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Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 12.04.2012

 

À LA UNE

Nouvelle hausse des taux pour les pays en crise

L'Espagne a dû s'acquitter de taux proches de six pour cent pour emprunter. (© dapd)

 

Les taux d'emprunt liés aux obligations espagnoles et italiennes ont nettement augmenté mardi, entraînant une baisse des cours parmi les bourses européennes. La possibilité d'aides européennes n'incite pas les pays endettés à assainir leur budget, critiquent certains commentateurs. D'autres jugent l'austérité peu utile aux Etats en difficulté.

Il Sole 24 Ore - Italie

Le calcul de Berlin échoue

L'Espagne sert de bouc émissaire pour raviver la crise de l'euro, même si la responsabilité incombe plutôt à la politique de crise allemande, estime le journal économique Il Sole 24 Ore : "Il est aisé de rendre l'Espagne responsable de la nouvelle nervosité des marchés financiers. … En réalité, c'est pourtant l'Europe inexistante qui est dans le collimateur des marchés. Les attaques respectives sur la Grèce, le Portugal, l'Irlande, l'Espagne, l'Italie et même la France ne servent qu'à tester une cohésion inexistante. … Angela Merkel pensait pouvoir apaiser les marchés en prescrivant des mesures d'austérité et des remèdes de cheval au pays en difficulté, et ainsi faire d'une pierre deux coups : rappeler à l'ordre les partenaires indisciplinés et protéger l'euro. Elle a fait erreur. Car sans croissance, la thérapie ne fonctionne pas. … Merkel espère pouvoir s'en sortir d'ici les élections de 2013 sans avoir à obtenir l'assentiment du Bundestag pour de nouvelles aides aux pays endettés." (12.04.2012)

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De Volkskrant - Pays-Bas

Plus d'austérité ne servira à rien

Compte tenu des primes de risque élevées liées aux emprunts d'Etat espagnols et italiens, davantage d'austérité n'est pas envisageable, estime le quotidien de centre-gauche De Volkskrant : "Les taux que les pays européens affaiblis, l'Italie et l'Espagne, doivent payer augmentent avec une rapidité préoccupante. … Avec des primes de risque aussi élevées, opter pour l'austérité signifie pour les actuels gouvernements italien et espagnol lutter seulement contre les symptômes et non contre les causes. Contrairement à leurs prédécesseurs, on ne peut leur reprocher une quelconque passivité. Même les marchés financiers ont remarqué que la rigueur avait également son revers : en plus des difficultés sociales, elle accroît aussi les problèmes économiques. … Dans le cas de la Grèce, du Portugal et de l'Irlande, un fonds de secours ne pourra apporter qu'une aide temporaire. Celui-ci est en effet trop limité pour pouvoir couvrir les déficits des grandes économies que sont l'Espagne et l'Italie. Les dirigeants européens semblent vouloir s'interdire un nouveau sommet de crise avant les élections françaises. Mais ils ne pourront vraisemblablement pas y couper." (12.04.2012)

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Knack - Belgique

La zone euro veille à son propre déclin

Les pays endettés sont incapables de réformer leurs finances publiques et ravivent ainsi la crise de l'euro, critique l'hebdomadaire de centre-gauche Knack : "L'incapacité à assainir et restructurer sérieusement est surtout liée au fait qu'il y avait jusque-là une alternative, à savoir l'aide du reste de l'Europe. … Les coûts sont pour l'essentiel assumés par d'autres pays que les pays endettés. Pourquoi devrais-je m'efforcer de payer mon loyer si les pays voisins le font pour moi et qu'ils apprécient que je sois proche d'eux ? Tous les pays de la zone euro ont une telle peur d'un ou plusieurs départs de la zone qu'ils ne cessent de mettre la main au porte-monnaie. … La tentation de l'aide gratuite européenne devient trop grande quand, de façon alternative, des atteintes douloureuses doivent être faites pour lesquelles les hommes politiques sont sanctionnés par les électeurs. … Il n'y a qu'une issue à cette impasse qui mène inévitablement à l'explosion de l'Union monétaire : une Union politique." (11.04.2012)

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El Mundo - Espagne

L'Espagne doit convaincre les marchés

Le gouvernement espagnol doit avant tout convaincre les marchés et non l'UE de sa politique, estime le quotidien conservateur El Mundo : "La tâche principale du Premier ministre Rajoy est de montrer aux investisseurs qu'il assainit l'économie et qu'investir en Espagne est redevenu intéressant. Les investisseurs -  et non Berlin, Bruxelles ou Francfort - harcèlent de nouveau l'Espagne après que les socialistes ont repris le pouvoir en Andalousie et que les dépenses régionales augmentent, tandis que des coupes ont lieu dans la recherche et les infrastructures. Ce sont les marchés qui ont de nouveau attaqué après avoir constaté que Rajoy avait économisé dix milliards d'euros dans les secteurs de l'éducation et de la santé, et c'est ce qui a fait remonter les taux des emprunts d'Etat." (12.04.2012)

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POLITIQUE

Süddeutsche Zeitung - Allemagne

Espérons que les Grecs voteront bien

Des élections législatives anticipées auront lieu en Grèce le 6 mai, a annoncé mercredi le Premier ministre Lucas Papademos. Si ces élections sont en réalité la dernière chose dont le pays a besoin, elles sont pourtant importantes en raison de la crise, estime le quotidien de centre-gauche Süddeutsche Zeitung : "La dernière fois que les Grecs se sont rendus aux urnes, à l'automne 2009, ils ont donné la victoire à un parti dont le slogan électoral était : 'Il y a de l'argent'. … C'est une bonne chose qu'ils puissent voter aujourd'hui. Encore faudrait-il qu'ils aient une véritable alternative, et pas seulement le choix entre la peste et le choléra. Les Grecs n'accorderont pas leur voix à celui en qui ils ont le plus confiance, mais à celui qui les répugne le moins. … Si [le parti conservateur] Nea Dimokratia et le PASOK [socialiste] devaient pourtant être en tête finalement, c'est parce qu'ils sont les seuls qui semblent garantir aux Grecs un maintien dans la zone euro. … Il ne reste qu'un seul espoir à de nombreux Grecs, à savoir qu'au final, le résultat du scrutin réunisse à nouveau les deux partis dans une coalition et - plus important encore - les amène à la raison." (12.04.2012)

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Les Echos - France

Les Français ne veulent pas de budget équilibré

Le gouvernement français a présenté mercredi un plan de stabilité visant l'équilibre budgétaire pour 2016. Ce plan n'aidera pas vraiment le président Nicolas Sarkozy dans sa campagne électorale, écrit le journal économique libéral les Echos : "Bien sûr, ce dernier peut en user comme d'un argument électoral, en faisant valoir que, pour lui, le retour à l'équilibre budgétaire n'est pas une variable mais un impératif, quand il n'est, pour François Hollande, qu'un objectif subordonné au retour d'une croissance de 2,5 %. Mais, au jeu de l'efficacité politique, dans un pays à l'esprit volontiers rebelle, dont un quart de l'électorat croit encore pouvoir s'endetter et s'affranchir de ses créanciers, le candidat socialiste fait un calcul habile à court terme, celui de ne pas sacrifier notre confort social à l'austérité budgétaire. Car il n'est pas sûr que le spectre abstrait d'une sanction des marchés au lendemain d'une victoire socialiste soit de nature à effrayer des électeurs souvent plus préoccupés du montant de leur plein d'essence." (12.04.2012)

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Corriere del Ticino - Suisse

Le dilemme de la Lega Nord

Après la démission la semaine dernière d'Umberto Bossi, président du parti nord-italien Lega Nord, suite à des accusations de financement illégal de parti, c'est son fils Renzo Bossi qui a démissionné mardi de son poste de conseiller régional de Lombardie. Le parti devrait toutefois se débarrasser complètement des Bossi, ce qui le place devant un dilemme, estime le quotidien libéral Corriere del Ticino : "On n'a évoqué jusque-là que l'exclusion du trésorier. La base de la Lega Nord veut plus, mais le courage lui manque. … Car ne faudra-t-il pas alors exclure aussi du parti les membres de la famille Bossi , lesquels sont tous des membres réguliers et ont détourné des financements du parti ? La base s'est présentée mardi à Bergame armée d'un balai, le symbole du ménage, mais elle n'a pas nettoyé au final. Personne n'ose expulser les proches de Bossi, car cela signifierait chasser également Bossi, et sans Bossi la Liga s'effondrerait." (12.04.2012)

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Der Standard - Autriche

Avec Romney, la stagnation est au programme

Après le retrait de Rick Santorum mercredi, le candidat républicain aux élections présidentielles américaines sera très probablement Mitt Romney. Ce dernier ferait cependant un mauvais président, estime le quotidien de centre-gauche Der Standard : "Les républicains sont prisonniers de leur idéologie anti-fiscalité et anti-Etat, et Romney ne dispose manifestement pas des qualités d'un dirigeant pour casser le diktat du Tea Party. Le seul élément qu'il pourra parvenir à imposer au Congrès sera la diminution accrue des impôts, et ce seulement si la majorité des deux chambres est républicaine. Un président Romney ne pourra, malgré ses capacités entrepreneuriales, canaliser ni les déficits budgétaires abyssaux ni initier les investissements nécessaires et urgents pour l'avenir du pays, en matière d'éducation, de recherche ou d'infrastructures. Une dérégulation supplémentaire, son thème de prédilection, est la dernière chose dont l'économie américaine a besoin. Les Etats-Unis ne risquent pas sous Romney une nouvelle révolution conservatrice qui soulèverait l'indignation dans le monde entier, mais une stagnation durable." (12.04.2012)

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RÉFLEXIONS

Público - Portugal

António Vitorino et Vaira Vike-Freiberga sur l'importance des petits pays de l'UE

Dans la crise de l'euro, il a été reproché ces derniers mois à l'Allemagne de déterminer de manière unilatérale la politique en Europe. Si ce reproche est fondé dans les grandes lignes en ce qui concerne la lutte contre la crise de l'euro, l'heure des petits Etats européens est par contre venue en matière de politique étrangère européenne, estiment l'ex-commissaire européen portugais António Vitorino et l'ex-présidente lettone Vaira Vike-Freiberga dans le quotidien Público : "Dans cette Europe, les décisions importantes pourraient bien maintenant se prendre à Stockholm ou à Varsovie, et non seulement à Berlin, à Paris ou à Londres. De plus, les dossiers importants de politique étrangère étant déjà rendus au seuil de l'Europe, qu'ils proviennent d'Égypte, du Belarus ou maintenant de la Syrie, des initiatives européennes utiles doivent être accueillies à bras ouvert, peu importe d'où elles proviennent. … L'Allemagne est peut-être en train de recevoir toute l'attention en ces temps de crise, mais la dernière année nous a rappelé que l'influence de l'Europe est à son plus fort lorsque les petites nations participent et unissent leurs efforts – et prennent même le relai – des grands pays. ... Donc, que la Pologne et la Suède se le disent : l'Europe a besoin de leurs initiatives. … D'autres Etats membres doivent suivre leur exemple afin de donner une véritable portée et une réelle influence à la politique étrangère européenne." (11.04.2012)

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ÉCONOMIE

Keskisuomalainen - Finlande

Nokia est menacée

L'action Nokia a subi une chute mercredi dépassant parfois les 18 pour cent et se situe désormais à 3,14 euros. Le groupe est menacé, estime le quotidien libéral Keskisuomalainen : "Ce fut un effondrement rapide. Après 2008, le leader du marché des portables a perdu sa position en moins de deux ans. [Le PDG] Stephen Elop a, dans une analyse, qualifié Nokia de plate-forme en feu de laquelle il faut sauter en mer. … La plate-forme est petite et chancelante. … L'avenir de Nokia se décidera cette année. Mais les prévisions sont mauvaises. Les téléphones Nokia sont aussi bons que ceux des concurrents. Mais cela ne suffit pas, car Nokia doit proposer les meilleurs produits pour s'imposer sur le marché. Les concurrents de Nokia sont des entreprises orientées dans de nombreux domaines : Apple et Samsung proposent par exemple une large gamme de produits allant des ordinateurs aux tablettes tactiles en passant par les téléviseurs. Nokia est en revanche une entreprise limitée aux téléphones portables. Cette spécialisation exclusive pourrait désormais anéantir toute l'entreprise." (12.04.2012)

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Dienas Bizness - Lettonie

Dumping sur le porc en Lettonie

Pendant la période pascale, de nombreux commerces en Lettonie ont vendu de la viande de porc étrangère à prix cassé, déplore le journal économique Dienas Bizness, qui se plaint du protectionnisme d'autres Etats de l'UE : "Difficile de dire ce qui se passerait si nos entreprises, en recourant à la même tactique, essayaient de conquérir d'autres marchés comme par exemple le Danemark ou la Lituanie voisine. Les autorités responsables dans ces pays trouveraient très rapidement diverses méthodes pour interdire de telles promotions en instaurant des contrôles de qualité et des vérifications comptables. Ne versons donc pas de larmes de crocodile en disant que cette façon de procéder n'est pas correcte et que le marché unique européen est prioritaire. Le plus important est et reste, du moins dans d'autres pays, l'intérêt du contribuable dans son propre pays." (12.04.2012)

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SOCIÉTÉ

Pravda - Slovaquie

Du sport plutôt qu'une taxe alimentaire

Le nouveau gouvernement slovaque prévoit l'introduction d'une taxe sur les denrées alimentaires néfastes pour la santé, comme cela existe déjà dans d'autres pays européens. Motiver ainsi la population à vivre plus sainement n'est toutefois pas la bonne solution pour le quotidien de gauche Pravda : "Si l'on considère que 60 pour cent des Slovaques sont en surpoids, cette idée est progressiste. … Mais une taxe de ce type touchera plutôt les familles aux faibles revenus. Cela aura pour effet de les pousser à faire davantage leurs achats à l'étranger. Dans un pays où les denrées alimentaires sont déjà taxées à 20 pour cent, cette initiative est de mauvais goût. Il serait possible d'aborder le problème dans l'autre sens en diminuant la taxe sur les denrées alimentaires saines et en motivant les jeunes à faire plus de sport. Pour cela, il faudrait investir dans les équipements sportifs, actuellement dans un état désastreux. Mais cela n'est possible que si l'Etat se soucie réellement de la santé des citoyens, et pas seulement de combler les trous du budget." (12.04.2012)

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Verslo žinios - Lituanie

Avenue endommagée, à qui la faute

La rue principale de Vilnius, l'avenue Gediminas, est striée de crevasses depuis l'hiver dernier, entraînant des dommages de 2,8 millions d'euros. Les réparations de cette rue entre 2002 et 2007 n'ont apparemment pas été effectuées avec des pavés résistant au climat lituanien, comme on vient de le constater. Personne ne veut endosser jusqu'à présent la responsabilité des dégâts, déplore le journal économique Verslo žinios : "En public, les participants au projet ne font jusqu'ici que s'accuser mutuellement et en profitent pour laver leur linge sale. … Il apparaît de plus en plus clairement que toute cette histoire est une magouille ou une grosse bêtise. La commande, qui se chiffre à 100 millions de litas, a été exécutée par pur intérêt personnel ou sans réfléchir. Dans les deux cas, c'est criminel." (12.04.2012)

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