Suite à un tweet largement retransmis, Alexandre Müller, membre de la section zurichoise de l'Union démocratique du centre (UDC), a commenté le procès d'un musulman qui soutenait l'utilisation de la violence contre les femmes, en écrivant : "On aurait peut-être besoin d'une nouvelle Nuit de cristal, … cette fois-ci contre les mosquées." Suite à cela, l'UDC a demandé l'exclusion de Müller et son employeur l'a licencié. Une chance que la communauté Internet sanctionne immédiatement de tels faux-pas, estime le quotidien libéral-conservateur Neue Zürcher Zeitung : "Si l'on préférait autrefois rester entre soi dans un coin du restaurant ou à la table des habitués, on court aujourd'hui le risque de devenir publiquement persona non grata si l'on s'exprime sur Internet. Les réseaux sociaux renforcent le contrôle social. Il est évident qu'Internet permet de se cacher facilement, de lancer de fausses pistes et de causer anonymement de graves dommages à des tiers. Mais si un soupçon devient sans équivoque réalité et que l'on se trouve être l'auteur d'une information calomnieuse ou raciste, il n'y a plus aucune excuse. Les conséquences sont souvent graves, car la twittosphère ne connaît pas de pitié. Si moderne et déterminée soit-elle, elle traite de manière archaïque quiconque ne se comporte pas correctement. C'est seulement ainsi que certains utilisateurs reprennent leurs esprits et, précisons-le, sans que l'Etat n'intervienne. Et c'est très bien comme ça." (26.06.2012)
» article intégral (lien externe, allemand)
Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Multimédia, » Vision du monde, » Ethique, » Suisse
Tous les textes disponibles de » Luzi Bernet