a fait l'effet d'un coup de tonnerre. Officiellement, on a indiqué que la Pologne était mécontente de conditions générales qui rendaient peu attractive sa participation au projet. Il a été en outre signalé que la Pologne était sur le point de bâtir une centrale nucléaire sur son propre territoire. Les investissements ont donc dû être dirigés vers ce projet plutôt que vers des initiatives similaires dans les pays voisins. On ignore encore cependant quel effet aura le retrait polonais sur des relations politiques tendues déjà depuis des mois avec la Lituanie. … La Pologne n'a pas aussi urgemment besoin de cette centrale que nous. C'est la raison pour laquelle Varsovie peut se permettre de faire chanter Vilnius et imposer ses points de vue sur la question de la minorité polonaise de Lituanie." (14.12.2011)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Capital - Roumanie

La Turquie n'est pas le meilleur partenaire

Lors d'une visite officielle à Ankara, le président roumain Traian Băsescu et son homologue turc Abdullah Gül ont signé plusieurs traités de collaboration militaire et économique afin de sceller un partenariat stratégique entre leurs deux pays. Le journal économique Capital est sceptique : "Pendant des années, [le Premier ministre] Erdoğan a misé sur une seule carte : la consommation. A l'aide d'une Banque centrale qui a toujours baissé les taux d'intérêt, les banques ont pu proposer des crédits intéressants. Ce phénomène existait également dans l'Europe autrefois en pleine expansion, avant la faillite de Lehman Brothers. En Turquie, il se poursuit encore en 2011, avec succès. … Mais le pays offre davantage des promesses que des certitudes. Et si l'économie ne se porte pas vraiment bien et que la Turquie fait face à des conflits en matière de politique étrangère, il se pourrait bien que le pays ne soit pas le meilleur choix pour un partenariat privilégié. Tant que cela est encore possible, nous devons continuer à profiter de la soif consommatrice des Turcs et exporter encore plus vers le pays." (14.12.2011)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

CULTURE

La Repubblica - Italie

Le lynchage médiatique de Christa Wolf

Dans le discours prononcé mardi par l'écrivain Günter Grass à l'occasion des funérailles de sa collègue Christa Wolf, celui-ci a accusé les médias allemands d'avoir effectué un véritable lynchage médiatique à son encontre. Le quotidien de centre-gauche La Repubblica restitue ce discours sous forme de tribune : "Avant même qu'elle ne présente [le récit Que reste-t-il en 1990] aux lecteurs à l'Est et à l'Ouest, certains de ces journalistes d'Allemagne de l'ouest qui se percevaient comme les vainqueurs de l'histoire estimaient que l'heure des comptes avait sonné. Christa Wolf, elle qui fut une auteure autrefois célébrée et encensée malgré ses objections, elle dont la voix semblait appartenir aux deux Allemagne, se voyait abondamment conspuée, alors que le mur qui séparait les deux camps venait juste de tomber. … C'est comme si l'on voulait célébrer un lynchage public. … Il est probablement vain de s'attendre de la part des instigateurs de cette campagne à des excuses tardives à l'attention de Christa Wolf, ne serait-ce qu'en reconnaissant l'effet dévastateur de leur infamie." (14.12.2011)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

SOCIÉTÉ

De Standaard - Belgique

Prendre au sérieux les motifs du forcené belge

Un forcené a tué au moins quatre personnes mardi sur le marché de Noël de Liège avec une kalachnikov, un revolver et des grenades, et a fait plus de 120 blessés. Nordine Amrani, déjà connu des services de police, s'est ensuite donné la mort. L'impuissance est effarante, écrit le quotidien libéral De Standaard : "Parce qu'on peut difficilement vivre avec l'idée que l'on peut être touché par une grenade sur une place, nous devons proscrire cette pensée. … Nous n'avons pas d'autre choix que de le refouler, car l'horreur est parmi nous. Nous ne pouvons probablement prendre aucune précaution pour nous protéger. On pourrait peut-être renforcer la loi sur les armes. La justice aurait pu le garder plus longtemps derrière les barreaux. … Mais il y a une chose que nous ne pouvons pas ignorer : ce tireur fou était en colère contre le monde entier, se rappelle son avocat. Nous devrons prendre au sérieux ces désirs démoniaques de vengeance." (14.12.2011)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

La Stampa - Italie

La crise favorise les crimes xénophobes

Un membre présumé de l'extrême droite a abattu mardi à Florence deux Sénégalais en pleine rue avant de se suicider. Il existe un lien entre la crise de la dette européenne et ce crime, estime l'écrivain Gianni Riotta dans le quotidien libéral La Stampa : "Ce lien n'est peut-être pas évident de prime abord. Au-delà des élégants diagrammes des économistes et des tracts furibonds des groupes d'extrême droite, on constate que le poison de notre histoire ressort de notre inconscient en période de récession. Au cours de ces quelques mois de débats sur l'euro, les clichés les plus sordides ont resurgi de nos pires souvenirs. La récession produit de la colère, a écrit le prix Nobel Paul Krugmann, en incitant à ne pas revenir aux hostilités d'avant-guerre. … Je ne crois pas que l'histoire se répète. Je crains néanmoins que dans la difficile période économique qui nous attend, la faute soit rejetée sur les plus faibles et que la xénophobie se répande largement." (14.12.2011)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

D'autre contenu