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Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 19.04.2012

 

À LA UNE

Nouveaux signes de crise en Europe

La directrice du FMI, Christine Lagarde, a déjà reçu des promesses pour plus de 316 milliards de dollars. (© AP/dapd)

 

Le Fonds monétaire internationale (FMI) a mis en garde mercredi contre une nouvelle crise du crédit en Europe et veut augmenter ses réserves de 400 milliards de dollars. Mais pour les analystes, l'Europe peut s'en sortir seule, notamment si l'Allemagne cesse de s'opposer à la mutualisation des dettes publiques.

Berliner Zeitung - Allemagne

Les riches Européens prennent aux pays émergents

Les pays membres du FMI ont déjà promis environ 320 milliards de dollars de fonds supplémentaires pour les éventuels crédits de crise, sur les 400 milliards visés, a annoncé mercredi la directrice du FMI, Christine Lagarde. Mais l'Europe devrait lutter elle-même contre sa crise plutôt que de mendier auprès du FMI, critique le quotidien de centre-gauche Berliner Zeitung : "Les Européens aisés pourraient et devraient en fait s'aider eux-mêmes. Au lieu de cela, ils empruntent auprès des pays émergents, dont les peuples ne peuvent que rêver d'un niveau de vie équivalent à celui de l'Allemagne, de la France ou de l'Espagne. Avec les fonds chinois, indiens et brésiliens, le FMI devrait élargir massivement ses ressources afin d'ériger un pare-feu mondial venant compléter le système européen. Il est toutefois ironique que ce soient les Allemands qui fassent pression en ce sens. En Europe, où l'on a besoin de son argent, le gouvernement fédéral déclare qu'on ne peut pas résoudre une crise de la dette en ajoutant sans cesse des milliards supplémentaires. Mais au FMI, il appelle les autres haut et fort à verser leur part afin de pouvoir rassembler mille milliards de dollars. … Les Européens ont le potentiel nécessaire pour endiguer eux-mêmes leur crise et assumer ainsi leur responsabilité vis-à-vis de l'économie mondiale." (19.04.2012)

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Il Sole 24 Ore - Italie

Persuader Berlin

Dans le rapport sur l'aide à la Grèce présenté mercredi, la Commission européenne a une nouvelle fois souligné la nécessité de mutualiser les dettes publiques des pays de la zone euro. Berlin bloque toutefois cette issue possible à la crise, déplore le journal économique Il Sole 24 Ore : "La crise est réelle et menace de s'aggraver. Les mesures prises jusqu'à présent ne suffisent pas pour la contenir. Ni l'austérité fanatique ni un fonds de secours permanent aux moyens insuffisants ne permettront de la surmonter. … Une stratégie de croissance européenne incluant une mutualisation au moins partielle des dettes est un slogan qui prend partout, sauf en Allemagne. Mais ce jeu du refus risque de devenir dangereux. Car la passivité économique pourrait bientôt voler en éclats en raison de changements politiques [comme une transition gouvernementale en France] et constituer un mélange explosif favorisant les spéculateurs. … Cela pourrait enfin contribuer à persuader Merkel." (19.04.2012)

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Blog A Europa desalinhada - Portugal

L'Europe ne peut pas se fier au FMI

Le Fonds monétaire international a mis en garde mercredi contre une nouvelle crise du crédit en Europe qui pourrait avoir des conséquences mondiales. Avec sa nouvelle directrice française Christine Lagarde, le FMI se montre plus critique vis-à-vis de l'Europe qu'il y un an, estime Caroline de Gruyter dans le blog A Europa desalinhada : "A Noël, la directrice du FMI a envoyé à la chancelière allemande un petit bijou de chez Hermès. Merkel avait aussi un cadeau pour Lagarde : un CD de Beethoven joué par l'orchestre philharmonique de Berlin. La relation personnelle des deux femmes est toutefois mise à l'épreuve désormais, le FMI commençant à exprimer son mécontentement après deux années d'opposition intensive quant à la gestion de crise européenne. On ne sait pas vraiment si la Chine, le Canada ou le Brésil monteront sur la tour de contrôle, car il y a un an, le FMI n'avait rien à voir avec aujourd'hui. Pour [l'ancien directeur du FMI] Dominique Strauss-Kahn, le rôle reluisant de 'sauveteur de l'euro' était une opportunité car il voulait devenir président de la France. Avec Lagarde, le FMI est devenu un partenaire non fiable." (18.04.2012)

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POLITIQUE

Blog Sarkozysme culturel - France

Sarkozy sera bientôt oublié

D'après les sondages actuels, le président français Nicolas Sarkozy serait battu au second tour des élections présidentielles le 6 mai par le socialiste François Hollande, à 45 pour cent contre 55. Sarkozy et son style politique seront alors vite oubliés, estime Frédéric Martel sur son blog Sarkozysme culturel : "Qu'est-ce que le sarkozysme ? Que restera-t-il, s'il est défait le 6 mai, dans l'histoire de la droite ? Que deviendra-t-il dans les manuels d'histoire ? … Une agitation un peu vaine ? Un volontarisme sans sens de la réforme ? Un bonapartisme ? En réalité, je fais l'hypothèse qu'il ne restera rien du sarkozysme après le 6 mai. Même la droite aura du mal à se réapproprier la figure et le bilan, la technique politicienne et le sens médiatique. Pas davantage l'homme. Si Sarkozy est battu, la parenthèse sera refermée et nul n'aura une grande envie de la rouvrir." (18.04.2012)

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La Stampa - Italie

Mario Monti déçoit

Le Premier ministre italien Mario Monti a présenté mercredi son programme économique et financier pour les trois prochaines années. Ces plans manquent toutefois de substance, déplore le quotidien libéral La Stampa : "Le plus frappant dans les documents produits par le gouvernement et dans le discours prononcé par Mario Monti, c'est l'absence totale de concret, même dans les rares endroits (les infrastructures ou l'administration publique par exemple) où l'on parle de choses et non de concepts purement abstraits comme les obligations futures, les intentions, les prévisions et les avertissements aux citoyens et aux partis. Une sorte de triomphe des verbes de modalités qui couvrent tout et tout le monde. Un langage qui mérite d'être étudié, ne serait-ce que pour l'audace avec lequel il hybride les deux monstres de notre temps : le jargon vaseux de la bureaucratie européenne et les manifestes électoraux des partis, remplis d'intentions louables et d'objectifs merveilleux, mais sans indication des moyens qui permettront de les atteindre." (19.04.2012)

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Der Standard - Autriche

La démocratie tchèque en danger

Le gouvernement tchèque de centre-droit mené par le Premier ministre Petr Nečas est fragilisé. C'est la conséquence de luttes internes d'un membre de la coalition, le parti populiste Affaires publiques (VV). Le quotidien de centre-gauche Der Standard y voit un péril pour la démocratie tchèque : "Entré dans l'arène en faisant de la lutte contre la corruption son mot d'ordre principal, le parti est lui-même devenu dès son entrée au gouvernement une souche de corruption par excellence. … Cette formation hétérogène disposant toutefois encore d'individus qui, sous le nom de ce parti, sont disposés à œuvrer pour le bien public et non pour leur enrichissement personnel, la rupture n'était qu'une question de temps. La conséquence directe de tout cela est une nouvelle instabilité dans la politique tchèque, à un moment où le gouvernement de centre-droit devrait se montrer aussi solidaire que possible pour faire passer son programme d'austérité et d'assainissement. … La déception des électeurs pourrait générer un nouveau sentiment de frustration plus profond et faire jubiler d'autre part les cyniques de l'establishment politique. C'est un cocktail empoisonné pour la démocratie." (19.04.2012)

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Tages-Anzeiger - Suisse

La Suisse limite l'afflux d'Européens de l'Est

Le gouvernement helvète a décidé mercredi de recourir à la clause de sauvegarde prévue dans l'accord de libre circulation avec l'UE et ainsi de restreindre l'afflux de travailleurs issus de pays d'Europe centrale et orientale membres de l'UE. Une juste décision, même si cela risque de susciter un conflit avec l'UE, estime le quotidien libéral Tages-Anzeiger : "La clause de sauvegarde revêt une grande importance psychologique dans le débat politique suisse sur l'immigration : à chaque fois que les Suisses ont dû se rendre aux urnes ces dernières années pour décider de la circulation des personnes, le Conseil fédéral a apaisé la crainte d'une trop forte immigration en indiquant qu'il restait possible de 'fermer les vannes' si nécessaire. Ne serait-ce que pour affermir modérément la frontière, comme cela a été fait hier. Si toutefois le Conseil fédéral n'avait pas utilisé ce frein, il se serait parjuré - avec comme conséquence prévisible un risque important que le peuple perde confiance dans le gouvernement et privilégie le non dans l'une des votations à venir sur l'extension de la libre circulation des personnes à de futurs pays de l'UE." (19.04.2012)

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Helsingin Sanomat - Finlande

Rendre les dons électoraux plus transparents

Le premier jugement a été rendu mercredi dans les procès sur l'affaire des dons de campagne en Finlande. Le quotidien libéral Helsingin Sanomat rappelle que rien ne s'oppose à ce système de dons tant qu'il est transparent : "Tous ces procès faisant suite au scandale du financement des campagnes électorales montrent à quel point certains politiques se sont éloignés de la conception globale du droit. Pourtant, la conception générale de la morale est devenue beaucoup plus stricte ces dernières années : ce qui était auparavant considéré comme normal peut aujourd'hui entraîner une enquête policière et une inculpation. … La législation relative au financement des campagnes électorales et les obligations d'information sur les fonds touchés ont elles aussi été largement renforcées. Les lois ont été durcies sous la pression de l'opinion publique et au fur et à mesure que se démêlait la pelote du financement des campagnes électorales, la colère a atteint un niveau jusque-là inédit. … Mais dans la tourmente de ce scandale, il ne faut pas oublier qu'il est tout à fait acceptable que des entreprises et des particuliers soutiennent financièrement le travail politique et les différents candidats - et ainsi la démocratie - tant que tout se déroule dans la modération et la transparence." (19.04.2012)

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ÉCONOMIE

Süddeutsche Zeitung - Allemagne

Empêcher le retour de la cupidité des banquiers

La grande banque britannique Barclays a versé sept millions d'euros d'"égalisation fiscale" à son directeur Bob Diamond. Les gouvernements doivent empêcher que ne se réinstalle sur le plan international la cupidité des banquiers, demande le quotidien de centre-gauche Süddeutsche Zeitung : "'Le temps des excuses doit être révolu', comme le déclare Diamond. Quant à savoir la période qui s'annonce, il ne le dit pas. Pour de nombreux citoyens, cela ressemble au retour de la cupidité. … Celui-ci montre que les gouvernements doivent intervenir plus fortement encore. Les banquiers doivent percevoir leurs bonus seulement une fois qu'ils ont prouvé qu'ils maîtrisaient les risques de leurs transactions. … Il y a des idées. Le commissaire européen Michel Barnier réfléchit par exemple à un moyen de fixer officiellement le rapport entre le plus haut et le plus bas revenu versés par une banque. Le grand chef devrait d'un coup s'intéresser à ce que gagne la femme qui nettoie son bureau surdimensionné. Les revenus des uns et des autres sont un facteur déterminant de la cohésion d'une société." (19.04.2012)

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SOCIÉTÉ

El País - Espagne

Juan Carlos se repent

Le roi espagnol Juan Carlos a présenté publiquement ses excuses pour avoir participé à une chasse à l'éléphant au Botswana, alors que l'Espagne est en proie à la crise. Le quotidien de centre-gauche El País loue l'attitude du monarque : "Le roi a fait hier un geste qui l'honore. Ses paroles à la sortie de la clinique - 'Je suis désolé, j'ai commis une erreur, cela ne se reproduira plus' - en rapport avec son voyage privé au cours duquel il a chassé l'éléphant, en pleine crise financière, constitue un précédent inédit. … Jusqu'à présent, aucun politique espagnol n'a rien fait de tel. Et même Juan Carlos n'avait jamais auparavant reconnu publiquement ses erreurs. Il faut souligner que le roi a décidé de prononcer ces mots lui-même, plutôt que de laisser un porte-parole s'en charger, avec distance, ce qui n'aurait pas permis de montrer aux caméras de télévision sa contrition et combien il est conscient de l'importance de sa faute." (19.04.2012)

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The Guardian - Royaume-Uni

Le racisme ordinaire suédois

La ministre suédoise de la Culture Lena Adelsohn Liljeroth a été vivement critiquée pour avoir participé à une manifestation artistique contre la pratique de l'excision en Afrique. Elle y avait découpé un gâteau en forme de femme noire et distribué les parts aux personnes présentes. Cette forme de racisme est toutefois commune en Suède, écrit le quotidien de centre-gauche The Guardian : "Cette exception suédoise, cette idée selon laquelle la Suède est différente du reste de l'Europe, détachée de l'esclavage et du colonialisme, a compliqué la discussion sur les structures racistes auxquelles sont confrontés les Noirs aujourd'hui. Le racisme est une question de pouvoir, où ceux qui manipulent les leviers pensent que cela ne pose pas de problème de discriminer, déshumaniser et dénigrer sans conséquence. La ministre de la Culture compte sur une structure raciste qui ignore les incidents racistes et les rend au final normaux. Voilà le véritable visage de la société suédoise." (18.04.2012)

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Lietuvos rytas - Lituanie

Pour un travail de mémoire de l'holocauste en Lituanie

Du 16 au 22 avril, la Lituanie commémore les victimes de l'holocauste par la traditionnelle marche des vivants. Il faut améliorer le travail de mémoire pour les 200.000 Juifs lituaniens qui ont été massacrés pendant la Seconde Guerre mondiale, écrit le quotidien libéral Lietuvos rytas : "Notre Etat est constamment critiqué en Occident et en Israël parce qu'il ne commémorerait pas comme il se doit les victimes de l'holocauste et ne voudrait pas l'expliquer aux jeunes parce que ce serait un sujet tabou. C'est une question taboue en Lituanie. … Ce qui manque le plus, ce sont les propos objectifs d'historiens professionnels. … Les chiffres les plus importants sont encore obscurs - combien de Lituaniens ont participé directement aux massacres, qui étaient-ils et quelle proportion représentaient-ils parmi les meurtriers ? … Plus il y aura de certitudes quant à l'étendue de la collaboration des Lituaniens avec les nazis reposant sur des études scientifiques, moins il y aura de place pour les spéculations des radicaux des deux pôles. Les uns crient en effet jusque-là que 'tous les Lituaniens ont tué des Juifs', les autres qu'ils n'ont été 'qu'une poignée'." (19.04.2012)

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Mladá fronta Dnes - République tchèque

Un match commémoratif troublé par l'étoile rouge

Lors d'un match de hockey sur glace entre la République tchèque et la Slovaquie censé commémorer la victoire de la Tchécoslovaquie sur l'Union soviétique lors des championnats du monde de 1972 à Prague, la sélection nationale tchèque s'est présentée mercredi dans le maillot de l'époque orné d'une étoile rouge. Le quotidien libéral Mladá fronta Dnes trouve cela douteux : "L'étoile bolchevique figurant sur la tunique était le symbole du régime totalitaire. Aux championnats du monde de 1969, désespérés par l'invasion [ayant réprimé le printemps de Prague], quelques joueurs avaient choisi de masquer cette étoile. Il est louable que la fédération de hockey sur glace veuille commémorer le triomphe de 1972 à Prague. Les joueurs de l'époque le méritent également. Mais que des répliques des anciens maillots fassent partie de la célébration, c'est une autre histoire. Sans ce blason à l'étoile, la commémoration aurait été bien plus belle." (19.04.2012)

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