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Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 05.06.2012

 

À LA UNE

L'UE envisage d'ouvrir le MES aux banques

La quatrième banque espagnole, Bankia, a besoin de 19 milliards d'euros. (© AP/dapd)

 

Le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, Olli Rehn, n'a pas exclu lundi le soutien direct par le nouveau fonds de secours MES des banques en difficulté, comme les établissements espagnols actuellement. Cela permettra d'empêcher les errements politico-financiers des Etats surendettés, estiment les commentateurs, qui réclament toutefois un strict encadrement de la part de l'UE.

Neue Zürcher Zeitung - Suisse

Pas d'argent pour les banques sans règles

Avant que l'Espagne et Chypre sauvent elles-mêmes leurs banques en difficulté, une recapitalisation directe des banques par le fonds de secours européen (MES) pourrait en principe être une solution, estime le quotidien libéral-conservateur Neue Zürcher Zeitung. Mais même cette hypothèse présuppose des règles claires : "La recapitalisation directe de banques par le MES contribuerait à éviter que des pays comme l'Espagne et Chypre ne s'embarquent dans des errements politico-fiscaux et que les primes de risque liées aux emprunts d'Etat continuent à augmenter. On mettrait fin à l'interaction négative entre dette publique et solvabilité bancaire. Ce serait en outre une aide ciblée qui soutiendrait directement les banques dans le vif du problème. ... Comme pour d'autres aides publiques, la Commission européenne doit pouvoir fixer des conditions pour éviter le faussement de la concurrence. Il serait nettement préférable que le MES puisse aussi en contrepartie liquider des banques. On arrivera à cette conclusion au plus tard au moment où il n'y aura plus d'argent pour les recapitalisations." (05.06.2012)

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La Vanguardia - Espagne

La position de l'Allemagne évolue

Lentement mais sûrement, l'Allemagne cesse de résister à une recapitalisation directe des banques en difficulté par le fonds de sauvetage de l'euro, se réjouit le quotidien libéral La Vanguardia : "Bien que terriblement lente, l'Europe semble avancer dans une direction avantageuse pour l'Espagne. Et la chancelière Angela Merkel fait virer de bord le transatlantique allemand pour que les banques, avant la fin du mois, puissent directement solliciter le fonds de secours sans avoir à passer par les Etats. Les discussions entre Bruxelles, Berlin, Paris et Madrid ont créé ces derniers jours un climat qui laisse penser que les réticences allemandes sont en train de changer. Si le résultat n'est pas encore perceptible, le message suivant semble provenir de la capitale allemande : nous voulons que l'Espagne et son gouvernement réussissent. La reprise de la Bourse - impulsée par les banques - et le léger recul de la prime de risque ont accordé un bref répit à l'Espagne hier. Et ça, ces jours-ci, ça veut dire beaucoup." (05.06.2012)

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Dagens Nyheter - Suède

La crainte d'un trou bancaire sans fond

Des experts indépendants dressent actuellement un rapport de la situation du secteur financier espagnol. Malgré la bonne gestion de crise espagnole, le résultat du rapport ne présage rien de bon, redoute le quotidien libéral Dagens Nyheter : "Si l'on parvenait à se débarrasser de ce qui ne va pas dans le secteur bancaire, on rétablirait la confiance dans tout le pays. La crainte principale cependant, c'est que le trou s'avère important au point d'engloutir l'ensemble des finances publiques, comme en Irlande. C'est la raison pour laquelle un sauvetage alternatif consiste à ce que l'UE contribue à injecter du capital dans les banques espagnoles. L'Espagne souhaiterait toutefois que l'argent aille directement aux banques plutôt qu'à l'Etat. On espère ainsi pouvoir contourner les strictes règles de l'UE. Et c'est précisément pour cette raison que l'Allemagne dit non. … Le Premier ministre Mariano Rajoy prétend que l'Espagne n'est pas au bord de l'Apocalypse. S'il résout le problème bancaire, on serait tenté de le croire." (05.06.2012)

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POLITIQUE

Het Financieele Dagblad - Pays-Bas

Les dirigeants européens doivent se positionner

A l'occasion du sommet UE-Russie lundi, le président du Conseil européen Herman Van Rompuy a annoncé la présentation d'ici la fin de l'année d'un plan de développement de la zone euro. Un projet important, estime le journal économique Het Financieele Dagblad : "Pour sortir de cette crise, il n'existe en fait que deux possibilités : se séparer de l'euro ou poursuivre l'intégration pour surmonter toutes les erreurs structurelles de l'Union monétaire. La première option conduit à une catastrophe financière, la seconde à une catastrophe politique. Mais cette deuxième issue est préférable. Cela signifie que Van Rompuy devra convaincre cette année les dirigeants politiques de se positionner. Et ce ne sera pas facile, car les pays nordiques notamment devront assumer les problèmes des pays méridionaux, et ce n'est pas vu d'un bon œil par les électeurs. … Même si l'élaboration de projets en soi ne résout pas la crise, c'est la seule possibilité d'esquisser une perspective. Si les chefs de gouvernement se décident en faveur de l'euro, ils devront en accepter les conséquences et oser entreprendre les mesures nécessaires." (05.06.2012)

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Naftemporiki - Grèce

Grèce : trouver une alternative à l'austérité

Avant les élections du 17 juin, de plus en plus de politiques grecs évoquent leur volonté de renégocier les strictes mesures d'austérité avec les créanciers. Pour le journal économique conservateur Naftemporiki, Athènes ne peut rejeter la rigueur sans rien proposer à la place : "Nous ne cessons d'entendre que le programme d'austérité doit être entièrement ou partiellement renégocié avec les créanciers, sans pour autant que l'on ait de plan déterminé. … Nous ne pouvons pas convaincre les technocrates étrangers de restreindre ces mesures d'austérité désagréables si nous ne proposons pas en contrepartie des mesures équivalentes assorties d'un programme concret de croissance. … Nous ne devons pas oublier que les négociations avec la troïka seront menées après les élections dans des conditions très difficiles pour la Grèce. Le prochain gouvernement n'aura pas d'argent et devra prier la troïka de lui verser la prochaine tranche d'aide en juin. Dans ce contexte, le gouvernement ne peut pas modifier le programme d'austérité si les créanciers ne le veulent pas ou n'en sont pas convaincus." (05.06.2012)

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Spiegel Online - Allemagne

La discipline budgétaire allemande ne s'applique pas à Israël

Interrogé sur l'exportation de sous-marins vers Israël, le gouvernement allemand a déclaré participer à hauteur de 135 millions d'euros au coût d'un seul appareil. Cette réponse montre bien que taire la vérité équivaut à un mensonge, critique le chroniqueur Jakob Augstein sur le portail Spiegel Online: "Car en réalité, l'Allemagne a subventionné avec plus d'un milliard d'euros la construction de six appareils jusque-là. Les deux premiers navires ont tout simplement été offerts et même pour le sixième navire, un report a été octroyé pour le paiement de la part israélienne, ce qui au final revient à dire que l'Allemagne le financera. Les règles d'une bonne politique budgétaire et de l'ordre économique des marchés, auxquels le gouvernement de Merkel aime à se référer, n'ont plus de poids. … Le gouvernement de Merkel a une fois brièvement tenté d'obtenir des Israéliens un semblant de contrepartie pour la générosité allemande : la politique de colonisation devrait être modifiée, … des recettes fiscales gelées de l'Autorité nationale palestinienne devraient être libérées. Une fois que les Israéliens ont eu fini de rire, ils ont libéré ces recettes fiscales palestiniennes. Ils en sont restés là." (05.06.2012)

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Aftonbladet - Suède

Le Danemark fait front contre les terroristes

Un tribunal danois a condamné quatre hommes à douze ans de prison chacun pour avoir planifié un attentat contre le quotidien Jyllands-Posten, pour se venger la publication par ce dernier des caricatures de Mahomet. Le journal à sensation de centre-gauche Aftonbladet salue le travail de la police secrète danoise et suédoise : "Le fanatisme et la haine ne disparaîtront pas. L'intégration, le travail et la parité peuvent restreindre l'influence de l'extrémisme mais ils ne peuvent pas empêcher que certains individus dérapent. Il est donc nécessaire que la police et l'Etat de droit puissent s'opposer au terrorisme. Jusqu'à maintenant, cela n'a pas toujours été concluant. Anders Behring Breivik a pu planifier un massacre sans que son environnement réagisse. D'autres ont été accusé aux yeux du monde entier de terrorisme sans que l'on puisse leur reprocher d'actions répréhensibles. Les verdicts rendus lundi sont différents. La police n'a pas seulement empêché un crime grave, elle a en outre pu présenter suffisamment de preuves pour convaincre le tribunal de la culpabilité des accusés. C'est exactement ainsi que doit fonctionner un Etat de droit." (05.06.2012)

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RÉFLEXIONS

Der Standard - Autriche

Nina Khrouchtcheva critique l'héritage soviétique de Poutine

Vladimir Poutine, hôte du sommet UE-Russie à Saint-Pétersbourg, a entamé son troisième mandat de président russe et formé un nouveau cabinet. Le gouvernement actuel affiche une rigidité qui rappelle l'époque soviétique, écrit Nina Khrouchtcheva, petite fille de l'ancien dirigeant soviétique Nikita Khrouchtchev, dans le quotidien de centre-gauche Der Standard : "Dans la nomination de son nouveau cabinet, les racines soviétiques de Poutine transparaissent de manière évidente. Comme au temps de Léonid Brejnev, les bureaucrates incompétents passent d'un poste à un autre. … La raison à cela, c'est que [Poutine] n'acceptera pas de réforme, qu'il n'en est pas capable, le vieil adage selon lequel le pouvoir absolu corrompt absolument s'étant une nouvelle fois vérifié. Après plus d'une décennie au pouvoir, la clique dirigeante russe n'est plus en mesure d'améliorer sa politique. Ses intérêts personnels et sa richesse dépendent bien trop du statu quo qu'elle veut maintenir. Bien sûr, ce modèle n'est pas nouveau en Russie. Je n'oublierai jamais ce que ma grand-mère Nina disait dans notre propre famille sur l'influence corruptrice du pouvoir : 'Le Khrouchtchev de 1962 n'était malheureusement plus le Khrouchtchev de 1956'." (05.06.2012)

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ÉCONOMIE

Público - Portugal

La lâcheté de l'élève modèle portugais

Le Portugal s'est vu décerner une nouvelle fois lundi le satisfecit de la troïka pour la mise en œuvre des mesures d'austérité. Il est donc regrettable que le gouvernement, malgré cela, agisse de façon si hésitante et n'investisse pas dans l'économie, écrit le quotidien Público : "Notre Premier ministre nous assure que le pays n'est plus au bord de l'abîme. Le gouvernement se comporte néanmoins comme s'il redoutait d'y chuter à tout moment. Il y a une véritable contradiction entre 'l'élève modèle portugais' et une économie qui ne cesse de se détériorer sous l'égide de la troïka. C'est également lié au fait que rien ne s'oppose clairement à ce lent déclin. … Le gouvernement a aidé les grandes banques en leur apportant près de sept milliards d'euros au lieu d'investir directement ses fonds dans l'économie, par crainte de la tempête venant d'Espagne et de Grèce. Il est clair qu'il y a des raisons d'agir avec prudence. Mais le risque que cette attitude raisonnable et circonspecte ne cause notre perte est bien plus important encore." (05.06.2012)

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Lapin Kansa - Finlande

Seules les petites banques s'occupent des clients

De nombreuses grandes banques de la zone euro ne respectent pas le ratio raisonnable de capitaux propres, critique le politologue Reijo Korhonen dans le quotidien libéral Lapin Kansa, en érigeant les petites banques en modèle : "Les géants bancaires fouillent dans les économies nationales comme les porcs dans leur mangeoire. Ils se sentent appelés par une économie de casino et autre tours de passe-passe à faire de l'argent. … Et si cela se passe mal, les pauvres s'appauvrissent pendant que les banques continuent à s'enrichir. … La Banque centrale européenne, responsable de l'euro, dispose de réserves monétaires et en capitaux de 82 milliards d'euros. En comparaison, la banque coopérative Pop du [village finlandais] de Paltamo dispose d'un capital propre de huit millions d'euros. Le ratio fonds propres/crédits octroyés est excellent, environ un tiers. Il est donc cinq fois meilleur que la loi ne le prévoit. Ce ratio pour la BCE est de un pour 36, donc dix fois plus mauvais que celui de la Pop et il se trouve ainsi clairement en dessous des directives finlandaises. … Sur le long terme, les banques n'ont pas le choix. Elles doivent revenir à leurs racines." (05.06.2012)

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Neatkarīgā - Lettonie

La Lettonie trop altruiste

Depuis 20 ans, Lituanie, Lettonie et Estonie prévoient de moderniser leur infrastructure ferroviaire moribonde et de rétablir des liaisons vers l'Europe occidentale. Le quotidien Neatkarīga déplore que le gouvernement letton soit l'auxiliaire de l'Estonie dans ce projet et accuse le pays voisin : "Quelle contrepartie êtes-vous disposés à nous accorder si nous participons au projet Rail Baltic ? Rien ? Un simple soutien moral pour l'introduction de l'euro ? Merci bien. Nous soutenons aussi votre Rail Baltic d'un point de vue moral. Se faisant, nous posons la question fondamentale de savoir ce que nous voulons vraiment et le constat est dramatique. Il s'avère que nos hommes d'Etat ne veulent rien. Plutôt que de défendre les intérêts lettons, ils se limitent à répondre aux exigences des autres. C'est la raison pour laquelle la Lettonie ne sera jamais un pays prospère, car elle se soucie seulement du bien des autres." (04.06.2012)

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SOCIÉTÉ

Contributors.ro - Roumanie

Humilier les Roms discrédite les Roumains

A Baia Mare, ville du nord de la Roumanie, le maire Catalin Chereches a ordonné le transfert d'un millier de Roms dans le laboratoire désaffecté d'une entreprise de cuivre. Des déchets chimiques s'y trouvant encore entreposés, plusieurs enfants se sont empoisonnés et suivent un traitement médical. Cette action a été bien accueillie par de nombreux citoyens. Otilia Nutu fait part de sa consternation sur le site de blogs Contributors.ro : "J'aurais pensé qu'une telle histoire indignerait les gens. Assurément cela aurait été le cas s'il ne s'était pas seulement agi de 1.000 Roms mais d'un millier de poulets, de chiens errants, de chevaux sauvages, de Roumains ou de toute autre chose de ce genre. … Bien au contraire, neuf commentateurs sur dix complimentent le maire Chereches, lui souhaitent de réussir dans son éradication de la 'peste tzigane', le félicitent et lui assurent qu'ils l'éliront président s'il se présentait. Sa brillante action est d'avoir empoisonné plusieurs enfants ! Il est grand temps que nous nous regardions dans le miroir. … Sommes-nous encore des êtres humains lorsque nous applaudissons une action qui devrait être sanctionnée si nous vivons vraiment dans un Etat de droit ?" (05.06.2012)

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Le Soir - Belgique

Bruxelles a un gros problème d'intégration

Le quartier bruxellois de Molenbeek-Saint-Jean, comptant une forte population immigrée, a été vendredi soir le théâtre d'affrontements. La ville a un gros problème d'intégration qu'elle doit résoudre de toute urgence, estime le quotidien de centre-gauche Le Soir : "Un tiers des jeunes Bruxellois grandit dans une famille qui ne vit pas de revenus provenant du travail, un quart des familles bruxelloises vit sous le seuil de pauvreté, un quart de la population bruxelloise n'a pas de travail, un jeune sur trois n'a pas de job. Le revenu des Bruxellois est de 15 % inférieur à la moyenne belge. On continue ? ... Si on avait consacré à un plan global d'attaque de cette intégration à réussir, la moitié du temps passé à régler les problèmes de cohabitation de Flamands et de francophones, dans la périphérie et ailleurs, ces arrivées massives d'étrangers seraient aujourd'hui autre chose qu'un problème explosif. Et plutôt une opportunité pour le futur. Les Flamands ont leur projet, les Wallons travaillent - on l'espère - au leur. Et Bruxelles ? ... Bruxelles, comme le disait [l'ancien Premier ministre] Jean-Luc Dehaene ce week-end, est le seul référent de ce pays au niveau international. Nous avons donc tous intérêt à dégoupiller cette bombe." (05.06.2012)

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MÉDIAS

Rzeczpospolita - Pologne

Un marché Internet polonais attractif

Le groupe de médias allemand Axel Springer et la maison d'édition helvétique Ringier ont racheté pour 217,5 millions d'euros le plus gros site Internet polonais, Onet.pl, a-t-il été communiqué lundi. Cette transaction montre la valeur du secteur Internet polonais, se réjouit le quotidien conservateur Rzeczpospolita : "C'est nettement plus que ce à quoi on s'attendait. Mais c'est seulement le problème de Ringier et Springer. De notre côté, nous pouvons nous réjouir de la valeur importante de ce secteur pour les investisseurs. … Le seul hic, c'est que la dernière des grandes entreprises polonaises d'Internet passe ainsi sous le contrôle d'un propriétaire étranger. … Il est réjouissant que les grands groupes de médias européens se pressent sur le marché Internet polonais."  (05.06.2012)

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