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Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 08.03.2012

 

À LA UNE

La Grèce tremble pour sa décote

Athènes annoncera vendredi matin le succès ou l'échec de la procédure. (© AP/dapd)

 

Le délai prévu pour parvenir à une décote de la dette grecque expire ce jeudi à 21 heures. Près de la moitié des détenteurs d'obligations d'Etat grecques ont déjà fait part de leur accord ; Athènes envisage une participation de 75 à 90 pour cent de ses créanciers. Pour les commentateurs, une restructuration de la dette est dans tous les cas plus avantageuse qu'une faillite publique, même si le sprint final est hasardeux.

Il Sole 24 Ore - Italie

Un sprint final sans ligne d'arrivée

Le sprint final dans la décote de la dette grecque est loin de signifier que l'on atteint la ligne d'arrivée, estime le journal économique Il Sole 24 Ore : "Quelle que soit l'issue de la course, on ne peut s'attendre à aucun soulagement. Car les 17 pays sont toujours divisés en marchés financiers nationaux, montrant que la crise est encore latente et que la confiance n'est pas revenue. L'intégration financière était le fer de lance du système économique européen, mais après des années de faible confiance entre les différents pays, elle a cédé la place au retour des capitaux dans leur patrie d'origine respective. Les capitaux restent isolés dans chaque Etat, les systèmes économiques et financiers sont fermés comme dans les années 1970, mais contrairement à cette époque, les gouvernements d'aujourd'hui n'ont prise ni sur leur devise nationale ni sur la politique monétaire." (08.03.2012)

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Gazeta Wyborcza - Pologne

La décote plutôt que la faillite

Athènes a proposé aux créanciers privés d'échanger leurs emprunts d'Etat grecs avec une perte nominale de 53,5 pour cent contre de nouvelles obligations. Malgré ces pertes non négligeables, les investisseurs devraient accepter cette offre, sans quoi ils paieraient un prix encore plus élevé, estime Ryszard Petru, chef de l'association polonaise des économistes TEP,  dans le quotidien libéral Gazeta Wyborcza : "Quoi qu'ils fassent, les investisseurs sont les grands perdants. Il semblerait qu'ils n'aient pas d'autre choix que d'accepter ces pertes. Les établissements financiers sont pour l'heure encore en phase de négociations avec le gouvernement grec, qui entend leur imposer ses vues concrètes. Nous devrions toutefois considérer qu'il serait encore pire de perdre le contrôle de la situation et aboutir à une faillite incontrôlée en Grèce. Les marchés prendraient peur et le risque pour les banques serait encore plus incertain." (08.03.2012)

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Blog Démystifier la finance - France

Pour une participation volontaire des créanciers

Si les investisseurs ne sont pas assez nombreux à vouloir participer à un échange des obligations grecques, le ministre grec des Finances, Evangelos Venizelos, a déclaré vouloir les y contraindre. La Grèce pourrait en effet faire marcher certaines clauses contenues dans les émissions obligataires, appelées conventions d'actions collectives (CAC). Sur son blog Démystifier la finance, le banquier Georges Ugeux met toutefois en garde contre un tel recours : "Ce serait équivalent de l'utilisation de l'arme nucléaire : son explosion aurait en effet des conséquences dramatiques bien au-delà de la Grèce. C'est l'ensemble du financement des pays européens qui perdrait sa crédibilité et la confiance des investisseurs, et cette manœuvre pourrait faire dérailler la remarquable amélioration des dettes italienne et espagnoles de ces dernières semaines. … L'estimation du FMI d'une perte de l'ordre de 1 000 milliards d'euros en cas de défaut grec est là pour nous rappeler que l'effet de contagion sera énorme : il n'est pas certain qu'il puisse être contenu." (07.03.2012)

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Cinco Días - Espagne

Les créanciers craignent une décote sans accroc

La Grèce menace de ne pas rembourser du tout les créanciers qui rejettent une restructuration de la dette. Les troubles suscités sur les marchés peuvent avoir des effets positifs, estime le journal économique Cinco Días : "Le défi posé par Athènes effraie les marchés, mais un petit accès de panique pourrait inciter les indécis à participer enfin. En menaçant de ne pas rembourser ceux qui rejettent une décote, la Grèce entend les pousser à signer. … La crainte principale des créanciers ne réside vraisemblablement pas dans le chaos susceptible d'être provoqué par une restructuration de la dette, plutôt dans le déroulement potentiellement trop ordonné de celle-ci. Car cela pourrait mener les dirigeants de la zone euro à envisager la même solution avec d'autres Etats à problèmes, le Portugal notamment. Les tabous n'existent plus une fois qu'ils ont été rompus." (08.03.2012)

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POLITIQUE

Financial Times - Royaume-Uni

Romney se tire une balle dans le pied

Même si Mitt Romney a remporté six Etats sur dix lors du Super Tuesday, ses chances de devenir président ont baissé, estime le quotidien libéral-conservateur Financial Times : "Les chances de Romney à la présidentielle continuent à se détériorer. Il n'a pas toutes les cartes en main et la relance de l'économie profite presque toujours à l'occupant de la Maison Blanche. Mais il est également responsable de bien d'autres choses. En dépassant à droite ses rivaux conservateurs sur le terrain de l'immigration, Romney s'est mis à dos le groupe d'électeurs des Latinos, population au taux de croissance le plus élevé. Pour la même raison, il perd également le soutien des électeurs indépendants et des femmes. … Un autre candidat n'aura pas la possibilité de rajeunir la course, il est trop tard. Et au regard de l'animosité entre les candidats, il est peu probable que l'un d'entre eux laisse sa place au profit de l'unité du parti. Au lieu de cela, nous assisterons trois mois encore à une guerre de tranchées républicaine. Il est difficile de voir comment le parti va s'en sortir." (08.03.2012)

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Neatkarīgā - Lettonie

La Lettonie, victime des sanctions contre Minsk

Suite aux violations des droits de l'homme en Biélorussie, l'UE a adopté mardi de nouvelles sanctions contre le pays. Mais ces sanctions économiques touchent aussi la Lettonie, déplore le quotidien Neatkarīgā : "Le gouvernement letton devrait s'opposer catégoriquement à toutes les sanctions économiques de l'UE, lesquelles désavantagent directement la Lettonie sans pour autant compenser les pertes attendues. Le principe selon lequel la politique étrangère de l'UE est menée conjointement par tous, la Lettonie étant toutefois la seule à devoir en assumer les conséquences, est injuste et discrimine un pays parmi les plus pauvres de l'UE. Une chose est claire : les mesures de l'UE touchant la Biélorussie sanctionnent aussi la Lettonie." (08.03.2012)

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Pravda - Slovaquie

Un nouveau style politique en Slovaquie

Un scandale de corruption dans lequel sont impliqués les sociaux-chrétiens au pouvoir, vient noircir les élections législatives anticipées qui auront lieu samedi en Slovaquie. Ces éléments ont été révélés par des procès-verbaux d'écoute des services secrets publiés fin 2011. Au vu des importantes manifestations anticorruption dans le pays, le quotidien de gauche Pravda demande un nouveau style politique : "La campagne électorale ne figure pas seulement parmi les plus répugnantes depuis 1989 mais aussi parmi les plus négatives de l'histoire de la démocratie slovaque. Le faible taux de participation attendu aux élections montre bien que la population s'éloigne de la politique et n'a plus aucune confiance dans l'élite politique. … La discussion sur les programmes politiques a été occultée par les scandales de corruption. Les manifestations dans les rues n'ont pas apporté de solution mais elles ont montré qu'une partie de la société était prête à prendre des mesures plus radicales. C'est le dernier avertissement aux politiques qui ne peuvent pas continuer à agir dans le même style." (08.03.2012)

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Svobodata - Bulgarie

Les présidents bulgares pires que Wulff

L'ex-vice président bulgare Angel Marin aurait gracié des criminels après avoir reçu un pot-de-vin. Un des individus graciés a déclaré devant une commission d'enquête parlementaire avoir versé 10.000 dollars américains à Marin, annonçait le quotidien Trud mercredi. Selon ce journal, l'ex-président Georgi Parvanov aurait également été impliqué dans cette affaire. Le site d'opinion Svobodata exprime ses préoccupations : "Il s'agit d'un cas de corruption particulièrement grave et scandaleux qui souille une fois encore le mandat déjà trouble de ce tandem présidentiel. Le président fédéral allemand Christian Wulff a démissionné suite à des manquements bien plus anodins. Des hommes d'affaires lui avaient octroyé un crédit avantageux et lui avaient financé ses vacances. Comparez cela avec la possibilité que le tandem présidentiel bulgare ait libéré un coupable contre de l'argent et vous verrez l'immense fossé qui existe entre les critères moraux du monde civilisé et ceux de la Bulgarie." (07.03.2012)

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ÉCONOMIE

Frankfurter Allgemeine Zeitung - Allemagne

Après Fukushima, le Japon doit s'ouvrir au monde

Un an après la catastrophe nucléaire de Fukushima du 11 mars 2011, l'économie japonaise devrait retrouver la croissance cette année. La catastrophe a toutefois montré que le Japon doit s'ouvrir davantage au monde, écrit le quotidien conservateur Frankfurter Allgemeine Zeitung : "Le pays a perdu beaucoup de confiance sur le plan international car il a informé trop tard voire pas du tout ses voisins asiatiques. La population japonaise ne croit pas aux annonces garantissant la fiabilité de la nourriture. Les rumeurs se multiplient en raison d'un manque de transparence et parce que les nouvelles désagréables, pour des motifs également culturels, sont trop longtemps passées sous silence. Une plus grande ouverture du pays pourrait générer plus de transparence. Elle permettrait également davantage de compétitivité pour une économie japonaise protégée par les régulations. ... Nombreux sont ceux proches du gouvernement à Tokyo toutefois à y voir plus un danger qu'une opportunité. L'ouverture pourrait pourtant contribuer à déployer l'incroyable potentiel industriel, commercial, artistique, scientifique et technique dont le Japon dispose encore." (08.03.2012)

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Aixmi.gr - Grèce

Les marges exorbitantes des grossistes grecs

En Grèce, les consommateurs achètent des pommes de terre directement aux agriculteurs et les revendent via Internet, sans passer par des grossistes, à des prix nettement plus avantageux qu'en magasin. Le portail d'information Aixmi soutient le mouvement dit des patates bon marché et appelle le gouvernement à intervenir enfin pour réguler des marges pratiquées par les grossistes : "Il fallait d'abord qu'une initiative semblable ait lieu dans notre petit pays appauvri pour que l'on dévoile l'ampleur de la tragédie, cette entreprise funeste connue de tous et contre laquelle personne n'avait encore rien pu entreprendre : les tarifs d'usuriers pratiqués par les intermédiaires. … Les hauts fonctionnaires irresponsables du ministère du Développement et au sein des commissions à la concurrence étaient au courant du fonctionnement de cette activité mais n'ont pourtant rien fait. … Le mouvement des pommes de terre montrera la voie et incitera les politiciens incapables à se demander enfin pourquoi un Grec paye un paquet de lessive deux fois plus cher qu'un Français ou qu'un Allemand, et pourquoi un yaourt grec est vendu moins cher à Londres qu'au Pirée." (07.03.2012)

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SOCIÉTÉ

Diário Económico - Portugal

Les quotas de femmes sont inutiles

La commissaire européenne à la Justice Viviane Reding a annoncé lundi à Bruxelles une initiative législative pour l'introduction d'un quota de femmes à la tête des entreprises. Toutefois la parité entre les sexes ne se décrète pas par la loi, estime le journal économique Diário Económico en cette journée mondiale de la femme : "Les femmes sont toujours en large minorité au sein de l'économie, des gouvernements et des parlements. Un coup d'œil sur les chiffres publiés tout récemment par Bruxelles suffit : une femme occupe seulement un poste de direction sur sept dans les entreprises européennes. Au Portugal, seuls six pour cent des positions dirigeantes sont occupées par des femmes, un taux plus de deux fois inférieur à la moyenne européenne. Viviane Reding n'est pas très heureuse de ces chiffres et a présenté la solution  : une réglementation par quotas. … Mais cela ne résout pas le problème, qui n'est pas de nature politique mais sociale voire structurelle. La société doit changer son calendrier et ses critères de décision car l'égalité des chances ne se décrète pas par la loi." (08.03.2012)

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Rzeczpospolita - Pologne

Les hommes polonais sont des mauviettes

A l'occasion de la journée internationale de la femme, le quotidien conservateur Rzeczpospolita constate la tendance croissante des hommes polonais au relâchement et présente trois profils caractéristiques : "Le premier se sent bien dans le club des éternelement jeunes et sans obligations. Il s'amuse jusqu'à l'âge de 40 ans, parfois plus. Il partage sa vie entre travail et loisir. … A l'âge de 50 ans, il prétend alors être mûr pour le rôle de père. On rencontre le deuxième type de plus en plus souvent dans le métro : il est stylé de pied en cap. Il suffit de jeter un œil à sa coiffure minutieuse pour constater qu'il s'est levé une heure plus tôt que tout le monde pour se préparer, alors qu'il est seulement huit heures du matin. … Le troisième est toujours fatigué après le travail. Cela fait sept mois qu'il doit visser la tringle du rideau, et il ne l'a pas encore fait car il n'a pas le bon outil. ... Il dit à sa femme : 'personne ne sait le faire mieux que toi.' Et il pense qu'elle le croit." (08.03.2012)

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Eesti Ekspress - Estonie

Les grèves et les limites du budget letton

Les professeurs estoniens demandent une hausse de salaire et menacent de faire grève comme d'autres catégories socioprofessionnelles avant eux. Cette revendication est justifiée, estime le quotidien à sensation Eesti Ekspress, mais le budget national a ses limites à long terme. Le journal propose ainsi un autre accord: "Quand la politique évoque des réformes, des mesures d'austérité, des fermetures et des rationalisations, tout cela semble raisonnable. Mais dès qu'elle commence à négocier, c'est le chaos total. Il y a déjà eu une tentative d'accord social, dont il ne reste plus qu'un groupe de travail à l'apparence honorable. Nous proposons de recourir aux 900.000 euros [prévus pour la création de fondations politiques] pour évoquer conjointement les actions à venir dans les conflits sociaux. Si un accord est possible, le gouvernement pas plus que l'opposition ne pourront continuer à exploiter la question de manière populiste. Le pic de la crise économique est passée, mais il faudra encore des années avant de connaître un essor. C'est pourquoi il n'y a pas de fonds supplémentaires à redistribuer pour le moment et dans un futur proche." (08.03.2012)

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SPORT

Wiener Zeitung - Autriche

Remettre enfin la FIFA à sa place

La commission en charge des sports au Conseil de l'Europe a demandé mercredi à la Fédération internationale de football (FIFA) d'enquêter sur la réélection de Joseph Blatter à la tête de l'organisation l'année dernière. Elle reproche à la FIFA des structures opaques et des finances douteuses. En raison du conflit avec le Brésil autour du règlement controversé pour la Coupe du monde 2014, c'est une bonne chose d'imposer des limites à cette instance puissante du football, écrit le journal public d'obédience libérale Wiener Zeitung : "Manifestement, la FIFA ne songe même pas que c'est elle qui a mis le Brésil dans cette situation. La fédération internationale veut au final adopter un règlement qui l'autorise entre autres à proposer de l'alcool dans les stades, chose interdite aujourd'hui. Si cette loi pour la coupe du monde a surmonté mercredi l'examen d'une commission parlementaire [brésilienne], elle n'a pas encore été adoptée. Il serait intéressant de voir ce que fera la FIFA si celle-ci est tout bonnement rejetée. La FIFA ne peut vraisemblablement s'en prendre qu'à elle-même, notamment pour avoir excessivement tiré sur la ficelle de l'arrogance." (08.03.2012)

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