Tandis que l'Italie et le FMI ont indiqué vouloir doter le Mécanisme européen de stabilité (MES) de plus de 500 milliards d'euros, l'Allemagne hésite. A juste titre, estime le quotidien conservateur Frankfurter Allgemeine Zeitung, qui demande la mise en œuvre de réformes avant de débloquer des fonds : "Pourquoi le fonds de secours 'permanent' devrait-il être renforcé si les Grecs, les Irlandais, les Portugais, les Espagnols et les Italiens épargnent et réforment autant qu'on ne cesse de le prétendre ? L'Allemagne a de bonnes raisons d'hésiter à approuver l'extension demandée du MES jusqu'à 1.000 milliards d'euros. La politique de sauvetage de l'euro, pas vraiment réussie jusque-là, ne vient pas appuyer la thèse selon laquelle les marchés se laissent impressionner par de gros chiffres. … Les élites d'Athènes semblent ne pas être disposées à se passer de leurs propres avantages, ni à lutter contre la corruption et la fraude fiscale. L'UE paiera de toute façon même si la Grèce ne fait rien. Et qui met-on au pilori ? A qui demande-t-on 'plus d'Europe' ? A la BCE et aux pays forts, Allemagne en tête." (25.01.2012)
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